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1) Co-responsibility in space management

Inventary/Inventaire

Nous savons tous et toutes le rôle de la gestion de l’espace dans le développement humain, cette gestion devient très démonstrative quand elle est basée sur le principe de coresponsabilité entre les acteurs et elle vise l’atteinte du bien être de tous. La plupart des expériences dans cet inventaire sont lancée par des citoyens/es notamment les jeunes engagés, et l’état n’intervienne pas pour aider les citoyens pour développer leurs initiatives mais pour imposer des mesures de bureaucratie très lourdes ce qui bloque les initiatives de citoyens pour participer à la gestion de l’espace public Par définition, l’espace public appartient à tous, et sa gestion est basée sur les principes suivants :

  • Liberté d’utilisation ;
  • Égalité de l’utilisation ;
  • Gratuité ;
  • Indispensable à l’exercice d’une liberté publique.

Un espace d’appropriation individuelle et collective, L’espace est un révélateur du fait social : espace de circulation, de croisements et de rencontres, espace de visibilité mutuelle, il rend visible la vie urbaine. Pour mettre la gestion de l’espace dans un cadre de coresponsabilité entre les acteurs et citoyens, nous présentons un inventaire des expériences et les bonnes pratiques selon le schéma suivant: A. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace et lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ; B. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace et le développement durable, et environnementale ; C. Coresponsabilité dans la gestion des espaces vacants et abandonnés ; D. Coresponsabilité de gestion de l’espace pour la promotion de la culture, le tourisme et la conservation du patrimoine local ; E. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace urbain et aménagement de l’espace.

A- Coresponsabilité de gestion de l’espace et lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

1- L’accompagnement juridique et social des sans abri La coresponsabilité dans le traitement de la question des sans abris, a démontré comment un groupe de citoyens de la même communauté peuvent mettre à disposition leurs compétences en matière de la loi pour défendre les intérêts des personnes sans abris, sans exclusion sans stigmatisation des personnes concernées par ce fléau. 1.1 Activité : Avocat de la rue Organisation : Avvocato di strada (Avocat de la rue) PAYS: SEVERAL CITIES, ITALY Avocat de la rue est une association d'avocats créée avec l'objectif de protéger les personnes sans-abri, de plus en plus privés de leurs droits fondamentaux et pris au piège dans une situation dont ils ne sont pas susceptibles de quitter. Les objectifs de cette association est :

  • Ré - insertion sociale des sans abri
  • Avocat de la rue a été mis sur les bonnes pratiques pour obtenir le certificat de résidence à ceux qui vivent dans la rue, car ils sont les descendants des mêmes droits fondamentaux que le droit à la santé
  • La protection sociale et de sécurité sociale, d'être traités équitablement, même si l'étranger

Le projet a grandi en dix ans et sont devenus 26 villes italiennes avec un guichet unique pour les personnes sans-abris. En 2007, l'Association nationale de l'organisation de la rue à but non lucratif a été formé, elle regroupe aujourd'hui et coordonne une équipe d'environ 700 avocats et professionnels dans tous les l'emplacement du pays.

1.2 Activité : “La ville est pour tous” Organisation : A Város Mindenkié “La ville est pour tous” PAYS : BUDAPEST, HUNGARY “La ville est pour tous” a été formé à partir d'un groupe qui a fonctionné entre 2004 et 2008, l’objectif été de travailler sur les questions liées aux sans abri. Le nom du groupe a été l'homme de la rue et de ses membres étaient pour la plupart de la classe moyenne et les jeunes. des personnes sans-abri ont été directement impliquées. Après « l'homme de la rue », certains de ses membres ont eu l'idée de créer un groupe dans lequel les sans-abri sont directement présents afin d'activer des synergies entre la classe moyenne militante et les gens qui sont touchés par l'itinérance. C’est une organisation de base, principalement composée de personnes sans-abri luttent pour leurs droits et leur dignité. Elle est aussi un organisme communautaire où chaque membre est un bénévole. Il se bat pour les droits des personnes sans-abri et le droit au logement. Son objectif est également de permettre à des personnes sans-abri à être auto-organisé. La majorité de ses membres ont été des sans-abri à un moment ou ils ont lutté contre des problèmes de logement. Le problème des sans abris est à cause de manque d’une politique de logement social. Grâce à un travail de plaidoyer et des campagnes , le groupe essaie de pousser les gens à comprendre que l’itinérance est un problème de tous et que les solutions à long terme sont nécessaires au lieu de criminalisation et la stigmatisation . Une partie de la solution de la situation des sans abris, est d’intégrer les anciens sans abris qui connaissent déjà la réalité pour mettre en place la stratégie d’intervention. Pour le moment, le sujet des sans-abris est l'un des principaux axes du groupe en raison du contexte politique actuel en Hongrie, où les sans-abri sont constamment sous attaque par le gouvernement. Grâce à un travail de plaidoyer et des campagnes, le groupe essaie de pousser les gens à comprendre que l'itinérance est un problème de tous et que des solutions à long terme sont nécessaires au lieu de criminalisation et la stigmatisation.

2- Intégration des migrants et des personnes à mobilité réduite dans l’espace public 2.1 Intégration des Migrants L’espace dans chaque pays connait des communautés autres que les citoyens originaires du pays, c’est dans ce sens que l’idée de plaider pour l’intégration des migrants dans les espaces publics de l’état Grecque, ce travail avec les migrants nécessite une coresponsabilité entre les citoyens et les migrants mais aussi entre les migrants eux mêmes un plaidoyer pour le changement des textes juridiques qui limitent l’action des migrants dans le pays. Dans ce projet le bien être de tous concerne aussi les migrants résidents au pays sans se poser la question si leur résidence et légale ou non.

Organisation : Le forum des migrants en Grèce PAYS : ATHENS AND THE TERRITORY OF GREECE

Le forum des migrants en Grèce est un réseau d’auto-organisation des collectivités et des associations de migrants, formé avec l'objectif de représenter et de renforcer la voix des migrants, des organisations et des communautés en Grèce ainsi que la lutte pour l'égalité de l'inclusion et de la participation dans la société grecque. Tout a commencé en 2002 quand un groupe de migrants de différentes nationalités, qui vivaient en Grèce depuis des années, s'est rendu compte qu'ils n'étaient pas couverts par les actions de solidarité des groupes grecs ou des ONG qui les aidaient. Les objectifs de ce réseau est: - Pour créer une auto-organisation des communautés et à plaider en faveur de l'égalité de l'inclusion et de la participation dans la société grecque. -Pour contribuer à résoudre les problèmes des migrants à la fois individuellement et collectivement, - Défendre les droits et promouvoir des propositions et des demandes dans le débat public avec des représentants de l'État et de ses institutions, les hommes politiques et les organisations sociales. La valeur ajoutée du projet pour une meilleure intégration des migrants : - Les prestations sociales : la création d'un réseau de communautés de migrants en Grèce par la cohabitation des différentes communautés, le renforcement de l'intégration dans la société grecque en luttant pour les droits juridiques ; inspirant plusieurs associations à agir avec les procédures collectives ouvertes et démocratiques. - Les politiques d’intégration: la participation du Forum dans le « Conseil de l'intégration pour les immigrants » dans la municipalité d'Athènes, qui est un Conseil consultatif pour renforcer l'intégration des migrants, un organisme qui existe dans chaque municipalité en Grèce ; - Les avantages économiques : création d'un réseau pour les membres d'avoir accès à des services juridiques et sociaux, nourriture, le logement, les soins, l'emploi et la culture, gratuitement. En outre, la participation à des projets du Fonds européen des immigrants et le ministère du Travail, en collaboration avec l'Institut du travail, offre emplois / postes de travail aux membres du Forum et l'aide financière aux communautés (par exemple la Fondation Stavros Niarchos a financé la création et le fonctionnement d'un centre de jeunesse pour les migrants de 2ème génération, 2010-2012 ) - Avantages écologiques: économies de temps et d'énergie pour l'accès aux ressources en fournissant des informations aux membres du Forum ; éviter le gaspillage de nourriture, de vêtements et de fournitures médicales en distribuant aux personnes dans le besoin, et partageant le reste avec d'autres associations et ONG correspondantes . (une forme d’encourager la coresponsabilité entre les associations des migrants elles mêmes) Le principal défi du forum des migrants est le manque de financement et la situation économique difficile en général pose le plus gros problème de l'organisation, et malgré tous les efforts, l'État n'a pas reconnu la contribution du forum pour les questions d'immigration et continue d'adopter des lois sur l'immigration sans appeler les migrants eux-mêmes et leurs organisations à participer à des consultations sur ces lois.

2.2 Intégration des personnes à mobilité réduite

Le plaisir du jardin est-il réservé uniquement à ceux dont le corps est en pleine santé »? c’est la question déclencheuse des jardins familiaux qui est une idée qui illustre la coresponsabilité des citoyens d’une même localité pour assurer l’accès des personnes à mobilité réduite aux jardins, et dans ce sens le projet assure la mise en place des règles d’accessibilité des jardins, et aider les personnes en situation d’handicap pour cultiver dans les jardins «ses actions ne laissent personne indifférent»

Organisation : Fédération genevoise des jardins familiaux Pays: GENEVA, Suisse

Le projet de parcelles pour personnes à mobilité réduite a son origine dans la perspicacité du président d’honneur de la Fédération genevoise des jardins familiaux FGJF et anciennement vice-président et membre d’honneur de la FSJF, Frédéric Schär. Dans ce projet une question fondamentale est posée : Le plaisir du jardin est-il réservé uniquement à ceux dont le corps est en pleine santé »? Mais comment peut-on éviter ce problème? La fédération des jardins familiaux à Genève a pris l'initiative dans la réalisation des adaptations nécessaires et a essayé de répondre aux besoins réels de ces personnes aussi étroitement que possible. Afin de développer ce projet une étude de faisabilité a été entreprise avec plusieurs institutions spécialisées, par exemple le Foyer Handicap à Cressy. Ensuite, le comité central de la fédération des jardins familiaux à Genève a décidé de lancer ce nouveau projet en 2004. 4 groupements de jardins à Genève qui accueillent des personnes à mobilité réduite. Les infrastructures du jardin sont particulièrement adaptées aux personnes souffrant d'un handicap. Ils sont en conformité avec les règles et réglementations applicables aux installations spécifiques pour les personnes handicapées. Il ya maintenant quatre sites de jardins familiaux à Genève qui accueillent les personnes à mobilité réduite

B.Coresponsabilité dans la gestion de l’espace et le développement durable, et environnementale

Les actions ci-dessous visent à rendre les espaces publics et productifs et le rendre un espace d’échange et de connaissance pour la solidarité et l’échange, sans oublier le rôle éducatif de ces espaces, et l’occupation des jardins peut aussi être comme une forme de protestation contre le chômage et la pauvreté croissante. Le climat convivial qui est créé dans le cadre de ses petites actions entre les habitants du même quartier, et les deux étapes de plantation et de cueillette sont deux occasions principales pour la sensibilisation de la communauté.

La plupart des gens qui sont venus à prendre part sont liées à des mouvements écologiques, mais certains sont également liés à des questions sociales et de la solidarité, et il est constaté que les ateliers sont toujours liés aux questions écologiques et sociales.

1. « Fruits urbain pour les communautés urbaines» Organisation : London Orchard Project « Urban fruit for urban communities » PAYS, LONDON, UK

Le projet Orchard Londres a été fondée en Janvier 2009 par Carina Millstone et Rowena Ganguli. « Fruits urbain pour les communautés urbaines» Le projet est une initiative nouvelle de promotion de vergers et d'arbres fruitiers à Londres. ils travaillent avec les Londoniens à planter et récolter des pommiers, des poiriers et des pruniers dans toute la ville, qui a de nombreux avantages, y compris la promotion d'une alimentation saine et équilibrée, la protection de l'environnement, et le renforcement / renforcement de la communauté. Actuellement, il ya environ 63 vergers communautaires à Londres. En termes de financement, chaque groupe communautaire contribue un peu au projet. Le reste est fourni par des subventions de financement, des dons, des activités de collecte de fonds. Chaque verger de la communauté a son propre groupe de la communauté, dont 4 ou 5 personnes sont désignées comme les leaders. Ceux choisi pour diriger les groupes reçoivent une formation de l'équipe du projet, qui leur enseigner des compétences importantes comme la façon de maintenir les vergers une fois qu'ils ont été plantés. Ces chefs de groupe part ensuite ce qu'ils ont appris avec chacun de leurs groupes communautaires. Avant de planter il faut s’assurer que Les arbres fruitiers ou les plantes sont bien adaptés à l'environnement urbain.

2. Jardin biologique Organisation : partage des espaces occupées: un jardin biologique PAYS : GENT, BELGIUM

Cette expérience a commencée avec un groupe de six personnes, à la recherche d'un jardin parce qu’ils vivent dans la ville et veulent faire un peu de jardinage et la culture des plantes. Une ferme qui avait été abandonné retenu leur intérêt. Il avait été autrefois une ferme biologique et il y avait encore beaucoup de matériel laissé là, comme des outils et des semences. En mai 2010, ils ont commencé à construire des choses, comme une cuisine extérieure maintenant appelé la «cuisine du peuple» et un système pour recueillir l'eau de pluie.

À la «cuisine du peuple» il y a des repas sociaux. Chaque dimanche, à l'exception de la durée de l'hiver, il ya des aliments disponibles. L’équipe prépare des repas avec des légumes du jardin, avec des choses obtenues à partir d'un collectif alimentaire local. Les gens peuvent donner une sorte de don pour acheter du matériel ou tout ce qui est nécessaire dans l'instant. Une autre activité : faire des jus ensemble car il ya des pommiers avec d'autres arbres fruitiers. Plus de 500 litres de jus est préparé dans la cuisine du peuple, il est gratuit pour les personnes qui viennent là ou à ceux qui travaillent dans le jardin.

3. Jardins « EDEN PROJECT » Organisation: THE GARDEN OF EDEN PROJECT PAYS: IRELAND

le jardin « EDEN PROJECT » est à l'origine une double approche pour lutter contre le changement climatique. Tout d'abord, par la croissance des arbres avec des fruits comestibles, noix et baies cette action contribue « aux aliments cultivés localement, contribuant à réduire notre empreinte carbone ». Deuxièmement, les arbres supplémentaires agissent comme un puits de carbone, absorbant le carbone atmosphérique et d'aider à la stabilisation des conditions climatiques mondiaux.

Le projet aide aussi à maximiser le développement durable local en fournissant des sources alimentaires locales pour les produits importés autrement comme les noix et les fruits. Le Jardin d'Eden Project peut donc avoir un impact véritable sur un certain nombre de domaines différents: • L'éducation des enfants et des adultes dans la culture des arbres de la nourriture organique, et fournir à la communauté une priorité pour la collecte des produits chaque année. • La réduction des déchets est un sous-produit du projet, la nourriture du jardin ne vient pas en plastique !

• Le renforcement communautaire est amélioré et facilitée par les heures régulières de réunion pour discuter des plans, • L'inclusion sociale est un autre produit par le projet. En introduisant la beauté sous la forme d’arbres et la faune de nos centres urbains • Protection de la biodiversité agricole, • Amélioration des habitats de la faune locale en fournissant une couverture de l’habitat, des fleurs pour le nectar,)

4. jardins urbains communs, Rome 1 Organisation : Les jardins urbains à Rome 1 - jardins urbains communs à Garbatella PAYS : ROME, ITALIE

Dans la dernière année dans la ville de Rome, différentes expériences de jardins urbains ont surgi comme une forme de protester contre le chômage et à la pauvreté croissante, mais aussi à la sur construction, la cimentation, et privatisation du territoire public. Voici ci-dessous deux initiatives principales.

• Certaines associations et les centres sociaux du district de Garbatella à Rome, avec la participation de nombreux citoyens, ont décidé d'occuper une zone abandonnée afin de créer un jardin commun. L’idée est venue pour :  La création de jardins urbains pour la communauté du quartier,  Offrir à certaines familles la chance de prendre et gérer eux-mêmes la terre, et d'établir un ensemble de règles pour un processus participatif et démocratique de la gestion de l'ensemble du projet.  Donner le pouvoir à la communauté locale pour décider de l'avenir de son propre territoire.

À noter qu’un jardin est désormais consacré à des champs éducatifs pour les enfants et les écoles du quartier

5. Jardins urbains à Rome 2 Organisation : Jardins urbains à Rome 2 – Le projet Eut-Orto PAYS : ROME, ITALY

Cette expérience est exceptionnelle vu qu’elle est lancée par des ouvriers pour le développement de leur entourage, mais aussi pour des fins économiques et professionnelles.

ces ouvriers qui travaillent dans la société ex Agile Eutelia ont crée un jardins urbain avec l’inspiration de l’expérience de la communauté des jardins urbains de Garbatella, ( région de Garbatella), avec le soutien de la municipalité de Rome XI, a ainsi donné naissance à la EutOrto de projet en 2009. De cette façon, le projet a été mis en place et une convention a été signée, la participation de ces organismes publics et les travailleurs eux-mêmes, pour l'attribution de la terre. En Septembre 2010, les activités agricoles de l'agriculture ont commencé.

