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T14: Identifier les voies nécessaires et celles possibles pour atteindre l'objectif du BET

Les moteurs de coresponsabilité comme leviers pour l'action

Une fois connues et évaluées les situations extrêmes, comment faire le lien entre elles, notamment les prioritaires: entre les situations d'exclusion, pauvreté et mal-être et les ressources disponibles, entre les économies possibles par une utilisation plus raisonnée et plus efficase de toutes les ressources disponibles et les besoins d'investissements, pour permettre l'accès aux éléments du bien-être pour tous.

C'est tout l'intérêt d'une démarche de coresponsabilité car elle permet de se poser les problèmes globalement en dépassant les cloisonnements sociaux, institutionnels et culturels. Pour l'insuffler on doit pouvoir s'appuyer sur les "'moteurs de coresponsabilité" que sont:

  • les personnes qui sont à même de la promouvoir par leur créativité et leur capacité de mobilisation: on les appelera les "créateurs" (voire des '"artistes sociaux" comme le propose Etienne Wenger pour parler de ceux qui ont la capacité d'ouvir des epaces d'apprentissage social - Voir http://socialreporter.com/?p=474)
  • les outils organisationnels qui permettent la systématisation de telles démarches
  • les politiques publiques qui peuvent les faciiter.

Mobiliser les créateurs

notamment en:

  • repérant parmi les actions et projets existants ceux qui s'inscrivent déjà dans une démarche de coresponsabilité pour le bien-être de tous;
  • identifiant des créateurs potentiels sur la base des connaissances du groupe de coordination pour favoriser les capacités et motivations et innovations
  • faisant naître des motivations et des vocations par la réflexion individuelle et collective sur les parcours de vie et les projets de vie - Voir fiche méthodologique n°...
  • établissant des liens via le WEB avec des créateurs disposés à donner un appui au processus local.

Developper des outils organisationnels

Ce sont:

  • des outils de facilitation des échanges comme, par exemple, les magasins pour rien, les banques du temps, les monnaies locales, etc.
  • des outils de mise en commun, comme l'autopartage, les société civiles immobilières (mise en commun ou achats collectifs de terres de bâtis, etc.
  • des outils institutionnels et de partenariat comme, par exemple, les coopératives sociales en Italie, les Sociétés Coopératives d'Intérêt Colletif (SCIC) en France

Promouvoir les politiques facilitatrices

Une loi peut changer beaucoup de choses en donnant un cadre de légitimité à des initiatives d'intérêt général, mais qui sortent du cadre habituel. Au delà des lois il ya aussi les politiques d'encouragement et de promotion des démarches associatives.

Des idées d'action aux axes stratégiques

Mobiliser et établir des ponts entre créateurs, outils organisationnels et politiques publiques permet de faire naitre un foisonnement d'idées nouvelles qui vont dans le sens d'améliorer l'utilisation des ressources, assurer une vie digne pour tous sans peser sur les générations futures incluses et répondre aux situations d'urgence. Pour bien orienter la recherche d'idées nouvelles le groupe de coordination peut mettre en avant certains critères spécifiques. Voir Fiche méthodlogique n°..

Cette confrontation de différents moteurs de coresponsabilité peut se faire au sein d'une réunion. Par exemple à Cluj...

Il faut ensuite mettre en évidence les complémentarités et synergies possibles entre les actions et en dégager des axes stratégiques. Par exemple entre l'idée d'un jardin partagé, celle d'une AMAP/CSA (partenariat local et solidaire entre producteurs et consommateurs) et celle d'une épicerie sociale, il existe une complémentarité évidente et des synergies sont posssibles telles que alimenter les épiceries sociales avec les surplus des jardins partagés et des AMAP/CSA, conduire les personnes en difficulté appuyées par les épiceries sociales à intégrer les jardins partagés ou les AMAP/CSA, promouvoir des échanges (de savoir faire, semences, matériel, etc.) entre jardins partagés et AMAP/CSA, etc. Toutes les trois font partie d'un même axe stratégique que l'on pourrait dénommer "recréer les conditions d'une alimentation locale saine pour tous". Et ce même axe stratégique peut appeler à d'autres actions, telles que récupérer la nourriture invendue des supermarchés ou des restaurants, etc.

