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Co-Acte 3a reunião Temática relatório
Odemira 27,28 Junho 2016
Relatório

- Em Tradução -

Contexte et Objectifs de la réunion

Le projet CO-ACTE

Penser le progrès en termes de capacité à vivre ensemble sur une même planète est devenu, plus que jamais dans l'histoire de l'humanité, à la fois une évidence et une nécessité. Un peu partout en Europe et dans le monde des initiatives émergent pour (re)construire cette capacité à vivre ensemble au niveau local, dans les territoires, au présent et au futur. Elles se retrouvent dans les territoires engagés dans la démarche SPIRAL et également dans des réseaux comme le mouvement Transition, les éco-villages, les agendas 21, les plans de cohésion sociale, le mouvement zerowaste, les approches décentralisées de développement local comme LEADER et bien d’autres encore. Toutes ont en commun de partir du local, des habitants et acteurs locaux pour construire ensemble, dans la concertation et un esprit de coresponsabilité, une société sans exclusion où le progrès vers le bien-être de tous et celui des générations futures s’impose comme une évidence partagée par tous. Cependant toutes sont confrontées à la nécessité de reformuler les politiques publiques et cadres légaux afin de systématiser les acquis et d’insuffler la coresponsabilité pour le bien-être de tous dans le fonctionnement normal de la société à tous les niveaux. Pour répondre à cette nécessité le projet CO-ACTE lance un large processus de réflexion avec les citoyens, acteurs de la société civile et responsables politiques dans les territoires engagés dans ces démarches et d’autres territoires. Promu par le réseau TOGETHER des Territoires de Coresponsabilité qui développent la démarche SPIRAL, le projet CO-ACTE vise à créer une dynamique citoyenne porteuse de propositions de politiques publiques d’encouragement à la coresponsabilité pour le bien-être de tous aujourd'hui et demain. Il s'appuie pour cela sur les acquis de la démarche SPIRAL ainsi que toute autre démarche partageant les mêmes valeurs et objectifs. Huit réunions européennes sont programmées entre septembre 2015 et Novembre 2016 pour tenir ce pari. Elles aboutiront à la Troisième Rencontre des Territoires de Coresponsabilité à Braine l’Alleud du 2 au 5 novembre 2016 où les conclusions préalablement débattues seront présentées en invitant les responsables politiques à les valider.

Déroulé du Projet :

Après la première réunion de lancement du projet en septembre 2015 un processus de concertation a été initié auprès des citoyens dans les différents territoires, en complément de la démarche SPIRAL et suivant les mêmes principes de démocratie directe : droit à la parole égal pour tous, absence d’intermédiaire dans l’expression, questions totalement ouvertes, synthèses inclusives et transparentes construites directement par les citoyens. Cela s’est fait en ajoutant une 4ème question aux 3 questions de la deuxième phase SPIRAL ou en proposant une démarche bilan à 3 questions correspondant à la 8ème phase de SPIRAL. Il a été également proposé d’introduire une question additionnelle dans la co-évaluation participative (7ème phase de SPIRAL). Ces questions permettent la définition individuelle et collective du bien-être de tous comme objectif du progrès de la société (SPIRAL 2 premières questions), de ce que chacun peut faire pour son bien-être et le bien-être de tous (SPIRAL 3ème question) et de qu’il serait souhaitable au niveau des politiques publiques et de la société en général pour parvenir à la coresponsabilité pour le bien-être de tous aujourd’hui et demain (CO-ACTE : 4ème question - ou 3ème question si on est dans une démarche bilan ou évaluation). Le fait que tous les citoyens aient pu s’exprimer librement par une démarche intersubjective de démocratie directe à la fois introspective (les 2 premières questions de SPIRAL) et prospective (SPIRAL 3ème question et question CO-ACTE) sans idées préconçues et assurant un droit de parole égal pour tous a permis de faire émerger des propositions très diverses et touchant toutes les grandes questions de société. Elles mettent en évidence les éléments fondamentaux de ce que serait une société coresponsable et solidaire pour le bien-être de tous, générations incluses tels que : l’équité dans les revenus (Revenu de Base Universel et plafonnement) et dans l’accès aux ressources et au bien commun, coresponsabilité dans l’inclusion sociale des plus défavorisés, socialisation et relocalisation des échanges, démocratie directe et collaborative en complément d’une démocratie représentative saine (transparente, sans corruption, etc.), ancrage dans les territoires, changement dans les rapports à la nature et l’environnement (respect des animaux et de la nature, reconversion énergétique, lutte contre le gaspillage –zéro déchets- et les pollutions), révision du rapport au temps, paix et arrêt de production d’armements, etc.

Rôle des réunions thématiques :

De tels objectifs demandent, outre des mesures politiques adéquates, des réponses à construire à partir des expériences de la société civile. C’est pourquoi toutes les organisations de la société civile porteuses d'initiatives qui se reconnaissent dans ces objectifs sont invitées à participer à un processus de construction de réponses adéquates. L’idée centrale est toute d’abord de réfléchir à des chemins de progrès vers ces objectifs en partant des expériences existantes, en repérant leurs complémentarités par rapport à ces objectifs. Il s’agit ensuite d’identifier les mesures de politiques publiques qui sont nécessaires à l’expression de ces complémentarités, en complément des propositions des citoyens. Quatre réunions thématiques successives sont prévues à cet effet:

  • La première réunion thématique s’est passée à Gloucester (Royaume Uni) les 20 et 21 mai 2016. Elle avait pour objectif de réfléchir à la construction d’un modèle socio-économique coresponsable pour le bien-être de tous aujourd’hui et demain, notamment en analysant comment les échanges économiques peuvent contribuer à répondre à l’équité dans les revenus, la solidarité par rapport à l’objectif de bien-être de tous sans exclusion et la reconnaissance du rôle de chacun dans la société tout en intégrant les externalités environnementales et sociales dans les coûts. On s’est appuyé pour ceci sur les expériences des banques du temps, des monnaies complémentaires, du réseau BIEN, de partage du temps de travail, de répartition du temps de vie tout au long de la vie (y compris le rôle des personnes âgées et des relations intergénérationnelles), de redéfinition concertée des rôles sociétaux des entreprises, d’économie distributive et de liens de solidarité entre territoires.
  • Une deuxième réunion a eu lieu à Viana do Castelo (nord du Portugal) les 22 et 23 juin 2016. L’objectif était de réfléchir à comment assurer une organisation coresponsable du territoire pour le bien-être de tous aujourd’hui et demain. Sur ce plan les citoyens font de nombreuses suggestions tant cette question est cruciale : le bien-être de tous suppose d’avoir des espaces d'habitat, de rencontre, de co-production (jardins partagés, lieux de réparation), des lieux d’échanges, d’expérimentation, de multiples formes de vie sociale (sport, culture, partage des savoirs, etc.), ainsi que des espaces de recueillement et méditation et de lien avec la nature (parc naturels, plantations d'arbre, protection de la biodiversité, ...). Organiser l’espace c’est aussi assurer la mobilité sans qu’elle soit un facteur de stress et quelle pèse sur l’environnement : comment assurer la proximité des lieux de services et d’emploi par rapport aux lieux de résidence et éviter les temps de transport quotidiens, comment donner la priorité aux transports doux (marche à pied, vélo, transports publics) dans un environnement sain, notamment comment réduire la circulation automobile (gratuité des transports publics, co-voiturage). Enfin l’organisation de l’espace est directement liée à la reconversion énergétique : développer les habitats à énergie positive, mettre en valeur les toits, les parkings pour capter l’énergie solaire, mettre en place des bornes d’approvisionnement pour les véhicules électriques, organiser les réseaux de distribution pour éliminer les pics entre offre et demande, etc. L’organisation de l’espace pose donc de multiples questions qui ne peuvent être traitées séparément mais demandent de réfléchir à une stratégie d’ensemble en prenant en compte les attentes, motivations et compétences de chacun. Cela implique de s’appuyer sur les connaissances de chaque citoyen et chaque acteur par des démarches participatives et collaboratives de gestion de l’espace. De multiples expériences existent à ce sujet comme les diagnostics en marchant, la planification in vivo sur le terrain, les processus participatifs dans les plans d’occupation des sols, etc.
  • Une troisième réunion est prévue à Odemira (sud du Portugal) les 27 et 28 juin 2016. L’objectif est de voir comment, sur la base des conclusions des deux premières réunions, assurer par la coresponsabilité les besoins de base pour le bien-être de tous aujourd’hui et demain (alimentation saine, santé, produits de consommation de base) avec le minimum d’impact sur l’environnement. On s’appuiera pour ceci sur les expériences d’engagement mutuel entre fournisseurs/producteurs et consommateurs/usagers dans les secteurs alimentaires (type CSA/AMAP) de la santé (maison de la santé, pharmacies sociales), d’organisation directe pour assurer ses besoins de base (jardins partagés, edible credible, etc.) et de réutilisation des biens sous toutes leurs formes (deuxième usages, réparations, recyclage). On cherchera à mettre en évidence celles qui permettent une approche durable : approche préventive et décentralisée de la santé, réutilisation, y compris des espaces de proximité, recyclages, etc.. On s’appuiera également sur des initiatives permettant de faire le lien entre ces secteurs, notamment celles qui assurent des transferts de moyens, par exemple des économies de santé vers plus de moyens dans la production alimentaire pour permettre une agriculture sans pesticides.
  • Enfin, lors d’une quatrième réunion à Timisoara (Roumanie) les 16 et 17 septembre 2016, l’objectif est de déterminer comment assurer une démocratie collaborative et une gouvernance coresponsable des biens communs pour le bien-être de tous aujourd’hui et demain. Pour ceci nous partirons des conclusions des trois premières réunions pour nous poser la question de la souplesse dans l’accès aux ressources, permettant à chaque citoyen de participer au bien-être de tous selon ses capacités et aspirations et adapter son projet de vie en fonction, assurant ainsi le plein emploi. Cette conception souple de l’accès aux ressources nous conduira à aborder la question de la démocratie et de la gestion des biens communs nous un angle nouveau, concernant aussi bien les biens publics, communautaires et privés, en nous appuyant sur la diversité des expériences existant dans le monde sur ce thème. Chacune des réunions fera l’objet de conclusions mettant en évidence les complémentarités entre initiatives et comment elles peuvent ensemble assurer un progrès vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous aujourd’hui et demain. Seront également mise en évidence les mesures de politiques publiques nécessaires pour permettre ce progrès. L’ensemble de ces conclusions seront intégrées dans un cadre opérationnel de mise en œuvre des propositions des citoyens. Ce cadre sera complété également par des responsables des politiques publiques à même de proposer des voies d’adaptation des politiques publiques en place à ces attentes. L’ensemble des conclusions sera présenté et débattu publiquement lors de la Troisième Rencontre Internationale des Territoires de Coresponsabilité à Braine-l’Alleud (Belgique) du 2 au 5 novembre 2016.