Ce projet a renforcé les liens de solidarité, et les travaux dans le jardin urbain sont devenu l'occasion de l'auto-pratiquée, l'agriculture durable. Les gens avec des compétences hautement qualifiées dans le domaine de l'informatique, les mathématiques et la commercialisation ont peu à peu acquis la capacité d'être des agriculteurs urbains.

Comment ça marche cette expérience: La plupart des produits sont utilisé pour l'autoconsommation, mais les travailleurs EutOrto peut aussi vendre un pourcentage des produits sur les marchés de l'agriculteur de la province de Rome, hébergé dans les espaces de l'Institut agricole chaque week-end. EutOrto poursuit ses activités et est devenu un point de la ville de référence en termes de questions liées à l'alimentation et à des pratiques d'auto-production et l'autoconsommation, et en termes de questions liées à la remise au travail des citoyens qui ont perdu leur emploi. Promouvoir des cours de formation sur les jardins urbains dans les écoles, grâce à l'apprentissage mutuel pour enseigner aux élèves à transformer les espaces abandonnés dans les jardins urbains.

Les valeurs ajoutées de cette expérience : • l'opposition à l'expulsion des travailleurs du cycle de production à travers une pratique positive, • le maintien des relations entre collègues après la perte d'emplois précédemment partagés, • La promotion des biens communs et l'acquisition de nouvelles compétences; • l'autoproduction de la nourriture pour l'autoconsommation; • la visibilité donnée aux conflits de travail

C. Coresponsabilité dans la gestion des espaces vacants et abandonnés

Dans cet axe nous allons découvrir un plaidoyer pour le droit à l’espace public/privé abandonné ou vacants, ainsi comment la coresponsabilité dans la gestion espaces vacants et abandonnés peut rendre ces espaces créateurs de l’emploi. Les exemples ci dessous traitent l’occupation des espaces publics et privés par un groupe de citoyenne, qui luttent contre l’évacuation des biens publics en faveur de la spéculation privée et pour des fins commerciales. Le cas fréquent dans la gestion des espaces vacants, c’est celui initié par des individus ou des associations de quartier, et cette formule reste la plus compliquée, vu les blocages qui se posent par l’administration ou le propriétaire de l’espace privée vacant. Mais quand l’état fait partie des initiateurs pour gérer un espace vacant, la mission dans ce cas est mieux confortable en ce qui concerne les blocages administratifs, et autres…

1. Sport et culture populaire Cette expérience a fait de la promotion du sport comme un moteur pour crée de nouvelles relations fondées sur la solidarité et la non-discrimination. Organisation : Sport et culture populaire SCUP PAYS: ROME, ITALY L’origine de ce projet été un petit groupe de chômeurs moniteurs de sport qui ont commencé à se réunir et de discuter le problème commun pour créer une salle de sport, qui serait également un levier des opportunités d'emploi, malgré le manque de ressources suffisantes. Ils ont partagé ce besoin avec d'autres résidents locaux, et un véritable collectif de but a donc été formé, avec la première action à effectuer entraînant une cartographie de tous les espaces abandonnés dans le quartier. Et vu qu'il n'y avait pas d'alternative à l'obtention de cet espace, il a été décidé de l'occuper. Peu de temps après, comme de plus en plus de gens commencent à connaître ce nouvel espace, beaucoup d'entre eux sont venus à rejoindre et soutenir le projet. Le SCUP Sport et culture populaire est un centre de services sportifs et culturels et un centre de solidarité économique, créé dans un espace public abandonné pour être ensuite occupée par les personnes impliquées dans le projet. Pour recréer un espace public et le développement d'une salle de sport, offrant des cours de sport à bas prix, dans un bâtiment qui a été initialement détenue par l'administration publique et a été plus tard vendu à une société privée. L'objectif du projet est de fournir des services aux citoyens et dans le même temps de créer des opportunités de revenus pour les chômeurs et les travailleurs précaires âgés entre 35 et 45 ans. Les activités sont régies par une assemblée de la gestion participative, qui a lieu chaque semaine. Tout le monde peut apporter de nouvelles propositions pour les activités à mettre en œuvre dans l'espace, ainsi que de nouveaux projets à développer et à mettre en relation l'un avec l'autre. Les projets de SCUP sont indépendants, mais ils sont insérés dans un cadre commun de solidarité. Les activités autofinancées sont souvent organisées. Les ressources économiques restantes sont obtenues à partir des quotas d'abonnés au cours de sport et de la taverne. Tous les prix sont «sociaux»: c'est à dire qu'ils sont beaucoup plus bas que ceux du marché privé. Quelques activités du centre : A l'intérieur il ya une salle de sport avec 11 cours et 200 membres, une bibliothèque avec des cours de langue et de la radio de la classe, une taverne, une web radio, un espace pour les enfants, un service de consultation psychologique, un marché de producteurs et artisans, et la possibilité d'accès Wifi gratuit.

2. Créative Limerick / Occupation temporaires des espaces vacants

Ce projet est appuyé par la municipalité de Limerick, Ireland, pour l’occupation temporaire des espaces vacants publics et privés. Ce type d’occupation donnera aux entreprises locales occupantes la possibilité de tester la viabilité à long terme de leur produit avec le public. Le propriétaire contribue à la croissance de l'économie locale et aide à créer des locataires potentiels pour la propriété dans le futur. Organisation : CREATIVE LIMERICK Pays: LIMERICK, IRELAND

Creative Limerick - Connect to the Grid, est coordonnée par le ministère du Développement économique (à Limerick City Council) en partenariat avec les collèges de troisième niveau, les industries créatives, propriétaires d'immeubles commerciaux et de leurs agents opérant dans la ville de Limerick.

Les principaux objectifs de Creative Limerick est : • d'offrir aux praticiens de la création la possibilité d'exposition dans des espaces libres de temporaire / entrepreneur de l'entreprise locale dans la ville de Limerick • Renforcer le dynamisme et façades actifs et de fournir des utilisations actives pour les biens vacants, tout en favorisant le travail des industries créatives dans la région Limerick.

Une méthode de gestion de l’occupation temporaire de locaux commerciaux vacants • Cette occupation temporaire est fournie sans frais par le propriétaire à l'occupant temporaire. Une caution de € 250 est nécessaire dès le départ et sera retourné à l'occupant temporaire à la fin de la convention de bail . C'est sous réserve de satisfaire aux critères énoncés dans le contrat de location. • Le taux d'occupation temporaire permet aux acteurs de démarrer une nouvelle entreprise potentielle sur un loyer de base libre. • Le rôle de Limerick Conseil municipal est de faciliter le rassemblement du propriétaire et l'occupant temporaire et prendre des dispositions pour la gestion et la régulation de cette relation à travers un accord de licence standard qui est établi par notre agent de la loi et assure qu'il n'y a aucun risque pour l'une des parties. • Le propriétaire peut continuer à annoncer l'espace pour relocation pendant qu'il est occupé par le praticien créatif. • Si le propriétaire se mis d’accord avec un locataire de payer le loyer de la propriété, le local sera immédiatement vacant par le praticien créatif

Qui est ce que le propriétaire gagne de cette occupation réglementée : 1. Amélioration de l'aspect de la propriété vacants / continu du processus d'entretien de la propriété 2. Protection complète dans un accord de licence juridiquement contraignant

Aide au démarrage des entreprises locales (cela permis au propriétaire de créer des locataires potentiels dans le futur)

3. Parc design Organisation : Parckdesign Pays: BRUSSELS, BELGIUM

Parckdesign est un projet d’itinéraire urbain réalisé par des artistes européens avec les habitants pour créer des points artistiques à Bruxelles "Wastelands". Parckdesign est une biennale consacrée à la planification de l'espace public lancé le Ministère de Bruxelles pour l'environnement, de l'énergie et de la rénovation urbaine.

Le projet se base sur une approche "participative", en sélectionnant des équipes pluridisciplinaires des artistes, des designers, des architectes et des paysagistes qui ont de l'expérience dans le domaine et en proposant une coopération avec des associations locales, Parckdesign 2012 est une partie intégrante du mécanisme de la dynamique locale.

4. Centre social Rivolta et la coopérative CARACOL

Dans cette expérience, vous allez découvrir un nouveau mode de gestion des espaces publics basé sur la création d’une coopérative qui institutionnalise sa relation avec la municipalité pour éviter tous les éventuels blocages administratifs. Organisation : Centre social RIVOLTA PAYS: MARGHERA -VENICE, ITALY

Centre social Rivolta est un centre social construit et autogéré dans une usine désaffectée occupée qui a conduit à plusieurs initiatives: de nouvelles formes de bien-être pour la population italienne et des migrants, les types de coproduction d'énergies renouvelables innovantes, des solutions collectives pour produire des revenus pour les jeunes travailleurs temporaires, et nouvelles pratiques de gestion démocratique des ressources sur la base d'un ensemble commun de connaissances et de compétences. Les activités visent également à autofinancer le renouvellement de la zone. Dès le début, la priorité était de transformer le lieu privé, à un établissement public afin d'avoir la possibilité de négocier directement avec la municipalité.

Rivolta Social Centre a institutionnalisé son engagement pour éviter les blocages administratifs

La coopérative CARACOL fonctionne toujours, pour fournir une assistance aux personnes sans-abri dans la ville et la gestion d'une maison d'hôtes de 24 lits et un service de douches publiques. Il s'agit d'un projet basé sur le financement public renouvelé à chaque fois sur la base d'un appel public, dans le cadre du projet "Senza Dimora" de la municipalité de Venise. La Coopérative CARACOL est maintenant enregistré dans le registre régional des organisations à but non lucratif d'utilité sociale (à but non lucratif). Une autre coopérative est spécialisée dans l'organisation et la gestion des événements culturels et musicaux. Le restaurant social est également actif.

En 2008, le centre a crée l'école de langue italienne pour les migrants "Liberalaparola", l'école est fréquentée par plus de 250 élèves et une trentaine d'enseignants bénévoles et, dans les mots de «enseignants» et «étudiants» qui le fréquentent, "l'école est devenue un outil fondamental de socialisation et un lieu de rencontre pour les personnes de différentes origines nationales et pour les Italiens eux-mêmes ".

Le centre social Révolta considère que les facteurs de succès, sont basé sur la généralisation de la communication d’une manière continue avec les publique sur les actions et les objectifs; à partir de consolider un groupe de jeunes formés autour d'un projet politique, sociale et culturel fort, la capacité de modifier ce projet pour le rendre plus ouvert et approprié par rapport aux événements qui se sont produits dans la longue période d'activités, la capacité de négocier avec les administrations publiques à partir d'une idée claire des étapes à faire.

5. Espaces d’actions aux associations et citoyens Organisation : Projet REBELDIA PAYS: PISA, ITALY

Le contexte est celui d'une ville comme Pise, davantage axé sur une gestion fonctionnelle des ressources touristiques et non sur des solutions participatives et novatrices aux problèmes découlant de l'appauvrissement et de l'exclusion sociale d'une partie croissante de ses citoyens, en particulier Immigrants et les jeunes étudiants précaires. Ce projet développe : • Services autogérés d'utilité publique et sociale • Les activités des citoyens dans l'espace public Développer les lieux qui sont attrayant pour son patrimoine historique et artistique, cette idée découle de la nécessité de fournir un espace pour mener à bien les activités de dizaines de groupes et associations qui opèrent dans Pise , qui pendant des années ont été propose des services autogérés d'utilité publique et sociale : front-office pour les droits des migrants , CICLOFFICINA , une salle de sport populaire qui offre également l'escalade en salle , les jardins urbains , la production de la musique , des ateliers d'art et un artisanat ancien atelier , jonglerie, les arts du corps , des compagnies de théâtre. «La croyance sous-jacente à partir de laquelle nous avons commencé, c'est le retour d'un espace privé déclassé à la ville» - pour reprendre les termes d'un militant - " ainsi que la pratique d'occuper une propriété privée abandonné, qui peut être basée sur la légitimité conférée par les principes fondamentaux de la Constitution italienne, tels que ceux qui définissent la «fonction sociale de la propriété privée» ( Art.42 -43 ) " . Un espace vacant, même si privé, peut dans ce cas être considérées comme une " bonne disponible commune " et de sa gestion, à travers le principe de solidarité, est fonctionnel à l'exercice des droits fondamentaux et au libre développement de la personnalité. L'obtention d'un espace libre, indépendant, autogéré et démocratique, comme le résultat d'une soustraction à la spéculation foncière et immobilière, fait avec une action civile, publique et de la masse. L'action prend la forme d'une réponse à la crise, en termes de production de services de bien-être et de la culture. Un lieu de rencontre et de confrontation, de l'élaboration de politiques et d'expérimentation culturelle, qui est configuré d'une manière différente de comprendre la réalité et la façon dont la ville est née. La valeur ajoutée est la capacité d'agréger et de tenir ensemble divers sujets différents dans la nature et la culture, qui, bien que fonctionnant chacun sur différents fronts, les sports, les droits des migrants, de l'anti-prohibitionnisme à l'économie solidaire, ont trouvé un moyen de vivre ensemble et de coopérer en créant une perspective commune. Le slogan «chacun à sa manière et avec ses propres formes" constitue un véritable chemin "style" et contribue à la réussite de l'action collective d'objectifs communs.

D. Coresponsabilité de gestion de l’espace pour la promotion de la culture, le tourisme et la conservation du patrimoine local

Dans les exemples ci-dessous nous citons, des expériences visent à faciliter et encourager les collaborations artistiques dans toute l'Europe, le soutien d'échange et de coopération dans le domaine culturel en Europe, et la réhabilitation des arts et patrimoines locaux. Ces exemples démontrent un modèle de coresponsabilité entre les acteurs artistique et culturel, pour conserver la mosaïque des cultures Européennes, et assurer la propreté des quartiers dans les villes, en mobilisant les jeunes, les acteurs associatifs, les responsables institutionnels et le secteur privé.

1. Réseau urbain FAVARA FUN Dans cet exemple nous allons voir comment les citoyens peuvent redynamiser des sites historiques abandonnés, et créent une dynamique coresponsable autours des activités qui sont organisées durant l’année en mettant tous les efforts nécessaires pour dépasser les défis confrontés. Cette action a fait mobiliser les jeunes, les acteurs associatifs, le privé et des responsables institutionnels. Organisation : Réseau urbain Favara F.U.N. PAYS : FAVARA (AG), SICILY, ITALY

L’idée du réseau urbain FAVARA FUN, est de rapprocher l'art et de la culture pour tous les citoyens, ce qui en fait un instrument d'unification chez les personnes ainsi que l'un de régénération urbaine des terres et des sites dégradés et abandonnés qui pourrait devenir la place des biens communs. De ce point de vue, les espaces publics et privés peuvent être gérés et développés dans un sens culturel, développer le travail de promotion et de formation sur des thèmes comme l'architecture, l'agriculture urbaine et la conception des espaces publics. Le premier objectif concerne l'amélioration de l'attractivité de Favara afin d'intercepter le flux de touristes déjà présents dans la Vallée des Temples d'Agrigente. Cet objectif sera atteint à travers des propositions pour la régénération urbaine qui favorisent le bien-être de tous. Le FUN coopère avec toute autres synergies et associations culturelles ou scientifiques qui a le même but. Il travaille en collaboration avec des tiers, il fourni l'appui scientifique et technique et culturel nécessaire, y compris pour les administrations publiques, les établissements privés et tout autre acteur a besoin d'aide. En Juin 2013, par exemple, une initiative qui a impliqué la majorité des citoyens dans le nettoyage, l'aménagement paysager, la peinture, etc de la ville ( http://www.youtube.com/watch?v = 7Om2qzT5M8A ) . Jardins et espaces verts urbains partagés ont été créés avec d'autres lieux d'exposition d'art en plein cœur du quartier historique. Les actions de la viabilité économique du projet sont mises en œuvre en s'appuyant sur des activités spécifiques de collecte de fonds. Fun a de nombreux " clients ", " bienfaiteurs " et " supporters " entre les individus et les entreprises privées qui partagent l'esprit et les objectifs du projet. F.U.N. est donc devenue un point de référence pour le processus de planification conjointe qui a regroupé un petit groupe d'entrepreneurs et / ou artisans.

En terme général, le projet vise à développer une responsabilité sociale des entreprises territoriale à travers l'activation et la re-motivation des professionnels, des artisans, des entrepreneurs, des éducateurs et des administrateurs menées à mesurer et à interagir avec les réalités et les expériences internationales , via un processus de formation / l'action. L'avantage tangible pour la communauté est immédiatement trouvé dans le retour de bâtiments historiques, comme le « château de Chiaramonte. Mais surtout, le projet a donné un nouveau sens à la vie à Favara pour beaucoup de garçons et de filles qui ont redécouvert depuis leur territoire et ont demandé ce que la contribution qu'ils peuvent apporter à l'améliorer.

La force de l'expérience, (reste à tester en détail) est donc la création d'un modèle hybride qui implique des groupes informels et auto-organisés de citoyens avec les institutions publiques et privées .Toute personne qui possède les ressources et l'expertise pour être partagées pourrait commencer un tel projet.

