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3ème Rencontre Internationale des Territoires de Coresponsabilité - Comptes rendus, résultats, perspectives
Braine l'Alleud 2,3 et 4 novembre 2016
Province du Brabant Wallon - Belgique

C'est dans un cadre culturel exceptionnel, au Centre Culturel, à l'Académie de Musique et l'Ecole des Arts de la Ville de Braine-l'Alleud que la 3ème rencontre Internationale des Territoires de Coresponsabilité s'est déroulée, bénéficiant de conditions optimales pour sa réussite: 15 salles mises à disposition, permettant d'organiser 37 ateliers, outre les sessions plénières de présentation et débats. De nombreux acteurs de la ville ont participé également à la logistique (repas et pause-cafés fournis par les associations - Resto social, Oxfam, Commission pour la Solidarité Internationale, avec les produits locaux) et aux activités culturelles offertes aux participants (concerts de musique de chambre et de percussions, visite guidé de la butte du Lion), sans compter la possibilité de découvrir les actions concrètes de terrain, grâce aux exposés de 14 communes de la Région Wallonne. Après l'Assemblée générale de TOGETHER le 3ème jour qui a validé les orientations pour les 3 prochaines anées avec l'élection de nouveaux organes sociaux, La Rencontre s'est achevée par une présentation de ses résultats et propositions au Comité des Régions à Bruxelles, grâce à l'aimable accueil de cette institution et de son Vice-Président, M.Karl-Heinz Lambertz.

Aboutissement du projet CO-ACTE, cofinancé par le Programme L'Europe pour les Citoyens de l'Union Européenne, cette Troisième rencontre a bénéficié de tous les acquis de ce projet, notamment la proposition de feuille de route qui en est la synthèse. Elle a permis de la mettre en débat, de la préciser et de l'enrichir avec de nombreuses contributions des divers ateliers et groupes de travail. Il en ressort également un certain nombre de questions à élucider, mettant en évidence la continuité de ce processus: plus encore que l'aboutissement du projet CO-ACTE, la proposition de feuille de route est le point de départ d'un processus de débat, de recherche, d'expérimentation et d'affinement qui devrait se développer dans les mois et années à venir pour qu'elle s'affirme peu à peu comme référence largement partagée et qu'elle contribue ainsi à l'évolution de la société vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous qu'elle cherche à promouvoir.

Après 3 jours de débat intenses et riches il est maintenant essentiel de mettre en évidence les nouveaux jalons qui ressortent de cette rencontre pour qu'ils soient portés par l'ensemble du réseau. On trouvera ici les principales conclusions qui s'en dégagent et qui sont soumises au débat au sein de TOGETHER et des réseaux partenaires qui se reconnaissent dans ces objectifs. En annexe de cette page on trouvera le compte rendu de toutes les sessions plénières et ateliers de la Rencontre dans l'ordre de leur réalisation.

Déroulé de la Rencontre

La rencontre s'est déroulée sur 3 journées, la première étant dédiée à la mise en débat et l'enrichissement de la feuille de route découlant du projet CO-ACTE à partir de divers débats thématiques ou de réseaux, le deuxième aux possibilités d'application de la feuille de route dans différents contextes régionaux, nationaux et continentaux. et le Troisième jour à l'Assemblé Générale de TOGETHER le matin et la présentation de la feuille de route aux autorités européennes l'après midi.

Déroulé de la première journée (mercredi 2 Novembre)

La première journée de la Rencontre a été dédiée à la présentation, la mise en débat et l'enrichissement des résultats de CO-ACTE, notamment la proposition de feuille de route

Elle a été initiée avec l'accueil par la Direction du Réseau TOGETHER: M. Olivier Parvais, Maire Adjoint de la ville de Braine l'Alleud, M. Fayçal Kaabi, Maire adjoint de la ville de Kairouan et M. Dimos Toulkidis, Adjoint au Maire de la ville de Kavala.

Mme Cécile Sornin, Maire Adjointe de la ville de Mulhouse, ville pionnière de la démarche SPIRAL et première coordinatrice du réseau TOGETHER a ensuite rappelé l'historique du réseau. voir en annexe l'intégralité de sa présentation.

Une session de présentation du projet CO-ACTE avec différentes personnes et acteurs ayant participé au processus a été réalisée. incluant:

  • Le rappel des objectifs et principes fondateurs de la démarche SPIRAL et du projet CO-ACTE: 1) Repenser le progrès de la société vers le bien-être de tous aujourd'hui et demain par la coresponsabilité entre acteurs publics, privés et citoyens; 2) Définir e bien-être de tous par une approche de démocratie directe prenant en compte la parole de tous les citoyens et les invitant à construire leur propre synthèse par groupe puis par territoires; 3) Etendre la démarche à l'identification de ce qui fait défaut pour promouvoir la coresponsabilité dans la société et les propositions de mesures politiques que cela nécessite (question CO-ACTE).
  • La présentation d'une synthèse des résultats de ce processus en mettant en évidence 1) le parallèle entre les attentes des citoyens en termes de bien-être de tous, et celles entre termes de mesures politiques pour parvenir à la coresponsabilité pour le bien-être de tous sous la forme d'un graphique (voir photo); 2) le caractère apparemment utopique des propositions des citoyens tout en correspondant à des pratiques déjà existantes dans les territoires; 3) L'importance de ce caractère utopique, libéré des stéréotypes véhiculés dans la société pour donner une vision d'avenir.
  • Le rôle des 4 réunions thématiques qui ont permis: 1) de construire progressivement des hypothèses de chemins de progrès vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous en jouant sur les complémentarités des initiatives existantes dans les différents thèmes et 2) d'identifier les évolutions nécessaires dans les politiques publiques.
  • l'aboutissement à la proposition de feuille de route pour des politiques publiques permettant d'évoluer vers une société coresponsable pour le bien-être de tous avec ses 3 volets :
    • Volet 1: Continuer le processus citoyen de définition du bien-être de tous et des mesures que cela implique (démarche de démocratie directe)
    • Volet 2: Co-expérimentation entre des processus collaboratifs pour la construction de la coresponsabilité dans les territoires et une gouvernance collaborative à d’autres niveaux (démarche de démocratie collaborative)
    • Volet 3: Tirer les enseignements sous formes de chartes et recommandations (démarche de démocratie délibérative)
    • Constitution d’un Comité de pilotage.

Après la pause café une Table-ronde sur l'intérêt politique de la feuille de route du niveau local au niveau européen a réuni M. Olivier Parvais, Adjoint au Bourgmestre, Président du Centre Public d'Action sociale et Conseiller Provincial ; Mme Gilda Farrell, ex-Chef de Division Recherche et Développement pour la Cohésion Sociale du Conseil de l'Europe; Mme Sabine Storme, Ambassadrice de Cittaslow International.

L'après-midi 16 ateliers thématiques ont permis d'approfondir la feuille de route, plus spécifiquement:

  • sur le premier volet de la feuille de route les ateliers "démarche SPIRAL" et "Reflet Action"
  • sur le deuxième volet danz sa dimsnion sociale les ateliers "coresponsabilité dans l’inclusion sociale par le Contrat Social Multipartite", "Coresponsabilité et l'accueil des réfugiés" et "relations intergénérationnelles et personnes âgées".
  • sur le deuxième volet dans sa dimension économique et de gestion des ressources les ateliers "Economie sociale et solidaire", "Banques du temps et les échanges par le temps", "Gestion collective de l'accès aux biens communs" et "Zéro déchet".
  • sur le deuxième volet dans sa dimension politique locale les ateliers "Trans-territorialité" et "Coresponsabilité à Mulhouse, les effets leviers dans le processus de transition démocratique.
  • sur le troisième volet les ateliers "démocratie délibérative" et "validation des connaissances".
  • les ateliers "Ecovillages" et "Cittaslow" portaient sur les partenariats entre réseaux, notamment en vue de la constitution du Comité de Pilotage.
  • Enfin sur méthodologie de communication et la pédagogie e la l'atelier "les processus de changement".

Après les deux sessions d'ateliers la journée s'est terminée avec la visite de la Butte du Lion, un apéro dînatoire accompagné du quatuor à cordes de musique de Chambre de l’Académie de Musique de Braine-l’Alleud, les mots de bienvenue de M Vincent Scourneau, Député Bourgmestre de Braine-l'Alleud et de Mr Gilles Mahieu, Gouverneur de la Province du Brabant wallon et la présentation des propositions de feuille de route par M Samuel Thirion, Secrétaire Général de TOGETHER

Déroulé de la deuxième journée (jeudi 3 novembre)

La deuxième journée de la Rencontre a été dédiée aux conclusions de la première journée et à l'analyse des possibilités d'application de la feuille de route dans les territoires

Elle a été initiée avec les compte rendu des ateliers avec un certain nombre d'apports à prendre en considération dans la feuille de route (voir annexe).

Mme Carine Jansen, Directrice de la Direction Interministérielle de la Cohésion Sociale de la Wallonie a ensuite présenté les possibilités que peuvent ouvrir la feuille de route dans cette région, notamment dans le cadre des Plans de Cohésion Sociale (voir en annexe l’intégralité de sa présentation). Mme Marina Girod de l’Ain, Maire Adjointe de Grenoble et Mme Cécile Sornin, Maire Adjointe de Mulhouse ont également présenté les expériences de ces deux villes en termes de citoyenneté et comment ces expériences pouvaient alimenter la feuille de route (voir annexes).

L’après-midi il a été possible de voir concrètement les expériences dans la Région Wallonne dans 14 ateliers tenus par différentes communes participants aux Plans de Cohésion Sociale.

Finalement en fin d’après-midi, six ateliers par pays (avec trois contextes différents dans le cas de la Belgique) ont permis de préciser les stratégies nationales de mise en œuvre de la feuille de route.