Participants :

La réunion a été particulièrement riche grâce à la diversité des participants et des types d’initiatives. Etaient notamment présents:

  • La réunion a été particulièrement riche grâce à la diversité des participants et des types d’initiatives.

Etaient notamment présents:

  • Des réseaux d’associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (CSA/AMAP) : avec Isabel Alvarez (URGENCI/Espagne), Mihaela Vetan ( CRIES/Roumanie), Bernadett Kisvizsla (CSA/Hongrie)
  • Des representants des maisons médicales avec la participation Indirah Osumba (PLOUF), des initiatives de pharmacies sociales (Io Chatzivary/Grèce-Kavala), des spécialistes sur les approches préventives et naturopathie ( Christine COLOMBINI/France)
  • Des expériences concernant le domaine de la réutilisation avec des initiatives de circulation de la nourriture et de vêtements (Paula POLICARPO, Diogo LORENA, Adriana CARMO; Dariacordar/Portugal)
  • Des représentants du réseau TOGETHER ( secrétaire, coordinateur de réseau, dynamiseurs)

(voir en annexe 2 la liste précise des participants).

Déroulé de la réunion

La réunion d’Odemira s’est déroulée en 4 sessions :

  • Session 1 : Le point sur le projet CO-ACTE et les objectifs de la réunion : Cette session a permis à tous les participants de se connaitre et de connaitre le projet CO-ACTE, ses premiers résultats et de bien comprendre la problématique de la réunion.
  • Session 2 : Des pratiques de terrain à un modèle de coresponsabilité pour les besoins de base pour tous. Le but est de réfléchir ensemble sur une manière de Co-construire un avenir meilleur en termes d’alimentation et de santé et ainsi proposer des politiques publiques qu’on peut transmettre aux autorités compétentes lors de la rencontre finale à Braine L’Alleud.
  • Session 3 : Du modèle aux besoins de politiques publiques :groupes de travail sur les mesures politiques nécessaire pour évoluer vers la coresponsabilité pour l’alimentation saine, la santé pour tous et le zéro déchet sur la base des conclusions de la veille.
  • Session 4 : Suite du projet et fonctionnement des sous-réseaux

Conclusions et suites à donner

Co-assurer les besoins de bases pour le bien-être de tous

Les politiques publiques à promouvoir

Les décisions prises

Annexe 1 : Résumé des présentations et des débats

Session 1 : Le point sur le projet CO-ACTE et les objectifs de la réunion

Présentation de CO-ACTE et des premiers résultats (Samuel Thirion)

Le projet CO-ACTE utilise la démarche Spiral qui a été initiée avec la volonté de ne plus penser le progrès sociétal en termes économique, mais en termes de capacité à vivre ensemble. Il s’agit donc de partir du postulat que la richesse économique ne résout pas les problèmes sociétaux, puisque le bien être revêt également des dimensions immatérielles. En réalité, le progrès devrait être avant tout la croissance du bien-être de tous et de la planète (vision à long terme). Mais alors comment le définir ? Le postulat est ici qu’il est nécessaire de créer la capacité de la société (ensemble des acteurs) à assurer le bien-être (défini par les citoyens eux-mêmes, clef de la démocratie) de tous (incluant les générations futures). Cette approche fut d’abord développée au conseil de l’Europe et à présent via le réseau TOGETHER par le biais de la méthode SPIRAL. Construire une vision partagée du bien être de tous incluant les générations futures comme un objectif de progrès implique de développer une démocratie directe (sans délégation), un choix égal pour tous, une démarche partant des critères de bien-être plutôt que des problèmes ou besoins des personnes et territoires, un processus ouvert, une synthèse inclusive, participative et transparente, et enfin des actions concrètes auto-reproductrices. Le processus a démarré en 2005 et au jour d’aujourd'hui, 400 territoires ont participé à cette démarche, dite Spiral, pour définir le bien-être avec les citoyens. Se pose alors la question des actions à mener ensemble pour y tendre, le tout sans mettre en péril le bien-être des générations futures ni de la planète. Par conséquent, nous avons souhaité développer des approches au niveau local, mais cela s’avère plus difficile lorsqu’on travaille avec des territoires plus importants.

Il s’agit donc, avec le projet CO-ACTE, de dépasser le niveau local. Ce ne sont pas seulement les locaux qui doivent agir, mais aussi les régions, les gouvernements nationaux, l’Europe etc. Ceux-ci doivent redéfinir les cadres de la société afin qu’elle ne soit plus fondée sur le niveau du PIB mais sur le bien-être de tous. La problématique réside dans la portée du message à transmettre aux institutions. Les acteurs locaux sont souvent trop peu entendus car loin des institutions, et souvent moins visibles que les grosses compagnies.

CO-ACTE permet de mettre en évidence l’importance de l’avis du citoyen. L’approche SPIRAL permet de trouver comment, par une approche démocratique, nous pouvons définir le bien-être. La méthode développée à cet effet est basée sur des principes de démocratie directe et collaborative, garantissant le droit de la parole égal pour tous. Elle débouche sur des synthèses co-construites aussi bien au niveau de petits groupes de citoyens qu’au niveau d’un territoire local, puis régional, national et à l’échelle mondiale. Plus de 10000 citoyens d’une vingtaine de pays ont participé à ce processus depuis son lancement en 2005, permettant de disposer d’une base de données de plus de 100000 critères de bien-être et mal-être et d’une synthèse à l’échelle intercontinentale qui met clairement en évidence la multi-dimensionnalité du bien-être de tous exprimé par l’humanité dans sa diversité avec ses différentes. Cette synthèse nous montre clairement une liberté dans les réponses des citoyens et surtout que l’opinion des gens en général revient aux besoins de base et non au superflus. Les premiers résultats du projet CO-ACTE montrent qu’il existe une forte inter-subjectivité, avec une grande diversité d’acteurs et d’actions. Par ce biais, tous les aspects sont couverts : l’aménagement du territoire, la gestion économique, l’aménagement du temps, la relation à la nature, les questions d’alimentation et de santé et enfin le développement d’un modèle de gouvernance démocratique et la gestion des biens communs.

Session 2 : Des pratiques de terrain à la co-organisation des territoires avec les citoyens et acteurs locaux.

Alimentation saine

AMAPS/CSA

  • Session animée par Mihaela

L’objectif de cette session est de développer le dialogue sur les CSA/AMAPS. Les caractéristiques d’une CSA :

  • Partage de risque : si un producteur se trouve en difficulté, les autres le soutiennent.
  • La confiance mutuelle entre le consommateur et le producteur : les producteurs sont assurés de pouvoir vendre et les consommateurs sont surs d’avoir des produits.
  • Une relation à long terme
  • La transparence financière
  • Le consommateur connait les raisons du cout des produits

Il existe des différences entre les pays en termes de CSA : chaque pays, chaque région a ses spécificités. Le consommateur connaît la raison du prix un peu plus élevé des produits et si cela s’avère vraiment trop coûteux, le client peut essayer de trouver des solutions pour diminuer ces coûts. Il existe des différences entre les AMAPS mais le principe de base reste d’instaurer un dialogue pour rendre accessible une alimentation saine.