2. Réhabilitation des arts et patrimoines locaux Organisation : projet mixte entre 3 organisations locales: PCS (plan de cohésion locale), LE CCE KRAAK (centre de créativité et d'expression) et centre culturel Christian colle PAYS: COUVIN, BELGIUM

Le projet est de réhabilitation des arts et patrimoines locaux créé pour répondre à ces questions : Comment ajouter de la valeur à un vieux chariot qui appartient au paysage local et impliquer les citoyens dans le processus ? Comment créer une œuvre d'art collective au sein de la ville, inverser idées et utiliser étiquette de rue art comme cadre d'identité ?

Après le processus de désindustrialisation, de nombreux pays européens, dont la Belgique (Wallonie ) tentent de réorganiser autres sites par le biais de projets culturels . Dans les différents quartiers (généralement en milieu urbain) , des projets collectifs d'art à l'aide de l'espace public comme une toile peut être un outil communautaire d'engagement efficace .

Depuis 2007 , des artistes locaux , de la créativité et des centres culturels ont essayé de trouver un moyen de faire une œuvre d'art collective au sein de la ville de Couvin . En 2008 , dans le cadre de la préparation du plan de cohésion locale , l'équipe de PCS et les artistes locaux ont décidé de proposer à peindre des fresques géantes sur les bâtiments appartenant à la ville .

Comme un vieux wagon était une vue emblématique de Couvin -être dans le milieu de la gare , l'idée est venue de peindre des fresques sur ce wagon usé et la transformer en une pièce locale de l'art .Le propriétaire du wagon ( qui est encore utilisé comme local technique ) a accepté l'idée sous un certain nombre de conditions ( pas de marketing ou références aux acteurs / administration locale , etc.)

Ce projet a des valeurs ajoutées comme suit : • Prouvent que les habitants ordinaires peuvent être des créateurs ; • Développer un travail artistique participatif collectif • Changer la perception de balises (à savoir de l'art urbain) • Augmenter la valeur de l'environnement urbain et réutiliser du matériel existant vieux

Sarendip (http://www.sarendip.org/)est une expérience de Bruxelles, en Belgique, c’est un collectif artistique urbain de co-construction des merveilles artistiques dans un quartier multiculturel de Bruxelles. Ce projet interviens dans les axes suivants : - Décoration Intérieure, - Enseigne, - Façade/ Murale , - Graphisme, - Vidéo / Animation

3. promotion des terres colorantes Organisation : Terres et couleurs T&C PAYS: PARIS, FRANCE

Créée en France en 1995, Terres et Couleurs est une association pour la promotion des terres colorantes (ocre, terre de Sienne, terre d'ombre, terre verte...). Elle agit pour la relance des utilisations de ces pigments naturels minéraux dans des secteurs divers (bâtiment, décoration, industrie, art...) et pour valoriser le patrimoine architectural qui leur est lié. Depuis sa création, Terres et Couleurs a rassemblé plus de 500 adhérents en France et à l'étranger (principaux producteurs et revendeurs de terres colorantes, architectes, coloristes, artisans, chercheurs...). Terres et Couleurs s'est donnée comme mission de promouvoir le retour aux couleurs du terroir, en encourageant notamment l'utilisation de recettes traditionnelles de peintures comportant des pigments naturels minéraux tels que l'ocre. Les opérations «couleurs locales» s'inscrivent dans cette démarche. Elles sont l'occasion de redécouvrir le matériau «ocre» pour son intérêt technique et esthétique, et de renouer avec la tradition. T&C propose aux habitants de retrouver les «couleurs locales» des bois de leurs maisons. Et les encourage à utiliser des couleurs pro-environnement. Terres et Couleurs organise régulièrement des voyages d’étude sur les lieux de production d’OCRESET de terres colorantes (Ardennes, Vaucluse, Bourgogne, Italie, Espagne, Hollande, Suède, Chypre, Afrique du Sud, Brésil, Maroc...). Au total 17 voyages ont été organisés (+ de 1000 participants)

4. Réseau européen des centres culturels Organisation : Réseau européen des centres culturels (ENCC) PAYS: TURNHOUT, BELGIUM

ENCC est un réseau international de centres culturels, fondé à Turnhout en Belgique en Juin 1994. C’est un réseau de soutien, d'échange et de coopération dans le domaine culturel en Europe, ce projet représente une coresponsabilité entre les acteurs artistique et culturel, pour conserver la mosaïque des cultures Européenne, les produits de l'art et l'éducation artistique L'Europe est une belle mosaïque de cultures, les produits de l'art et l'éducation artistique peuvent nous apprendre, peut-être plus que l'histoire elle-même, sur la vie quotidienne et de la culture globale d'une région. L'Europe devient plus petite que la mobilité augmente et de nouvelles technologies abaisser les barrières à coopérer les uns avec les autres. Ceci permettra aux membres des instituts culturels locaux du personnel à devenir forts intermédiaires entre les arts, les artistes et le public, non seulement au niveau local mais aussi au niveau européen. Une des conditions essentielles pour une meilleure coopération et un échange culturel intense. Non seulement les instituts culturels nationaux ont une mission à remplir dans l'avenir de l’Europe. Les acteurs locaux aussi dans le domaine culturel ont besoin d'une plate-forme où ils peuvent se rencontrer, parler de leurs expériences, rêver sur les projets en coopération avec des partenaires de toute l’Europe. Les centres culturels pluridisciplinaires ont leur propre façon d’agir, de leurs propres problèmes et domaines d'intérêt. L'ENCC veut être leur plate-forme : la mise en réseau à l'échelle mondiale pour agir plus forte dans la communauté locale.

5. Animation culturelle des espaces publics et privés Organisation : Trans Europe Halles PAYS :LUND, SWEDEN

Trans Europe Halles est un réseau européen de centres culturels indépendants qui rassemble environ 50 centres culturels pluridisciplinaires et 20 amis toutes les organisations à travers l'Europe. En tant que réseau, Trans Europe Halles propose des forums dynamiques, et l'échange des expériences, le soutien de ses membres et de leurs communautés. Trans Europe Halles facilite et encourage les collaborations artistiques dans toute l'Europe. Trans Europe Halles fonctionne et coordonne plusieurs projets internationaux avec un fort accent sur le renforcement des capacités et de la mobilité des travailleurs culturels. Une des principales activités du réseau sont également les réunions internationales organisées deux fois par an pour recueillir tous les membres, les clients et les parties prenantes invités autour d'un thème spécifique lié à la culture indépendante. Le réseau est actif en influençant les politiques culturelles à la fois européenne et les niveaux locaux grâce à notre appartenance Vaste. Les membres de Trans Europe Halles ont une expérience et une connaissance unique de la façon de transformer les industries abonnés en centres culturels dynamiques avec des artistes et la communauté. Les membres de l'équipe du réseau ainsi que les membres actifs du réseau sont souvent appelés à donner des conférences, animer des ateliers ou des activités de conseil pour les capitales culturelles ou des projets de développement de la ville.

E. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace urbain et aménagement de l’espace.

Les expériences ci-dessous traites la question de l’habitat, et la possibilité de renforcer la coresponsabilité entre les acteurs, pour trouver des solutions pertinentes et durables, c’est dans ce sens que les citoyens de différents pays ont exprimé leur responsabilité sociale et ils ont innové des nouvelles formes de solidarité, avec des interventions auprès des institutions élues pour s’impliquer dans le traitement de la question d’habitat.

1. “Donner une chambre maintenant” développement urbain axé sur l'utilisateur

Cette expérience a réussi relativement dans sa mission pour réunir les propriétaires d'immeubles vides, la municipalité / État, et les créatifs "utilisateurs". Givrum.nu agit comme médiateur entre les acteurs précités.

Organisation : GIVRUM.NU “Donner une chambre maintenant” PAYS : COPENHAGEN

Givrum.nu a commence en 2006, c’est une organisation qui travaille dans le développement urbain axé sur l'utilisateur. Utilisation des connaissances approfondies sur les processus de citoyenneté participative dans la ville. L'idée est de voir des bâtiments plus vides se transforment en ateliers, de bureaux ou d'autres projets novateurs alors qu'ils sont en attente d'être rénové ou démoli.

Au cours des dernières années, de plus en plus d'industries de fabrication ont déplacé leur production hors des villes de l'Ouest comme de Copenhague afin de réduire leurs coûts de production. Ces villes se retrouvent donc avec des milliers de mètres carrés vides dans les anciens bâtiments industriels. L'idée est de transformer des bâtiments plus vides en ateliers, de bureaux ou d'autres projets novateurs alors qu'ils sont en attente d'être rénové ou démoli. En établissant et en facilitant les systèmes fonctionnent par l'utilisateur, des bâtiments vides sont pris en charge et transformés en centres d'activité.

Avec l'ambition de « élargir l'accès aux bâtiments vides afin de les aider à évoluer et à grandir dans des environnements ouverts et inspirants » en donnant l'espace pour des initiatives sociales et créatives. L'organisation intervient à quatre niveaux d'activité : niveau politique, niveau de conseil, niveau de partage des connaissances et un niveau pratique. Cela explique que Givrum.nu offre plusieurs services et qu'il collabore également avec divers partis.

1. Au niveau politique Givrum.nu vise à influencer les approches politiques à travers des réseaux et le dialogue et collabore avec différentes municipalités. 2. Au niveau de conseil, il collabore avec les propriétaires d'immeubles sur une utilisation avantageuse de leurs bâtiments et conseille sur les questions administratives et pratiques concernant l'utilisation temporaire ainsi que cela facilite le contact avec les entrepreneurs créatifs qui deviennent plus tard des utilisateurs. 3. Le niveau de partage des connaissances implique l'organisation de conférences comme un espace de pense, en prenant part à des ateliers, faire des présentations dans les universités et d'autres institutions, et en générale la collecte de la connaissance et des exemples concernant l'utilisation temporaire de bâtiments vides. 4. Le niveau pratique implique le démarrage effectif des lieux et la mise en place de systèmes de fonctionnement pour l’utilisateur, comprenant des personnes qui utilisent et prennent soin des bâtiments. Afin de faciliter l'utilisation de fonctionnement, des entrepreneurs créatifs jouent le rôle d’intermédiaire entre les propriétaires, les utilisateurs et les municipalités.

En termes de financement, l'organisation a reçu une subvention de Realdania pour les deux premières années, tout en essayant de prendre pied sur le marché. Ils ne prennent pas l'argent des «utilisateurs» mais cherchent plutôt à trouver des moyens par le travail de conseil pour les municipalités et les propriétaires qui veulent voir une utilisation bottom-up de bâtiments vides en leur possession.

2. Meanwhile Space ORGANISATION : MEANWHILE SPACE Pays: LONDON, UK

Meanwhile Space est une entreprise d'intérêt communautaire (CIC) qui a été mis en place en Juillet 2009, stimulé par une combinaison de la volonté de soutenir et de permettre l'utilisation temporaire ou provisoire des biens vacants avec une subvention du gouvernement central de l'Association des fiducies de développement pour fournir un réseau national appelée Meanwhile Project. Meanwhile Space offre aux gens la possibilité l’essai d'idées et les entreprises dans des espaces à travers le Royaume-Uni, la création en même temps d’un lieu plus dynamique et durable. Le CIC a été le bras de la réalisation du Meanwhile Space qui vise à stimuler les usages de la communauté de biens et sites vides.

3. Amélioration de la qualité de l'environnement urbain. Organisation : Beautiful Petersburg (BP) Pays: SAINT PETERSBURG, Russia.

Belle-Pétersbourg (BP) est un mouvement de citoyens actifs pour l'amélioration de la qualité de l'environnement urbain. Nous demandons aux citoyens en utilisant des méthodes efficaces de faire de leurs villes mieux, en leur fournissant un outil web simple et l'organisation d'événements éducatifs et de recherche réguliers. Le projet vise à rendre la ville plus confortable et accueillante pour les personnes. Ce mouvement offre à la société civile un moyen de prendre le contrôle de leur environnement urbain. Et la plupart des citoyens se rendent compte de la nécessité d'un changement et sont prêts à prendre part à des activités qui permettraient d'améliorer leur ville, si une occasion pratique a été offert .

Les coordinateurs BP organisent régulièrement des manifestations diverses, telles que des ateliers de maître et soi-disant «photo marche», effectuent des recherches sur le terrain et de développer le site krasimir.org. Ces choses prennent beaucoup de temps, cependant, tous les participants sont des bénévoles. Donc, aujourd'hui, le principal problème est dans la sécurisation des sources de financement pour donner à l'équipe BP l'occasion de consacrer plus de temps au projet et tenir plus d'événements.

Le projet donne à ses adeptes un sentiment de responsabilité sociale. Les gens deviennent plus actifs et plus préoccupés par leurs droits et responsabilités en général. En conséquence, les spectateurs passifs se transforment en participants actifs qui sont prêts à s'impliquer dans les initiatives du mouvement. Aussi BP a essayé crowdfunding pour imprimer et diffuser du matériel de promotion et de prévoir certaines matières logistiques nécessaires. Ainsi, les citoyens sont prêts à soutenir et abonner à la circulation.

Le travail de ce mouvement n’est toujours pas réussi à coopérer efficacement avec les autorités locales, car ils ne semblent pas être intéressés par des projets civils qui font les autorités fonctionnent comme ils le devraient. Le traitement des demandes est remplie selon la loi fédérale - fonctionnaires sont tenus de répondre aux demandes des citoyens.

Il est parfois un défi d'attirer plus d'adeptes, comme tous les gens croient que le mouvement peut changer quoi que ce soit pour le mieux, même en dépit des nombreuses réalisations de la communauté. Cependant, le niveau de la confiance du public dans le mouvement est assez élevé en raison de l'ouverture de son activité et en raison de la clarté du mécanisme de soumission de la demande. Le mouvement souhaite devenir un lien effectif entre la société et les autorités, la recherche des espaces urbains, l'étude des demandes des habitants, en collaboration avec des spécialistes qualifiés, et d'informer les autorités sur les problèmes de l'environnement urbain

4. Co-construction et accès équitable aux logements Organisation : Fiducie foncière de la communauté CLT Pays: Brussels, Belgium

L’idée La fiducie foncière de la communauté CLTest née aux Etats-Unis il ya 40 ans fiducie foncière collective BRUXELLES. Ce projet est soutenu par la Région de Bruxelles est en tête sur le continent européen.

CLT est un outil innovant pour construire et gérer des logements qui a été développé dans la région de Bruxelles comme une réponse à l'exclusion de plus en plus de ménages pauvres du système de succession traditionnelle (privé ou social). Il vise à préserver la disponibilité de la terre en créant des installations de logement associé à la production et la sociabilité des espaces qui sont accessibles de manière perpétuelle pour les familles à faible revenu.

COMMUNITY LAND TRUST BRUSSELS, prend terres hors du marché spéculatif et le place dans une société régionale à but non lucratif constitué de membres. Il n'y aura pas une révision sociale pour les habitants qui s'enrichissent comme dans le logement social : CLT est un projet global à long terme qui est censé aider les gens à s'engager dans leur vie et leur quartier. Les groupes cibles sont les familles à faible revenu ; des personnes recevant le revenu d'intégration ( 9,616 € / an) et les personnes atteignant la limite supérieure de prêts sociaux ( 40.000 € ) .

Cette action est gérée sur la base d’un modèle de gouvernance tripartite assure une représentation égale des utilisateurs / habitants, la société civile de quartier et les pouvoirs publics

Valeurs ajoutées de ce projet dans son entourage : 1. Reconnaissance et le développement des capacités de coopération pour les groupes de citoyens organisés 2. Protection des ressources, la promotion de la participation active à l'économie des ressources communes 3. Justice Inter / transe-générationnelle pour accéder à un cadre de vie sécurisé 4. L'accès à un logement de qualité et des projets de vie à long terme 5. Processus de capitalisation et de la stabilité 6. Participation active à la vie locale (activités socioculturelles) 7. L'autonomisation et la reconnaissance de la citoyenneté 8. Régénération à long terme partagée de la ville 9. création d'espaces de sociabilité collective 10. la création de logements de qualité à travers serrure perpétuel de subventions publiques 11. fiducie foncière « land trust » comme un bien commun collectif

Les 7 grands principes de fonctionnement de la CLTB: • Distinction entre la Fiducie des terres et logements existants, un contrat de location est conclu avec le propriétaire du logement, la terre reste la propriété de la fiducie. • Droit d'utiliser la terre • Accessibilité aux personnes à faible revenu • Conservation perpétuelle des subventions publiques et des fonds privés de la spéculation immobilière • Gouvernance équitable entre les utilisateurs / habitants, la société civile de quartier et les pouvoirs publics • Intendance des habitants: formations • Mixité des fonctions et l'ouverture à la région

5. Cohésion sociale et territoriale des habitants Un modèle de cohésion sociale dans le même quartier, pour que les citoyens aient le sentiment d'appartenance et d'appropriation de l'espace de vie comme bien respecter et prendre soin de l'espace partagé. L’un des points forts de cette expérience c’est que le conseil de la ville (la municipalité) de Lisbonne, est engagé à l'initiative et l'énergie des habitants pour réformer l'espace dans lequel ils vivent.