Déroulé de la troisième journée (vendredi 4 novembre)

La troisième journée a été consacrée à l'Assemblé Générale de TOGETHER et la rencontre avec les autorités européennes l'après-midi

Assemblée Générale de TOGETHER

L'Assemblée Générale Extraordinaire du 4 novembre au matin a permis de débattre des conclusions de la Rencontre ainsi que des rapports technique et financier, de valider les orientations pour les prochaines années, notamment avec la feuille de route, et d'élire de nouveaux organes sociaux du réseau. Cliquer ici pour voir les actes de l'Assemblée Générale.

Assemblée Générale lors de la 3ème Rencontre Internationale des TC - Braine l'Alleud

Réunion au Comité des Régions

L'après-midi du 4 novembre les participants se sont réunis au Comité des Régions, grâce à l'aimable accueil de cette institution pour présenter les conclusions de la Rencontre et débattre de la feuille de route présentée par TOGETHER et les réseaux partenaires. Y étaient invitées diverses instances européennes. Nous avons pu compter sur la participation de M. Karl-Heinz Lambertz. Vice-Président du Comité des Régions avec qui les échanges ont été particulièrement fructueux. Reconnaissant l’intérêt de la feuille de route, M. Karl-Heinz Lambertz s’est montré intéressé par la possibilité d’organiser une rencontre plus large avec les régions membres du Comité des Régions qui le souhaiteraient pour étudier les possibilités de participation à sa mise en œuvre.

Réunion au Comité des Régions lors de la 3ème Rencontre Internationale des TC - Braine l'Alleud

Réunion au Comité des Régions en présence de M. Karl-Heinz Lambertz lors de la 3ème Rencontre des TC - Braine l'Alleud

Prochaine Rencontre Internationale

Lors de la réunion au Comité des Régions, la Fédération des CRP du Cap Vert, nouvellement élue comme vice-Présidente de la Direction du Réseau TOGETHER, a proposé que la prochaine Rencontre Internationale se déroule au Cap Vert en 2019, La proposition a été applaudie par l'ensemble des participants. Assemblée Générale de TOGETHER

Rencontre au Comité des régions Malgré les très nombreuses invitations envoyées aux divers responsables européens et internationaux (Commission Européenne, députés européen, OMS, etc.), nous n'avons pu compter que sur la présence de M. Lambertz, Vice-Président du Comité des Régions. Néanmoins l'échange avec lui a été particulièrement riche et productif.

Conclusions et suites

Affinement de la feuille de route

Question en suspens, à retravailler

Le prochains jalons

Annexe 1 : Activités de la journée du 2 Novembre

Séance d'ouverture : Historique du réseau TOGETHER et de la démarche SPIRAL

Table ronde sur l'intérêt politique de la feuille de route du niveau local au niveau européen

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Ateliers de la journée du 2 Novembre

Atelier sur la coresponsabilité dans l'inclusion sociale par le Contrat Social Multipartite

Atelier animé pas Mms Lydia Meyer, Marie Vollard et Emilie Furtoss et M. Régis Anthonady de la ville de Mulhouse et du Centre hospitalier de Rouffach, avec la participation de M. Sébastien Houssin, un des initiateurs de la démarche

Atelier sur les banques du temps et les échanges par le temps

Atelier animé par Mme. Sue Martin et M. Reyaz Limalia de FairShares Gloucester au Royaume-Uni

Atelier sur la démarche Reflect Action

Atelier animé par Mme. Axelle Devos

  • Retours pour la feuille de route de l' ateliers Reflect action et processus de changements :

L’importance n’est pas l’outil mais de travailler les processus. On peut proposer des méthodologies, des expérimentations mais l'important est de garder le focus sur la direction :BETAD en coresp.

Stimuler de nouveaux fonctionnements dans les institutions et entre les personnes qui permettent de donner une place à l’intelligence émotionnelle et collective

Importance des initiatives et des échanges entre les territoires

Faites ce que je dis, pas ce que je fais… attention si nous voulons être dans le changement, développons des relations et fonctionnements où il y a moins de pression (production de résultats), plus de temps, moins de compétition. L’urgence du changement ne justifie pas de rester dans l’ancien paradigme d’efficacité dans la production Quand il y a un sentiment d’urgence, il est généralement urgent de prendre le temps et la distance.

Importance de la diversité et du mouvement : inscrire dans la charte que rien ne peut être figé. Aucun chemin n’est bon pour tout le monde. Chaque groupe, chaque communauté, chaque territoire doit pouvoir trouver ce qui lui convient et pouvoir participer à une réflexion qui lui permet qu’on tienne compte de son fonctionnement au niveau institutionnel qui a effet sur son fonctionnement.

Les expérimentations ne sont pas moins nécessaires dans une grande multiplicité, et le fait de donner de la visibilité également, cela permet aux gens de s’inspirer, cela stimule l’imagination, cela permet de conscientiser les freins et des possibles.

Attention à veiller à tenir compte des minorités silencieuses, les accompagner dans la prise de parole.

Chaudron outil de changement permettant de conscientiser l’impossibilité de ne pas participer au changement, permettant de donner une place à chacun et aux individus à se positionner, banque de données à développer pour donner de la visibilité à ce qui est constructif. A partir de là, on peut voir ce qui est pris en charge et tout le monde ne doit pas s’occuper de tout, ni de la diversité des besoins. On tient compte de tous les besoins quand ils sont cartographiés. On peut voir qui prend quoi en charge et du coup voir ce qui est oublié ou ‘trop’ pris en charge.

A chaque secteur de travailler à être représenté par un groupe diversifié de la population : comment stimuler cela ?

L’importance de la répétition : quand une nouvelle idée ou une idée minoritaire émerge, cela prend du temps pour qu’elle puisse être entendue… Il faut répéter mais aussi expliquer de différentes manières et si possible par différentes personnes. Cela permet au groupe de passer de la non-audition, au rejet, à l’écoute, à l’acceptation de la différence, pour peu à peu donner une place à cette nouvelle idée.

Bien sûr plein d’initiatives louables retombent dans les écueils habituels : ne pas se décourager, ce n’est pas toujours le cas. Le fait que les structures et les modes de pensée ont été bousculés participe au principe de répétition. C’est normal que quand la société invite sans cesse à des relations binaires, descendantes… que les gens retombent dans leurs habitudes de fonctionnement. On voit que peu à peu de plus en plus d’initiatives nouvelles naissent qui vont de plus en plus loin, nourries par toutes celles qui n’ont pas pu se développer selon l’utopie qui les avait fait naître.

Transversalité et complexité du nombre d’initiatives. L’ancien paradigme formate et donne une direction claire. Acceptons la confusion, la répétition mais travaillons à faire du lien et donner de la visibilité. Importance de création de plateforme(s) transversale(s), sorte de lobby du BETAD en coresp. Pas une initiative qui se concentre sur de nouvelles priorités mais qui rassemble ce qui existe pour lui donner plus de visibilité et créer du lien entre les initiatives. Une direction de base commune simple nous relie. Ensuite, nous devons apprendre à travailler ensemble mais ça commence par une acceptation de soi, de ses priorités, se sentir entendu et avoir une place. Après on peut embrasser la diversité, s’y positionner, y trouver des alliés mais aussi lâcher des priorités car on a confiance que d’autres s’en charge ce qui nous fait gagner de l’énergie. Ensuite les liens créés vont amener des collaborations transversales. Il pourra y avoir moins ‘d’ego’ de groupes, on pourra apprendre à faire ensemble et à moyen terme simplifier la complexité en respectant la diversité.

Le groupe reflect action travaille aux processus de changement et pourrait entre autres soutenir des institutions ou tout autre groupe dans l’évolution de leurs fonctionnements, dans le changement des relations de pouvoir. Pour le moment projet avec les écoles.

Atelier sur la trans-territorialité

Atelier animé par Mme. Anne-Françoise Nicolay de la ville de Jette

Participants

4 femmes ayant toutes vécu des expériences très riches d’échange avec d’autres cultures d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

Partage des expériences :

Chacune souligne l’intérêt et la richesse des apprentissages des autres cultures. L’occident se surestime et part du principe que nos valeurs supplantent toutes les autres. une leçon de modestie : Nous avons tellement de choses à apprendre des pays en développement. Le dialogue interculturel passe par une relation de confiance. Savoir créer un lien d’humain à humain. Les expériences de chacune montrent qu’il est important d’impliquer davantage la société civile au Nord car au sud, elle est très impliquée. Une deuxième leçon : au Nord les citoyens toujours dans la revendication, on réclame beaucoup des pouvoirs publics, on attend, on se plaint, mais on décroche de nos responsabilités. On constate la montée des mouvements citoyens, mais cela s’essouffle trop vite.

D’autres constats :

Dans les échanges entre les territoires, on souhaite abandonner le paternalisme pour développer de nouvelles formes de solidarité internationale, mais le profit à tout prix reste l’axe central des relations. Dans notre système mondialisé, nous avons importé et imposé nos erreurs dans les pays du Sud, sans prendre en compte leurs propres spécificités. Il faut lutter contre l'uniformisation. Il faut plus de tolérance, d’ouverture d’esprit et moins juger. Il faut mieux se connaître et faire mieux connaître les expériences positives pour pouvoir garder espoir. Les jeunes générations grandissent dans un monde multiculturel et éprouvent moins de craintes par rapport à l’autre.

Le concept de solidarité internationale est en pleine évolution : de la collecte de fonds on passe à un travail d’analyse et de communication sur les enjeux qui restent souvent méconnus. Le lobbying est aussi important (ex : le CNCD et le CETA) . Dans un échange entre les territoires, le renforcement des compétences se fait dans les deux sens. Faire ensemble. Créer plus de liens, remettre les gens en contact. Il est essentiel d’échanger les expériences entre les pays, mais aussi au sein d’un pays. La création du Réseau bruxellois des acteurs de solidarité international poursuit cet objectif. La notion d’engagement et de responsabilité par l’action est essentielle dans les relations entre les territoires, car c’est ’est parce que cela a du sens qu’on est relié et inversement. Les SDG’S sont pertinents à tous les niveaux d’action: Agir local – penser global.

