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CO-ACTE - Deuxième réunion de synthèse: établissement d'une feuille de route pour progresser vers la coresponsabilité
Charleroi, 28 29 et 30 septembre 2016

Origine et raison d’être de la réunion

Rappel sur la démarche SPIRAL et le projet CO-ACTE - Cliquer ici pour en savoir plus...

La démarche citoyenne et collaborative SPIRAL, initialement lancée par le Conseil de l’Europe, est à l’origine du projet CO-ACTE, mis en œuvre par le Réseau International TOGETHER des villes et territoires qui participent à cette démarche. SPIRAL et CO-ACTE visent à promouvoir la coresponsabilité pour le bien-être de tous, générations futures incluses, à l’échelle de la société, le premier au niveau local, le deuxième dans les politiques publiques à différents échelons territoriaux. (voir https://wikispiral.org)

Dans ce cadre plus de 10 000 citoyens d’une vingtaine de pays européens et africains ont participé, tout d’abord à la définition du bien-être de tous suivant la méthode SPIRAL. Ensuite à l'élaboration de mesures de politiques publiques qui, selon eux, devraient être mises en œuvre pour permettre le progrès de la société vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous (projet CO-ACTE). Les conclusions ont été ensuite soumises à débat avec les organisations de la société civile et les responsables politiques locaux.

En voici les principales conclusions - Cliquer ici pour en savoir plus...

1. Le fait que tous les citoyens aient pu s’exprimer librement dans une approche d’expression démocratique directe introspective et prospective, sans idées préconçues et assurant un droit de parole égal pour tous a permis de faire émerger ce qui est essentiel pour le progrès de la société : l’affirmation de l’objectif de bien-être de tous aujourd’hui et demain, défini par les citoyens eux-mêmes avec ses dimensions matérielles et immatérielles; la coresponsabilité comme voie essentielle pour y parvenir ; et tout ce qu’elle implique, notamment en termes d’équité dans les revenus et dans l’accès aux ressources et au bien commun, socialisation et relocalisation des échanges, démocratie participative, directe et/ou collaborative en complément d’une démocratie représentative saine (transparente, sans corruption, etc.), ancrage dans les territoires, révision du rapport au temps et à l'espace, changement dans les rapports à la nature et l’environnement (respect des animaux et de la nature, reconversion énergétique, lutte contre le gaspillage –zéro déchets- et les pollutions), paix et désarmement, etc. (voir les synthèses de SPIRAL sur et de CO-ACTE sur https://wikispiral.org/tiki-index.php?page=CO-ACTE%20Synth%C3%A8se )

2. L’expression et la légitimation démocratique de ces objectifs de progrès par les citoyens, même s’ils semblent relever à première vue de l’utopie, constituent une base essentielle pour donner corps à ce progrès et faire en sorte que ces objectifs s’affirment comme des références partagées au niveau de la société. De nombreux exemples dans l’histoire de l’humanité confortent l’idée qu’une utopie devient réalisable à partir du moment où elle est fixée comme objectif. Du moins c’est une condition nécessaire. Voir, par exemple, comment a été rendu possible la construction d’un espace de paix durable après 1945 en Europe, un continent déchiré par les guerres depuis plusieurs millénaires où toute paix durable paraissait utopique.

3. Les réunions thématiques de CO-ACTE ont mis en évidence que de multiples initiatives de la société civile vont dans le sens de ces objectifs, en outrepassant certains obstacles à leur réalisations. Ce faisant, ces initiatives rendent visibles ces obstacles, souvent inconscients et ouvrent des pistes pour s’en affranchir. On peut donc les considérer comme des « proto-utopies » dans le sens où elles réalisent l’utopie partiellement et dans certaines conditions et sont donc des prototypes pour l’utopie. La question est alors comment promouvoir les conditions de leur réalisation à l’échelle de la société. Par exemple les banques du temps ouvrent la voie pour une équité dans les revenus en mettant sur un pied d’égalité le temps de tout sujet, qu’il s’agisse d’un ouvrier ou d’un cadre. Cela se passe néanmoins pour le moment presque uniquement à l’échelle locale entre personnes qui partagent ces valeurs et on imagine mal comment cela pourrait devenir une référence partagée au niveau de la société.