Organisation : Parish of Carnide / Le projet « Padre Cruz Com padrinhos » Pays: CARNIDE, LISBOA, PORTUGAL

Le projet a été lancé à l'initiative de la paroisse de Carnide et partenaires, le programme BIP / postal, promu par la municipalité de Lisbonne.Le projet « Padre Cruz Com padrinhos » vise à faciliter un processus continu de mise à niveau de la partie la plus ancienne de Padre Cruz, la plus grande ville municipale de Peni-Lisbonne, qui contribue en même temps à créer une plus grande cohésion sociale et territoriale, tout en tenant compte des populations les plus récents et multiculturelles de la région.

- La recherche de déménager les résidents dans le même quartier - Créer un équilibre dans le quartier lui-même, en accordant une attention à tous ses résidents Les sections locales ont également contribué avec un montant financier d'environ 5 euros / logement. Beaucoup ont aidé dans la peinture et de techniques dispositions nécessaires pour la réhabilitation des espaces publics, conformément à leurs qualifications ou des désirs.

Il a été souligné la nécessité de créer un équilibre dans le quartier lui-même , en accordant une attention à tous ses résidents , en particulier les nouveaux domaines et de leurs préoccupations avec l'insécurité générale et la crainte de la marginalisation , de travailler essentiellement à atteindre un sentiment d'appartenance et d'appropriation de l'espace de vie comme bien respecter et prendre soin de l'espace partagé .

Les objectifs L’objectif du projet « Padre Cruz Com padrinhos » est de promouvoir le logement de la citoyenneté par le parrainage d'une institution dans ces lots, à promouvoir des stratégies et des activités de commun accord articuler et dans le but de réhabiliter les espaces publics et les résidents ordinaires en les rendant plus agréable.

Comment se font les actions de « Padre Cruz Com padrinhos » :

Initialement, il était prévu de parvenir à un accord avec les résidents par rapport à la peinture de ces lots et la co- responsabilité dans le cadre de cette tâche. Les sponsors ont eu la tâche d'organiser des réunions régulières de consultation des résidents, de médiation les décisions à prendre : des problèmes à résoudre, de trouver des solutions, les dates des interventions, des formes communes d’assistance, formes de coûts de paiement, etc Parallèlement, ils ont également été responsable de l'exécution des activités culturelles, qui encourageraient les gens à apprendre à connaître leurs voisins et les autres habitants du quartier, ainsi apprendre à relier les uns aux autres. Ces actions ont conduit à une plus grande prise de conscience des problèmes sociaux et la rencontre de personnes, qui ont conduit à des actions de solidarité et d'aide mutuelle qui sont immédiatement déclenchée.

L'intention est de renforcer les liens d'appartenance et de l'identité, de contribuer à une image positive du quartier et de la promotion du développement et de la dynamique qui sont plus souhaitable, plus axé sur la collectivité. D'autre part, avec la participation des partenaires culturels et autres, le projet veut promouvoir des initiatives et des activités de loisirs pour les plus jeunes, tout en constituant un espace pour la promotion de la citoyenneté et de la culture qui unissent les deux zones du district.

Reference framework/cadre de référence

Le modèle de coresponsabilité dans la gestion des espaces en ci aprés vise démontré ce qui suit:

  • Les règles qui paraissent importantes à prendre en compte pour plus de chances de réussite;
  • Ce qui serait idéal en termes de coresponsabilité sur ce thème

A. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace et lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale Un groupe de citoyens (ou des groupes homogènes) d’une plateforme multi-acteur mettent comme objectif, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans le cadre de leur coresponsabilité pour la gestion de l’espace. Cet objectif cible les catégories sociales exclues ou pauvres ; dont les émigrés, les sans-abri et les personnes à mobilité réduite.

  1. Pour les migrants : la plateforme s’occupe de leur intégration dans la communauté, via des actions de solidarité, de cohabitation (soin, nourriture, logement…) et d’aide juridique, dans la finalité d’une auto- organisation des migrants eux mêmes, en les responsabilisant afin de participer positivement dans la recherche des solutions.
  2. Pour les sans-abri :la plateforme qui a ce phénomène dans son espace est appelée à sensibiliser les gens de la classe moyenne à travailler avec des personnes sans-abri sur un pied d'égalité, pour leur assurer une Ré - insertion sociale, le droit à la santé et le droit au logement. La plateforme présente son aide aux personnes sans-abri à se composer en association pour leur permettre à être auto-organisé, et développer un leadership sans-abri, (c'est à dire de faire un sans-abri accepté comme chef par d'autres personnes sans-abri).
  3. Pour l’accès aux jardins :le concept d’intégration concerne aussi le plaisir des personnes à mobilité réduite pour accéder à des espaces verts, la plateforme peut mobiliser les citoyens pour que les infrastructures du jardin soient particulièrement adaptées aux personnes souffrant d'un handicap, et qu’ils sont en conformité avec les règles et réglementations applicables aux installations spécifiques pour les personnes handicapées. (l’idée des jardins familiaux est un exemple à suivre)

Ce qui serait idéal en termes de coresponsabilité sur ce thème pour les plateformes, il faut que chaque membre de la plateforme mis à disposition ses compétences et son savoir pour le traitement de tous les cas de pauvreté ou d’exclusion sociale identifie. Comme il est indispensable de communiquer avec la municipalité pour s’intégrer dans ce processus et être une partie prenante pour la résolution des problèmes des migrants et des sans-abri, c’est aussi une sorte pour anticiper les défis de financement. Un autre défi à prendre en considération, c’est que le fléau des sans-abri dans quelques pays, n'est pas abordé comme un problème de société. Parfois ils sont criminalisés, ils sont mis en prison ou chassés tout simplement de ne pas avoir une maison. À noter que l’État peut ne pas reconnaitre la contribution des plateformes pour les questions d'immigration, la mobilité des personnes en situation handicapé, et des sans abri. L’État continue à adopter des lois sans appeler les PMA ni les concernés eux-mêmes et leurs organisations à participer à des consultations sur ces lois. Les plateformes sont appelées à adopter une stratégie de plaidoyer (Ex : des compagnes, pétitions…) qui donneront sens et une continuité aux actions de solidarité.

B. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace et le développement durable, et environnemental Dans cet axe la plateforme multi-acteur développe la coresponsabilité via l’occupation des espaces privés ou publics pour la création des jardins urbains ou des fermes biologiques, cette action donne la possibilité de rendre les espaces publics productifs et les transformer à un espace d’échange et de connaissance pour la solidarité. cette action consiste à connaitre s’il y a une ferme abandonnée ou un espace abandonné dans l’entourage du quartier, la plateforme se mobilise pour organiser des activités d’aménagement avec la population du quartier et toute autre personne intéresser. La mobilisation autours des actions de corésponsabilité dans le cadre de l'envirennement et le développement durable , nécéssitent l’implication de la communauté, et pour le fair il faut expliquer que :

  • Le projet des jardins contribue aussi à la lutter contre le changement climatique.
  • Cette action contribue « aux aliments cultivés localement, contribuant à réduire notre empreinte carbone »
  • L’action contribue à la création des sources de produits agricoles et de l’emploi.

Pour assurer la réussite des jardins urbains il faut respecter les règles suivantes:

  • Mise en commun des connaissances et des compétences professionnelles;
  • Collecte des contributions financière par les participants pour assurer le suivi des jardins, mais il faut faire l’effort pour travailler avec un peu d'argent que possible ;
  • Capacité à rassembler les différents discours sur le chômage, l'environnement, coproduction durable ;
  • Faire des jardins urbains un outil d'éducation, de réduction des déchets, le renforcement communautaire, l'inclusion sociale et la protection de la biodiversité agricole ;
  • Sensibiliser les citoyens impliqués dans le projet sur l’importance du respect de l’engagement, parce que le travail dans les jardins demande un peu de temps pour l’arrosage, pour garder leur verger vivant et florissant ;
  • Gestion du travail d’équipe : pour assurer la continuité des actions, fixer quelques règles : une bonne communication est très importante surtout quand vous invitez des personnes qui ne sont pas familiers avec le travail en équipe. Partager les taches entre les membres de l’équipe (une seule personne ne fait pas toujours la même chose)
  • Organisation de la production des vergers/jardins pour répondre à la demande de la communauté qui dépasse parfois ce que l'équipe du projet est en mesure de fournir, pour ne pas être obligé de baisser la demande des citoyens

Ce qui serait idéal en termes de coresponsabilité sur ce thème pour les plateformes, d'une partla plateforme multi-acteur développe le rôle éducatif des jardins, et assurer un climat convivial qui est ce crée dans le cadre de ses petites actions entre les habitants du même quartier, et bénéficier des deux étapes de plantation et de cueillette qui sont deux occasions principales pour la sensibilisation de la communauté, Quant à la cueillette des produits du jardin, la plateforme doit innover des façons de partage coresponsable des fruits avec les participants dans l’action par EX (« cuisine du peuple» « jus ensemble » en Belgique).

D'autre part Pour développer ce types d'actions citoyennes dans l’espace public, il faut prévoir la reconnaissance publique du droit des citoyens à la ville et spécialement les espaces publics vacants, et pour cela il est nécessaire de :

  • Capacité de négocier avec les institutions publiques sensibles et les organismes privés ;
  • Dialogue avec d'autres jardins urbains déjà mis en place;
  • Plaider pour avoir une convention d’attribution de la terre ;
  • Plaider pour donner le pouvoir à la communauté locale pour décider de l'avenir de son propre territoire.

Pour éviter cette situation conflictuelle avec le propriétaire, il est important que la plateforme formalise sa relation avec le propriétaire de l’espace, soit un accord écrit qui délimite les obligations de chacun, ou un partenariat dont les deux parties prenantes sont gagnantes. La plateforme peut aussi conduire une compagne de plaidoyer pour l’exploitation des espaces publics pour le bien être de tous, en se référant au droit des citoyens à un espace propre ainsi le droit des acteurs et citoyens à la participation dans la gestion de la chose publique. Si la plateforme n’arrive pas à avoir l’attribution de la terre, ou un consensus avec le propriétaire, dans ce cas le projet du jardin et tout l’effort fourni dépend à la décision de son propriétaire public ou privé, et la plateforme reste sous la menace constante d'être expulsés.

C. Coresponsabilité dans la gestion des espaces vacants et abandonnés ; Le cas fréquent dans la coresponsabilité de gestion des espaces vacants et abandonnés, c’est celui initié par des individus ou des associations de quartier, et cette formule reste la plus compliquée, vu les blocages qui se posent par l’administration ou le propriétaire de l’espace privée vacant. Mais quand l’état fait partie des initiateurs pour gérer un espace vacant, la mission dans ce cas est mieux confortable en ce qui concerne les blocages administratifs, et autres… Pour plus de chance de réussite, les expériences identifiées dans l’inventaire nous enseignent que la plateforme qui occupe un espace public ou privé est appelée à respecter les règles suivantes :

  • Faire l’effort pour avoir une cartographie de tous les espaces abandonnés dans le quartier ou dans la ville ;
  • Adopter une stratégie de lutte contre l’évacuation des biens publics en faveur de la spéculation privée et pour des fins commerciales.
  • Être consciente que l’objectif des actions est de fournir des services aux citoyens et dans le même temps de créer des opportunités de revenus pour les chômeurs et les travailleurs précaires ;
  • Tous les prix des services/activités fournis dans un espace occupé sont «sociaux»: (prix plus bas que ceux du marché privé);
  • Faire en sorte pour que Les activités mises en place contribuant dans la propreté des quartiers et mobiliser les différents acteurs du quartier ou de la ville ;
  • Prendre en considération la conception des solutions collectives pour les migrants, les sans-abri et les personnes en situation handicapée lors de la programmation et la réalisation des activités dans les espaces vacants ;
  • Encourager les nouvelles pratiques de gestion démocratiques des ressources sur la base d'un ensemble commun de connaissances et de compétences ;
  • Faire des actions sportives et culturelles comme un moteur pour créer de nouvelles relations fondées sur la solidarité et la non-discrimination ;
  • Généralisation de la communication d’une manière continue avec les publique sur les actions et les objectifs sociaux de l'action;
  • Assurer la communication continue de l'environnement sur les objectifs sociaux de l'action elle-même afin de construire un fort consensus autour d'elle qui permet de protéger le projet et ses occupants ;
  • Aucune approche idéologique, par rapport à la pratique de la profession et l’important c’est de se concentrer sur les objectifs du projet.

Vu que les risques consciemment rencontrés par tous les participants dans ce thème sont essentiellement juridiques, c’est pour cela il y a des règles de réussite à suivre par la plateforme en relation avec les propriétaires et les administrations :

  • Établir des contacts avec les propriétaires privés pour l’occupation temporaire des espaces vacants publics et privés. Ce type d’occupation donnera aux entreprises locales occupantes la possibilité de tester la viabilité à long terme de leur produit avec le public. Le propriétaire de son coté contribue à la croissance de l'économie locale et aider à créer des locataires potentiels pour la propriété dans le futur ;
  • Avoir la capacité de négocier avec les administrations publiques à partir d'une idée claire des étapes à faire ;
  • Négocier directement avec la municipalité pour l’occupation d’un espace public ;
  • Un consensus est nécessaire pour une administration publique pour soutenir une telle expérience, même dans un moment de fortes tensions, il est donc important d'être aussi ouvert et inclusif que possible ;
  • Il est très intéressant d’établir des partenariats ou un accord de principe avec l’administration pour occuper un tel espace public pour 1- respecter la loi et 2-pour assurer la continuité de l’action.

Ce qui serait idéal en termes de coresponsabilité sur ce thème pour les plateformes est :

  • De gérer l’espace sur la base d’une approche participative, en sélectionnant des équipes pluridisciplinaires des artistes, des planificateurs, des designers, des architectes et des paysagistes… qui ont de l'expérience dans le domaine et en proposant une coopération avec des associations locales.
  • Le lancement d’un concours d'idées pour de nouveaux projets/actions coresponsables, pour accentuer le caractère public et participatif des actions réalisées dans l’espace comme
  • Autofinancer l’organisation des activités par la collecte des fonds auprès des habitants/participants ou entreprises
  • Assurer la participation de nombreux citoyens de votre territoire qui bénéficient des activités à bas prix et qui utilisent les services offerts,
  • Donner un impact social aux activités pour que tous les citoyens puissent bénéficier.
  • Création de revenus pour les jeunes, en précarité et au chômage.
  • L'interaction entre les différents projets encourage et le mélange des cultures et des pratiques

La perspective d’avenir est celle d'obtention d'une reconnaissance institutionnelle des expériences mises en place, et il est conseiller de s’inspirer de l’idée de création des coopératives de services, pour institutionnaliser la relation avec la municipalité et les institutions officielles et éviter tous les éventuels blocages administratifs et juridiques.

D. Coresponsabilité de gestion de l’espace pour la promotion de la culture, le tourisme et la conservation du patrimoine local ; Un territoire de coresponsabilité, met comme objectif, la promotion de la culture, le tourisme, et la conservation du patrimoine local, dans le cadre de sa coresponsabilité dans la gestion de l’espace, dois prendre en considération les règles suivantes pour plus de réussite :

  1. Lors de la période de démarrage, il est essentiel de prendre en considération l'inexpérience des administrateurs de quelques municipalités/communes, qui ne savent pas le rôle de ce type d’activités, et il est mieux d’organiser des sessions/ateliers de sensibilisation sur l’importance de la coresponsabilité entre citoyens et acteurs pour un thème que vous aller choisir (réhabilitation des sites historique, peindre des fresques, …)
  2. Sensibilisation du secteur privé qui pourrait être intéressée par ce type d’actions.
  3. Mettre en place une stratégie de collecte de fonds pour assurer la continuité et la duplication des actions.
  4. Éviter de mettre des logos ni de signe de marketing lors des actions de peindre des fresques, notamment quand il s’agit de la propriété privée.
  5. Renforcer le lien avec les artistes, les créateurs.