Atelier gestion collective de l'accès aux biens communs

Atelier animé par M. Gérard Leras de AGTER et M. Orlando Sereno Regis de LCT

Atelier sur la démarche SPIRAL et la collecte des indicateurs de bien-être avec les citoyens

Atelier animé par M. Joel Obrecht et M. Sébastien Keiff

Ces ateliers (CO-ACTE en langue FRANÇAISE ET ANGLAISE) mélangeaient des publics expérimentés avec des personnes qui venaient découvrir. Les échanges étaient très intéressants car ils permettaient de questionner la démarche Spiral avec l'apport d'un regard neuf de la part des personnes qui découvrent, avec des réponses et un débat pertinent des dynamiseurs expérimentés.

Quels sont les points essentiels pour le futur de Spiral ? Comment faire évoluer et renforcer la démarche ? Les réponses ont surtout porté sur les fondements de Spiral et le travail de communication.

1. Mettre en valeur la spécificité de Spiral Qu'est-ce qui rend la méthode Spiral si particulière ? Qu'est-ce qui la différencie de toute autre ? Quelles sont les valeurs de Spiral ?

- L'horizontalité : pas de hiérarchie entre les acteurs, tout le monde a un droit égal à participer, à être entendu, à agir - La coresponsabilité : Spiral développe un partage de la responsabilité à tous les niveaux et cherche à donner de la capacité d'agir à tous ses participants et participantes. - Le travail avec les citoyen-nes du début jusqu'à l'évaluation : à aucun moment du développement d'une plate-forme, d'un projet, les citoyen-nes sont tenus à l'écart. Ils / elles sont au cœur de la démarche. Les acteurs et actrices traditionnellement "encadrants" ont un rôle de facilitateur-es, c'est-à-dire qu'ils rendent visible et multiplient la démarche citoyenne et en aucun cas ne la remplacent. - Le bien-être de tous : Spiral travaille avec le bien-être et le mal-être et non pas des besoins, des requêtes. Spiral se donne comme référentiel pour évaluer, agir, capitaliser, ... le bien-être de toutes et de tous y compris des générations futures, ce qui implique la participation de tou-tes y compris des plus exclus, à tous les niveaux de la démarche. - Les huit phases / trois cycles : bien que complexes, cela fait partie de l'identité de Spiral. Chaque phase a une spécificité, un rôle particulier à jouer. Par exemple il y a un temps pour travailler en groupe homogène, qui permet de se focaliser sur la parole, le bien-être / mal-être d'un petit groupe, et il y a le temps du travail en groupe arc-en-ciel, qui permet à tous de voir le bien-être / mal-être de tous les groupes et d'utiliser cette synthèse pour construire des actions qui ont de l'impact sur tous. il y a un temps pour développer des actions ensemble et un temps pour en évaluer participativement l'impact sur le bien-être de toutes et de tous. - La variété des dimensions du bien-être : Spiral est multidimensionnel, on ne réduit pas la démarche sur trois ou quatre dimensions-clé, mais on garde la variété de ce qui est exprimé, et c'est pour cela que les questions de Spiral sont ouvertes et larges et c'est très important qu'elles le restent ainsi. Parallèlement, on cherche à valoriser la variété des impacts d'une action sur le bien-être, et le fait qu'une action ne se cantonne jamais dans une catégorie mais les transcende. - C'est une démarche essentiellement bottom-up : les expert-es sont les acteurs et actrices du terrain, et on part de leur expérience pour créer du dialogue à l'échelle du politique. - C'est une passionnante boussole alternative au PIB : Spiral produit des résultats complètement indépendants de toute mesure économique, basés seulement sur le ressenti des personnes. On sait plus que jamais à quel point c'est important, en cette période de montée en force des extrêmes, de tenir compte des expériences de toutes et de tous. - Together est le réseau de toutes celles et ceux qui partagent les valeurs de coresponsabilité et les appliquent dans leurs démarches. Together porte et développe la démarche Spiral et le site web wikispiral.org.

2. Légitimer les démarches coresponsables et le travail de terrain Comment donner de la capacité d'agir aux facilitatrices, facilitateurs, aux actrices et acteurs citoyens ? Comment sortir d'une logique comptable pour aller vers une prise en compte des impacts réels sur la vie des personnes ?

- Légitimer les dynamiques transversales et larges. Les contextes du travail des acteurs et actrices institutionnels, citoyens, et associatifs deviennent de plus en plus cloisonnés et évalués au centime près. Ils faut défendre la pertinence de méthodes comme Spiral, ne pas se laisser enfermer. - Défendre le travail de terrain. Le travail fait par les acteurs et actrices citoyen-nes doit être pris en compte à sa juste valeur, et ne pas passer en "seconde main" derrière des rapports considérés comme "plus qualifiés". - Légitimer les résultats de Spiral dans la prise de décision : Il y a un réel travail à effectuer pour convaincre les décideur-es à laisser de l'espace pour les démarches telles que Spiral, afin qu'il y ait un échange fructueux et que les démarches intégralement participatives comme Spiral deviennent incontournables au niveau décisionnel.

3. Mieux habiller, mieux communiquer Comment faire pour que le message que Together porte aujourd'hui ait une portée "virale" ? Spiral nous paraît tellement simple et fondamental mais comment convaincre de son intérêt le plus largement possible ?

- Intégrer dans Spiral des outils, phases de communication. Actuellement Spiral ne met pas assez en valeur la communication et la portée de la sensibilisation (outreach). Dans le futur (formations, outils mis à disposition, ...) il faut intégrer des outils sur ce point. - Produire des documents design : Il faut aller plus loin qu'un simple document texte. Les images, graphismes doivent prendre part entière au message transmis. La présentation elle aussi, en plus d'apporter un confort de lecture, transmet un message.

Remarques de la salle : - Il faudrait faire reconnaître / présenter Spiral comme un service d'intérêt général qui profite à toutes et à tous et devrait être financé en conséquence - Il manque dans Spiral / Together les aspects de démocratie dans l'économie, pourtant essentiels - Il faut aller de l'avant sur le partage des expériences sur le terrain, et les croisements, émulations - Face à la démultiplication ds concepts (Spiral, Transition, Cittaslow, etc.) il faut montrer qu'il y a une unité, un travail collectif - L'horizon commun à cette convergence pourrait être l'implication des citoyens - L'horizon des groupes de transition est le changement climatique et le peak oil. Mais le point commun avec Spiral est la nécessité que les citoyens eux-mêmes s'organisent, d'une économie de la communauté. - Attention à ne pas confondre la méthode avec l'objectif, l'horizon. C'est un outil qui doit le faciliter.

Atelier sur la démocratie délibérative

Atelier animé par M. Patrice Levallois

Atelier "Zéro déchet"

Atelier animé par M. Diogo Lorena membre du réseau Zero Waste

Atelier sur l'économie social et solidaire

Atelier animé par M. Karl Birkhoelzer du RIPESS et M. Sebastien Leclef de WFTO

Atelier sur les relations intergénérationnelles et personnes ãgées

Atelier animé par Mme Maria Stergidou et M. Athanasios Delios de la ville de Kavala et Mme. Manuela Coutinho, dynamisatrice SPIRAL au Portugal - Viana do Castelo

  • Présentation de Mme. Stergidou et M. Athanasios Delios

Good afternoon dear colleagues,

My name is Athanasios Delios and I am the legal counselor of the Counseling Centre of females who are victims of violence or face social discrimination and exclusion in the Municipality of Kavala, Greece. Next to me is seated Mrs Maria Stergidou who is the psychologist of the Counseling Centre. Before we begin, it is quite necessary to mention that the Counseling Centre in which we work is a local social agency being exclusively financed by European funds through the prefecture of Eastern Macedonia and Thrace of Greece. Of course, our centre is part of a network which is consisted of 61 such social agencies all over Greece which are supervised by the General Secretariat for Gender Equality. We feel very pleased and honored having the opportunity to take part in the 3rd International Meeting of Co- Responsibility Territories which is taking place here in Belgium. During this workshop which is titled: « The intergenerational relations and the elderly people» , we are going to have the chance to present a very productive project that we organized in the municipality of Kavala, Greece and its aim was to inform, instruct, strengthen and finally ensure the well being of the elderly females of our local region. But was the content of our project? Mrs Maria Stergidou is going to briefly present the project 4.

The content of Project 4

Project «4» was a pioneering practice that took place in every Center of Elderly People of Municipality of Kavala and was based on four seminars in each group of elderly women. They were informed about the four basic types of violence against women such as: domestic abuse, sexual harassment within the workspace, rape and trafficking. The parts of these seminars were two: the legal and the psychological. A typical outline of our seminars included an introduction to the topic of elder abuse, the considerations of the signs and symptoms of abuse, the description of the main feelings of the abused person, the presentation of the legislation through tangible examples of the everyday life and easily understood language and details of the local organizations that can provide assistance.

The main goal of this project was: to raise awareness about the problem of the violence against women. We were pleased to see that women of this age wanted so much to be informed and also share their own experiences during lifetime. In total, 28 workshops in 7 different Centers of Elderly people of Municipality of Kavala took place. The duration of action “4” was about three months. Over 150 elderly women participated. On 12th May 2016, when the project was finished, we organized a gathering for all women, in which we made an account of this effort. We also watched a short movie about domestic violence and attended a theatrical play, based on two women monologues about the violence against women. Our surprise in order to thank them was a video that we made in which several photos of the workshops during this three month period were presented.