Tout bio ou d’abord local ? L’expérience est limitée dans le tiers monde, notamment en Afrique où cela est interdit. Il y a une existence de contrat moral. Le marché classique n’a pas de coresponsabilité. Qu’apportent la diversité et la complémentarité (valeurs) ? Cela ramène les jeunes à l’agriculture grâce à des valeurs précises.

Crise : le doute persiste chez certains clients qui ne sont pas surs de pouvoir continuer et à partir de là, il devrait y avoir une coresponsabilité prise en charge par le réseau. Il y a un arrêt de la culture à cause des subventions agricoles et des jeunes citadins qui veulent vivre de la terre.

Le partage des risques et du succès : le préfinancement des produits est une assurance de survie à l’année pour le paysan. Il n’a de fait pas d’inquiétude à avoir par rapport au marché. Après la crise, la difficulté de certains est de savoir comment le réseau a fait pour les soutenir car il n’y a pas de problème financier, les prix ne sont pas. Avant cela, les paysans ne savaient pas comment survivre pendant la crise (incertitude du futur), et les coûts des produits étaient très élevés pour certains consommateurs. Avec ce système, le groupe de l’alimentation des personnes en difficulté est partagé sur 200 personnes, au cas où le producteur est en mauvaise condition suite aux conditions climatiques. Là aussi, le réseau des producteurs existe pour le soutenir dans ces moments de crise. Actuellement, on peut compter 50 producteurs et 200 consommateurs. En France, la liste d’attentes pour les consommateurs des AMAPS est longue, les agriculteurs sont à la recherche de consommateurs fidèles. Le travail sur l’aspect est essentiel car il aide à changer les modes de production, notamment sur l’aspect social (manger sain est un droit). De plus, c’est un système qui créer de l’emploi. Le but est de créer le changement partout, changer les modes de consommation. Ex de discours :« Je n’ai pas l’habitude de cuisiner des produits de saison, j’ai l’habitude de consommer des tomates toute l’année et du coup s’il n’y en a pas, je n’ai pas de stabilité. » Les AMAPS nous apprennent à fonctionner selon un autre rythme, mais il reste le problème de rendre une nourriture saine. Parfois, les personnes ne peuvent pas affilier, mais pas pour des raisons financières. Il est possible, pour les faibles revenus, de souscrire à un panier solidaire dont le prix est inférieur et c’est le même panier. Il y a également la possibilité de participer au jardinage afin de bénéficier de paniers gratuits.

Aspect juridique : s’il n’y a pas de modèle juridique, il faut que l’argent investi soit en concordance avec le contrat car c’est un nouveau système => les pouvoir publics sont démunis. L’intérêt est de penser que les systèmes juridiques puissent être intégrés légalement dans la société.

Intérêt de l’AMAP : cela engendre un travail de prise de conscience et permet de développer la confiance et la solidarité Lien essentiel avec la santé, AMAPS => recette, suivi des saisons Label payé par les non-labellisés. La Hongrie observe de nombreux problèmes de malnutrition qui est liée plus aux conditions financières et à la non-conscientisation. Il y a moins de ressources, et c’est un véritable cercle vicieux. On y travaille au Pays Basque (cantine sociale…), il y a un payement en fonction des moyens de chacun, des chèques sociaux des pouvoirs publics pour essayer de rendre accessible une nourriture fraiche et saine.

Comment réaliser des échanges et changer d’échelle? - Grâce aux réseaux - En donnant l’accès à la terre : location au départ, par après banque pour achat foncier - Installer des agriculteurs respectueux de l’environnement Il existe en France une organisation « Faire des Biens », où de jeunes agriculteurs respectueux de l’environnement, louent des terres des agriculteurs afin qu’ils puissent cultiver dans des bonnes conditions.

Débats

  • Isabel Alvarez - URGENCI (Espagne)

Les aliments sains ne sont pas uniquement des marchandises et l’alimentation saine n’est pas une mode, c’est un droit. L’alimentation saine, avec son principe de coresponsabilité, vient transformer le système actuel de consommation. La CSA est un système complémentaire des autres systèmes de consommation. Bernadette Kis (Hongrie) : il y a une nouvelle génération de jeunes conscients de l’importance de l’agriculture et qui quittent la ville vers la compagne pour faire des activités agricoles. La CSA peut transformer le modèle de production et de consommation actuel parce qu’elle fournit des aliments riches et délicieux.

  • Alice THOUVENIN (France) : les CSA permet la création d’emplois ; et assure une alimentation plus saine et diversifiée. Toutefois, la relation entre producteurs et consommateurs reste ambigüe dans la plupart des cas.

Comment faire pour bien clarifier cette relation afin d’éviter les confusions et les malentendus? Quelle solution peut-on proposer ?

  • Christine COLOMBINI (France) : les prix des produits issus des AMAP sont généralement plus élevés que ceux des produits du marché. Comment peut-on avoir le même panier avec un prix moins élevé ?

Permettre à ceux qui n’ont pas suffisamment de moyens financiers de participer au jardinage peut être une solution pour subvenir à leurs besoins en alimentation mais ça ne suffit pas. Les individus sont réticents. Parfois, ils ont une faible conscience de l’importance des CSA. Un cadre juridique, qui peut être la contribution des pouvoirs publics; peut inciter les individus à participer d’avantage aux CSA.

  • Indirah Osumba (Belgique): à partir du moment où nous avons mis en place un système de certification et de labellisation on a fait un pas en arrière concernant la confiance ; le système des CSA doit être basé essentiellement sur la confiance mutuelle.
  • Christine COLOMBINI (France) : il y a d’autres systèmes parasites qui ne correspondent pas aux valeurs des AMAP.
  • Isabel Alvarez (Espagne) : les personnes à revenu modeste doivent bénéficier des AMAP, il y a des personnes qui s'engagent à payer des paniers supplémentaires.
  • Io Chatzivaryti (Grèce) : Les jardins communautaires: ce sont des endroits qui peuvent êtres attribués à des personnes en difficulté pour cultiver les aliments.
  • Gilda Farel (Portugal) :d’autres questions pourraient être incluses: comment éviter de détruire la créativité et la remplacer par l’indépendance?
  • André Coelho (Portugal) le revenu de base est un élément fondamental, plusieurs expériences l’ont montré: Inde, Canada, Namibie … la personne qui dispose d’un revenu de base mange bien, et est en meilleure santé… Au Canada, ils ont constaté une diminution des hospitalisations dues à la mauvaise alimentation et il a été démontré que le revenu de base permet d’améliorer la santé de plusieurs femmes.

Les politiques publiques doivent être orientées vers l’alimentation saine et la santé et non pas gaspiller l’argent et le temps dans des politiques inutiles. Le revenu de base n’est pas un luxe, c’est un outil fondamental pour répondre aux besoins de base. C’est une source de sécurité humaine et sociale et ce n’est pas du tout une politique individualiste.

  • Isabel Alvarez (Espagne) : les jeunes reviennent de plus en plus à la campagne pour faire des activités agricoles et cela créer des problèmes de propriété. Donc comment effectuer ce retour sans créer de problèmes? (Des banques de terres)…
  • Christine Colombini (France): En France, il existe des organisations qui permettent aux gens de trouver des terrains pour l’exploitation agricole.

Les jardins partagés

  • Présentation Alice THOUVENIN, sociologue – Toulouse

Les jardins partagés : cela vient de l’individualisme paternaliste et cela s’est progressivement tourné vers du participatif éco-citoyen. Au départ, cela provenait de l’idéologie paternaliste des patrons qui avaient ainsi un contrôle sur les employés. Aujourd’hui, il y a une Association dans chaque ville de France, ayant une charte et une gestion participative. La charte des jardins partagés : définit une animation territoriale, le respect de l’environnement, une gestion participative, une forte mixité des publics et des usages. Il en existe différentes formes : jardinage collectif ; jardinage individuelle, pied d’immeuble, jardin de trottoir, maraîchage collectif, Jardin pédagogique. Toulouse : bacs de jardinage à partager : cela va permettre d’avoir un impact social. Une réponse à des enjeux divers et interdépendants : démocratie locale (toucher les habitants des quartiers : le but est que chacun trouve son compte), santé publique (alimentation saine, activité physique,) cohésion sociale (tous ensemble avec le même objectif) développement durable (Recyclage…). Contexte : urbanisation, disparition des ceintures maraichères ; Des nouvelles techniques productives : agriculture urbaine, agro écologie, permaculture… Une réponse concrète dans les pays en crise (Grèce, cuba, Lisbonne, Détroit).