Ce qui serait idéal en termes de coresponsabilité sur ce thème pour les plateformes, dans le cadre des activités de promotion de la culture, du tourisme, et la conservation du patrimoine local dans la gestion de l'espace, il est important :

  • De rapprocher l'art et la culture pour tous les citoyens, en facilitant et encourageant les collaborations et les échanges artistiques, afin de développer un travail artistique participatif.
  • La réhabilitation des arts et patrimoines locaux, pour conserver la mosaïque culturelle du territoire.
  • Mettre en place des activités pour assurer la propreté des quartiers dans les villes, en mobilisant les jeunes, les acteurs associatifs, les responsables institutionnels et le secteur privé. (impliqué la majorité des citoyens dans le nettoyage, la peinture,..)
  • Mobilisation des citoyens pour redynamiser des sites historiques abandonnés, afin d’attirer les touristes qui visitent le territoire pour accéder aux sites touristiques important mais moins connus dans le territoire.
  • Régénération urbaine des terres et des sites dégradés et abandonnés qui pourrait devenir la place des biens communs.
  • Des activités communes pour peindre des fresques sur des murs, des écoles, usines…et les transformer en une pièce locale de l'art

E. Coresponsabilité dans la gestion de l’espace urbain et aménagement de l’espace. Une plateforme qui traite la question du logement, et la possibilité de renforcer la coresponsabilité entre les acteurs, pour trouver des solutions pertinentes et durables, elle a mobilisé les citoyens de différents pour exprimer leur responsabilité sociale et innover des nouvelles formes de solidarité, avec des interventions auprès des institutions élues pour s’impliquer dans le traitement de toutes les questions liées à la gestion et l’aménagement de l’espace urbaine. Pour plus de chances de réussite, la plateforme est censée à prendre en considération les règles suivantes :

  • Mettre comme objectif l’amélioration de la qualité de l'environnement urbain et rendre la ville plus confortable et accueillante pour les habitants ;
  • Développement urbain doit être axé sur l'utilisateur/citoyen/habitant ;
  • Étude de faisabilité pour tester la pertinence d'un modèle de coresponsabilité dans le domaine du logement aux personnes à faible revenu (un modèle complet en termes théorique, juridique, financier et pratique) ;
  • Prise de contact avec les sponsors des activités de gestion de l’espace urbain ;
  • Parvenir à un accord avec les résidents par rapport à la peinture de ces lots et la coresponsabilité dans le cadre de cette tâche ;
  • Communiquer avec les autorités locales, et les convaincre du caractère social et citoyen des actions de la plateforme ;
  • Bien déterminer les dates des interventions, des formes communes d’assistance, formes de coûts de paiement, etc ;
  • Soutenir l'utilisation temporaire ou provisoire des biens vacants par la communauté ;
  • Mobiliser les spectateurs passifs pour se transformer en participants actifs qui sont prêts à s'impliquer dans les initiatives de la plateforme;
  • Pour la gestion des actions d’habitation il faut adopter un modèle de gouvernance tripartite qui assure une représentation égale des utilisateurs / habitants, la société civile de quartier et les pouvoirs publics.

Ce qui serait idéal en termes de coresponsabilité sur ce thème pour les plateformes, est de mobiliser les citoyens pour prendre part à des activités qui permettraient d'améliorer leur ville, et avoir un sentiment de responsabilité sociale envers leur communauté. Cela permet l’adhésion des citoyens qui auront la possibilité d'influencer les différents acteurs dans la ville. Il serait aussi important de :

  • Encourager les contributions financières des citoyens même si la contribution est très modeste ;
  • Créer un équilibre dans le quartier lui-même, en accordant une attention à tous ses résidents, en particulier les nouveaux habitants et de leurs préoccupations avec l'insécurité générale et la crainte de la marginalisation, et développer le sentiment d'appartenance et d'appropriation de l'espace de vie comme bien respecter par les citoyens, et prendre soin de l'espace partagé ;
  • Promouvoir des installations de logements associés pour préserver la disponibilité de la terre et aider à la production et la sociabilité des espaces qui sont accessibles de manière perpétuelle pour les familles à faible revenu
  • Faciliter un processus continu de mise à niveau de la partie la plus ancienne d’un quartier ou d’une place publique qui contribue en même temps à créer une plus grande cohésion sociale et territoriale, tout en tenant compte des populations les plus récentes et multiculturelles de la ville.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

2)- Co-responsibility in waste treatments and recycling/repairing/reusing

De todo o lixo produzido, cerca de 65% trata matéria orgânica, na sua generalidade restos de alimentos que se perdem na confecção ou que são rejeitados à partida por diversas questões. Cerca de 30% é composto pelos chamados materiais recicláveis, papel, embalagens cartonadas de longa duração, vidros, plásticos, roupas e metais. A realidade demonstra que apenas 5% do ‘lixo’ produzido, daquilo que rejeitamos como já não fazendo parte das nossas vidas e da nossa responsabilidade, é que pode ser considerado e designado como lixo ou refugo. São na sua generalidade materiais perigosos ou contaminados, não passíveis de reciclagem, reutilização ou compostagem.

Inventary/Inventaire

a) Reutilização de matérias de desperdício fabril Para além do desperdício de pequena ou média escala, que provém das nossas casas e do comércio, existe um outro, de maior dimensão, que provém da parte de produção de dado produto. As empresas de fabrico não têm, muitas das vezes, uma solução para dar aos desperdícios que acontecem do processo de fabricação. Na maioria das situações, o preço de venda do produto tem agregado o custo do que não se aproveita, do que não pode ser aproveitado por qualquer razão. Não se torna interessante, para quem produz, arranjar uma solução para todo aquele material que não segue o destino inicialmente esperado. Ele representa, por um lado um custo, e raras vezes é tido como uma possibilidade de ganho, mas de um ganho diferenciado. Há projetos a nascer, um pouco por todo mundo, que aproveitam esses desperdícios, - na verdade são por vezes um verdadeiro auxílio para determinadas fábricas porque apresentam uma solução de escoamento- os transformam, de forma a lhe darem outra utilidade.

Remix project Este projeto, de negócio social auto-sustentável, tem como objectivo demonstrar que o design pode ser acessível a todos e deve ter uma componente de sustentação por parte do(s) criador(es). Da sua filosofia, um artista ou criativo, deve poder expressar a sua arte, mas de uma forma sustentável também, com um carácter de utilidade, socialmente responsável e ainda assim, com a total liberdade de criação, impondo-se desafios concretos, com respostas acessíveis. O contacto parte geralmente por parte de grandes empesas ou fábricas, que detêm um espólio de desperdício que advém do fabrico de um produto, e para o qual não encontram um solução viável. Depois de tomado esse conhecimento, estabelecem-se protocolos para uso desses materiais em excesso, ou, de certa forma estragados/inviáveis, e contactam-se artistas consagrados para encontrarem uma solução que se concretize na concepção e criação de uma peça de design. Mais tarde, esse protótipo é analisado nas oficinas de trabalho do REMIX, instalados em bairros e zonas de prioridade de intervenção social da cidade de Lisboa. Nessas oficinas trabalham moradores desses bairros, de qualquer idade, que se mostrem interessados, empenhados e que possuam as habilidades e a competências necessárias para pôr em execução o trabalho de execução da peça criada. São geralmente pessoas que não encontram emprego no mercado de trabalho, por variadíssimas razões. As peças são depois publicitadas e postas à venda em lojas, a um preço relativamente acessível, mas com o valor artístico atribuído. Tacos velhos de madeira para soalho, são transformados em bancos. Garrafões de água em vasos para plantas e casas de pássaros. Restos de materiais de bancadas indústrias passam a amplificadores de música. Um novo destino. Diminuição do desperdício quase a zero.

Talia Esta é uma associação de promoção cultural com sede em Itália. A ideia é também a de criar uma série de peças artísticas a partir de materiais reciclados ou materiais usados que, aparentemente, já não têm uma utilidade, sejam eles de plástico, madeiras, tecidos ou outros. A criação destes objetos aparece da concretização de cariados workshops e outras atividades que promovam aspetos artísticos e o aproveitamento de recursos e matérias já existentes. Sediada em Palermo, na Itália, a Associação Talia, conseguiu um espaço onde concretiza as várias atividades propostas em assembleia pelos seus fundadores. Para poder ser acedida por um grupo alargado, e uma vez que alguns grupos de interessados não têm possibilidade de comportar economicamente a participação nas ações, é possível não se pagar nada, por exemplo, se for estudante. A ideia resume-se a levar grupos de crianças, jovens e adultos, a entenderem o valor dos recursos já existentes e a possibilidade de transformação dos mesmos, e da possibilidade de ganharem uma nova vida, uma nova possibilidade de utilização enquanto objetos do quotidiano. Para os mais novos e para os desempregados, esta atividade permite também que adquiram mais conhecimentos e competências, de forma a poderem desenvolver atividades fora da sua área de conhecimentos. Os materiais obtidos podem ser vendidos e expostos em feiras e mercados, de onde se obtém algum do dinheiro necessário à sustentabilidade da Associação e à realização semanal das suas atividades. Esta ideia permite não só o aproveitamento de recursos já existentes, através da sua transformação a um preço muito baixo, como a aquisição de competências em termos de recursos humanos e sobretudo na promoção da capacidade de transformação dos objetos, permitindo que estes adquiram um valor que, inicial e aparentemente, não tinham.

Cicloficina dos Anjos Esta associação, nascida em Lisboa, à semelhança de várias outras que se encontram hoje espalhadas por várias cidades da Europa e dos EUA, para além da sua função social, de valores mais humanos para as grandes cidades – pensa-se numa cidade mais para as pessoas, menos poluída, mais verde e menos dependente de combustíveis que consomem o planeta -, tem também uma enorme componente de reutilização de materiais já existentes. A sua função não se resume a ajudar os ciclistas a aprender como arranjar a sua bicicleta, como seu veículo de transporte diário, nem tão pouco de ensinar a usar a bicicleta na cidade ou promover o seu uso diário no sentido de encontrar uma melhor qualidade de vida. O espaço que ocupam, está geralmente apetrechado de material que deixou de ser usado e que se tornou o desperdício de uma fábrica de bicicletas – com modelos em desuso -, de pessoas individuais que já não querem aquela bicicleta e adquiriram, eventualmente, uma outra. Nestes espaços de encontro há geralmente uma espécie de armazém com um espólio considerável. Esses materiais, geralmente oferecidos, ou comprados a muito baixo custo, servem para consertar novas bicicletas, construir novas bicicletas, etc. Matéria que parecia ser lixo, adquire a possibilidade de uma nova vida. As bicicletas para crianças, sobretudo, como deixam de ter o tamanho desejado, são muitas vezes arranjadas e postas a circular por outras crianças. Podem ser dadas ou vendidas a preços simbólicos, como forma de garantir a continuação da existência da associação. A associação é composta por uma lista de voluntários, que se reúne num espaço cedido para o efeito, e se reúne semanalmente para atender qualquer ciclista que apareça a precisar de ajuda. Todas as assistências técnicas prestadas têm como objectivo dotar o indivíduo da capacidade de ser auto-suficiente, de reparar o que precisa e pode ser reparado, e são registadas por ordem de chagada e prioridade. Não há valores envolvidos nesta operação. (see as well Ciclofficina, La Granata, Padua, Italy)

Bikesurfberlin Um outro modelo que envolve igualmente bicicletas, mas com um conceito totalmente distinto, é o projeto BikeSurfBerlin, que decorre do mesmo espírito de viajar à volta do mundo sem gastos financeiros incomportáveis, como o BeWelcomer ou o Couchsurf – muito divulgado em todo mundo. A ideia é visitar a cidade de Berlim, de bicicleta, sem os custos do aluger. ‘Two Wheels Good, Free Wheels Better’. Este projeto promove uma cidade mais verde e saudável, evita o despojo de bicicletas que são substituídas por outras, e, sobretudo, alimenta a ideia de que um sistema baseado numa confiança mútua, resulta e traz vantagens para todos. O projeto angaria as bicicletas apenas através de um sistema de doação e as pessoas que o promovem, sustentam o seu funcionamento também através de doações feitas pelos clientes que acedem ao serviço, ou de outras entidades ou indivíduos, que, não tendo necessidade de fazer uso do BikeSurfBerin, apoiam a ideia de uma cidade mais ecológica e amigável. As bicicletas que, de outra forma, iriam para o lixo, podem ser aproveitadas de uma forma muito simples. Esta ideia é facilmente replicável a qualquer cidade europeia ou numa outra parte do mundo.

Repair Café Este projeto holandês usa de uma filosofia muito simples e de grande responsabilidade social e ambiental. Em todo o mundo ocidental vive-se de uma forma irresponsável, de uso descartável em relação a quase tudo o que nos rodeia. Queremos mais e melhor e facilmente substituímos por algo novo, mais recente, nem sempre mais vantajoso. A questão prende-se não só com a ideia da necessidade de algo novo e de mais coisas, mas também com a ideia de que o velho se torna obsoleto. Este conceito aparece não só em relação aos objetos dos quais fazemos uso, mas também estendemos muitas vezes isso para as pessoas que nos rodeiam. Este projeto pretende contrariar estas duas ideias. Por um lado criando um espaço e as condições de reparação de qualquer coisa que precise de ser reparado; por outro lado, dando oportunidade às pessoas que possuem os conhecimentos necessários, possam por em prática os seus conhecimentos em benefício dos outros. Neste espaço de cafetaria, em determinados dias, as pessoas podem trazer o que tiverem para arranjar - móveis, bicicletas, pequenos electrodomésticos, roupas, brinquedos, etc. -, e podem obter a assistência de vários técnicos especializados que se dispõem a ajudar e a orientar nesses arranjos. Eletricistas, mecânicos, costureiras, etc. A ideia prende-se essencialmente com uma mudança de mentalidade, de forma de atuação perante os hábitos de consumo atuais e perante o nosso desconhecimento face a algumas matérias. Reduzir o consumo, reparando o que já possuímos de forma a que possa ser reutilizado, ou usado por mais uns anos, é reduzir no desperdício que leva ao lixo e a emissão de CO2 no planeta. Olhar para os objetos que possuímos com novos olhos, permite a organização de uma sociedade mais responsável e sustentável em termos não só ambientais, mas também económicos e familiares. Enquanto estas sessões ocorrem, pode ser saboreada uma chávena de chá ou um café. Para além de juntar pessoas, permite que todos se ajudem em termos de comunidade e também, que entendam que afinal, não é assim tão complicado arranjar o que quer que seja. Acabamos todos muito mais competentes e melhorados. (See as well Repair Café in Brussels)

Circul-livre Este projeto, implementado em Paris, tem dois objectivos principais: promover a leitura e a coesão social. A ideia é pôr a circular os livros que já foram lidos, que já não se desejam mais, que estão parados nas prateleiras de estantes em casa e partilhar com os residentes da cidade. Com uma circulação de 30 mil livros por ano, a iniciativa conta com a participação de muitas pessoas que passam pela rua, onde os livros estão expostos, e que não são necessariamente pessoas que frequentam livrarias ou bibliotecas. Os livros circulam livremente, trazidos por pessoas ou entidades, sendo postos à disposição de todos os habitantes após lhes ter sido carimbado o logótipo da operação Circul’Livre. Sem inscrições prévias, de forma totalmente gratuita, sem a obrigação de devolução, os participantes têm só d escolher e levar com eles os livros que lhes interessem e que estão postos para serem levados e de os porem a circular, neste ou noutro sistema de circulação. Esta iniciativa tem também como contribuição colectiva, a de retirar as pessoas do isolamento em que vivem. Os livros a circular ganham também um destino novo, uma reutilização.

Streetbank Esta iniciativa, que ganhou vida em Inglaterra, está agora espalhada por várias partes do mundo e resume-se à criação de um site de internet que permite verificar, a uma distância de cerca de 1.5 km de onde se está, uma série de objetos, ferramentas, competências e outras coisas que se encontram disponíveis para serem usados pela comunidade. Para resumir, trata-se de ajudar um indivíduo a partilhar e poder pedir emprestado coisas de outras pessoas que vivem na mesma comunidade ou bairro e que, de outra forma, nunca terias tido a oportunidade de conhecer. A ideia é, não só gastar menos e dar mais uso aos recursos já existentes, mas também trabalhar num projeto de comunidade ativa, porque se acredita que, partilhando, as pessoas não só poupam dinheiro, como contribuem para o ambiente, evitando o desperdício. Esta iniciativa faz todo o sentido no contexto que se vive atualmente. Permite que as pessoas se envolvam na sua própria comunidade, que se comprometam, voluntariem num espírito de generosidade. Faz como que as pessoas procurem localmente soluções para as suas necessidades, o que faz todo o sentido em termos ambientais. Ajuda também a que se reutilize os recursos existentes e que o uso destes seja optimizado, o que poderá ajudar a uma menor necessidade de consumo global. Num bairro com cerca de 100 casas, uma escada que pode eventualmente ser usada uma vez por ano por cada uma delas para limpar uma chaminé – por exemplo, será muito provavelmente suficiente para todos, em vez da necessidade de existência de uma escada por cada casa. Partindo do princípio que todos participam de uma forma correta de com uma base de confiança, o projeto funciona bastante bem, em vários pontos de Inglaterra e tem conseguido financiamento para sustentação por parte de algumas fundações, dinheiros que permitem a gestão dos recursos e do site, ou a reparação ou substituição de alguns objetos.