Legal part

As far as the legal part of the seminars is concerned, the female participants learnt the current legislation in Greece regarding the aforementioned different types of abuse. We had the chance to clarify the laws, providing the interpretation of the law as well as the implementation of the law. A great number of questions were asked by females about the gap that exists between what the law orders and what truly takes place in everyday life. Moreover, a major interest was about the procedure in the court, the role of witnesses in such cases, the ways that the abuse could be proved, the role of the police officers and the way they handle cases of domestic abuse. Another issue was the penalties that are imposed to the perpetrators as well as whether the punishment in Greece is sufficient compared to the similar legislation in other European countries.

Psychological part

Regarding the psychological part, women were informed about the psychological consequences of the four phenomenons and the feelings of the victims: fear, sadness, depression, feeling guilty e.t.c. How can we protect ourselves and people we love? How difficult for people is to understand the psychological condition of the victims and help them rather than criticize them? Which is the psychologist’s role? They learnt not to feel embarrassed and speak for situations like them. It became apparent that being silent doesn’t help. It was highlighted that it’s very important to have people who will stand by them. Violence is not the solution to problems, violence is the problem itself. Moreover, the stereotypes of the society about the victims of violence have been discussed and elderly women were encouraged to overcome them. Much emphasis was put on the strong bond among family members as well as on a strong educational background. Las but not least, it was explicitly noted that by the time a victim realizes the situation, it’s a long procedure to get over it. Time and strength are needed.

Well being of the elderly

Many of you might wonder the connection between our project with the well being of the elderly. I am here to give you the answer. We are all aware of the fact that achieving the well being has been the concern of philosophers since Aristotle and it is the essence of human existence. It is common knowledge that certain conditions contribute to the well being of an individual like the sense of individual vitality, the capability of undertaking activities which are meaningful by making people feel competent and independent, the ability to adopt a stock of inner resources to help people cope with difficulties and be resilient to challenges as well as the creation of a feeling of relatedness to other people by sharing social experiences leading to the strengthening of a strong bond among the members of a team. But what happens in the case of the abuse of the elderly people? The act of abuse of the elder is either an act of commission or of omission, some times intentional while others unintentional. The abuse may be of a physical nature, it may be psychological or it may involve financial or other material mistreatment. Regardless of the type of abuse, the aforementioned actions will certainly result in unnecessary suffering injury or pain on behalf of the older people as well as in the violation of human rights leading to a decreased quality of life for the older person, in other words the loss of well being of the elderly.

Why elderly females?

Taking into account all the above, we first conceived the idea of action “4” being driven by the fact that many elderly women had already come to the Counseling Center to seek for help for themselves or even for their daughters and grandchildren, too. They admitted that they had in their minds the false belief that the experts were not going to believe what they would tell them. Most of the elder females had stereotypes about violence and it was clear that these women considered the abuse they experienced as a normal situation, that’s why it was hard for them to think about escaping from this nightmare. We realized that women at this age were reluctant even to think about moving into a refuge home even though they accepted severe forms of domestic violence. We met older females who faced domestic abuse for the first time in their lives at that age. We understood that some of them were in an absolute despair not knowing what to do and where to get help, since services specifically for them are few. Moreover, it was common knowledge for all of us that elderly women had few opportunities to participate in projects like this. We just wanted to come closer to them in order to show that they are still active members of our society and deserve respect about their life achievements. At this point it should be mentioned that we selected female participants in the seminars since gender has been proposed as a defining factor in elder abuse on the grounds that older women may have been subject to oppression and may also have been economically inferior towards their husbands. Of course during the seminars it was also underlined that men are also at high risk of abuse by their spouses. These were the main motives and reasons that led us to choose elder females as the audience of our seminars.

Difficulties

Both the organization and also the implementation of the project was a challenging process. Several difficulties arose in every stage. First of all, a great number of the old females had a lack of education. This means that many females would face obstacles in understanding the content of the seminar. Moreover, the difficulty of getting over the cultural norms and traditions such as ageing, sexism and generally the role of females within the society.Furthermore, the fear to express feelings as well as the anxiety to ask some questions in order to avoid the victimization. Another difficulty was undoubtedly some health problems that the elderly faced which were an impediment that obstructed them from attending all the seminars. Last but not least, what was many times revealed and functioned as a great difficulty was the passive acceptance of their isolation from the young generation which was based on the erosion of the close bonds between their generation and the younger people.

Solutions

As far as the solutions are concerned, we had a certain strategy which had a focus on being efficient and productive. To begin with, we prepared the educational material in a simplified language which was going to be understood by older people that may never have gone to school or may have had a lack of education. This material included a great number of examples, hypothetical situations, presentations of videos, clarification of the legislation through tangible cases, open questions which enables the participants to state inner thoughts and beliefs. Moreover, much emphasis was put on the transmission of our experience, since many times the participants were interested in finding out which women receive violence, why they accept violent acts and how possible is for a woman to escape from this nightmare. You can understand that our experience and knowledge on that field was the key to unlock the trapped thoughts and feelings of many older females who falsely accepted violent acts within their house as a normal action. Last but not least we worked for the establishment of an ongoing social network between our counseling centre and the centers for the protection of the elderly people in our region in order to continue the collaboration and the interaction even after the end of the project.

Impact

During the workshops, elderly women had the opportunity to cooperate and communicate their thoughts and needs. That was the experimental side of the project. Through the time they managed to get their fears over and they started talking vividly about what truly concerned them in the field of violence. Despite the unpleasant topics, the end of every meeting found every member of the group stronger. The message was always optimistic: Νο tolerance to violence against women. We must protect ourselves and people we love. We deserve it. After the end of the project, most of them told us that they wanted more groups like that. Finally, a great number of elder females did not hesitate to come to our agency to get specific advisory and many friends and relatives of them, too.

Applicability

Many of you might wonder whether this practice should be adopted in their municipality and how applicable it is in their region. Taking into consideration that the family and community network in many developing countries that had previously provided support to the older generation have been weakened and often destroyed by rapid social and economic change and also statitistics which show steady numbers of victims of domestic abuse among elderly, it is more than urgent such practices to be adopted for the benefit of the old people. But there is a precondition: A well grounded local social network. The more organized this network is, the more fruitful results the residents will have. This is the only way through which this practice is applicable. A good social network includes the hiring of professionals like social workers, psychologists, legal counselors by the municipality, the establishment of local counseling centers for the abuse, the training of the staff, the ongoing collaboration among different local social agencies, the common willingness to overcome daily practical problems and undoubtedly a mutual belief on values which will be the base of a society without discrimination violence and exclusion.

Who helped us?

Action 4 was surely a very strong experience for us. But we wouldn’t have managed to make it happen without the help of some people and agencies. This is the right point to mention and thank them for their support. The people of our surveillance principle, at first , the chiefs and the director of the Social Agency of Municipality of Kavala and the Mayoralty too were totally positive and supportive when we brought to them this idea. The headmistress of the Centers of Elderly people was there for us from the beginning of this project, always watching over the route of action “4” and was quite helpful when needed. The scientific staff of the Centers of Elderly People welcomed with fervor this effort. They made us feel absolutely comfortable in every meeting. They also undertook to encourage women to participate and formed the groups for the action. That gave us the honor to meet and cooperate with very interesting and also remarkable people, with whom we keep in touch until now. Last but not least, a parameter we think was so much important for the success of the project: the impeccable cooperation and good communication between the two of us, the scientific stems of the Women Counselor Center of Municipality of Kavala. We worked hard in order to make this happen the way it happened and enjoyed the ride! That was without doubt a great, professional journey! In the end we were full of positive feelings!!!

Conclusions

The elder abuse is definitely a great problem that undermines the well being of the older people. Education and public awareness campaigns are vital for informing people about the problem. It should be a top priority for every municipality of Europe to adopt certain preventive strategies in order to accomplish the change of attitudes, stereotypes and behavior. Our project in our local society Kavala was fruitful and effective. It contributed to the shared vision of well being of the elderly underlining explicitly that older people are allowed to live out their lives in dignity, peacefully without violence, adequately provided with the necessities of life and genuine opportunities. Let’s always keep in mind that prevention starts with awareness. That was our motto and also the path on which we walked so as to see more and more older people smiling again towards life. Thank you very much! “

Atelier sur la coresponsabilité et l’accueil des réfugiés

Atelier animé par Mme. Gilda Farrell

Atelier sur la coresponsabilité à Mulhouse, les effets leviers dans le processus de transition démocratique

Atelier animé par Mme Cécile Sornin et M. Régis Athonady de la ville de Mulhouse

Atelier sur les processus de changement

Atelier animé par Mme. Indirah Osumba

Atelier sur comment légitimer la connaissance

Atelier animé par M. Samuel Thirion

Atelier sur les Ecovillages

Atelier animé par M. Kevin Lluch.

Voici la liste des propositions faites afin d'améliorer la feuille de route :

"- Accès à la terre. Il s’agit de faciliter le mouvement de ceux qui veulent inverser le mouvement de massification dans les grandes villes, et s’occuper consciemment de restaurer les liens perdus avec la nature et les zones rurales abandonnées.

- Développer des mesures de soutien à la population rurale. L’administration devrait mettre des services publiques pour soutenir les nouvelles initiatives de retour à la terre.

- Faciliter les permis de bâtir écologique et en cas d’auto-construction.

- Soutien de l’artisanat et des petits business locaux, développer l’esprit du "km. 0”. Encourager les monnaies complémentaires comme outil de cohésion sociale et de “diversité monétaire” qui enrichirait et stabiliserait les finances à échelle locale.

- Soutenir et développer les énergies renouvelables, ainsi que faciliter l’autonomie énergétique des petites collectivités.

- Revoir la législation pour que les Ecovillages trouvent un encadrement et une reconnaissance légale."

Atelier Cittaslow

Atelier animé par Mme. Sabine Storme, Ambassadrice de CIttaslow International

Soirée

Visite du Memorial 1815.

Avant que la soirée ne débute, nous avons eu le droit à un discours de la part de M. Gilles Mahieu, Gouverneur de la Province du Brabant Wallon et de M. Olivier Parvais, Adjoint au Bourgmestre et Président du Centre Public d'Action Sociale et Conseiller Provincial.