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Les jardins partagés sont un outil de développement social. 5 m² de terre cultivée peut nourrir une famille de 4 personnes, à condition: - Qu’il y ait un accompagnement permanent - Qu’il y ait une réelle volonté politique - Que le processus soit bien défini

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Pour arriver à cela, un accompagnement nécessaire pour remplir ses objectifs (social/technique) et une réelle volonté politique (portage/moyens/urbanisme)

Santé

Les maisons médicales

  • Exemple en Belgique Francophone - Indirah Osumba

Le contexte : les années 70 ont été un moment important, il y a eu un grand mouvement social. Les principes fondateurs : principe d’égalité, de solidarité, de démocratie, de participation, d’autonomie, de justice, de respect.

Les maisons médicales ont été créées à partir d’un mouvement social dont les principes ont été:

  • la démocratie sociale, la solidarité…
  • Avoir un endroit où l’on parle de santé de manière générale
  • L'Etat subventionne les mutuelles et ces dernières financent mensuellement les maisons médicales en fonction de chaque personne traitée.
  • Naissance d'une plateforme: "mieux vivre ensemble"
  • La maison médicale dispose d'un journal pour informer les personnes des différentes activités
  • La situation en Belgique et de pire en pire, en termes de médecine alternative et psychothérapie…

La Belgique a mis en place une fédération des maisons médicales et des collectifs de santé francophones, avec une certaine organisation des soins … C’est un système de financement forfaitaire : financement plus cohérent par rapport à un modèle de soins globaux, continus, intégrés. Celui-ci permet l’augmentation de l’accessibilité financière et le renforcement de la solidarité entre bien portants et malades. Le but premier est de prendre soin des malades. L’idée est de mettre en place un dossier médical global avec une santé intégrée. A partir de ce moment, les patients sont suivis par une équipe de médecins plutôt que par un seul médecin. Mais le but est d’aller plus loin que cela car le patient signe un contrat dans lequel il s’engage à faire appel à la maison médicale pour ses soins. S’il consulte un autre médecin, la mutuelle ne la remboursera pas. La mutuelle verse mensuellement à la maison médicale une somme fixe pour chaque personne inscrite. Créée en 1981, dans une cité de logements sociaux, elle assure actuellement un grand nombre de services : chaque maison médicale va diagnostiquer ce qu’elle peut faire pour les personnes dans le besoin.

La maison de quartier L’Abordage : la RECRE est un espace accueil parent-enfant pour les 0 à 3 ans (actions de santé communautaires) Celui-ci est un lieu de soutien à la parentalité, de socialisation… Pendant 3 ans, une infirmière et un ergothérapeute ont collaboré pour appliquer leurs expériences.

Création en 2005 d’une équipe pluridisciplinaire Antenne TOURNESOL, qui est un réseau d’échange de savoirs (pouvant être autres que les soins médicaux). Il y a alors mise en place d’autres activités. Chaque année, la maison médicale organise avec les patients « LE MOIS DU BIEN ETRE » et soutient la santé en PALESTINE. Ces derniers ont participé à un atelier SPIRAL et deux actions ont été réalisées :

  • Le réaménagement du local d’accueil
  • L’organisation d’une fête des voisins dans la rue. Ceci est un concept qui stimule la communication entre les personnes et particulièrement entre les voisins de maisons médicales.
  • En Belgique, la santé est encore inégalitaire : le système de sécurité sociale reste un pilier de la solidarité.

La fédération qui travaille à la santé communautaire exprime ses difficultés à faire bouger les personnes car il y a peu d’horaires. Ils se sont construits dans le cadre du mouvement post 68 : il y avait alors un certain nombre de projets mis en place en Belgique pour une société plus égalitaire (MM, centre de planning familiale, centre de santé mental). C’est tout un mouvement d’associations où les principes d’égalité, d’équité, de solidarité sont mis en avant…. L’idée défendue était celle de la création d’une nouvelle société. Le but était réellement de travailler sur d’autres types de relations, à deux niveaux :

  • En Belgique : la santé est très séparée entre la communauté française et non française : il n’existe pas ce système Flandrin, mais exclusivement en Wallonie pour l’instant.

L’idée des maisons médicales est de se retrouver dans un endroit où l’on se sent bien et où les soins de santé, les soins de première ligne, sont ouverts à tous (de ne pas faire de différence). Pour cela, il y’a un système forfaitaire : les soins de santé sont gérés par les mutuelles, elles sont des caisses de cotisation de santé. L’Etat donne en fonction du nombre d’adhérents, un certain montant pour les mutuelles, par personne et pour la maison médicale. La mutuelle va donner un montant déterminé par patient.

  • L’idée également très importante est que les patients sont suivi pas une équipe pluridisciplinaire plutôt que par un seul individu. Les dossiers médicaux sont discutés avec toute l’équipe, ce qui donne une vue d’ensemble…

C’est la promotion d’une médecine de proximité, tenant compte de l’environnement dans lequel les patients vivent. Le but est d’observer le mode de vie de l’ensemble de la communauté. Il existe un « Petit journal » où ils informent des activités dans le cadre des maisons médicales.

Les pharmacies sociales

Exemple en Grèce – Io Chatzivaryti

Valorisation des relations humaines : il s’agit d’un groupe de personnes qui souhaitaient aider les citoyens de façon équitable. La structure est gratuite pour les enfants. Les systèmes de soin en Grèce: il n’y a pas d’accès aux soins. Tout est dirigé par les pharmaciens, les secteurs publics, bénévoles, ONG etc. Dans ce système, les personnes donnent les médicaments qu’ils n’ont pas utilisés chez eux, avant la date d’expiration, et ils sont ensuite offerts aux pharmacies sociales. Il en est de même pour les institutions : on remplit une déclaration disant que l’on n’a pas accès aux soins, puis des examinassions donnent une autorisation. Grâce à elles, c’est possible d’avoir une ordonnance. Tout le monde peut avoir accès à ceci, même les touristes. C’est une offre de services et de médicaments. Quelle est la zone géographique couverte ? Deux pharmacies sociales : KAVALA Chiffres en 4 ans d’activité :

  • 303 bénéficiaires par mois (il existe 10 000 examens gratuit)
  • 40 médecins volontaires et pharmaciens,1
  • 5 spécialités différentes sont couvertes,
  • 400 000€ de matériels sont collectés,
  • 1 centre pour des personnes âgées. Il est important à ce niveau-là, car il permet de combler un manque de médicaments, notamment pour les cancers. Les dons et pharmacies comblent cela.

2013 : mise en place de jalons, étapes suivantes pour les politique sociales Développer un plan en matière d’accès à ces soins : nous sommes en relations avec les banques de temps. Ces pharmacies sociales sont en mouvement en Grèce, il y a une modification de la loi au niveau gouvernemental. Les médicaments ne sont prescrits que dans le domaine public (problème handicap), il y a de nombreux manques.

Le problème migratoire depuis février 2016 est également très important: 1500 réfugiés sont arrivés. Personne ne savait combien de temps ils devraient rester. Beaucoup ont demandé l’asile, mais l’on connaissait mal leurs besoins. Certaines des opérations ont été faites : 270 réfugiés permanents. Mais on se demande où nous pouvons tous les accueillir sur la longue durée. Demande un accès équitable, universel, une amélioration de mise à disposition de soins.

  • Alice THOUVENIN : Les personnes qui se rendent dans les pharmacies sociales sont des personnes qui ont des problèmes de maladies chroniques et ont des besoins urgents et très spécifiques. Ce n’est pas de la médecine de prévention mais plutôt CURATIVE. La législation ne permet pas de recycler en France, ni au Portugal. C’est l’un des débats en cours. Finalement il faudrait donc faire un retour au niveau de la commission européenne, et amender l’assemblée nationale pour rendre la chose possible ? On pourrait s’inspirer du modèle Grec. En Italie également a été mis en place ce système de pharmacies sociales.

La naturopathie

Présentation de Christine Colombini

Démarche préventive : le but est de travailler sur la prévention et la santé globale en milieu social et environnemental. La naturopathie : de plus en plus de personnes se forment à celle-ci, pour retrouver la santé par des moyens naturels. Recherche un équilibre entre le corps, l’esprit et la nature. LA NATUROLOGIE est une science de la nature dont le but est que tous les êtres vivants puissent vivre en harmonie dans leur environnement. Problèmes de surpoids, diabète… : réaction du corps inflammatoire. En 2014 : 39% de personnes adultes sont en surpoids, 800 000 millions de personnes ont faim et le double de ces personnes sont en situation d’obésité. Pour travailler sur la santé préventive, il faut impérativement parler de l’alimentation. On constate bien que les modes de vie actuels sont déplorables, car les personnes sont devant la télévision entre 4-6h et ceci a un impact considérable sur la santé et l’alimentation.

  • Economique : budget raisonnable pour manger sain
  • Social : société civile active
  • Environnemental : respect du naturel

- « Dis-moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es » : une démarche très individuelle, un aliment n’est pas une matière, il y a une sensibilité à travers cela. Le changement d’alimentation : la naturopathie fait appel à la simplicité, pas besoin de rentrer dans des discours.