Green Cork As rolhas produzidas com cortiça são essenciais ao vinho, mas o que fazer com elas depois de abrir a garrafa. O vidro segue para reciclagem. E a rolha de cortiça? As rolhas, sendo um produto 100% natural não poluem o ambiente se acabarem no lixo, no entanto elas podem e devem ser recicláveis e reutilizadas, para que se obtenha um impacto positivo do ponto de vista da sustentabilidade. O projecto Green Corck, responsabilidade do grupo empresarial Amorim, em Portugal, foi criado em parceria com a Quercus, associação ambiental portuguesa, no sentido de encontrar uma solução para a reciclagem das rolhas de cortiça. Desde 2008, altura do arranque da iniciativa, foram recolhidas e recicladas dezenas de milhões de rolhas por todo o mundo, com a parceria de supermercados, aeroportos, caves, restaurantes, escolas, escuteiros, agrupamentos e sommeliers espalhados pelo mundo. O gesto é simples, o da recolha, depois tem de haver um tratamento em que são tratadas e trituradas para serem transformadas em granulados e voltarem a ser matérias-prima. Embora nunca mais seja incorporada em rolhas, a cortiça reciclada pode integrar isolamentos, revestimentos, kayaks de alta competição, raquetes de badminton, bolas de ténis e de cricket, componentes de automóveis e aviões, peças de design e de moda e uma multiplicidade de outros fins que podem ser ou não industriais. Nos EUA e no Canadá, por exemplo, as rolhas arrecadadas ao abrigo de um programa que tem por nome ReCORK America, destina-se exclusivamente ao fabrico de sapatos com a parceria de uma empresa canadiana de nome SOLE. Em Espanha, a associação ADISANVI (www.reciclascorchoreciclasvida.blogspot.com), recolhe as rolhas para posterior utilização em trabalhos manuais realizados por deficientes. Na Austrália, as rolhas são recolhidas por um grupo de escuteiras Girl Guides (www.guidesaus.org.au), que angariam cerca de 30 toneladas anuais para reciclagem. Na Alemanha existem diversas entidades e empresas que fazem a recolha das rolhas para reciclagem, de forma a garantirem também alguma ajuda social para determinadas organizações (www.kork.de/wsuak_recycling.htm), (www.nabu.de/m07/m07/_02/04207). Na Bélgica (www.users.swing.be/petit.liege) Em Itália, para além do cariz ambiental de que se revesta a recolha das rolhas usadas, por cada tonelada de rolhas recolhidas, são doados mil euros à sociedade civil, através de organizações sem fins lucrativos e da parceria com uma construtora de edifícios energeticamente eficientes.

Em Portugal há algumas iniciativas que se dedicam à recolha de rolhas para reciclagem ou transformação, que geralmente revertem os benefícios a favor de instituições de solidariedade sociais, através dos lucros obtidos pela sua venda. As verbas resultantes da reciclagem das rolhas de cortiça são igualmente canalizadas para associações ambientais nacionais, com o objectivo de financiar a reflorestação de bosques autóctones.

As rolhas de cortiça, que fixam partículas de CO2, que herdaram da casca do sobreiro – uma árvore que tem uma importantíssima capacidade para reter este gás responsável pelo efeito de estufa no planeta. Se forem decompostas ou incineradas, juntamente com outros lixos, voltam a libertar o CO2 nelas contido, para a atmosfera. Em cada tonelada de rolhas de cortiça, estima-se cerca de 1,07 toneladas de CO2. Se forem recicladas ou reutilizadas, a matéria assegura para sempre a capacidade de retenção do CO2 nelas armazenado, porque a reutilização desta matéria-prima é ilimitada.

Reference framework/cadre de référence

Au sein de la Plateforme Multiacteurs locale sont discutées et accordées entre tous les modalités de traitement et réutilisation systématique des déchets. Le déchet est pris ici dans un sens large, incluant tout objet matériel qui n'est plus utilisé (y compris donc des vêtements, médicaments, etc. dont ceux qui les possède n'ont plus l'usage). Les règles suivantes sont débattues et accordées le plus largement possible.

  1. La première règle de coresponsabilité dans le traitement des déchets est la réduction de leur volume. Essa atitude, a mais responsável e consciente de toda, a mais equilibrada na verdade, é também a mais difícil de executar num mundo industrializado e moderno, numa sociedade que conspira para consumirmos o mais possível. O que se torna um contrassenso – por um lado caminhamos para um equilíbrio ambiental de respeito pelos recursos existentes, por outro lado apelamos a que se gaste, se esbanje e se obtenha. Cria-se a ideia de necessidade onde ela não existe de facto. Esse é o grande desafio da sociedade atual e futura – educar indivíduos que procurem em si mesmos a felicidade e o contentamento e não no consumo desenfreado. Não se trata de comportamentos, mas também de valores. A realização não advém do consumo. Pour parvenir à ce changement d'attitude la réflexion sur le sens du bien-être de tous avec les citoyens (deuxième cycle de SPIRAL) est essentielle.
  2. La deuxième règle est le respect de l'ordre de priorité de traitement des déchets. Un déchet est en priorité: 1) remis en circulation auprès d'autres utilisateurs; 2) restauré ou réparé si c'est encore possible, avant sa remise en circulation ; 3) transformé pour une utilisation différente 4) démonté puis décomposé en matières de base recyclées : verre, plastique, bois, etc. ; 5) utilisé pour produire du compost 6) utilisé pour la production d’énergie (méthane, centrales thermiques à cycle combiné). Pour la mise en place de cette règle plusieurs "cercles de traitements" sont mis en place:
    1. Le premier cercle est celui des collecteurs/redistributeurs d'objets non utilisés, soit spécialisés (voir l'exemple du Magasin des vêtements de l'association Caixias au Portugal ou les pharmacies sociales en Grèce pour les médicaments) soit non spécialisés (voir l'exemple du Magasin pour rien de Mulhouse en France). Ces collecteurs/ redistributeurs reçoivent les objets non utilisés, les remettent en circulation aux pesonnes qui ont besoin ou les envoie au deuxième cercle des réparateurs, voire le troisième des trieurs/recycleurs. Il est possible d'assurer l'équilibre financier, incluant la création d'un ou plusieurs emplois, en revendant les objets à un prix symbolique (voir l'exemple de l'association Caxias qui revend les habits à 1€) ou à un prix plus élevé permettant d'inclure le coûts de réparation des objets qui sont passés par le deuxième cercle (voir l'exemple de ...... à Strasbourg).
    2. Le deuxième cercle est celui des réparateurs. Outre le fait qu'ils réparent les objets qu'ils reçoivent ceux-ci aident les habitants à réparer eux-mêmes leurs objets et à apprendre à le faire, en participant aux ateliers de réparation ( voir l’exemple des café repair)
    3. Le troisième cercle est celui des trieurs. Un premier tri entre matière organique, emballage plastiques, verre, métal, gros objets est réalisé par les habitants pour tous les déchets qu'ils ne peuvent envoyer au permier ou deuxième cercle. A la réception des déchets en ressourcerie un nouveau tri est réalisé entre objets éventuellement réparables et envoyés au cercle des réparateurs, matière organique pour composts et tout le reste. Celui-ci est proposé à des associations pour leur réutilisation (voir le projet remix). S’ils ne sont pas repris ils sont démontés pour récupérer les pièces récupérables (pièces de voiture, petites pièces métalliques, visses, écrous, etc.) puis décomposés en matières recyclables et matière génératrice d’énergies. Les pièces récupérables sont stockées en ressourcerie et mises à disposition des réparateurs et du public en général pour des activités de réparation ou bricolage.
    4. Le quatrième cercle est celui des recycleurs. Il s'agit d'unités de traitement relativement importantes et spécialisées
    5. Le cinquième cercle est celui des composteurs le compostage peut être organisé collectivement au niveau d'un quartier pour un jardin partagé (voir exemples...)
    6. Le sixième cercle est celui des producteurs d'énergie (méthane ou électricité et chaleurs par combustion en centrales thermiques à cycle combiné)
  3. Troisième règle: tous les produits achetés ont des emballages facilement réutilisables et recyclables. Une charte est élaborée dans ce sens, signée par tous les producteurs. Une assistance technique est mise en place pour que tous les producteurs y parviennent
  4. Un système de communication est instauré pour que tous les acteurs et habitants comprennent le fonctionnement du tout et puissent mieux y participer.
  5. Tous les emplois créés sont assurés en priorité par des emplois d’insertion (entreprises d’insertion) puis d’installation des demandeurs d'emploi en difficulté d'obtenir un emploi.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

a. Identificação das possibilidades existentes a nível de matérias desperdiçadas; Identificação das necessidades existentes na comunidade; Identificação dos recursos existentes em excesso na comunidade. b. Identificação dos atores e dos intervenientes da ação. c. Sistema de recolha ou entrega dos recursos encontrados para reutilização, re-criação, transformação, reparação. d. Seleção e avaliação da matéria, 1º diagnóstico (atribuição de um valor; definir destino; controlo de qualidade existente; tomada de decisão em relação ao modo de atuação necessário e o destino a ter em conta). e. Processo de transformação de um novo valor (transformação/reutilização/dirigir a novo utilizador/reparação/separação em peças) f. Destino (venda/entrega/uso)

3) Co-responsibility for commons goods management

Inventary/Inventaire

Note introductive : On entend par biens communs des biens dont la propriété et/ou la gestion et/ou l’usage sont collectifs au niveau d’une communauté de personnes, de base territoriale ou non, voire de l’ensemble de l’humanité (cas de l’atmosphère par exemple). Les biens communs se retrouvent dans les biens de toutes natures, matérielle et immatérielle (telle que les connaissances ou le patrimoine culturel). Dans un premier temps le réseau thématique portant sur la coresponsabilité dans la gestion des biens communs se limitera aux biens communs matériels. Plus tard, quand une certaine maitrise du thème sera assurée on pourra envisager une extension aux biens communs immatériels. La gestion des biens communs porte aussi bien sur leur propriété que sur leur usage.

Inventary/Inventaire

Community Land Trust (Belgium) Community Land Trusts (CLT) combine access to housing with the principle of democratic management' in everyday living, providing an interesting example in treating housing as a common good. CLTs are based on a system of contracts between the landowner and the homeowner. The housing is purchased in the usual way: the owner obtains a mortgage with a bank, must pay property taxes and can leave the house to his or her heirs. There are two major differences, however. Firstly, the CLT owns the land on which the homes are built and, secondly, the land lease contains a clause that ensures that if the home is sold, it must go to another low income person or family. In addition, the CLT is democratically controlled and is generally run by a board of directors that is one third residents, one third public officials and one third members of the local community. Such a scheme requires a firm commitment to open membership, inclusive governance and direct accountability to the community it serves. Doing so CLT offer housing to people who cannot afford to rent or buy a place of their own, with a simple solution to the injustices and inequalities engendered by a volatile market economy, by removing land from the speculative market and managing it as a common good. By preventing market factors from influencing house prices, they can keep the latter at an affordable level, thereby ensuring security and equitable treatment for homeowners.

Les Sociétés en Commandites par Action Une société en commandites par action est une forme juridique ancienne répondant à la nécessité de dissocier le pouvoir du capital (les commanditaires) de la responsabilité de la gestion qui est confiée à un ou plusieurs commandités : les commanditaires sont co-propriétaires du bien commun par les actions qu’ils possèdent mais la gestion est assurée par les commandités.

Terre de Liens et la Foncière (France) Terres de Liens est un mouvement en France d’achats citoyens collectifs de terres pour permettre l’installation de famille paysannes produisant de l’agriculture biologique. Après 10 années de fonctionnement, la gouvernance du mouvement de Terre de Liens (TDL) se réorganise pour articuler et coordonner les actions des différentes structures qui le composent, à savoir.

  • 19 associations territoriales
  • 1 association nationale
  • 1 société foncière en commandite par actions qui possède les terres achetées
  • 1 fondation reconnue d’utilité publique qui possède les terres données
  • 1 société commanditée (SAS) qui gère l’ensemble

Ces structures bien qu’indépendantes ont dû organiser leur fonctionnement pour avoir des actions cohérentes et répondant à une même stratégie. En savoir plus

Gestion collective de la terre au Larzac (France) En 1970 le Ministère de la Défense français lance un projet d’extension d’un terrain militaire dans le plateau du Larzac (sud de la France), impliquant l’expulsion par l’achat des terres par l’Etat de plusieurs centaines de familles paysannes vivant de l’élevage de brebis pour le fromage Roquefort. Une résistance s’engage alors pour refuser la vente des terres et empêcher la réalisation de ce projet et prend rapidement une dimension de solidarité nationale notamment par l’achat collectif de terres en des points stratégiques avant que l’armée n’arrive à les acquérir. Elle aboutit à l’abandon du projet en 1981. La question se pose alors de la gestion des quelques 6300 ha de terres achetées par l’Etat. Des modalités ont été imaginées dans la perspective de contribuer au débat sur la constitution des "offices fonciers", une réforme majeure qui finalement n'a pas vu le jour. La terre est restée propriété de l'Etat, qui la met à disposition des habitants par un bail emphytéotique de 60 ans renouvelable. Une structure spécifique a été créée pour gérer ces terres, la Société Civile des Terres du Larzac (SCTL). Ses membres sont des personnes physiques et morales, qui représentent les différents habitants de la région. Les paysans y sont majoritaires. La SCTL décide de la politique de développement à adopter, et privilégie l'installation de nouveaux exploitants plutôt que l'agrandissement des fermes existantes. Elle loue la terre aux producteurs familiaux, par le biais de baux valables pour une durée qui va jusqu'à leur retraite. Elle établit aussi des contrats pour l'usage d'autres biens non agricoles, habitations, droits de chasse, de façon à garder le contrôle de ressources. La SCTL réussit ainsi à combiner sécurisation des producteurs familiaux et gestion collective du territoire par les habitants.

La gestion communautaire des terres agricoles (Vietmam) On retrouve un principe similaire au Vietnam, mais cette fois-ci au niveau national : Les terres sont propriété de l’Etat et mises à la disposition des communautés locales (villages) qui les gèrent localement en attribuant à chaque famille paysanne un droit d'usage en fonction du nombre de personnes de la famille. Ces attributions se font pour une période de 20 ans pour les cultures annuelles et de 50 ans pour les cultures pérennes (loi foncière de 1993). Ce droit peut être échangé, transféré, loué, mis en gage. La limite des parcelles est de 3 hectares.

Les terrains communautaires (baldios) au Portugal Les baldios au Portugal (et en Galice) sont des terres (généralement des pâturages et forêts), voire des infrastructures collectives (moulins, fontaines, etc.), possédées et gérées par des communautés locales, c'est-à-dire l’ensemble des habitants d’un territoire donné, correspondant aux frontières d’une commune (« freguesia » au Portugal) ou partie d’une commune. Par usage et coutumes, reconnus par la loi (loi n°68/93 et loi n°89/97), tout habitant de ce territoire a accès à l’usage et l’usufruit du baldio. Ceux-ci sont débattus et décidés collectivement, suivant un fonctionnement similaire à celui d’une association. Notamment une assemblée annuelle des habitants décide de l’utilisation des terres et de l’affectation de leurs produits, tout en tenant compte des directives publiques en termes d’environnement et gestion des forêts et de la biodiversité. La loi prévoit la protection des baldios contre toute forme d’appropriation privée, les rendant nulles, même dans le cas où le fonctionnement des assemblées annuelles n’est plus assuré. Elle prévoit cependant la possibilité d’une délégation de pouvoirs de gestion à la commune ou à un service de l’Etat spécialisé (services forestiers par exemple) mais avec possibilité de révocation de cette délégation de pouvoirs à tout moment. Elle prévoit aussi la possibilité de cession des droits à une entité ou un membre de la communauté pour une période pouvant aller jusqu’à 20 ans. Le baldios ont ceci de particulier qu’ils sont une forme de propriété collective inédite, non liée à des personnes mais au statut des personnes, à savoir leur statut d’habitant dans le territoire de référence. Tout habitant quittant le territoire n’est plus copropriétaire et ne peut prétendre à quelque forme de compensation pour autant, et tout nouvel habitant est automatiquement copropriétaire sans devoir pour autant s’acquitter de droit d’entrée. En ce sens le statut des baldios est un statut de « propriété de l’humanité » gérée localement, car, juridiquement parlant, tout être humain est potentiellement copropriétaire et peut participer à sa gestion et à son usufruit à partir du moment où il vit dans la communauté. Plus d’information : http://pt.wikipedia.org/wiki/Baldio

Les Associations Communautaires de Développement (ACD) au Cap Vert Les ACD au Cap Vert, aujourd’hui répandues dans tout le pays, sont des associations de tous les habitants d’une même communauté/village en milieu rural ou d’un même quartier en milieu urbain. Elles ont pour première fonction d’assurer la coresponsabilité des habitants pour le bien-être de tous, en se donnant comme priorité d’améliorer la situation des plus défavorisés, notamment ceux qui vivent en situation d’extrême pauvreté, identifiés collectivement et par consensus au sein de l’association. Pour ceci chaque ACD est conduite à investir dans des infrastructures et équipements avec la participation de tous et des moyens financiers obtenus sous forme de subventions ou de dons. Ces investissements sont mis ensuite à la disposition, individuellement ou collectivement, de ceux qui en ont besoin suivant un contrat moral, voire formel, de coresponsabilité, mais elles restent la propriété de l’association. S’agissant d’association des habitants, on retrouve ici la même notion de propriété de l’humanité gérée collectivement que dans les baldios au Portugal, mais cette fois-ci étendue à tout type de propriété matérielle locale (terres, bâtiments, équipements, etc.).

Les biens arrêtés dans la culture islamique En culture islamique, toute personne à la possibilité au moment de son décès de léguer une partie de son héritage à la communauté. Cette tradition (ainsi que d’autres, tel l’impôt islamique) a permis de doter les communautés locales de biens communs très importants, gérés collectivement et de développer ainsi une véritable capacité d’autogestion locale des besoins économiques et sociaux, l’état central se limitant aux fonctions régaliennes législatives et de défense militaire. L’avènement de l’Etat Nation, notamment avec le colonialisme, a le plus souvent conduit à la nationalisation de ces biens communs et une centralisation de leur gestion. Mais la tradition est encore bien vivante et sa réactivation pourrait conduire à une convergence avec le concept de propriété de l’humanité gérée localement.