Mots de bienvenu de M. Gilles Mahieu et de M. Olivier Parvais lors de la 3ème Rencontre Internationale des TC - Braine l'Alleud

Une fois achevé, alors que le quatuor à cordes de l'Académie de Musique de Braine-l'Alleud s'installait pour l'exécution d'oeuvres musicales, l'apéritif dînatoire a pu débuter.

Annexe 2 : Activités de la journée du 3

Synthèse des ateliers et débats sur la feuille de route

Rendu des ateliers lors de la 3ème rencontre Internationale À Braine l'Alleud

Applications possibles de la feuille de route - exemple de la région Wallonne

Discours de Mme. Carine Jansen :

"En quoi la feuille de route que nous avons coproduite permet-elle d’aller plus loin par rapport à ce qui se fait déjà dans les PCS ?

Chers amis,

Cette 3ème rencontre des territoires de coresponsabilité est un événement que tous ici nous attendions avec enthousiasme. Il marque à la fois l’aboutissement du projet CO-ACTE soutenu par l’Union européenne, une nouvelle étape pour le Réseau TOGETHER, dont les instances seront renouvelées cette semaine, et la co-construction d’une feuille de route qui va nous inspirer et nous guider durant les prochaines années sur la voie de la coresponsabilité pour le bien-être de tous.

Il m’a été proposé d’envisager avec vous, en partant de l’expérience des Plans de cohésion sociale wallons, en quoi cette feuille de route pourra nous aider à structurer et consolider notre action de construction commune d’un avenir meilleur pour tous.

1. Les constats

En Belgique, même si la Constitution prévoit que « chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine », les droits fondamentaux ne sont pas effectifs pour tous.

L’implication des différents gouvernements qui se sont succédé dans notre pays depuis le milieu des années 1970 ne suffit pas à réduire la pauvreté qui continue de progresser et, avec elle, une inégalité croissante, au point que l’Union européenne va s’en préoccuper à travers la Stratégie de Lisbonne adoptée en 2000, puis la Stratégie EU 2020 qui engage les Etats membres à réduire leur niveau de pauvreté de 20 pourcents.

La Belgique a ainsi l’ambition que, d’ici 2020, 380.000 personnes cessent d'être confrontées au risque de pauvreté et d'exclusion sociale par rapport à l’année de référence 2008.

Or, et cela est confirmé par Eurostat, on constate une distorsion entre les résultats attendus et la réalité de l’évolution de la pauvreté en Belgique qui continue de croître depuis 2008.

En outre, au-delà de la dégradation des situations individuelles, le constat est également fait sur le terrain que les liens sociaux se défont et qu’il est nécessaire si pas urgent de reconstruire les solidarités.

2. Les concepts

Le concept de cohésion sociale est introduit par Charles Durkheim au XIXème siècle. Il se réfère aux liens et au sentiment partagé d’appartenance à une même communauté dans une perspective sociologique. Ce concept est repris dans les années 1980 avec un sens politique, d’abord par la Commission Européenne (en termes de cohésion économique et sociale dans le cadre des fonds structurels), puis par le Conseil de l’Europe à partir de 1997. Depuis, il est entré dans beaucoup de politiques gouvernementales. Il est ensuite promu en Stratégie de cohésion sociale par le Conseil de l’Europe à partir de 2000, stratégie révisée en 2004, 2007 et 2010.

Dans sa stratégie, le Conseil de l’Europe définit la cohésion sociale comme étant « la capacité d’une société à assurer le bien-être de tous ses membres, en réduisant les disparités au minimum et en évitant la marginalisation, à gérer les différences et les divisions, et à se donner les moyens d’assurer la protection sociale de l’ensemble de ses membres ».

La stratégie de cohésion sociale repose sur 4 idées maîtresses qui sont toujours d’actualité : réinvestir dans les droits sociaux et dans une société cohésive ; bâtir une Europe des responsabilités sociales partagées, c’est-à-dire basée sur la coresponsabilité ; renforcer la représentation et le processus décisionnel démocratique, et développer le dialogue social et l’engagement civique ; bâtir un avenir sûr pour tous.

Arrêtons-nous un instant à présent sur la notion de cohésion sociale et ce qui la distingue de l’inclusion sociale ou de l’intégration sociale, à travers un petit clip que nous avons réalisé : http://cohesionsociale.wallonie.be/content/d%C3%A9finition-de-la-coh%C3%A9sion-sociale

3. La réponse politique de la Wallonie

A partir de 2000, sous l’influence du Conseil de l’Europe, le Gouvernement wallon fait de la cohésion sociale un objectif politique prioritaire au sein de son Contrat d’avenir pour la Wallonie et de ses engagements politiques ultérieurs.

Le Gouvernement wallon soutient ainsi deux feuilles de route politiques parallèles : l’inclusion sociale via l’Union européenne et la cohésion sociale via le Conseil de l’Europe.

Le Plan de cohésion sociale wallon est né de l’évolution de plusieurs dispositifs d’aide aux communes mis en œuvre successivement par la Région wallonne depuis 1992.

Il s’inspire de la Stratégie pour la cohésion sociale du Conseil de l’Europe et vise à soutenir les villes et communes de Wallonie à promouvoir la cohésion sociale et le bien-être de tous sur leur territoire. Sa finalité est de contribuer à assurer aux citoyens, qui en sont privés, l’accès effectif aux droits fondamentaux liés aux compétences régionales et à améliorer la cohésion sociale et le bien-être de tous sur le territoire communal. Il s’agit donc à la fois de lutter contre la pauvreté en favorisant l’accès effectif aux droits et de favoriser le bien vivre ensemble et la solidarité.

Le Plan de cohésion sociale dispose d’un cadre normatif qui lui assigne 1 finalité, 2 objectifs et 4 axes dans lesquels se retrouvent les droits fondamentaux visés. Il bénéficie aussi de moyens financiers non négligeables : en tout, avec le cofinancement communal d’au moins 25% de la subvention, ce sont pratiquement 35 millions d’euros qui sont consacrés annuellement à la cohésion sociale dans 181 communes, avec 677 emplois temps plein dont 170 chefs de projet et près de 2100 actions mises en oeuvre.

Le PCS, c’est une vision partagée de la cohésion sociale, c’est un enthousiasme communicatif des travailleurs qui s’y impliquent et un engagement de tous les acteurs vers un meilleur bien-être pour tous dans la solidarité et la réduction des inégalités.

Au départ, seuls les principes de transversalité, de participation et de partenariat figuraient dans le décret PCS. Puis progressivement s’est fait jour l’importance d’inscrire le dispositif PCS à la fois dans un processus ascendant et descendant.

La démarche SPIRAL s’est indiquée naturellement, à partir de l’expérience de coconstruction d’indicateurs de bien-être avec les citoyens, qui a été menée en Wallonie, avec le Conseil de l’Europe, l’IWEPS et 15 communes développant un PCS.

L’intérêt de SPIRAL s’est précisé dans le cadre de l’évaluation du premier Plan de cohésion sociale. Cette démarche était une première et a intéressé le Conseil de l’Europe qui est devenu partenaire de notre évaluation.

Les dimensions du bien-être susceptibles d’être impactées par le Plan de cohésion sociale ont alors été priorisées par un groupe d’ « experts », composé à la fois de représentants du monde universitaire, des administrations, du monde associatif, de l’IWEPS et du Conseil de l’Europe, à partir de la base de données constituée dans le cadre de la recherche sur les indicateurs de bien-être construits avec les citoyens.

Chaque chef de projet PCS et un de ses partenaires ont été formés par le Conseil de l’Europe à l’utilisation de la méthode SPIRAL afin de pouvoir organiser et animer des tables rondes avec les partenaires du plan et des tables rondes avec les bénéficiaires des actions du plan.

La technique utilisée était d’amener les participants aux tables rondes à compléter préalablement les questions contenues dans la fiche individuelle, puis, ensemble lors de la table-ronde, avec l’aide du chef de projet et du partenaire concerné par l’action, il s’agissait de compléter la fiche collectivement au consensus, en déterminant les dimensions principalement impactées par le plan.

L’analyse par les chefs de projet des réponses recueillies lors des tables rondes leur a permis de répondre aux questions d’évaluation. Un travail d’analyse globale s’en est suivi au niveau régional.

L’objectif de cette première évaluation était de mesurer collectivement, en fonction des dimensions sélectionnées, l’impact des PCS sur la cohésion sociale et le bien-être de tous.

Au plan local, l’évaluation a permis aux acteurs de renforcer leur connaissance et leur maîtrise des questions de cohésion sociale propres à leur territoire et de compléter le diagnostic pour leur nouveau plan.

Au plan régional, cette première évaluation participative a mis en lumière les nombreux acquis du PCS et a fourni un ensemble de recommandations qui ont influencé l’appel à projet pour le PCS 2014-2019 et la modification actuelle du décret PCS.

Les communes, parfois sceptiques au départ, ont globalement apprécié l’expérience faite à travers SPIRAL, car elle leur a permis d’être à l’écoute de leurs publics. Le processus généré lors des tables rondes a lui-même produit de la cohésion sociale, ce qui a encouragé d’autant plus les communes à poursuivre cette démarche collective, même si elles l’ont souvent trouvée complexe. Bon nombre d’entre elles ont d’ailleurs réitéré l’expérience et se sont inscrites dans le projet CO-ACTE…

4. L’action sur la cohésion sociale au niveau local

A travers le PCS, le Gouvernement wallon entend renforcer le niveau local, ce dernier étant le levier le plus proche du citoyen et le plus concrètement à même de l’aider. Il s’agit à la fois d’une illustration du principe de subsidiarité visant la recherche du niveau d’action publique le plus pertinent, mais aussi de la question du « changement d’échelle » territoriale, traduisant un changement de focale et un déplacement de la responsabilité politique du niveau régional vers le niveau local. Cependant, cette plus grande autonomie laissée au niveau local permet aussi de renforcer des processus de concertation et de collaboration pour le développement de la cohésion sociale.