- « MANGER POUR SURVIVRE : se nourrir pour mieux VIVRE » Chaque personne est active de sa santé

- Diagnostic de personnes en milieu rural : il y a une mauvaise consommation et beaucoup de travail à faire sur cet aspect-là avec une valorisation de la connaissance traditionnelle.

Débats

Indirah Osumba : Il serait intéressant, dans ce projet, de travailler avec les maisons de santé (souhait d’association avec eux).

Samuel Thirion: On sait qu’il y a une démarche commerciale des naturopathes classiques mais Christine a une vision différente de la naturopathie.

Indirah Osumba : En Inde, il existe des cliniques populaires. C’est un projet participatif avec des jeunes médecins servant à la conscientisation des individus : il y a notamment une forte demande de plus d’hygiène. Ce projet a plus de 20 ans. Autre point : « le cancer est tabou en Inde » alors il y a la mise en place de points dans des petites rues pour accompagner des gens, les informer… Le projet est participatif et continue d’évoluer.

Io Chatzivaryti : Comment légitimiser les pharmacies sociales sans remplacer les structures publique ? Comment prêter mains fortes aux ressources car ils se sentent fatigués. Il faut inclure la dimension et les méthodes naturelles dans la médecine conventionnelle. Il faudrait également mettre en place des méthodes de sensibilisation des individus avec une gestion financière régionale (médicament/alimentation), une montée en puissance de l’alimentaire, et le lien important qu’il existe entre ces deux.

André Coelho : Le bénévolat a un rôle crucial à jouer car il y a peu voire, pas de ressources. Donc, avec un revenu de base, ils continueront sur la base du bénévolat.

Indirah OSUMBA : Dans quel cadre juridique opère votre organisation?

Io Chatzivaryti : Chaque organisation dispose d'une constitution interne qui définit les règles de fonctionnement de l'organisation.

Alice Thouvenin : Est-ce que vous sensibilisez les patients sur la médecine naturelle?

Io Chatzivaryti :Les patients que nous avons traité ont des problèmes médicaux très précis, donc à ce stade là, on ne peut pas leur prescrire une médecine traditionnelle.Concernant le recyclage, nous sommes confrontés à un cadre juridique qui interdit le recyclage des médicaments.

Christine Colombini: Notre ambition: travailler sur la prévention des individus pour qu'ils vivent en meilleur santé dans leur environnement social et naturel. La naturopathie et une démarche, une solution médicale alternative dont le principe de base est d'optimiser la santé par des moyens naturels. Un constat: - il existe des maladies de civilisation, par exemple: 39% des adultes sont en situation de surpoids, c'est le double de la population qui souffre de la malnutrition. - 4 à 3 heures de télévision chaque jour: nous sommes victimes des conditionnements médiatiques. - Le système alimentaire est très complexe, il est multidimensionnel et englobe plusieurs dimensions: économiques, sociale, émotionnelle, traditionnelle… - Pour changer le système alimentaire, il faut commencer par le niveau individuel : l'éducation populaire. - Il ne faut pas manger pour survivre mais manger pour bien vivre. Aujourd'hui, nous menons un projet qui vise à mettre en lien les individus et leur territoire et à leur transmettre la beauté des aliments, en faisant des ateliers sur la forêt, notre relation avec la nature, sur la cuisine et sur la transformation. Leur enseigner des gestes qui sont simples, des exercices physiques, l’utilisation des plantes… C'est un projet collaboratif: on travaille avec les agences régionales de santé et avec les médecins. Ces derniers ne sont pas formés à la prévention. Le budget de la prévention représente 1% de la santé. Question : comment faire un diagnostic de la santé au niveau d'un territoire? Il existe un lien important entre la santé et l'alimentation.

André Coelho: Il faut penser à rémunérer les bénévoles.

Isa Alvarez : Je souhaite partager deux choses avec vous.A u niveau politique, il y a des conseils municipaux. Si l’on doit proposer des politiques publiques, on doit se demander ce que l’on entend par cela : faire des propositions pour transformer des espaces, des comportements ; des jeux entre les acteurs etc. Il faut travailler sur la qualité de la vie. Or, la qualité c’est l’interaction. Il y a deux visions néo libérales prégnantes : 1. Ce sont les individus qui choisissent. Ce sont eux qui font le choix des politiques. 2. Les ressources sont rares. Sur cette base, on peut penser la manière dont on influence l’interaction. Il faut également penser à la manière dont on généralise les expériences. Faut-il augmenter l’échelle ? En tous cas, il faut élargir l’interaction. Pour formuler une vision politique, il faut mettre en lien les éléments. Il faut diffuser les idées mais pas les projets, car les projets, eux, doivent être adaptés aux territoires. Qu’est-ce que l’on peut comprendre ensemble ? Se faire des suggestions pour créer les conditions et les connaissances nécessaires pour la transformation. La question de l’appropriation et des conditions à mettre en place pour développer les projets est importante: « C’est la planète qui m’alimente et non moi qui me nourrit comme je le souhaite ».

C’est les relations entre les choses qui priment. Et alors tout le monde peut trouver des solutions.Pour un cadre expérimental, sur un territoire, il y a différents acteurs.Du coup, quelle place pour le public local ? Les territoires sont définis par des autorités publiques, en fonction de l’action. Mais attention au cloisonnement.Il faut entre autres des temps de réflexion, pour relier les territoires voisins mais aussi les domaines de travail.

Réutilisation

Mihaela Vetan :Notre objectif est de collecter des produits dont les gens n'ont plus besoin et lesrevendre à des prix symboliques. On a deux véhicules pour colleter ces produits et les mettre dans deux magasins pour la vente.

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- 800 familles bénéficiaires - Les personnes qui travaillent pour cette association sont des salariés - Pendant 15 mois nous avons assuré notre indépendance financière - On n'a pas droit de trier des bénéfices, les profits sont utilisés pour payer les salariés et pour le fonctionnement de l'association. - On les vend pour que les bénéficiaires se sentent digne.

Indirah Osumba : Pourquoi vendre des produits qui sont collectés gratuitement ?

Zéro gaspillage/Zero Wastes

  • Présentation Paula Policarpo & Adriana Carmo & Diogo (Portugal)

Un grand pourcentage des produits alimentaires cuisinés est jeté à la poubelle alors qu'il y a une grande majorité d’individus (SDF, immigrés…) qui restent sans nourriture: - Constitution d'une association pour sensibiliser les citoyens à ne pas jeter les aliments. - Réseau de 18 municipalités - 30000000 repas récupérés (7,5 millions £), soit 1500 tonnes - 175 donneurs - Nous tentons d'élargir notre réseau et d'innover un outil informatique pour gérer notre système - Extrapolation du projet en Hongrie

Banque alimentaire

  • Exemple en Hongrie - Katalin Ujhelyi :

- Une ONG vieille de 10 ans - 37200 tonnes de produits distribués, soit 55 millions € - 300 donateurs - 300000 bénéficiaires

Nous avons lancé récemment un nouveau projet dont l'objectif est de récupérer les repas cuisinés non utilisés et les redistribuer aux personnes qui en ont besoin.Les SDF passent leur journée à chercher de quoi manger, donc leur fournir des repas nous permet de gagner du temps que l’on peut réserver à d'autres fins: comme l’instruction… Il y a des normes à respecter lors de la collecte et la distribution des repas: hygiène, température… (normes disponibles sur notre site internet).

Intervention Katalin Ujhelyi : Notre ambition est de créer un monde sans déchet. Nous sommes un mouvement citoyen. Avec la récupération des aliments que vous utilisez, on ne perd pas la valeur de l’aliment.

QUESTIONS : Quelle est l'origine de cette initiative? Quelle est la valeur donnée à ces initiatives ? Quels sont les aliments que nous ne pouvons pas collectés ? Par exemple les gâteaux : nous ne pouvons pas collecter ces aliments car on assisterait à une épidémie de diabète. Concernant la Hongrie, nous travaillons depuis 2011 et il existe des lois qu’il faut respecter. On a développé la procédure sur la collecte, le stockage, les dons pour les personnes bénéficiaires, les obligations, le règlement européen et la législation nationale. Les donneurs font confiance car des accords sont signés. Les personnes qui consomment ces aliments savent que c’est sûr car un contrat est signé entre elles. Le réseau social sur le terrain doit également respecter nos procédures car il existe une loi. Mais ce n’est pas problématique car il s’agit simplement de conteneurs, de glacières, de boites isothermes, de produits périssables etc. Cela assure leur conservation et ce cadre législatif est consultable en ligne, disponible sur le web. Vous pouvez en prendre connaissance.