4. Le changement d’échelle parait donc à première vue impossible comme l’ont dit souvent les porteurs de ces initiatives. Pourtant une piste est envisageable à partir du moment où on s’intéresse à la nature des différents types d’obstacles mis en évidence par les proto-utopies dans tous les domaines (gestion du temps, gestion de l’espace, alimentation, santé, gouvernance, etc.). Tous se rapportent à des questions relationnelles empêchant ou limitant l’interaction entre les sujets, réduisant les possibilités de co-construction d’une vision commune et d’un engagement mutuel autour d’objectifs partagés: relations de pouvoir sous toutes ses formes (y compris par l’argent), relations asymétriques (dans le travail, dans les rapports entre administrations et citoyens, etc.), compartimentation des responsabilités, division des tâches inscrites dans les règles ou les habitudes, culte de la compétition, etc. Autant d’éléments qui incitent à limiter le dialogue au minimum indispensable, à une certaine méfiance, au repli sur soi, à la défensive, à des logiques d’intérêts. Dans un tel contexte, il est difficile de lever un obstacle isolément, si n’est dans une situation locale particulière, mais jamais à l’échelle de la société (voir l’exemple des banques du temps, parmi beaucoup d’autres). Mais si plusieurs obstacles sont levés simultanément et que la plus-value pour chacun et pour tous devient évidente alors il peut y avoir un effet boule de neige inverse. Un bon exemple de ceci est tout ce qui tourne autour des partenariats entre producteurs et usagers et l’économie fonctionnelle et de la coopération : à partir du moment où une relation de coresponsabilité se crée entre partenaires autour d’un objectif partagé de fourniture/usage d’un service s’inscrivant lui-même dans un objectif plus général de bien-être de tous alors la plus-value économique est telle que le processus devient irréversible et tend à s’étendre. Reste qu’il pourra difficilement atteindre une grande échelle si d’autres obstacles administratifs, culturels, etc. ne sont pas levés également.

5. Il ressort de ceci qu’un véritable progrès vers l’utopie de la coresponsabilité pour le bien-être de tous ne sera pas possible sans se donner une ligne de conduite dans ce sens. Cela implique notamment :

  • De se préoccuper systématiquement des obstacles à la coresponsabilité et de valoriser les solutions imaginées pour les dépasser ;
  • De systématiser et tirer les enseignements des résultats obtenus.
Et la feuille de route qui en découle - Cliquer ici pour en savoir plus...

6. De là se profile une double ligne de ce qui pourrait constituer une feuille de route pour progresser vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous.

  • D’un coté une ligne de conduite au niveau global par la reconnaissance des objectifs de progrès sociétal et de ce qu’ils impliquent.
  • De l’autre une ligne de conduite dans les territoires pour permettre la constitution de « moteurs de coresponsabilité » par des synergies entre proto-utopies qui font peu à peu boule de neige.
  • Un lien fort entre ces deux lignes : les territoires étant reconnus comme lieux d’expérimentation et d’apprentissage soutenu par le niveau global, créant les conditions de leur développement et des échanges entre eux.

7. Le niveau global a évidemment un rôle essentiel à jouer pour définir les éléments directeurs communs et assurer la capitalisation globale. Mais Il faut ajouter à cela le rôle majeur des plateformes territoriales multi-acteurs, forme de démocratie collaborative complémentaire de la démocratie représentative développées dans la démarche SPIRAL et qui joue un rôle de catalyseurs des processus de coresponsabilité.