Construire une société capable d’assurer le bien-être de tous passe par un partage de cet objectif et de sa réalisation par tous les acteurs, publics, privés et citoyens. C’est ce qu’on appelle la coresponsabilité.

Celle-ci se construit tout d’abord dans la proximité, au niveau local ou régional. Le partenariat, la participation, la mobilisation citoyenne et la transversalité en sont les conditions sine qua non.

Fort de l’expérience d’évaluation mise en œuvre dans le premier PCS, le deuxième PCS tente d’intégrer aujourd’hui en son sein la démarche de coresponsabilité des acteurs telle que préconisée par SPIRAL.

Concrètement, en ce qui concerne les actions mises en œuvre dans les communes wallonnes, nous avons publié un guide de bonnes pratiques, sélectionnées sur base de critères objectifs et modélisables visant à renforcer la cohésion sociale au niveau local, qui illustrent les 15 droits fondamentaux de compétence régionale.

Des exemplaires de ce guide sont à votre disposition à l’entrée. Les actions illustrées sont très diversifiées et certaines d’entre elles vous seront présentées par les acteurs locaux dans les ateliers de cet après-midi. Je ne peux que vous encourager à les découvrir…

Comme dans le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent, nous avons voulu montrer que des solutions positives existent, qui renforcent durablement la cohésion sociale.

5. Des liens tissés

Le PCS vise aussi à favoriser les échanges de pratiques entre les acteurs et à encourager l’élaboration de projets communs à plusieurs territoires.

Au fil du temps, ma direction et de nombreuses communes wallonnes développant un PCS ont tissé des liens étroits avec le Réseau TOGETHER et se sont inscrites dans le projet CO-ACTE. Le partage d’expériences, la confrontation des idées, la définition du bien-être par les citoyens ont été riches d’enseignements. Nous pouvons à présent nous appuyer sur ces acquis pour aller plus loin.

6. Comment mettre en œuvre la feuille de route pour aujourd’hui et demain ?

L’expérience des PCS en Wallonie, mais aussi celle du Cap Vert où une nouvelle forme de gouvernance a été instaurée au niveau national pour promouvoir des processus collaboratifs locaux, celle du Niger avec la mise en place de services de vulgarisation pilotés et organisés par les paysans avec l’apport de techniciens, celle des Agendas 21 en France, des réseaux sociaux au Portugal et bien d’autres encore, toutes ces expérimentations de démarches coresponsables dans la perspective d’un meilleur bien-être pour tous permettent à la fois de nourrir notre feuille de route, mais aussi de lui donner une assise et une légitimité. Ces expériences ne portent pas uniquement sur des processus de coresponsabilité, mais aussi sur des modes de soutien à ceux-ci en termes de nouvelle gouvernance.

Je reprendrai à Alessandro Meschinelli les mots suivants : « C’est dans le croisement et la confrontation de ces expériences, tout en tenant compte de leurs spécificités locales, qu’on peut trouver les principes-guide d’un changement suffisamment précis pour être pertinents, suffisamment ouverts pour accueillir la diversité du réel ». Notre intérêt commun est en effet de créer, ensemble avec tous les acteurs de la société, de nouvelles voies démocratiques complémentaires à la démocratie représentative, pour que les décisions politiques répondent plus adéquatement et plus durablement aux besoins des citoyens, pour redonner sens et vision à l’action publique et pour faire renaître la confiance dans le présent et l’avenir.

La feuille de route que nous souhaitons lancer intègre tous ces acquits et développe trois objectifs prioritaires :

Continuer à construire de manière plus systématisée une vision partagée du bien-être de tous : le PCS est un laboratoire idéal pour poursuivre cet approfondissement. La réforme du PCS semble vouloir consacrer la notion de « coresponsabilité » dans le futur décret, ce qui conférera ainsi une légitimité politique à la démarche SPIRAL en Wallonie. Les PCS se sont en outre constitués en Réseau PCS depuis juin 2016, ce qui leur permettra de se coordonner plus aisément autour de cet objectif de bien-être pour tous.

Faciliter l’émergence de processus de démocratie collaborative au niveau local depuis la conception des actions jusqu’à leur réalisation et leur coévaluation : là aussi, le PCS nous paraît pouvoir relever le défi à condition de bénéficier du soutien des élus politiques locaux dans ce sens. Une sensibilisation de ceux-ci, via des représentants du Réseau TOGETHER, me paraît à cet égard indispensable. L’Union des villes et communes s’intéresse à la démarche SPIRAL et pourrait aussi constituer un bon ambassadeur en cette matière auprès des communes. Le défi est de taille ! Si nous voulons aller plus loin, il nous faut dépasser certaines limites et obtenir notamment que le caractère transversal de la cohésion sociale soit compris par les élus et les responsables administratifs, que les commissions d’accompagnement PCS soient reconnues comme de réelles plateformes multi-acteurs, mais aussi que chacun d’entre nous s’éduque aux pratiques de la démocratie collaborative qui demande un apprentissage pour fonctionner harmonieusement.

Tirer les enseignements des pratiques de terrain et les intégrer dans le fonctionnement de la société : ce 3ème objectif est sans conteste le plus difficile à atteindre. Il ne le pourra qu’à plusieurs conditions : - unir toutes les forces des acteurs déjà impliqués dans CO-ACTE autour de projets concrets susceptibles de mobiliser les citoyens ; - essaimer auprès d’autres réseaux en vue de se renforcer mutuellement sur un objectif commun ; - assurer une représentation de TOGETHER dans différentes instances reconnues comme la Plateforme sociale européenne ; - structurer notre communication afin de porter et promouvoir efficacement la feuille de route.

Ces dernières semaines, dans le cadre du débat sur le CETA, la Wallonie a démontré sa capacité à jouer la transparence démocratique et la mobilisation politique pour le bien de la démocratie et des citoyens. Gageons qu’elle puisse dans la foulée être séduite par notre démarche et s’y inscrire pleinement.

Pour conclure, Platon estimait déjà, au IVème siècle avant Jésus-Christ, que « l’utile est la cause du bien-être, la cause du bien » ! Au XIXème siècle, Balzac précisait aussi que « le but de la société est de procurer à chacun le bien-être » !

Il nous revient à présent de convaincre les élus, à tous les niveaux de pouvoir, du bien fondé d’agir en coresponsabilité et des plus-values que ce mode collaboratif peut apporter à chacun d’entre nous pour construire un meilleur bien-être pour tous et réenchanter la vie, dès aujourd’hui et pour demain !

Si le bien-être est la destination, la coresponsabilité en est le chemin. Je vous souhaite de fructueux échanges au cours de cette rencontre et je nous souhaite de poursuivre la route ensemble car le chemin importe autant que la destination !

Je vous remercie de votre attention ! "

Ateliers de la journée du 3 Novembre

Atelier sur l'Accorderie échange de services en heure de Mons

La première Accorderie en Belgique a ouvert à Mons à l'initiative de citoyens, soutenus par la Ville de Mons via le Plan de Cohésion Sociale (PCS) et le CPAS de Mons.

En deux ans de travail, de recherches de moyens et de rencontres opérées sur le grand Mons, le groupe qui est derrière le projet de l'Accorderie à Mons a réussi à fédérer de nombreuses personnes autour de cette initiative unique en Belgique.

Fin 2015, elle a d'ailleur signé la convention des Réseaux des Accorderies québécoises et françaises, créatrices et pionnières dans la mise en place du concept.

Outil de cohésion sociale, d'échanges, de solidarité et de lutte contre la précarité, l'Accorderie montoise présente un potentiel exceptionnel pour les personnes, isolées ou non, qui sont en attente de services ou de petits travaux. Elle représente également un excellent moyen de briser les barrières de l'individualisme en encourageant les citoyens à s'entraider, à partager, et à communiquer.

Qu'est-ce qu'une Accorderie?

Une Accorderie est un réseau d’échange de services entre habitants d’un même territoire. Les membres proposent leur savoir-faire et leurs compétences aux autres sous forme d’offre de services. En retour, ils ont accès aux services d’autres accordeurs et aux activités et événements qu’ils organisent.

Par exemple, "je garde ton enfant durant 1 heure et tu me prépares un bon petit plat". Les "accordeurs" ne dépensent pas d'argent, seul leur temps devient un moyen d'échange.

La différence avec un SEL (Services d'Echanges Locaux)?

L'Accorderie à Mons bénéficie de la présence d’une salariée qui offre un appui administratif et organisationnel.

La différence se situe aussi dans l’accompagnement proposé des personnes dans leurs recherches de services et le soutien nécessaire à l’utilisation des outils informatiques mis à disposition dans le local.

Enfin, les accordeurs organisent durant l'année toute une série d’autres activités qui gravitent autour de l’Accorderie. Des ateliers thématiques sont régulièrement lancés, à la demande (couture, confection de produits d’entretien naturels…) mais également des événements pour continuer à faire parler de l’Accorderie et entretenir la convivialité au sein du groupe !

SOURCE

Atelier sur la Bricothèque - Prêt d'outils à Mons

Source : Article de Mariam Alard

"Une bricothèque, c’est la même chose qu’une bibliothèque mais avec du matériel de bricolage. Lorsqu’elles ouvriront, il sera possible d’emprunter des outils comme des échelles, des brouettes, des foreuses, … Les maisons de quartier de Mons ont invité tout le monde à venir déposer des outils.

Avant de pouvoir prêter du matériel, il faut d’abord le récolter. Les maisons de quartier de Mons invitent les habitants de la région à déposer leurs outils de bricolage pour qu’ils puissent, ensuite, être empruntés par d’autres. Vous pouvez déposer vos outils dans les maisons de quartier du Domaine d’Epinlieu, du quartier du Festinoy, de l’allée des Oiseaux et du Nouveau Quartier de Cuesmes. Elles ouvriront ensuite chacune leur bricothèque.