En ce qui concerne la Banque alimentaire, certaines données existent depuis 10 ans : - Elle a un but non lucratif et c’est une association non gouvernementale ; - 1600 tonnes, entrepôt à Budapest. Nous donnons l’argent aux associations caritatives ; - 300 partenaires à travers le pays. Nous sauvons des aliments conditionnées, déshydratés, congelés dans une certaine partie et les aliments secs dans une autre. Il y a 3/4 ans, nous avons mis en place un système de récupération des aliments expirant le jour même dans les supermarchés, en partenariat avec METRO, Tesco, Auchan, ce type d’enseignes. Ce type de modèle de coopération permet de sauver beaucoup d’aliments. Projet pilote : récupérer des produits cuisinés. C’est très important de faire le lien avec les restaurants, cantines et association caritatives. Comparer les différents modèles envisageables. Il existe une banque alimentaire en Italie, qui reçoit des aliments réfrigérés. Il faudrait collecter ces aliments et travailler avec cette banque alimentaire. Il faut instaurer du dialogue, utiliser différentes méthodes, différents événements. Il faut également examiner la législation au Portugal. On a parlé avec les autorités compétentes mais dans la législation européenne rien ne s’oppose à cela. En Hongrie, on a mis en place ceci et récupéré 400 000 repas.

  • ANECDOTE : Un centre d’accueil de jour a participé à tout ceci et un centre d’accueil n’a pas de subvention du gouvernement.

Cette structure ne donnait aucun aliment à ceux qui allaient sur place. Maintenant cela a changé : c’est facile pour eux de les convaincre d’inviter les Sans Abri. Pour les SDF, une grande partie est consacrée à la recherche de nourriture, les SDF participent à tout cela. Sur ce point, on a mis en place un document disponible pour tous avec différentes options afin de revaloriser les aliments. (Document disponible) On procède à des collectes différentes, on reçoit tout gratuitement. Nous sommes financés par des entreprises alimentaires et non alimentaires.

La chaine alimentaire et respect alimentaire : cela peut permettre d’inspirer des procédures au Portugal. Mais dans le cas des produit cuisinés (chauds, à 65 degrés), il faut qu’il soit consommer dans les 3h, dès qu’il commence à refroidir. Pour les produits froids : c’est au producteur de définir la conservation du produit, sous emballage ou non etc. Tout est disponible sur le site de la Commission Européenne, tout est écrit, tout le monde peut y avoir accès.

André Coelho: Je pense qu'il faut s'intéresser à la société qui rend les gens pauvres plutôt que de les aider, sinon il y aura toujours des pauvres.

Christine Colombini: 30% des aliments sont jetés, si on ne jette pas, d'aliments, tout le monde sera nourri.

Gilda Farel : Après avoir entendu toutes ses initiatives je me demande si il y a quelque chose à faire au niveau politique ? Des politiques qui iraient au-delà de la collecte des aliments ?

Louise Haagh: Qu’est ce qui est à l’origine de tout cela ? Pour aider les personnes démunies ou d’autres personnes ? QUEL EST LA PROPORTION DE PERSONNES, SELON VOUS, QUI ONT BESOIN DE CELA OU QUI CHOISSISSENT DE FAIRE CELA ?

Dariacordar : Nous ne sommes pas une banque alimentaire. Notre vision est de créer un monde sans déchets, pour tous. Mais cela est également au niveau des marchandises, des biens en général, donc pas seulement au niveau alimentaire.Il s’agit de tous les domaines, pour un monde sans déchets. Notre souhaitons réellement UN MONDE SANS DECHETS.

Katalin Ujhelhi: Le Supermarché METRO à rejoint la banque alimentaire. Les journalistes font attention avec les lois françaises etc donc ils nous mettent la pression car on a pris une ampleur considérable depuis que nous nous sommes alliées avec la grande chaîne d’alimentation METRO. Il y a des personnes qui doivent aller chercher des aliments pour les ramener au bureau et les distribuer etc… C’est beaucoup de travail. C’est difficile, en Hongrie, de trouver des actions caritatives qui veulent participer.

Simon Suitner En Roumanie, personne ne pensait aux déchets alimentaires.On a lancé il y a 6 ans, un supermarché SOCIAL. Il y avait des critiques, et selon les citoyens ce n’était pas assez, car il reste des personnes pauvres. Même si cela aide et les fait se sentir mieux mais cela ne les sort pas de la pauvreté.Nous ne devons pas travailler avec les pauvres mais il faut absolument les aider.

Katalin Ujhelyi : Il s’agit d’une logique du système. En tant que consommateur, si vous rentrez avant 15 mn de la fermeture, que vous voulez du pain, ils vous diront qu’il n’y en a pas mais c’est faux, ils les ont jeté, gaspillé. Quand je vois la quantité de gaspillage, c’est SCANDALEUX. Participation à un Processus européen en Allemagne, Hongrie, Espagne etc … De plus en plus de personnes n’ont pas de respect pour ceux qui produisent…

Diogo Lorena : tout a une valeur, la valeur dans l’énergie, dans le sol, la transformation des alimentations.

Samuel Thirion : il y a 30% de gaspillage entre la production et la consommation. S’il y a un autre système on peut avoir des aliments sains pour tous.

Dariacordar : ZEROWASTE (Portugal) est un système de dons spontanés. Si je souhaite donner quelque chose à quelqu’un et si ce quelqu’un le veut, il lui suffit de s’inscrire. Mais dans notre cas, il nous faut quelque chose qui arrive de façon régulière, pas spontanée... Tous les mois, dans nos supermarchés, il y a 1 tonne de gâchée. Il faut développer quelque chose de systématique, affiner notre approche et partir de la base, avec ce dont nous disposons déjà. C’est ça le problème finalement.Il existe une synergie entre alimentation, santé et réutilisation. QUELS SONT LES CROISEMENTS ENTRE LES 3 SECTEURS ?

Gilda Farel :« L’alimentation déjà cuite ». Je me demande s’il n’y a rien à faire au niveau politique, et en général, pour les élites. Il faut prendre connaissance des expériences, sensibiliser les élites à ce gaspillage. Il y a un très beau restaurant au Danemark qui récupère ainsi les déchets. Lorsque j’ai eu l’occasion d’y aller, j’ai été surprise de voir qu’il y avait de très bons plats grâce aux déchets alimentaires. Il y avait une collecte des dons durant la semaine. Finalement cela symbolise tout ceci, une société trop paternaliste. Il faut atteindre de la sagesse politique et reconnaitre qu’il est nécessaire de développer des politiques, des règles, définissant des limites du changement de comportement. Se pencher sur un modèle plus précis après ces réunions : un modèle politique, avec un esprit plus critique. En Italie, nous avons développé une application sur Smartphone, qui permet d’envoyer un sms aux personnes agissant en amont avant le gaspillage. Mihaela VETAN : quelles suggestions politiques ? Louise Haag : Changer un modèle de construction, les supermarchés doivent avoir autant de variété que possible, on ne veut pas que les pauvres soient obligés de récupérer que les déchets.

Bernadett Kis : Etre membre d'une AMAP me permet d'aider aide la communauté, prêter main-forte pour la communication, tenir un bloc de recette, répondre aux questions des agriculteurs. Tout ceci à titre bénévole. Il s’agit aussi de promotion de la santé, loisirs… Depuis mon entrée dans les AMAPS, ma vie a changé. Les AMAPS, sont des produits sains, délicieux… La beauté de la terre et des agriculteurs sont incroyables car ils font du travail extraordinaire. Parfois, quand je mange ces produits c’est un grand luxe, tous le monde doit pouvoir avoir accès à ceci. Christine a dit «se nourrir pour bien vivre » et je suis d’accord avec elle et ça va plus loin que ça. La santé ne repose pas sur le système de soin, mais dans l’environnement où l’on vit. Les personnes qui participent aux évènements festivals etc… disent qu’ils sont mieux en mangeant ses produits frais. Au niveau de la mise en œuvre, on regarde comment les produits sont consommés. Il y a un certain niveau de résistance dans le cadre idéologique, dans le système de l’agro-alimentaire. Il faut de développer de nouveaux mécanismes et les rendre officiels. Ce système d’aliments locaux permet aussi de transmettre des savoirs, j’ai rencontré les agriculteurs, j’achète les produits dont je connais la personne. Je connais les pratiques des produits et la confiance est présente. Il faut mettre en place ce système localement. Les gens profitant des AMAP reçoivent des cadeaux de la nature alors j’ai moi-même mis en place un COMPOST afin de rendre les déchets de ces légumes à la nature (donnant donnant). « Les AMAPS sont pour moi un exemple de souveraineté alimentaire ». Cela fait 4 ans que l’AMAP existe. 50 conteneurs de légumes et 90familles qui peuvent bénéficier de la production.

Diogo Lorena :Mais il y a tellement de ramifications, qu’il est difficile de passer d’un système monétaire a un système de dons. En tant qu’ingénieur je me dis que notre participation va au-delà du simple recyclage. Il faut que les industries changent aussi à un niveau plus global. Exemple : industries qui recyclent les matériaux lourds aux USA, ou produire de l’énergie à partir de déchets.