Reference framework/cadre de référence

1- Dans un territoire de coresponsabilité une association des habitants est créée dans chaque quartier (milieu urbain) ou communauté/ village (milieu rural) dans un esprit de coresponsabilité entre tous pour le bien-être de tous. Dans leur statuts il est spécifié que :

  • s’agissant d’associations des habitants du même quartier ou de la même communauté/village, ce qui les définit est l’aire géographique de résidence et non les associés en tant qu’individus (en d’autres termes si quelqu’un n’habite plus dans le quartier/communauté il n’est plus membre effectif et prend un autre statut, par exemple celui de membre associé ; en revanche tout nouvel habitant du quartier a de facto le droit de devenir membre effectif).
  • leur patrimoine est indivisible et l’usage de ce patrimoine est décidé de commun accord au sein de chaque association.

2. Toutes les associations d’habitants du Territoire de Coresponsabilité sont membres de la Plateforme Multiacteurs correspondante, au côté des acteurs institutionnels (publics et privés). Comme pour les associations d’habitants, la plateforme multiacteurs est définie par son aire géographique, mais à un niveau supérieur (le territoire de coresponsabilité) et son patrimoine est indivisible et l’usage de ce patrimoine est décidé de commun accord au sein de la Plateforme Multiacteurs. 3. Toute personne, physique ou morale propriétaire de biens dans le territoire de coresponsabilité a la possibilité, de son vivant ou lors de la transmission de son héritage (voir notamment la tradition des biens arrêtés dans la culture islamique), de les transformer en totalité ou en partie en biens communs en les mettant à la disposition soit de l’association des habitants du quartier correspondant, soit de la Plateforme, suivant que la gestion de ce bien est plus pertinente au niveau du quartier ou du territoire de coresponsabilité. Cette mise à disposition peut se faire sous forme de dons ou d’usufruit. L’association des habitants ou la Plateforme en devient alors le propriétaire (s’agissant de dons). ou le bénéficiaire de l’usufruit. 4. Les associations d’habitants et la Plateforme Multiacteurs gèrent l’ensemble des biens qu’elle possède ou dont elles ont l’usufruit (que ce soit par les dons et mises à disposition dont elles ont bénéficié ou par des acquisitions réalisées par elles-mêmes) de manière collective, par consensus (dans chaque association d’habitants et au niveau de la Plateforme), avec comme objectif commun d’assurer le bien-être de tous, sans exclusion et générations futures incluses. 5. Les associations d’habitants ont toujours la possibilité :

  • Soit de déléguer à la Plateforme multiacteurs la gestion de leurs biens si cela se justifie (par exemple si cela fait plus de sens de les gérer au niveau de l’arrondissement, de la ville ou de la zone rurale) ;
  • Soit de carrément transmettre la propriété et/ou l’usufruit de ces biens la Plateforme multiacteurs (dans ce cas les dons et mises à disposition se font directement à la Plateforme multiacteurs)
  • Soit de garder la gestion intégrale des biens communs mais avec des règles communes concertées au niveau de la Plateforme Multiacteurs.

6. Le Réseau International de Coresponsabilité développe en son sein un savoir-faire partagé entre les différentes plateformes multiacteurs sur la meilleure façon de gérer les biens communs, notamment en tirant ensemble les leçons de ce qui n’a pas bien marché ou a bien marché pour la gestion des biens communs par la coresponsabilité.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

4) Co-responsibility through Time banks/“accorderies”and SEL

Inventary/Inventaire

Les accorderies

Les accorderies, nées au Québec et aujourd'hui répandues en France sont basées sur 5 principes et valeurs fondatrices : 1. Une heure donnée = une heure reçue Le principe de fonctionnement de base d’une banque du temps/Accorderie est qu’une heure de service rendu vaut une heure de service reçu, quels que soient la nature, la complexité ou l’effort reliés au service échangé. L’aide ménagère vaut autant que le dépannage informatique, la correction de textes ou des conseils en décoration. L’échange de services repose sur un rapport égalitaire. 2. Le temps comme monnaie d’échange La monnaie d’échange est le temps et non le dollar ou l’euro. Le seul moment où l’argent entre en ligne de compte, c’est lorsqu’il s’agit de rembourser les dépenses liées à un service rendu. Par exemple, c’est à celui/celle qui demande de l’aide pour peindre son logement de fournir la peinture. 3. Équilibre dans les échanges L’adhésion à une banque du temps/Accorderie implique, de la part de chaque adhérent, une obligation morale vis-à-vis du groupe et une aptitude réelle à rendre service. Il est essentiel que chaque Accordeur s’engage à participer aux échanges, par des offres et des demandes, afin de garantir le bon fonctionnement du système. 4. De l’échange et non du bénévolat Dans une Banque du Temps/Accorderie, le seul bénévolat est celui de la participation aux réunions du conseil d’administration. S’impliquer dans un comité de travail ou accomplir une tâche technique pour la Banque du Temp/’Accorderie est considéré comme un service rendu. Chaque adhérent est rémunéré, pour le temps passé, par des heures qu’il pourra utiliser à son tour pour recevoir un autre service. 5. Prise en charge de l’organisme par les membress L’animation et l’organisation des activités d’échange se trouvent sous la responsabilité individuelle et collective de tous les adhérents. Une Banque du Temps/Accorderie ne saurait fonctionner sans la participation des adhérents, contre rémunération en temps bien entendu.

Les accorderies en France:

  • Accorderie de Paris 19ème – ouverte en décembre 2011: 610 Accordeurs, 1857 échanges
  • Accorderie de Paris 14ème – ouverte en avril 2013: 150 Accordeurs, 94 échanges
  • Accorderie de Paris 18ème – ouverte en avril 2013: 110 Accordeurs, 35 échanges
  • Accorderie du Grand Belleville (10ème, 11ème, 20ème) – ouverte en avril 2013: 120 Accordeurs, 34 échanges
  • Accorderie de Chambéry (73) – ouverte en février 2012: 400 Accordeurs, 1547 échanges
  • Accorderie du Diois (26) – ouverte en janvier 2013: 95 Accordeurs, 159 échanges
  • Accorderie de Surgères (17) – en cours d'ouverture
  • Accorderie de Bordeaux (33) – en cours d'ouverture
  • Accorderie de Grenoble (38) – en cours d'ouverture
  • Accorderie d'Ambérieu (01) – en cours d’ouverture

Les Systèmes d'Echanges Locaux (SEL) (LETS en anglais)

Les SEL ou LETS présentent les caractéristiques suivantes :

  • association locale et fermée. Les échanges sont effectués localement et le système de points n’a aucune signification, ni de valeur d’ordre économique en dehors du groupe.
  • association de fait ou de droit. En Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, la toute grande majorité des SEL sont établis sous forme d’association de fait.
  • association sans but lucratif. L’argent ne circule pas en son sein à l’exception de frais de gestion couverts par une cotisation annuelle des membres de l’ordre de 2,5 euros à 25 euros. L’association n’a donc pas de caractère commercial.
  • association dotée de structures et de règles internes (circulation des offres et des demandes, statut, règlement d’ordre intérieur, charte,…)
  • association à laquelle les membres adhèrent librement. En pratique, les membres des SEL ou LETS sont des personnes physiques de tous les horizons.
  • association dans laquelle chaque adhérent décide de manière autonome ses propres échanges. Les membres sont totalement libres d’accepter ou de refuser d’accomplir une prestation pour un autre membre (absence de lien de subordination. A défaut, il s’agit d’un contrat de travail). Les membres sont également libres pour déterminer la valeur de l’échange.
  • association au sein de laquelle les adhérents, de manière bénévole et Multilatérale (par opposition à bilatérale à savoir des services qui n’ont lieu qu’entre deux personnes), échangent des biens, des services et des savoirs non professionnels. Les biens, les services et les savoirs offerts ne sont pas professionnels : ils n’appartiennent pas à la sphère de l’activité économique ou professionnelle du membre qui les offre. Il doit donc s’agir d’une entraide cumulant les caractères suivants : ponctuelle, non répétitive et de courte durée.
  • association au sein de laquelle les adhérents valorisent leurs interventions par un système de points sans valeur monétaire enregistrés dans une comptabilité centrale. Chaque SEL ou LETS fixe la valeur d’une prestation laquelle est souvent exprimée en heure. Un système d’enregistrement des omptes est centralisé. Les membres du SEL utilisent des bons d’échange enregistrés au niveau central. Un système d’enregistrement des comptes décentralisé peut aussi exister. Dans ce cas, chaque membre du SEL ou LETS tient sa propre comptabilité sur carnet ou feuilles. Il existe aussi un seuil fixé de points minimal ou maximal évitant ainsi le fait qu’une personne développe par ce biais une activité qui deviendrait régulière.
  • association porteuse d’un projet ‘politique’. Les SELS ou LETS ont diverses ambitions :
    • stimuler la réflexion et la prise de conscience individuelle et collective sur le système économique et le système monétaire ;
    • remettre en cause le règne du profit, de la spéculation et de l’argent roi ;
    • développer l’entraide sociale en favorisant les échanges et la solidarité ;
    • consolider le sentiment d’appartenance à une communauté locale ;
    • organiser des rencontres et ainsi tisser des liens entre les êtres humains.

Les SEL en Belgique: En Wallonie et à Bruxelles, il n’existe pas de structure qui coordonne l’ensemble des SEL. Par contre, en Flandre, il existe une structure ‘coupole’ chargée de coordonner l’ensemble des LETS (Lets Vlaanderen VZW). Il est également à noter que certains SEL reçoivent des subsides des autorités locales ou régionales afin de pouvoir faire face aux frais de gestions liés au SEL ou de faire face aux charges salariales (engagements de coordinateurs). Plus d'informations sur: www.lesel.be et www.letsvlaanderen.be. Les SEL en France: Plus d'informations sur http://selidaire.org

Reference models/modèles de référence

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

5) Co-responsibility in creation of Employment

Inventary/Inventaire

Les emplois créés par des associations communautaires de développement au Cap Vert COMPLETER __Les emplois créés par l’association Caxias au Portugal COMPLETER

Reference framework/cadre de référence

A partir des exemples précités au Cap Vert et au Portugal on peut construire un modèle idéal de référence comme suit :

  1. Une association des habitants d’une communauté ou d’un quartier est créée dans un esprit de coresponsabilité entre tous les habitants pour le bien-être de tous.
  2. Face au problème de chômage qui est source de souffrance et de pauvreté, elle constitue un petit fonds de solidarité (à partir de leurs propres moyens ou d’une aide extérieure).
  3. De commun accord par un débat interne l’association identifie, par ordre de priorité, les personnes qui ont le plus besoin de retrouver un emploi (une ou quelques personnes)
  4. L’association propose à cette ou ces personnes de reprendre une activité qu’elle sait faire et a déjà pratiqué dans le passé et l’association achète avec le fonds les moyens dont elles ont besoin pour reprendre cette activité (par exemple une barque et des filets s’il s’agit de pêcheurs, un atelier pour un cordonnier, des instruments de cuisine pour une pâtissière, etc.). Précisons ici que ces moyens et équipements restent la propriété de l’association, de façon à ce que si ces personnes quittent l’activité les moyens restent disponibles pour d’autres.
  5. Dans un esprit de coresponsabilité tous les habitants aident cette ou ces personnes à réussir dans leur reprise d’activité, notamment en achetant leurs produits ou services quand cela est possible, à un prix juste.
  6. Quand cela n’est pas possible localement cela peut se faire avec un accord avec un groupe de consommateurs extérieurs ou un acteur collectif (mairie, cantine scolaire, ONG, etc.) qui s’inscrit également dans un esprit de coresponsabilité
  7. De même un accompagnement et appui technique en termes de gestion est assuré par l’association, soit en s’appuyant sur quelqu’un qui est capable de l’assurer en interne, soit en faisant appel à quelqu’un d’extérieur.
  8. Les personnes qui ont bénéficié de ce système reversent une partie de leur revenu à l’association pour réalimenter le fonds de solidarité et permettre la création d’emplois pour d’autres qui ont besoin (précisons ici qu’il ne s’agit pas d’un remboursement comme dans un crédit, mais d’une forme de solidarité réciproque).
  9. Elles ne sont pas les seules à le faire mais tous les habitants participent à la réalimentation du fonds en fonction de leurs moyens (les plus riches participant plus que les pauvres). Ceci se fait dans un esprit de coresponsabilité.

Tous ces points sont des facteurs de succès importants. Par exemple au Cap Vert le point 7 n’existe pas vraiment et cela conduit à beaucoup d’échecs par insuffisances dans la bonne gestion. A Caxias au Portugal le point 1 n’existe pas vraiment et cela limite les possibilités de développement. Dans les deux cas le point 9 n’existe pas vraiment et cela peut créer un certain maintien des bénéficiaires dans la dépendance et la différentiation sociale, si eux seuls sont responsables de la reproduction du fonds. Mais même sans ces points les deux exemples existants (Cap Vert et Caxias) parviennent à remporter un grand succès. Par exemple l’association à Caxias en est, après 2 ans de réalisation à plus de 35 emplois créés avec un fonds de solidarité de 20000 euros.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

6) Co-responsibility in renewing local handicrafts

Inventary/Inventaire

In co-responsability in renewing local handicrafts there are severall key kinds of action according with their main objective:

Handicraft to fight poverty and exclusion

Examples:

//Creative Handicrafts is a social enterprise in Andheri, a northern suburb of Mumbai, India. One of the core projects of CH is income generating program for women who belong to disadvantaged families in the slums and tribal areas. The CH garment cooperatives women produce beautiful garments, bags, bed covers, soft toys and textile based utility items. In another CH cooperative, i.e. Asli Food, the women make lunch packets on a daily basis and sell them in companies. Creative Handicrafts is a charitable organization with a difference which is based on the principles of fair trade. In this place women of all ages and different religious backgrounds, often married, separated or divorced come together to become independent individuals that want to shape their destiny.

Elemento de destaque: um projecto que envolve mulheres que estão em desvantagem social e que através da arte tem a possibilidade de encontrarem a sua independência num processo de empowerment

Ensuring a right price for an income with dignity

Examples:

Global Handicrafts: Across the planet, people in struggling economies may work hard to produce goods for which they receive little or no profit. Middlemen often buy at unfair prices that leave producers plagued with poor working conditions, health problems, lack of education and damage to the environment. All products of Global Handicrafts Marketplace are purchased on fair trade principles, with appropriate payment given to those who grew or produced them. Handicrafts from: Asia, Africa, Europe, South America, Central Asia and the Middle East.

Transmission of know-how between generations

Examples:

'Escola de Mestres' is an initiative developed by Instituto Politécnico de Beja (Polytechnic Institute of Beja) in a partnership with several allies of South Alentejo funded by Calouste Gulbenkian Foundation. The major goal of this project was to identify local artisans, register their arts and connect these masters with youngsters in an attempt to pass this kind of knowledge and perpetuate the ancient artisanal practices of this region. Elemento de destaque: projecto promovido por uma universidade para a recolha e identificação dos artesãos, dos seus produtos e envolvimento de jovens para aprenderem com estes artesãos a sua arte.

Valorisation of local culture

Examplos:

The "Craft Network" was born in 1999 the result of a process of transnational cooperation between Portugal and Spain, designed and developed by Dueceira-ELOZ in partnership with the Development Associations counterparts ADICES, headquartered in Santa Comba Dao and Montanas del Teleno based in Astorga, León, under the Programme Community Initiative LEADER II.

This joint action has allowed the design of a working methodology around the artisans and craft their territory which was based on a thorough job of looking ahead field depth knowledge of fundamental craftsmen-actors in the conservation of the rural heritage of traditional crafts-activities expression and site-own parts and products as symbolic presentations of local culture.

Elemento de destaque: este exemplo tem interesse pelo levantamento realizado nas regiões envolvidas, quer a nível de atores, produtos e materiais, preservando a cultura imaterial de uma região.

Using or re-using local resources

ReMix is a project focused on finding solutions of social inclusion and development, with a view to empower communities, groups and individuals, through initiatives for creating entrepreneurship models, using the Design and Operative Experience as tools for social innovation and sustainability.

Elemento de destaque: esta experiencia destaca-se pelas suas características inclusivas, pela modernidade do design e pelo tipo de matéria prima que utilizam (sendo a mesma resultado de reutilização/reciclagem).

Amor-Peixe Association was set up in 2003, in Corumbá, a Brazilian city on the banks of the Paraguay River, which forms the frontier between Brazil and Paraguay. With a lot of hard work and creativity, the women make use of fish skins that were formerly thrown away and turn them into beautiful handicraft objects such as belts, bags, wallets, diaries, clothing, bracelets and costume jewellery. The project not only brings in an income for the women but it enhances their self-esteem and is an excellent example of making good use of waste materials.