Les bricothèques qui ouvriront dans quelques mois se basent sur l'entre-aide, puisque tout le monde pourra profiter de ces outils. Elles ne seront pas uniquement accessibles aux habitants du quartier, tout le monde pourra venir emprunter le matériel. Il faudra seulement payer une cotisation annuelle de cinq euros.

Pour Dominique David, la responsable du plan de cohésion sociale à Mons et l’initiatrice du projet, cela permettra aux personnes qui n’ont pas les moyens, d’emprunter à un coût dérisoire plutôt que d’acheter. "On a des personnes qui ont de plus en plus de difficultés à faire les petits travaux du quotidien et c’est quand même interpellant." À plus long terme, elle espère que les bricothèques pourront proposer des petits modules de formation aux personnes qui viennent chercher du matériel."

Atelier sur le Projet Quartier Nord à Verviers autour de l'utilisation d'un espace public

Atelier R.E.S.onances - Réseau d'échanges réciproques de savoirs de Verviers

Qu'est-ce que c'est ?

R.E.S.onances, le Réseau d'Echanges Réciproques de Savoirs de Verviers, offre la possibilité de rencontrer d’autres personnes, de partager et d’acquérir des savoirs dans une ambiance conviviale. Ceux-ci peuvent être de différentes natures : connaissances, savoir-faire, savoirs issus de l’expérience, compétences,… Ils sont partagés en duos (un offreur et un demandeur) ou de manière collective.

A qui s'adresse R.E.S.onances ?

R.E.S.onances s’adresse à tous, sans distinction d’âge, de genre, de conviction politique, philosophique ou religieuse, ni d’origine culturelle ou de position sociale. La diversité, des personnes et de leurs savoirs, fait la richesse du Réseau.

> Site Web <

Atelier Projet d'amélioration d'un quartier en concertation avec les habitants à Dison

Atelier Gestion et animation d'un four à pain à Condroz

"Sept personnes se retrouvent tous les 15 jours autour du four à pain de Tinlot, remis en service. Et le projet prend de l'ampleur... Voici deux mois que l'activité est mise sur les rails, que le four à pain renaît de ses cendres. Le fruit d'une collaboration entre le CPAS de Tinlot, la commune, le Plan de Cohésion Sociale du Condroz et l'ASBL de formation « Devenirs ». L'idée ? Insuffler une dynamique de quartier au travers d'un outil social, l'ancien four à pain de « La Croisée » (Soheit-Tinlot), restauré et en état de marche.

Sa remise en service officielle s'est déroulée lors du Week-end Bienvenue en octobre dernier et avait attiré plus de 70 personnes. Un succès qui annonçait la couleur... Depuis, un noyau dur de sept personnes s'est constitué. Des gens de Tinlot, mais aussi de Verviers et de Liège. Et pour épauler ce groupe, on retrouve Stéphane Mostenne, boulanger de formation, et la coordinatrice du projet Christiane Régimont. Tous les 15 jours, ils se retrouvent pour partager une après-midi cuisson sur base de recettes traditionnelles et de produits bio. «On leur met à disposition la farine, la levure, l'eau, le sel marin, les ustensiles et bien entendu... le four », explique Stéphane. Un four qu'il faut préchauffer et alimenter en bois toute la matinée, ce dont se charge l'animateur. « Il doit chauffer très lentement, pour éviter d'éclater le cimentage. Une fois à bonne température, on retire toutes les braises et on cuit un maximum» .

Jeudi, dernier, Jocelyne, André, Tina et les autres se retrouvaient pour la quatrième fois. Avec trois objectifs culinaires : du pain, des bonhommes de Saint-Nicolas et des spéculoos. Sur place, tout le monde met la main à la pâte. L'ambiance est familiale, décontractée. Et les cuissons se suivent, entrecoupées de dégustations, de petits breaks cafés et d'échanges de recettes. L'animateur, Stéphane, prend son rôle très à coeur. « Je les guide, les conseille mais ce sont eux qui font tout de A à Z. Cet échange de savoir-faire et de convivialité est très enrichissant pour tout le monde. Sans oublier que le produit fini est de qualité, avec une saveur particulière. C'est un petit retour en arrière, vers le respect de l'environnement et du produit naturel ». Au menu du prochain atelier ce 22 décembre : pain, brioche-crème et quiche. « On complique les recettes évidemment ». À terme, l'objectif est l'autonomie du groupe pour la mise en route du feu, la gestion du bois, la cuisson, le choix des recettes, la gestion du local. « D'ici quelques mois, ils devraient pouvoir se débrouiller seuls. La dynamique est bien lancée et la sauce prend entre les gens, avec déjà des liens d'amitié tissés», conclut Stéphane."

SOURCE

Atelier réseau des Bébébus à Basse-Sambre

Pour plus d'informations CLIQUEZ ICI

Atelier Conseils de participation à Charleroi

"Le 19 mars 2013, le Collège Communal a approuvé, la mise en place d'un dispositif de participation citoyenne inédit sous cette forme en Belgique: les conseils de participation.

Il s'agit d'un dispositif favorisant la participation des habitants à la vie locale, les associant aux projets de la commune, leur permettant de faire des propositions et d'élaborer des projets d'intérêt collectif, en partenariat avec l'administration et les mandataires politiques.

A l'heure actuelle, trois Conseils de participation ont vu le jour dans les districts Nord, centre, et Est. Il est prévu d'en installer deux autres dans les districts Sud et Ouest.

Afin d'associer l'ensemble de représentativités locales au dispositif, la Ville a instauré une procédure de sélection des citoyens candidats parmi 6 catégories de citoyens : les habitants, les comités de quartier, les commerçants et professions libérales, les écoles, les centres culturels et la vie associative. Les conseillers sont donc désignés publiquement par tirage au sort lors d'une séance prévue à cet effet.

Afin d'en améliorer le processus, une évaluation externe a été réalisée par l'ULg lors de la première année de fonctionnement. Suite aux recommandations formulées dans ce rapport universitaire, la méthodologie a été affinée. C'est ainsi qu'une charte de fonctionnement co-construite par l'administration et les conseillers a été approuvée par le collège communal et signée par l'ensemble des conseillers. Elle précise les missions des C.P., les rôles de chacun, le cadre de référence ainsi que les règles déontologiques

La Cellule Cohésion Sociale et Participation a ensuite rédigé une évaluation interne juin 2015. La charte et les deux évaluations sont disponibles sur le site de la Ville via les liens ci-dessus.

Quelles sont les missions dédiées aux Conseils de Participation? Analyse: Élaborer un diagnostic des ressources et besoins de la zone concernée ; Propositions: Constituer des dossiers (sous forme d'avis ou de micro-projets) contribuant à l'amélioration du cadre de vie de la zone ; Consultation: Remettre des avis sur les projets portés par la Ville et à la demande du Collège Communal: Concertation : Solliciter l'intervention des conseillers tout au long d'un dossier en concertation avec les mandataires politiques.

Le dispositif tel que décrit dans la charte prévoit quatre lieux de réunions afin de permettre tant le brassage d'idées que l'efficacité dans les concertations entre Citoyens, administration et politique. Ces réunions sont: Les réunions plénières. Mensuelles, elles réunissent l'ensemble des conseillers avec l'administration afin de débattre et de choisir des thématiques à traiter ; Les ateliers thématiques. A fréquence indéterminées, ils sont ouverts à tous les citoyens de la zone et destinés à approfondir des thématiques ou des projets spécifiques; Les Commissions. Trimestrielles, elles sont les lieux où les 5 commissaires (représentants les conseillers et élus par ceux-ci) soumettent à l'Echevin de la Participation les projets et avis validés lors des séances plénières; L'assemblée générale. Annuelle, elle est le lieu où l'ensemble des conseillers présentent les travaux réalisés au cours de l'année au Collège Communal. "

SOURCE

Atelier Réhabilitation d'un quartier désaffecté à Huy

Atelier Voyage et journée sportive intergénérationnels à Thimister-Clermont

L'atelier sur le programme Génération Part'âge, retissage des liens sociaux entre séniors, médiors et jeunes adultes a été présenté par le plan de cohésion sociale de la commune de Thimister-Clermont.

L'objectif principal de l'association est de mettre en lien les jeunes générations avec des personnes agées d'une maison de retraite. Pour y parvenir, l'asociation a mis en place divers activités divertissantes pour les jeunes individus volontaires ainsi que les personnes âgées. Que ce soit au travers d'une journée jeux de société pour les plus petits, journée sportive ou même de voyages le temps d'un Week end, toutes ces activités ont pour mission de réunir les participants autour d'un même objectif : passer un agréable moment.

Une vidéo dévoilant une journée sportive :

https://www.youtube.com/watch?v=H-HOYnBSSSo

Une video du voyage ayant eu lieu à Middelkerke en 2015 :

https://www.youtube.com/watch?v=S2YLPEoQ_3E

"Du 22 au 24 juin 2015, le plan de cohésion sociale a organisé son désormais traditionnel voyage intergénérationnel à la mer du nord. L'équipe des voyageurs était une fois encore composée à moitié d'ados et de seniors résidant à la maison de repos de Bèfve. Le fruit d'un travail intergénérationnel mené depuis 2009 déjà au sein notre commune. Ce voyage s'inscrit dans le cadre du plan de cohésion social de la commune qui prévoit notamment une rubrique sur le retissage des liens sociaux. Une fois par mois depuis janvier, une dizaine d'adolescents se rendent à la maison de repos à la rencontre de leurs aînés autour de discussions, jeux de société et autres goûters... Ce voyage à la côte belge, c'était donc quelque part l'apothéose de toutes ces rencontres entre jeunes et aînés durant lesquelles de liens forts se sont tissés. Cette année et ce pour la seconde année consécutive, c'est à Middelkerke que la petite troupe a fait escale durant trois jours, plus précisément au Middelpunt hotel, un établissement spécialisé dans l'accueil des personnes à mobilité réduite. Promenades sur la plage, balades en vélo adapté, veillée musicale ont notamment rythmé ce séjour pas comme les autres! C'est déjà la 6ème année que cette expérience est réitérée et il est plus que probable qu'elle aura à nouveau lieu l'an prochain tant les échos sont positifs, aussi bien du côté des jeunes que des personnes âgées !"