Christine COLOMBINI Le but est de travailler sur une thèse et avec de nombreux réseaux comme zéro waste. Il faut s’intéresser notamment aux risques liés aux aliments.Les personnes qui ont des faibles revenus ont des difficultés à avoir un régime sain : comment remédier à cela ? Et au gaspillage ? Ce qui motive nos choix alimentaires : - santé - humeur - convenance - appel sensoriel - prix - familiarité etc… Pour les personnes plus pauvres, le prix a une forte influence. Une offre d’une banque alimentaire : en vrac, des produits non périssables. L’idée est d’enrichir le régime nutritif des personnes. Eventail assez large de donneurs.

Questions : Quelles politiques peuvent nous aider à assurer cette tendance ? Comment les communautés peuvent aider à inverser la tendance ? Comment la société peut-elle aider ? Revenir au revenu de base qui semble être une des solutions contre la pauvreté. Comment pouvons-nous proposer un modèle qui fasse le lien entre l’agroalimentaire,écologie et la santé. Il faut aussi développer une approche qui permet d’éviter de tomber malade ; soit une approche préventive. Il faut également permettre une approche participative avec des médicaments recyclés : pharmacie participative.

Horas Ramos :Le contexte en Europe est très complexe : pas de solution spécifiques, les institutions continuent de produire. On ne peut pas créer des boulots pour résoudre du chômage, le problème est plus complexe… Le capitalisme ne règle pas non plus les problèmes liés à une vie plus saine. Ce n’est pas un manque d’argent, c’est une question d’innovation, d’institutions… IL est nécessaire de créer des politiques intersectorielle, faire le lien avec le secteur local : innovation de nouvelle forme de gouvernance. - La CSA est une réponse à la crise agricole que nous traversons aujourd'hui - La CAS permet de fournir des produits de bonne qualité - Il y a un lien entre la durabilité et la santé

Samuel THIRION : - Prévention pour réduire les dépenses de la santé - Accompagner les personnes plutôt que de traiter les maladies

José Manuel: Comment relier toutes ces expériences présentées aujourd'hui et collaborer avec des municipalités pour déduire des politiques qui peuvent être menées à chaque niveau? Il n'y a plus de croissance pour créer des emplois donc on doit chercher d'autres solutions, l'ensemble des expériences qui ont été présentées aujourd'hui peuvent être de vraies solutions à la crise que traverse l'économie aujourd'hui.

André Coelho: Les réductions des dépenses de santé (suite à l'amélioration de santé des citoyens) peuvent être utilisées pour financer un revenu de base universel.

  • Quelles seraient les implications politiques pour contribuer à tout cela ?

Andre COELHO : Le revenu de base pour tous en discussion au sein de l’OMS ». Quels modèles peut-on essayer de mettre en place qui permet des économies sur la santé mais aussi de permettre une meilleure santé pour tous. Nous pouvons déjà proposer l’abandon des pesticides/insecticide/herbicide

Christine COLOMBINI :

  • Approche préventive avec la naturopathie pour que les gens ne soient pas malade = réduire les cours de santé
  • Approche coresponsable ; maison de santé moyen de réduire les couts de santé, on traite plus les malade on traite la même chose
  • Approche décentralisée participative avec les pharmacies sociale où les médicaments sont recyclé

Donc il y a des marges assez larges de réduction du coup de santé

  • Possibilité de récupération de coût par la réparation/réutilisation (30% de l’alimentation perdue qu’on pourra réutiliser) marge considérable en terme de gains et par ailleurs des expériences DCAC jardins partagés qui sont aussi des formes d’une meilleure réduction des couts en terme économique CLC aucune perte de la récolte, pas d’intermédiaire pas d’utilisation, pas de cout de commercialisation

On peut proposer un modèle avec CO-ACTE par lequel l’alimentation saine pour tous est assurée par le revenu universel. En faisant des économies sur la santé pour financer le revenu universel.

  • Synthèse Gilda FAREL : Co-agir pour le bien-être

Je pense que nous devons développer la réflexion sur le ressources et combattre l'idée qu'il n y a plus de ressources. Les exemples que vous portez ici sont positifs dans ce sens parce qu'ils montrent qu'il y a d'autres choix pour résoudre ces problèmes de "Trade off". Par exemple il y a toujours des ressources pour l'armement et il n'y a pas de ressources pour la santé et l'alimentation, on pense que les ressources sont rares et qu'on doit faire des choix draconiens contre le bien être des individus. Ça c'est une idée très intéressante sur laquelle il faut travailler pour développer des politiques publique qui promeuvent le bien être des individus. Une deuxième idée qui me semble importante et qui a été déjà discutée par Louise et par d'autre: sur comment peut-on généraliser ces expériences? L'échelle est toujours un problème et il mérite une réflexion. Est –ce que l’on doit augmenter l'échelle pour augmenter l'efficacité et l'efficience afin aussi de réduire les coûts ? En effet la question qu'on doit poser est : qu'est-ce qu'on voudrait généraliser? Qu'est-ce que c'est l'intérêt général? C'est sur cet intérêt général qu'on doit formuler des politiques publiques. A ce niveau une stratégie ne doit pas nécessairement être une stratégie d'échelle mais une stratégie qui vise à élargir les interactions. Chacun de nous vit dans son propre monde, certaines s'occupent des AMAP d'autres de pharmacies sociales, des jardins partagés… etc. Je pense que pour formuler des ambitions politiques on doit tout d'abord multiplier la compréhension des interactions. Il ne s'agit pas uniquement de multiplier les AMAP ou les CSA à l'infini, il s'agit de comprendre, pour formuler d'autres projets dans la complexité, quel est le rapport entre consommer autrement la nourriture- préserver les semences- à qui appartiennent les semences? - À qui appartient l'eau ? -Pour quoi certaines formes de propriété nous donnent des droits au gaspillage? Etc… Je pense que formuler des politiques implique que nous sortions un peu de notre vie quotidienne et de nos préoccupations afin de regarder la réalité qu'on veut construire, et qu’elle est l'incidence que nous pouvons avoir. Diagnostic sur quoi travailler, interaction complémentaire => compréhension sur le QUOI Objectifs créés par les groupes thématiques : objectifs de diminution, décroissance, plus d’espaces verts, nourriture naturelles, prévention, épanouissement des enfants, jardins Coalitions et processus avec qui on peut dans le territoire entamer un débat

  • Travail sur ce qui est urgent
  • Comment ouvrir de nouvelles voies
  • Voir ce qui doit être consolider dans ce qui existe déjà

Adopter un concept de rétablir la vulnérabilité des biens communs =>mobiliser d’autres potentiels pas toujours mobilisables Quel est le rôle de l’Europe, de l’état, pour pouvoir articuler les différentes démarches ?

  • JOUR 2 : Mardi 27 Juin

Session 3 : Du modèle aux besoins de politiques publiques

Groupe 1

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En tant que CO ACTE, présenter à l’UE des propositions de politiques puis créer un cahier des charges, appliqué ensuite aux territoires. Via un coach sur une durée limitée, faire en sorte qu’une plateforme soit maintenue, avec à l’intérieur : des élus, des associations, des citoyens (en partie tirés au sort), des professionnels. Les coachs sont liés entre eux et doivent assurer une continuité et un suivi. Les territoires doivent fonctionner selon les principes d’inter-territorialité, donc ensemble. Quelques principes : - un diagnostic territorial doit être fait par ce biais - des outils de communication - établir un budget pour rémunérer les dynamiseurs (via du temps ou euros ou monnaies locales). - développer les actions (présentées ci-dessous) - Etablir une évaluation de ces actions à posteriori

Les actions /Les politiques:

  • La notion de santé globale (par thèmes) : la vie au centre et le lien entre les écosystèmes
  • Agriculture de proximité :Renforcer le lien entre consommateurs et producteurs :

- dynamiser pour une agriculture saine - consolider le lien producteur/consommateur - dynamiser la monnaie locale pour circuits courts, lien avec les écosystèmes.

  • Education populaire :

- participation - sensibilisation - développement d’ateliers - cercles de parole - sens sur recyclage etc.

  • Développer des actions via plateforme.
  • Développer la notion de convivialité.
  • Consolidation
  • Réutilisation et recyclage

Comment maintenir les initiatives mises en place ?

Groupe 2

Programme des « villes saines » (OMS) qui existent déjà : 33 territoires sont déjà des villes saines mais qui ne fonctionnent pas totalement. Essayer de profiter donc de ce qui existe déjà pour proposer de rendre ces villes encore plus responsable, avec l’idée du zéro waste, zéro herbicide, zéro pollution, soins primaires d santé. Une autre forme de gouvernance avec tous les acteurs du territoire.

Question : si l’on part de ce qui existe, qu’est-ce que l’on va apporter avec la notion de bien-être et comment va-t-on dynamiser ces « villes saines » ?