Pour chaque axe stratégique se constitue un groupe de travail, chargé de son élaboration et de as mise en oeuvre et formé des acteurs impliqués ou souhaitant s'impliquer dans les actions de l'axe.

Valider et donner une cohérence aux axes stratégiques

Le Groupe de Coordination, élargi aux différents acteurs et citoyens impliqués dans ce premier cycle de SPIRAL, doit ensuite valider les axes stratégiques qui ont été défini et s'assurer de leur cohérence et de leur complétude par rapport aux défis à relever pour parvenir à une coresponsabilité pour le bien-être de tous, génrations futures incluses.

Souvent il s'avère nécessaire en effet de rajouter certains axes stratégiques qui jouent un rôle de ciment ou de levier pour les autres axes, comme, par exemple, un axe formation, ou de coordination, ou de mise en place d'outils transversaux de facilitation tels qu'une monnaie locale, des outils de suivi partagé, etc.

Des idées pour réussir la réalisation de l'objectif du bien-être de tous durable

Partant d’un constat que le bien être de tous y compris des générations future dépend entièrement de notre capacité de réussir le changement vers un modèle d’une société qui se développe dans les limites planétaires, qui est plus sobre en consommation et qui vise a supprimer la dépendances des énergies fossiles, on arrive à la conclusion que la transition énergétique et écologique est une réponse pour réussir la réalisation de l’objectif du bien-être de tous. A l’échelle local, nous pouvons agir de différente manière grâce a une gouvernance territoriale à la hauteur des enjeux planétaire et à la coresponsabilité de tous les acteurs. Il s’agit donc de réfléchir collectivement sur des questions-clés, telles que la production et la distribution de l’énergie, le traitement et la valorisation de déchets, les circuits courts dans l’alimentaires, la mobilité durable, l’habitat, etc.

En France, la ville de Montdidier s’est lancée dans la transition énergétique depuis une dizaine d’année années Grâce à un audacieux plan d’actions, combinant recours aux énergies renouvelables et réduction de la consommation, elle est en route vers l’autonomie énergétique. Mises en service en 2011, les éoliennes (2 mégawatts chacune) produisent déjà 53 % de l’électricité consommée annuellement par les 6 500 habitants de la commune. C’est un premier et unique parc éolien public de France. La commune a également installé la première chaufferie biomasse de Picardie en 2005 qui fonctionne avec des déchets de bois d’origine locale et alimente ses clients (le centre hospitalier, trois établissements scolaires, un gymnase et une maison de retraite). Des installations photovoltaïques ont été réalisées au sol et en toiture, ce qui permet de viser l’indépendance énergétique vers 2015 et un bilan énergétique positif en 2020.

Plus d’exemples sont disponibles dans le document consultable sur le lien suivant : http://www.amorce.asso.fr/IMG/pdf/enp20-30coll.pdf

Un autre exemple couvrant le complex des elements de la transition est la ville de Malmö en Suède. Apres avoir été touchée par la crise dans les années 90, elle a misé sur le développement durable. D’une ville vieillissante, en déclin économique et sinistrée socialement, avec plus de 20 % de chômeurs, Malmö est devenu aujourd’hui une ville durable. Tous les besoins en energie sont couverts par les énergies solaires, l'éolienne ou hydraulique, les économies d’énergie, et la bonne gestion des déchets. Des quartiers anciens sont rénovés en fonction des exigences du développement durable et les habitants participent à ces opérations. Les aspects sociaux sont largement pris en considération. Dans les quartiers défavorisés, des organismes agissent dans le cadre de l’éducation, de la santé et de l’environnement urbain. Le taux de recyclage est de 70% avec un objectif de 90%. Pour reduire les impacts du a l'utilisation du transport, la ville a décidé de pousser les politiques volontaristes (restrictions de trafics, péages urbains, limitations de vitesse, diminution du nombre de voies disponibles pour les voitures et du nombre de places de parking) tout en renforçant les transports publics, les espaces pour marcher ou faire du vélo. La démarche là encore a été créative : pour générer une prise de conscience et des transformations de comportements, les gens ont été d’impliqué tout le long du processus et au-delà.