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Présentation du sous-réseau thématique "Mobilité"

Introduction

La coresponsabilité au service de la mobilité offre diverses possibilités d'amélioration du bien-être de tous qui implique de privilégier les transports les moins coûteux pour l'environnement selon un ordre de priorité : la marche à pied, l’utilisation du vélo, le cheval, les transports en commun, le covoiturage, etc.

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Dans un Territoire de coresponsabilité, une plateforme multi-acteurs composée de citoyens (pouvant être réunis dans une association d’habitants d’un quartier ou d’une commune) ainsi que d’acteurs publics et privés (telles que des entreprises, des ONG ou une mairie) prend l’initiative de créer en son sein un groupe qui réfléchira au thème de la mobilité saine, équitable et durable. Pour plus d’informations sur l’application de la méthode SPIRAL, cliquez ici.

Activités et perspectives

Suite à la création du réseau TOGETHER en novembre 2013, le sous-réseau thématique sur la mobilité a vu le jour durant le premier semestre 2014 en s'appuyant sur les acquis du projet Responding Together. Grâce à ce projet, une première réunion a pu être réalisée le 17 février 2014 à Strasbourg (FR), pour permettre de croiser les expériences les plus innovatrices et complémentaires sur le sujet et de rédiger en commun les cadres de référence présentées sur cette page. Le compte rendu de cette réunion est consultable sur la page suivante.

Cependant, faute de moyens, il n'a pas été possible de donner une continuité à ce processus après la fin du projet Responding Together. La mise en place du projet CO-ACTE est donc l'occasion de redynamiser l'ensemble des sous-réseaux (définis ici).

Résultats

La prochaine réunion du sous-réseau aura lieu les 22&23 juin 2016 à Viana do Castelo (PT). Elle prévoit la rencontre de différents acteurs autour de cette thématique, avec pour objectif de compléter les propositions de politiques publiques développées dans le cadre du projet Co-Acte. Le personne référante pour ce sous-réseau dans le cadre du projet Co-Acte est André de Smet. Pour plus d'informations sur ce projet et sur les réunions des sous-réseaux thématiques, rendez-vous ici et !

Cadre de référence commun

A) Déplacements à pied

Eme (Pixabay)
Eme (Pixabay)

La marche à pied doit être une priorité dans nos déplacements car non seulement elle présente de nombreux avantages pour la santé mais, en plus, elle ne consomme aucune énergie excepté celle du marcheur et ce, avec un coût quasi inexistant. Ainsi, des initiatives citoyennes ont été envisagées :

  • Les groupes encadrés pour se rendre dans un lieu public comme c’est le cas en Wallonie, à Pepinster, avec le projet Pédibus Rebeldia où une gestion de l’espace autour de l’école a été mise en place afin de permettre aux enfants de s’y rendre en toute sécurité. Cette gestion peut se faire sous forme de chemin fléché ludique (forme de pied peint au sol, etc.)
  • La marche à pied comme un loisir : marche collective, d’orientation… Avec la création d’espaces adaptés comme des chemins de promenade, etc.

B) Le bicycle / vélo

Daniel Stockman (WikimediaCommons)
Daniel Stockman (WikimediaCommons)

Pour plus de rapidité dans nos déplacements, il convient d’envisager l’utilisation du vélo comme une possibilité concrète pour améliorer la qualité de vie et le bien-être des habitants. Ce moyen de déplacement ne consomme aucune énergie -si ce n’est celle du conducteur- tout en lui permettant de faire de l’exercice. De nombreuses actions citoyennes sont envisageables pour inciter les habitants à utiliser ce mode déplacement ludique et convivial qui s’avère être un véritable vecteur d’intégration sociale :

  • Organisation de système de libre service, de prêt, ou de location de vélos comme le Vélib ou le bicing
  • Ateliers vélo : réparations, apprendre à entretenir et à réparer son vélo soi-même. Lieux de réparation, et d’entretien où des outils, des pièces de rechange peu onéreuses et des conseils des autres cyclistes seront mis à disposition. Bien souvent, ces ateliers retapent aussi des vélos abîmés ou abandonnés dans la ville pour les remettre en circulation
  • Organisation de bourses aux vélos ou des services d’échange de vélos pour permettre aux enfants d’avoir des vélos adaptés à leur croissance
  • Organisation de contrôles techniques des vélos (notamment dans les écoles), marquage du vélo pour éviter les vols
  • Promouvoir l’image du vélo et d'autres modes de transports similaires (rollers, trottinettes, etc.) pour les populariser par des activités tout public et ludiques. Montrer ses avantages : activité familiale, promenades…
  • Favoriser la multimodalité et la flexibilité des modes de transports consécutifs pour que les populations péri-urbaines lointaines puissent combiner le vélo avec d’autre mode de déplacement (train, bus,…)
  • Adapter la législation en vue d’inciter le citoyen à opter pour ce système de transport (vélo acheté par l’employeur et racheté ensuite par l’employé avec déduction fiscale et exonération de la TVA…)
  • Inciter les gouvernements à adapter l’infrastructure routière aux deux roues : sécurité, accessibilité, profiter des voies ferrées abandonnées pour créer des voies vertes recyclables…
  • Réunir les différents projets de promotion des deux roues pour définir un réseau de recyclage (rassembler par agglomérations importantes…)
  • Utilisation du vélo pour le transport de marchandises
  • Formation à la conduite à vélo, pour prévenir l’augmentation du flux des véhicules et de la complexité des règlementations en matière de sécurité routière

C) Le cheval dans la ville

Screamenteagle (Pixabay)
Screamenteagle (Pixabay)

L’utilisation du cheval en ville apporte une plus-value à la qualité de la vie des habitants surtout pour les petites villes de moins de 15.000 habitants. En effet, un animal dans la ville peut être plaisant, il y a une adhésion immédiate d’une partie de la population (surtout les enfants). Un cheval dans la ville génère un changement de la dimension du temps en milieu urbain. Peu bruyant, cette action originale et ludique est favorable au développement durable (transport scolaire, touristique…).