8. Cette feuille de route sera précisée comme hypothèse de travail pendant l’été 2016 jusqu’à la 4ème réunion thématique de Timisoara qui portera précisément sur la gouvernance des biens communs et la démocratie. Elle sera ensuite, lors de la réunion de Charleroi les 28,29 et 30 septembre, soumise à discussion avec tous les interlocuteurs susceptibles de la partager : responsables politiques à différents niveaux, média, chercheurs,…avant sa présentation finale lors de la Troisième Rencontre Internationale des Territoires de Coresponsabilité à Braine l’Alleud les 2, 3 et 4 novembre 2016.

Objectif et structure de la réunion

L’objectif de réunion est de préciser le contenu et les conditions de faisabilité de la feuille de route pour progresser vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous. afin qu’elle soit portée comme proposition au niveau européen lors de la Troisième rencontre des territoires de coresponsabilité qui se déroulera les 2, 3 et 4 novembre à Braine l’Alleud près de Bruxelles. Pour atteindre cet objectif, la réunion sera structurée autour des questions suivantes:

  1. Le modèle idéal de coresponsabilité pour le bien-être de tous qui ressort des 4 réunions thématiques peut-il être expérimenté dans des territoires et à quelles conditions?
  2. Les concepts aujourd'hui promus de agenda 21, villes saines, villes éducatives, villes durables peuvent-ils offrir un cadre approprié pour une telle expérimentation? Dans quelle mesure le concept de territoire de coresponsabilité, né de la démarche SPIRAL peut-il être un cadre intégrateur de ces démarches?
  3. Quelles valeurs et objectifs doivent être portés au niveau global pour que le caractère pilote de telles expérimentations soit reconnu?
  4. Quelles sont les conditions d'apprentissage au niveau global des résultats de ces expérimentations pilote pour leur extension à plus grande échelle soit possible?
  5. Comment mieux définir la feuille de route qui sera proposée à Braine l'Alleud?

Invitations

Sont invités à cette réunion des personnes représentant les différents types de partenaires qui devront être impliqués dans une telle feuille de route (décideurs politiques à différents niveaux -local, régional, national, européen, mondial- organisations citoyennes de la société civile, media, chercheurs) et qui sont disposés et intéressés à en préciser le contenu et les conditions de faisabilité.

Préparation de la réunion

La feuille de route fait l'objet d'un document de référence mis en débat dans la page suivante cliquer ici. Ce document sera précisé et enrichi progressivement jusqu'à la réunion avec les résultats du débat. En tant que participants à la réunion ou non vous êtes invités à y contribuer.

Programme indicatif des trois journées

Jour 1 (Mercredi 28 septembre)

Démarrage de la journée à 14h pour laisser le temps aux participants de rejoindre le lieu de la réunion à Charleroi. Accueil avant et pendant le déjeuner sur place à 13h.

Session 0 : Le point sur le projet CO-ACTE et les objectifs de la réunion

  • 14h-14h30 : Réception, accueil par la ville de Charleroi et tour de table de présentation
  • 14h30-15h30 : présentation de CO-ACTE ses objectifs et de ses résultats : Synthèse des propositions des citoyens et des conclusions des 4 réunions thématiques et feuille de route qui en découle – Objectifs de la réunion - Débat
  • 15h45-16h00 : Pause café

Session 1 : Première question: Le modèle idéal de coresponsabilité pour le bien-être de tous qui ressort des 4 réunions thématiques peut-il être expérimenté dans des territoires et à quelles conditions?

  • 1600-18h00 : Table ronde entre responsables politiques et de la société civile au niveau local: Olivier Parvais, Echevin de Braine l'Alleud (Belgique) et co-directeur de TOGETHER, Tiago Malato, Conseiller municipal de Castelo de Vide (Portugal), Réseau européen des écovillages - Débat animé par Gwenael Doré, expert en développement local
  • 18h00: Fin des travaux.

Jour 2 (Jeudi 29 septembre)

Session 2 : Deuxième question: Les concepts aujourd'hui promus de agenda 21, villes saines, villes éducatives, villes durables peuvent-ils offrir un cadre approprié pour une telle expérimentation? Dans quelle mesure le concept de territoire de coresponsabilité, né de la démarche SPIRAL peut-il être un cadre intégrateur de ces démarches?