Une vidéo dévoilant les avis des aînés sur le voyage :

https://www.youtube.com/watch?v=Hge7vVR7UJA

Les retours positifs du voyages aussi bien pour les ainés que pour les jeunes montrent l'importance de mener de telles actions. Un véritable attachement s'est créé entre les participants et le voyage à été pour beaucoup jugé trop court ! Des activités comme celle-ci rompent la solitude des maisons de retraite et sont utiles à la création de liens entre les générations dont le goufre culturel et idéoligique semble s'élargir de jour en jour.

Atelier Épicerie solidaire en collaboration avec la Croix-Rouge à Grâce-Hollogne

"Chaque année, le coût de la vie augmente. Un nombre grandissant de familles ont du mal à nouer les deux bouts, même pour des besoins de base comme l’alimentation, l’eau ou l’hygiène élémentaire.

Les épiceries sociales sont des petits magasins de la Croix-Rouge qui permettent d’acheter des biens de première nécessité. Ceux-ci ne coûtent que 50% du prix d’achat en grandes surfaces, la différence étant prise en charge par la Croix-Rouge.

Objectif des épiceries sociales: lutter contre l’exclusion sociale en permettant à chacun, quels que soient ses revenus, de se nourrir correctement, de vivre dignement et de ne pas tomber dans la nasse de la pauvreté.

Chaque mois, ces épiceries viennent en aide à un millier de familles en moyenne. Et la demande ne cesse de grandir à mesure que la crise étrangle les bas revenus. Pour continuer à remplir leur mission, les épiceries sociales ont besoin de votre solidarité. Dès maintenant, faites un don en ligne

Un accueil convivial et adapté Même en situation de précarité, demander de l’aide est souvent vécu comme une démarche pénible, voire humiliante. C’est pourquoi les épiceries sociales de la Croix-Rouge proposent un accueil adapté, basé sur l’écoute et la convivialité:

Les bénéficiaires peuvent y faire leurs courses en toute discrétion et en toute dignité, à l’abri des regards. Les bénévoles de la Croix-Rouge sont là pour aider les personnes en détresse, jamais pour les juger. L’épicerie sociale n’impose aucun produit aux usagers: ceux-ci conservent le choix des marchandises qu’ils vous souhaitent acheter. L’épicerie sociale est un lieu de contact avec les bénévoles de la Croix-Rouge, mais aussi de rencontres entre des personnes qui traversent les mêmes difficultés. Des solidarités s’y nouent et, grâce à cette entraide, des projets collectifs y voient souvent le jour.

Comment fonctionne une épicerie sociale? L’accès à une épicerie sociale est réservé aux personnes en situation de précarité. Si une personne demande à en faire usage, les bénévoles de la Croix-Rouge n’effectueront, en aucun cas, une enquête sociale à son sujet. Le recours à une épicerie sociale est un "coup de pouce" qui aide à surmonter des difficultés financières momentanées. L’accès à l’épicerie est donc limité dans le temps, de sorte à prévenir le phénomène d’assistanat qui créerait une relation de dépendance entre l’usager et l’épicerie sociale. Le montant qui peut être dépensé chaque mois auprès de l’épicerie sociale est limité. Cette somme dépend notamment de la composition de ménage du bénéficiaire."

SOURCE

"Cette supérette est accessible une fois par semaine aux personnes défavorisées identifiées par les services sociaux de la commune, qu'ils soient sans revenus, travailleurs pauvres ou retraités.

Organisée en collaboration avec des bénévoles de la Croix-Rouge, l'épicerie sociale permet de faire ses courses en toute liberté de choix et en ne payant que 50% du prix. Le budget mensuel accordé pour les courses est limité en fonction des revenus.

"Moi j'ai acheté un peu de tout" témoigne un monsieur venu faire ses achats. "Je viens de dépenser 19 euros et j'ai deux grands sacs. J'ai de la viande, deux kilos de cuisses de poulet pour 1,80 euro, j'ai des hamburgers pour 3,65 euros à la place de 8 euros. Je ne suis pas gêné, ce n'est pas volé, voilà. Je vis avec 1200 euros par mois. On est trois. Il y a mon épouse et j'ai une fille de 16 ans à la maison".

Au total, il existe une trentaine d'épiceries sociales en Wallonie et à Bruxelles.

Après Chaudfontaine, Awans et Sprimont, Grâce-Hollogne est la quatrième commune de la province à posséder une épicerie sociale. Une commune où le taux de pauvreté explose: les dossiers sont passés de 26 en 2009 à 225 en 2015."

Article de Erik Dagonnier

Atelier Jardin partagé à Châtelet évalué avec la méthode SPIRAL

"Création d'un jardin citoyen dans le parc communal de Châtelet :

Le Plan de Cohésion Sociale et le Service Environnement de la Ville de Châtelet ont mis sur pied un projet de jardin partagé. Situé au parc communal de Châtelet, ce jardin est avant tout un lieu de vie où sont nés des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels.

Si pour certains participants, le jardinage est vraiment une motivation, il est pour d’autres un moyen de sortir de chez soi et rencontrer d’autres citoyens. Toutes les tranches d’âges sont représentées et ce lieu est accessible à tous.

Ce jardin est donc un lieu d’échanges, de partages, d’entraide et de valorisation de ce que les gens font. A savoir que le fruit de leur labeur leur est restitué. Soit de manière individuelle ou collective."

SOURCE

Atelier Navette rurale à Onhaye

Une navette rurale à été mise en place en partenariat entre le plan de cohésion sociale et le conseil consultatif communal des aînés de la commune d'Onhaye. Il s'agit d'un service public de transport déversant les zones rurales peu desservies par les transports en commun. Il s'adresse aux seniors et toutes autres personnes de la commune éprouvant des difficultés pour se déplacer. Qu'il s'agissent d'un rendez-vous administratif, médical, sortie pour faire ses courses, visite culturelle et autres, les navettes peuvent rendre service.

Autres informations : - Les coûts du service : 30 cents/Km; 75 cents par 1/2 d'attente - Quand ? Du lundi au vendredi de 8h00 à 18h00 selon la disponibilité des chauffeurs

SOURCE

Atelier Tricot Urbain avec les personnes du quartier à Quaregnon

Tricot urbain

Amusant, gai, coloré, le yarn bombing (en anglais) ou tricot urbain débarque dans la cité de la Charte. Un art populaire qui n’a d’autre but que d’embellir la ville et la vie en habillant (au sens propre) l’espace public de tricot : arbres, bancs, grillages, kiosque... Tout ce qu’on veut. Aiguilles à tricoter, crochet ou tricotin: toutes les techniques peuvent être employées pour réaliser ce type d’oeuvre. La pratique n’est donc pas réservée aux tricoteuses expertes ; elle est ouverte à tous, des enfants aux seniors, et en plus, elle est très bon marché. Voire gratuite ; à Quaregnon, l’équipe du PCS (plan de cohésion sociale) y tient : « de toute façon la population ne dépensera rien! » Fins de stock, pelotes de laine oubliées au fond des greniers ou même vieux pulls détricotés: l’opération tricot se base sur la récupération.

SOURCE


Atelier par pays

Atelier - Belgique Grandes Villes, exemple de Charleroi

Atelier - Belgique Zones Périurbaines

Atelier - Belgique Zones Rurales

Atelier - France et Luxembourg

Atelier - Portugal

Atelier - Pays Africains (Cap Vert et Tunisie)

Atelier - Autres Pays : Grèce, Roumanie, Bulgarie, Allemagne, Royaume Uni

Compte rendu de M. Joël Obrecht :

Tout d'abord, la plupart des participants venaient de pays dans lesquels il n'y avait pas d'initiatives Spiral ou où celles-ci étaient closes. Un premier élément considérait le hiatus entre la feuille de route très ambitieuse et la réalité des démarches Spiral dans ces pays. Il y avait par contre un intérêt réel sur le lancement d'une démarche à titre pilote. La personne venant d'Allemagne nous a communiqué des conseils très pertinents sur la capacité de Together à se développer : avant tout, passer l'anglais comme langue principale, afin d'ouvrir aux pays pour lesquels le français est très peu pratiqué. Ensuite, l'importance de bien identifier ses valeurs, ses missions, car actuellement il y a profusion de réseaux alors pourquoi s'impliquerait-on dans Together plutôt que dans un autre ? Ensuite, l'importance de ne pas oublier les acteurs économiques, et tout particulièrement ceux qui avancent une éthique sociale.

La conclusion globale de cet atelier est que pour développer Spiral dans des pays où nous sommes inconnus il faut trouver les bons relais et que ce n'est pas forcément les réseaux, déjà concentrés sur leur propres éthiques, démarches, qui seraient les meilleurs relais. Une piste serait de travailler avec des acteurs de terrain directement et de les aider à se regrouper en réseau national dans un second temps. Comment entrer en contact avec eux ? Encore une fois la communication en Anglais et dans les langues locales est essentielle. Faire parler de nous dans des médias à l'étranger - envoyer des communiqués de presse à des médias alternatifs... Etc.

Annexe 3 : Liste des participants

Liste des participants.pdf

Annexe 4 : Photos

Suivre ce lien pour découvrir les photos de l’événement : https://www.flickr.com/photos/wikispiral/albums/72157676999213915

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