D) Transports publics

Guicho (Pixabay)
Guicho (Pixabay)

Pour les habitants un peu plus excentrés des villes, le transport public peut être une autre alternative peu coûteuse et écoresponsable. Par exemple, la mise en place un logiciel permettant de découvrir tous les moyens de transport et de parking pour se rendre d’un point A vers un point B permet de favoriser la multi modalité. Le coût peut être couvert par les budgets des pouvoirs locaux ou régionaux. En effet, il a été constaté dans certaines villes que la gratuité des transports publics peut être amortie par la diminution des coûts dus à l’utilisation intensive de la voiture (usure des routes, aménagements), une diminution évidente de la pollution (nettoyage des bâtiments publics) et l’amélioration d’une qualité de vie (espace rendu aux citoyens, espaces d’activités). Des actions types peuvent être envisagées :

  • Encourager la multi modalité dans l’utilisation des transports en commun
  • Adapter les véhicules publics pour les personnes à mobilité réduite
  • Encourager l'utilisation de véhicules électrique ou hybride (provenant des énergies renouvelables)
  • Développer l’information sur l’accessibilité des transports en commun
  • Abaisser le coût du transport public
  • Gratuité des transports publics comme c'est le cas dans la ville d’Aubagne.

E) Le covoiturage

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Enfin, pour des personnes se trouvant à des endroits plus difficiles d’accès ou pour des trajets plus longs, lorsque les moyens de transports précédemment évoqués ne peuvent pas être utilisés, le covoiturage est une autre solution. Un système informatique de planification permettant de collecter les offres et les demandes de transport est élaboré. Il intègre un soutien aux personnes fragilisées (moins valides, accidentées…) afin de n’exclure personne en organisant des services adaptés et accessibles financièrement. Ce système permet également de soutenir les personnes en réinsertion sociale (voiture pour trouver un emploi, microcrédit pour acheter un véhicule pour créer son propre emploi…). Des avantages pourraient être envisagés en contre partie du covoiturage provenant tant des acteurs privés que publics tels que des déductions de frais de transport pour se rendre au travail, l’accès au transport public gratuit pour les covoitureurs, ainsi que des incitants physiques : place de parking réservé, parking protégés proche des lieux de destination, bande de circulation réservé aux voitures contenant plus de deux personnes…

  • Covoiturage : voitures partagées / carpooling
  • Autolib': le service de location courte durée de voitures électriques en libre-service
  • L'autopartage par exemple la ville de Strasbourg en France a développé la coopérative Auto'trement
  • Location
  • Auto-stop encadré
  • Taxi sociaux : service de transport d’intérêt général effectué par des organismes agréés par le gouvernement qui assure, à l'aide du chauffeur, le transport rémunéré de personnes par véhicules motorisés

F) Aménagement du territoire

Picdream (Pixabay)
Picdream (Pixabay)

Construire ou remanier un espace déjà existant afin de développer les espaces sans voitures pour vivre dans un environnement moins pollué et favoriser l’aisance des piétons et des cyclistes. Assurer la sécurité et l’accessibilité des usagers faibles doit, en outre, être une priorité. L’avancée rapide des technologies, permet d’utiliser de nouveaux moyens « doux » pour les déplacements (véhicule électrique autoguidé, une voie ferrée à vélo…) avec notamment la création d’infrastructures permettant le parking de vélo et de véhicules électriques. Pour responsabiliser les habitants, un parrainage de rue peut être mis en œuvre ayant pour objectif de signaler tout problème concernant le bien commun aux autorités publiques afin d’activer plus rapidement la solution adéquate. Mise en avant de l’utilisation de la marche, du vélo et des transports en commun, en séparant les espaces entre la circulation lente et la circulation de transit (inter-villes et inter-quartiers).

G) Education

L’éducation joue un rôle important car elle permet de sensibiliser les citoyens à des causes et des questions qui sont essentielles pour développer un monde où règnerait le bien-être de tous. Ainsi, les projets éducatifs sont utiles, voire nécessaires, dans tous les domaines où un bouleversement des habitudes est prévu.

  • Formation à la conduite à vélo au vu de l’augmentation du flux des véhicules et de la complexité des règlementations en matière de sécurité routière
  • Formation au permis de conduire, théorique et pratique afin de remédier aux difficultés d'accès à l'emploi, de santé, de logement ainsi qu’une meilleure intégration à la vie sociale qui sont souvent liés à la mobilité des personnes

Conclusion

Les impacts de la mise en place des initiatives concernant la mobilité sont très importants au niveau du bien-être de tous. En effet, en promouvant une certaine coresponsabilité au sujet de la mobilité, le chemin vers le bien-être de tous est plus effectif. L'analyse des impacts montrent en effet qu'il s'agira d'une société moins polluée, avec moins d'exclusion et plus de bien-être. En mettant en œuvre ces actions sur le même temps dans le territoire, les effets sont démultipliés. L'espace environnant est plus agréable à vivre pour tous car moins bruyant et moins pollué. Les relations sociales peuvent alors être améliorées car la mobilité n'est plus vue comme individuelle mais comme partagée (covoiturage, pedibus etc).

Contact

Pour plus d'information ou si vous souhaitez vous impliquer au sein de ce sous-réseau, vous pouvez contacter André De Smet par mail : tn.mobility à wikispiral.org, ou le secrétariat international TOGETHER : contact à wikispiral.org

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