L’OMS part déjà du principe que la santé est le bien-être. Or, la santé ici comprend de nombreuses dimensions. L’idée est ici d’engager un dialogue avec le réseau pour proposer du contenu (car pour l’instant c’est surtout discours). Il faut donc repenser la gouvernance. Définir les objectifs : zéro déchets et zéro pesticides, relations sociétales équilibrées, zéro pollution, prévention. Mettre à profit ce qui a déjà été fait.

Groupe 3

Politiques d'urgencePolitiques d'experimentationPolitiques de consolidation
Accueil de réfugiés : expérience avec les réfugiés, problème d’accès aux finances, bureaucratie : quels types d’actions ?Budget participatif Budget participatif
Taxation de l'utilisation des pesticides Politique/ autorité de cohésion sociale : dans bien des pays, elles n’existent pas
Vente directeLa reconnaissance du rôle des petits agriculteurs locaux
Micro crédit pour les CSA Relocaliser les biens et les produits vulnérables
Formation en agriculture pour les jeunes qui veulent travailler dans le domaineRenforcer les subventions pour l’alimentation bio
Accueillir les jeunes dans les firmesRenforcer la reconnaissance des petits agriculteurs, et le role de ces fermiers locaux
Aider les petits agriculteurs, Soutenir les petits producteurs avec des graines : reproduire les semances traditionnelles et accroitre Encourager les enfants à ces pratiques
Cours de cuisine pour réapprendre à cuisiner sainementRedéfinir les « vulnerable godds » car les personnes vulnérables ne sont plus les mêmes et donc les politiques ne sont plus adaptées, prendre en compte les nouveaux profils et être plus flexibles dans les politiques.

Synthèse des travaux des trois groupes animés par Gilda Farel

  • Co-agir pour une politique de progrès des territoires

Alice Thouvenin :Taxer les produits vendus en masse plutôt que de donner des subventions à l’agriculture bio. Il faut assumer les prix de la « bonne nourriture » et aussi que les gens investissent plus dans l’alimentation.

Gilda Farel : Demander au territoire de quoi il dispose déjà ? Cela va donner une complémentarité sur ce sur lequel on doit agir, en partant de ce qui existe déjà.

  • Concept structurant
  • Travail sur la qualité de la complémentarité des interactions et sur les concepts structurants
  • Idée de progrès par les moins et plus (moins de pollution, plus de médecine naturelle par exemple)
  • A partir de là, penser la coalition et les processus via une réflexion sur les politiques d’urgence, celles d’expérimentation et celles de consolidation
  • Redéfinir la durabilité des biens communs
  • Quel est le rôle de l'Europe; de l'Etat; des régions et des collectivités territoriales ?

Indirah OSUMBA: Beaucoup de diagnostics ont été faits mais il y a peu de connaissances sur ce qui se passe réellement sur le terrain.

Samuel THIRION: Il faut garder une politique globale tout en s'inspirant des politiques et des expériences qui ont été faites au niveau local.

Session 4 : Suite du projet et fonctionnement des sous-réseaux thématiques

Fonctionnement des réseaux thématiques

Samuel THIRION - Présentation du cadre général - Inviter les personnes qui ont été présentes lors du processus du projet co-acte - Des personnes qui peuvent ajouter quelque chose de plus à des thématiques précises - Braine l'Alleud n'est pas la fin mais bien le commencement d'un autres processus Table ronde et discussion sur ce qu'on peut faire d'ici Braine l'Alleud pour répondre aux questions suivantes: - Qu'est-ce qu'on peut faire d'ici Braine l'Alleud? - Qu'est-ce que je peux faire? Qui peut-on inviter?

Louise HAAG:Il est important

  • d'être réaliste et prendre en compte les pratiques
  • de voir au-dela de ce que les citoyens veulent et s’accorder à cela
  • de légitimiser l’organisation Together
  • de bien penser au revenu de base car c’est une idée qui permetrai une bonne organisation.

Contenu réseau thématique

La quatrième réunion à Timisoara : - Proposer des outils de gouvernance nouveaux. - Atelier de discussion sur les fondements d’une gouvernance démocratique. - Un atelier sur la gestion des biens communs - Un atelier sur la gouvernance en général (apprentissage au niveau de la société) - Un atelier sur les différents types de démocratie selon les pays - Contacter ceux qui sont actuellement au pouvoir

Louise Haagh: Faire avec les atouts. 1. Il y a un message citoyen important puisqu’il y a plusieurs personnes. 2. Ensuite il y a un réseau. Lui donner une vie au-delà du projet. Réduire la vulnérabilité systémique par le revenu de base.

Christine Colombini :Pourrait-on faire une expérience du revenu de base sur un territoire spécifique ?

Présentation du trajet d'ici Braine l'Alleud

Samuel THIRIONJusqu'à Braine l'Alleud il est important de parler avec des élus qui sont en pouvoir mais qui sont en mesure de comprendre notre démarche.

Gilda FAREL Réalisme: chercher des personnes dans l'union européenne des élus qui sont en mesure de comprendre l'essence du projet Co-acte et au-delà du project: inviter des personnes qui s'intéressent à l'idée d'aller au-delà et ont déjà porté ce projet et qui n'ont pas été entendus: Josef Stiglitz; Jean-Paul Fitoussi…

Répartition des tâches jusqu’à la rencontre de Braine l’Alleud

Qui inviter ? - Elus, chercheurs, associations…

Que faire d’ici Braine l’Alleud ? - Des réunions avec les élus ?

C’est possible d’imaginer faire des réunions mais il faudrait par exemple un kit d’explication, format PPT, de CO-ACTE avec : la synthèse des citoyens + le cadre opérationnel + les thèmes et l’ébauche de projet global. (cf doc de Sébastien KIEFF sur méthode SPIRAL) :

  • Sur les initiatives pour leur donner de la visibilité.
  • Eventuellement des animations
  • Du contenu dans l’aménagement de l’espace

Conclusion et clôture de la réunion/ Fin des travaux

Christine COLOMBINI : Je suis un peu fatiguée des longues discussions qu'on a eues; mais ce projet le mérite il est très intéressant et il correspond à mes valeurs et mes principes.

Marc MAURISSENS Au début quand Samuel m'a parlé de Co-acte; le projet été un peu flou mais avec les réunions j'ai compris l'essence du projet.

Adrianne Brayman : Je trouve ce projet très intéressant; je comprends que le travail en réseau est très difficile mais il donne toujours de bons résultats. Je suis prête à travailler avec vous dans ce projet pour ce qui concerne santé et alimentation.

Io Chartivarty : Je trouve le projet très intéressant

Paula POLICARPO: J’éspère pouvoir continuer a contribuer au succès de ce projet

Mihaela VETAN : Je trouve les cas pratiques qui ont été présentées pars les différents intervenants très intéressants; je pense qu'il faut travailler d'avantage sur le cadre opérationnel. Ma préoccupation est de savoir comment convaincre les politiciens d'accepter ce projet innovant.

Christine WELCHE Je propose mes services pour la lecture et la correction des documents issus des différentes réunions.

Annexe 2 : Liste des participants

    • Angleterre
  • Louise HAAGH : Réseau BIEN
  • Carol SKYES : Interprète
    • Belgique
  • Christine WELCHE : Interprète
  • Alice EMSALEM : Interprète
  • Carine MEUWIS : Reflect'Action
  • Marc MAURISSEN : SEL de Waterloo
  • Indirah OSUMBA : Association PLOUF, Réseau TOGETHER
    • Espagne
  • Isabel ALVAREZ : Urgenci
    • France
  • Adrienne BRAYMAN: Interprète
  • Coline CELLIER Stagiaire Réseau Together
  • Lori FAVIER : Stagiaire Réseau Together
  • Marina MAMONE : Stagiaire Réseau Together
  • Manon BRUNOT : Stagiaire Réseau Together
  • Christine COLOMBINI : Naturopathe
  • Alice THOUVENIN : Réseau National Partageons les jardins
  • Célie RIGAUDIERE Interprète
  • Alice ENSALEM Interprète
  • Samuel THIRION : Réseau TOGETHER
  • Samia CHILLA : Stagiaire Réseau Together
    • Grèce
  • Io CHATZIVARYTI : Réseau Together
    • Hongrie
  • Bernadett KISVIZSLA : CSA
  • Katalin UJHELYI : Association banque alimentaire
    • Portugal
  • Adriana Carmo SILVEIRO :
  • Paula POLICARPO : Réseau Dariacordar
  • Diogo LORENA Réseau Dariacordar
  • André COELHO : Réseau BIEN
  • Horacio RAMOS : Cabaz da Horta
  • Alfred SENDIM :
    • Roumanie
  • Simon SUITNER Somaro
  • Mihaela VETAN Réseau CRIES
    • Maroc
  • El Mehdi IHITASSEN : Stagiaire Réseau Together

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