  • 9h00-10h30 Table ronde entre des représentants des promoteurs des Agenda 21 (CCGD du Ministère de l'Ecologie, de l'Environnement et de l'Energie en France), des villes ou territoires sains (OMS), des villes/territoires éducatifs, des villes/territoires durables, ainsi que des acteurs de terrain - Débat animé par José Manuel Henriques du Conseil des Alliances de TOGETHER
  • 10h30-10h45: Pause café
  • 10h45-12h00 - Révision du concept de territoires de Coresponsabilité - Table ronde avec André Desmet (Braine l'Alleud), Fayçal Kaabi (Kairouan), Io Charavitzi (Kavala) codirecteurs de TOGETHER, le réseau international des territoires de coresponsabilité - introduction et animation des débats par Carine Jansen, Directrice de la DiCS (Wallonie).
  • 12h00-13h30: Pause déjeuner

Session 3 : Troisième question: Quelles valeurs et objectifs doivent être portés au niveau global pour que le caractère pilote de telles expérimentations soit reconnu?

  • 14h-15h30: Etat et limites des chartes existantes: droit de l'homme - responsabilités sociales partagées - définition de la santé par l'OMS - comment structurer des objectifs de progrès au niveau global - table ronde avec Carine Jansen, Gilda Farrell promotrice de la charte des responsabilités sociales partagées un représentant de l'OMS et Catherine Quignon, ex-maire de Montdidier (France), discutante- Débat animé par Marjorie Jouen de l'Institut Jacques Delors/ Association Notre Europe
  • 15h45-16h00: Pause café

Session 4 : Quatrième question: Quelles sont les conditions d'apprentissage au niveau global des résultats de ces expérimentations pilote pour leur extension à plus grande échelle?

  • 16h00-17h30: Rôle des Etats comme garants et facilitateurs des processus de coresponsabilité - enseignements des limites du passé sur les expérimentations promues au niveau européen et engagements à prendre en compte dans la feuille de route - table ronde avec Michel Laine, promoteur des programmes LEADER et EQUAL au niveau européen, Mohamed Manssouri ex-FIDA et FAO, Rui Marques, Forum de la Gouvernance Intégrée. Débat animé par Samuel Thirion
  • 17h30-18h00: Conclusions de la journée - préparation de la troisième journée.
  • 18h00: Fin des travaux

Jour 3 (Vendredi 30 septembre)

Session 5 : Cinquième question: Comment mieux définir la feuille de route qui sera proposée à Braine l'Alleud?

  • 8h30-10h45: Travaux en groupes
  • 10h45-11h00: Pause café
  • 11h00-12h30: Synthèse - discutant Denis Stokkink, Directeur du Think Tank "pour la solidarité"
  • 12h30-14h00 : Pause repas

Session 6: Programmation des activités jusqu'à la Rencontre de Braine l'Alleud

  • 14h00-14h30 : Repositionnement de la Rencontre et de l'après-rencontre - débat
  • 14h30-15h30 - Travaux par groupes: 1) Mobilisation des responsables politiques lors de la réunion finale à Bruxelles; 2) Communication et rôle des media; 3) Organisation logistique et questions pratiques
  • 15h30 – 16h30 : Synthèse et répartition des tâches jusqu’à la rencontre de Braine l’Alleud et après.
  • 16h30 : Conclusion et clôture de la rencontre.
  • 17h00: Fin des travaux.

Lieu et organisation logistique de la réunion

La réunion se passera au Centre Sportif de Loverval à la Ferme du Chateau - 12, Allée des Sports 6380 Loverval, à proximité de Charleroi. logement et repas sont assurés sur place.

Compte rendu de la réunion et des débats

Photos de la réunion

Photo de la réunion ayant eu lieu à Charleroi Photo de la reunion à Charleroi
Photo de la réunion à Charleroi Photo de la réunion - Charleroi Photo de la réunion - Charleroi

L'interprétation simultanée français-anglais est assurée pendant toute la réunion

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