Elemento de destaque: utilização de uma matéria-prima original que não tem custo e que seria lixo. Promoção da auto-estima de um grupo de mulheres que recriam a sua vida em torno de uma possibilidade viável de negócio.

Handicraft participating in children education

Exemplos

Bonecas de Ataúro (Timor leste): Um grupo de mulheres criou um modelo de boneca para as crianças brincarem e esta ideia transformou-se rapidamente num modelo de artesanato local com forte identidade local.

Ensuring collective promotion and trading

Exemplos:

Angkor Handicrafts Association (AHA) was founded in October 2011 by 15 founding members and recently increased to 42 members. Angkor Handicraft Association (AHA) is a non-profit business association of Siem Reap artisan producers, officially registered by the Ministry of Commerce and the Ministry of Interior. Today the non-profit business association (AHA) represents the Siem Reap handicraft sector in private-public forums, such as the M & SME Private Sector Working Group meetings in Phnom Penh that are aimed at an improved business climate and framework conditions in the handicraft sector. AHA also offers important business development services (BDS) to its members and has implemented various initiatives that strengthened the competitiveness of local handicraft producers.The mission of AHA is to (i) strengthening handicraft sector in Siem Reap, (ii) increase the sales of local produced handicraft products (iii) support business development of handicraft enterprises in Siem Reap and to support the business development of local handicraft enterprises and to facilitate the creation of new jobs in the handicraft sector.

Elemento de destaque: o desenvolvimento de uma rede com objectivos de mercado e de representatividade fortes no sector do artesanato.

Renovation through cooperation with artists

Examples:

Project Technical Ancestry, Current Solutions (TASA) focuses on strategic innovation handcrafted product, through a consultancy Design with artisans and business initiatives based craft production in the Algarve. Thus, it is intended to re-present the regional population and the craft market with a new image and a commercial perspective.

Elemento de destaque: valorizando a cultura tradicional regional, concentrando-se nos materiais, técnicas, saberes e fazeres locais, juntam interpretações contemporâneas dos mesmos e integram novas tecnologias e atitudes. Este projecto nasceu de um conjunto de outros projectos de dinamização de uma localidade do algarve.

Artesanato do Mar: This project developed a fishing community (Watermill Sea, Beja, Portugal) in which the lifting of artisans and craft different products was done. One group was created and launched the challenge that was created one or more craft through the knowledge of each and that were representative of the community's history. These products are being created to support an artist intended to be added to the community and to the local economy value. Funded by PROMAR. Contact: TAIPA, CRL – taipa à taipa-desenvolvimento.pt

Elemento de destaque: valorização de uma comunidade através da sua identidade e das suas competências

Enhancing the societal role of handicraft

Examples:

REMIDA (Itália): Este projeto tem um fundamento em primeiro lugar de preocupação ambiental e com a sustentabilidade do planeta, depois com uma preocupação relativamente à formação e promovem, nestes princípios, formação desde a creche à universidade como a toda a população. Formação para a promoção de cidadãos respeitadores do mundo em que vivemos através de oficinas criativas. Promovem a criação de artesanato através de um design moderno, com aproveitamento de material reciclável.

Gen Ecovillage: Sustainable development is not only about recycling or having an awareness of climate change. It is a change in our way of thinking and action in relation with nature, the world and humankind; grounded in the belief that the physical, social and intellectual worlds are interconnected. Based on this conviction, the project “Traditional knowledge for a modern and sustainable lifestyle” was developed. GEN Ambassador Jesús Pachecho Justo from Suderbyn Ecovillage, Sweden reports. The project was organised in three different parts. The first was the initial seminar where preconceptions and initial opinions were discussed. The participants considered the role of handicraft in contemporary society, and its ecological advantages and drawbacks. The second part was the practical courses in wool and wood, where the participants studied material proprieties and working techniques. Finally the third part was an evaluation seminar to check how the project had developed. Elemento de destaque: este projeto é um estudo desenvolvido sobre o principio da investigação-ação em que é feita uma forte reflexão sobre a importância do processo no sector do artesanato para que este seja sustentável e ecológico.

Reference framework/cadre de référence

1- Dans son processus de concertation en interne (cycle 1 de SPIRAL) ou avec les citoyens (cycle 2) une Plateforme multiacteurs d’un territoire de coresponsabilité en arrive à introduire dans son plan d’action un projet de développement de l’artisanat local pour répondre aux objectifs suivants :

  • Créer des emplois pour les personnes à recherche d’emplois qui ont le plus de difficultés à en trouver (notamment par absence de qualification)
  • Valoriser les savoirs faire traditionnels et ceux qui en sont porteurs (notamment les personnes âgées), tout en les adaptant aux conditions actuelles.
  • Valoriser les matières premières locales disponibles, notamment celles qui ne sont pas utilisées, y compris les sous-produits et déchets qui peuvent être recyclés.
  • Assurer une production peu consommatrice d’énergie.
  • Mettre l’accent sur l’esthétique et l’harmonie visuelle comme source de bien-être de tous, non seulement dans les objets décoratifs, mais également et surtout dans des objets à usage courant.
  • Assurer le bien-être au travail, notamment en laissant une large place à la créativité et l’imaginaire ainsi qu’à l’autonomie de chacun dans une production collective.
  • Développer la coresponsabilité entre les personnes par des complémentarités dans ce qu’elles font
  • Assurer une fonction pédagogique, notamment pour les enfants.

2- A cet effet un groupe de travail se met en place au sein de la Plateforme Multiacteurs. Il est composé notamment des artisans du territoire, d’artistes et de concepteurs et a pour mission de prospecter sur les possibilités de produits qui intègrent ces différentes dimensions. Il s’inspire pour ceci non seulement des acquis du territoire, mais également de différentes expériences existantes de par le monde.

3- S’appuyant sur les résultats de cette phase prospective, le groupe de travail conduit un processus d’animation avec les personnes intéressées. S’il existe déjà un groupe constitué (par exemple un groupe de citoyens dans le cadre du cycle 2 de SPIRAL qui décide de lancer une action d'artisanat), il aide ce groupe à prendre le leadership du processus. Sinon le groupe de travail assure lui-même le leadership jusqu’à ce qu’un groupe de citoyens intéressés soit suffisamment structuré pour conduire lui-même le processus. Celui-ci consiste notamment à réaliser les tâches suivantes :

  • Un appel à intérêt est lancé au niveau du territoire. Cet appel peut se faire de différentes manières : réunions d’information, média, contacts directs avec d'autres personnes susceptibles d’être intéressées.
  • Une réunion de préparation est réalisée avec tous les intéressés pour recueillir les idées et définir le projet avec eux, y compris la structure institutionnelle à mettre en place (coopérative, autre) et les engagements que chacun prend.
  • Les bases du projet sont lancées
  • Les formations sont alors programmées et réalisées suivant les besoins.
  • La production commence en alternance avec la production.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Le modèle de référence proposé appelle à la conjugaison de savoirs multiples, endogènes et exogènes qu'il est important d'expérimenter dans leur multidimensionnalité. Ceci, parce que la perte de capacité endogène de renouvellement, due notamment à l’absence d’intérêt des nouvelles générations pour la production manuelle dont les débouchés sont aléatoires et au type de consommation décorative, touristique ou folklorique dont ce type de production fait appel, ne peut se palier que par l’hybridation des connaissances. Il s’agit donc de tenter, comme pour beaucoup d’autres domaines de l’exercice de la coresponsabilité, de trouver des voies novatrices de combinaison intelligente de ressources pour s’assurer de la pertinence de la réponse créée.

L’artisanat dans son expression la plus traditionnelle s'appuie soit sur des savoirs individuels -transmis au sein des familles- ou sur des savoirs que nous appellerons collectifs-répétitifs et qui se concentrent dans une zone ou territoire, par exemple les lacets de Burano, les vitres soufflés de Murano, le tapis de….. Dans ces derniers cas, certains territoires ont réussi le pari de la renommée, même internationale, par la mise en place de labels ou d’une qualité qui attire un public extérieur du territoire. Néanmoins, la plupart de ces démarches territoriales vise la diffusion d’une idée de beauté décorative ou de luxe et s’inscrit dans une approche d’attirance plutôt que de renouveau du sens de l’appartenance.

Le renouvellement qu'il conviendrait d'expérimenter et de développer poursuit la transformation de certaines des perceptions conventionnelles autour de l’artisanat, notamment d’art :

  1. En premier lieu, il vise la complémentarité des savoirs autour d’un produit. Cette approche exige que le produit en question puisse permettre, de par ses caractéristiques, la récupération de connaissances variées. Il ne s’agit pas uniquement de créer un produit mais un processus catalyseur autour d’un objet qui deviendra l’expression d’une multiplicité de connaissances et compétences, plutôt que celle d’un seul savoir individuel ou collectif-répétitif ;
  2. En deuxième lieu, il vise l’élaboration d’une pédagogie de « reconnaissance positive», à l’opposé de la simple possession d’un objet d’art. La pédagogie de la reconnaissance positive implique que l’objet puisse être porteur de sens et librement manipulable. Porteur de sens, parce que regroupant plusieurs savoirs exprime des identités territoriales ou des symboles d’appartenance qui méritent d’être transmis aux générations futures et même reconnus par les générations présents comme importants. Librement manipulable, parce que malgré sa beauté il peut être mis dans les mains des enfants ou de n’importe quelle personne intéressée ;
  3. En troisième lieu, il vise la rénovation par la créativité de nouveaux prototypes. S’agissant d’une hybridation de connaissances, les prototypes catalyseurs devraient être créés avec soin et par une recherche approfondie, tant au niveau des matériaux que du message à transmettre. Les prototypes pourront être crées par des connaisseurs exogènes, artistes ou autres, partageant la volonté de transmettre leur savoirs afin de déclencher des processus locaux de création d’emploi et de compétences.
  4. En quatrième lieu, il vise à montrer l’intérêt de l’ouverture et de la coopération, allant au-delà des « localismes » qui empêchent souvent toute forme d’hybridation. Le concept de coresponsabilité plutôt que comme seul interaction d’acteurs locaux s’exprimera comme volonté de préservation de savoirs qui sont en voie de disparition et qui sont néanmoins indispensables à l’affirmation de ces aspects des identités qui font des territoires européens des espaces d’échange et de construction d’avenir. Il s’agit aussi de réhabiliter le besoin de transmettre aux générations futures la reconnaissance positive de leurs identités, non pas comme refus de la différence, mais comme capacité d’interagir avec la différence, seul chemin d’ouverture de nouvelles voies de vie ensemble.

En conclusion les mots clés de l'éxpérimentation à développer sont : hybridation, recherche et valorisation de ce qui est susceptible de disparaître en termes de savoirs, prototypes pour créer des emplois et des nouvelles compétences locales, pédagogie de la reconnaissance positive par les nouvelles générations, renouveau de sens par l’accessibilité de la beauté.

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

Methodology in development

  • Boosted by a local NGO and funded by local businesses mainly related to starting materials or tourism / handicraft trade;
  • Creating of an information sheet for each handicraft product developed in the territory - enables the identification of the local artisans, the raw materials they use and the uses of the products (collection of indicators to evaluate the cost involved for obtaining raw materials - environmental, economic, social - the use of products and their possibility of selling and their identity in the territory, among others);
  • This survey will originate a document that will safeguard the knowhow of the local artisans;
  • Analyzing the territory for possible raw materials that are not being used and that may be enhanced through the craft;
  • Identifying the raw materials that have greater wealth in the involvement of actors in the territory that are sustainable and are available;
  • Creating a group of discussion about possible uses of the different selected raw materials and product development. Products must meet the following criteria: be sellable; are related to the territory; several local actors involvement in the whole process (...). The group will consist of artisans, people with a design background, management and marketing;
  • Creating an image and promotion of the product line;
  • Creation of a training program to improve a network for and product development (target population: artisans, unemployed women and youth). At this point involve professionals and entities in the constituting of a partnership for the training schools to be. As so it is crucial a partnership with a job center for referral of unemployed women and unemployed youth;
  • Creating marketing and selling channels;
  • Maintaining the same network for monitoring and evaluation of the whole process, as well as the continuous creation of new products. The group will also maintain relationships with owners for raw material so that the whole group feels part of this process of shared responsibility.

7) Co-responsibility in local food

Inventary/Inventaire

Community supported agriculture (CSA)

Direct partnership between groups of consumers and local producers.

a) CSA – partnerships between a group of consumers and one producer (www.urgenci.net)

  • AMAP (France);
  • Reciproco (Portugal);
  • Teikei (Japan);
  • ASAT (Romania).

b) Multi-farm CSA – partnerships between a group of consumers and a group of producers.

Collective buying

Group of consumers which develop a common/collective order to a producer or a group of producers. Usually, they prefer to buy from local producers and pay in advance their order. The administrative work is realized by volunteers, members of the association:

Social farms

Social farms could be developed by associations which have one or more social goals:

  • to create work and trainings opportunities for disadvantaged peoples on the labor market – in this case, they function as working integration social enterprises) A specific example is represented by the initiative Jardin de Cocagne (France) (http://www.reseaucocagne.asso.fr) which function as a WISE which develop solidarity partnership with consumers (as we meet in AMAP model – in this case, the contract is between consumers and the association);
  • to produce food for disadvantaged persons – in this case, the production is donated to food bank, social restaurant, social shops, etc. Production could be realized using volunteer work or using disadvantaged persons which are paid for their work. For example : Food Bank Garden - ATV De Hoge Weide – “De Voesselbanktuin” www.atvdehogeweide.nl: was set up specifically to supply fresh produce for the Food Bank. All vegetables grown in this garden are donated to the Food Bank, and before each pre-arranged pickup, society members can donate excess produce as well. Last year for example, we donated 50 crates of different types of vegetables.

Community gardens

A community garden is a single piece of land gardened collectively by a group of people. Land for a community garden can be publicly or privately held. One strong tradition in American community gardening in urban areas is cleaning up abandoned vacant lots and turning them into productive gardens. Some gardens are grown collectively, with everyone working together; others are split into clearly divided plots, each managed by a different gardener (or group or family). Many community gardens have both "common areas" with shared upkeep and individual/family plots. In general, what is being produced in community gardens is shared among the people taking part in the care of the garden. In most cases, these places contribute to the recovery of public spaces (shared gardens are often developed on reclaimed or abandoned land) as well as to the construction of social ties within the same community, between people of all ages and backgrounds. Obviously the food aspect is not the main goal in this type of project, but the contribution in terms of usability and social links.

The main activities which are important:

  • Entertain a public space which hasn't been qualified yet;
  • Create conviviality and social links in a populous area;
  • Use the allotments gardens to act for socially disabled people;
  • Raise people’s awareness about biodiversity and nature in the city.

To take an example : The City of Paris developed a local program to encourage community gardens, called Main Verte (Green Fingers). The city hall offers a piece of land to a local organization. It can also set up a water supply, a fence, etc. The association commits to open the garden to the public and to take care of it. An agreement is signed between the city hall and the association for a period of one year, automatically renewable for a maximum of five years. More information http://www.paris.fr/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=30192

Community kitchen/community cafes

The community kitchen concept is a restaurant based on a gift economy, allowing patrons to "pay what they can" and serving all members of the community regardless of their ability to pay. There are more examples of community kitchen:

  • local people are involved in preparing the food: they could pay for the food or they could help in cooking (Cozinha Popular da Mouraria);
  • people choose their own portions and let them price those portions themselves (pay what you can), but there are not involved in producing food (One world everybody eats (http://www.oneworldeverybodyeats.org/about/our-organization/)

Restaurants which offer food for people in need

  • Latrobada, social restaurant (Spain): this restaurant gives the opportunity for people out of the job market to be able to eat out and enjoy a quality meal in exchange of a few hours of work done for the service/cleaning http://latrobada.drupalgardens.com/
  • The beach café: a public area providing soup, sandwiches, coffee or soft drinks, just like any other beach café. Discount vouchers are made available for distribution by ordinary customers, and are also supplied by Social Welfare Assistants to persons in need (http://asocialdecaxias.blogspot.fr/)

Avoid waste in food

There are several types of initiatives which aim to avoid waste in food system. Their objectives are to collect products before they expire (the products could be donated or bought at special prices from persons or shops) and to redistribute them (the products could be donated to disadvantaged persons or sell it at special prices) or to transform them:

  • Social shops – Somaro (Bucharest, http://somaro.org/);
  • Food banks - :
  • Internet networks developed to encourage the collection of food -Ifoodshare:
  • Last minute market;
  • Transforming fruits and vegetable into juice and soups- Reclaim, Refresh, Rejuce

Education for a sustainable food system

  • Consumers' Schools:
  • Permaculture workshops;
  • Food not bombs - works to call attention to poverty and homelessness in society by sharing food in public places and facilitating community gatherings of hungry people (http://www.foodnotbombs.net/).

Others initiatives

General description of initiatives:

1- Confabitare: represents an initiative of collective buying which had the particularity that the group of consumers shared also the building. It relies on the work of a volunteer resident, usually a retiree who has available time and feels the need to engage in something socially useful. He/she has the task of collecting, twice weekly, the list of purchases in both food and household products (detergents, toilet paper, soap, etc.). Using a single means of transport, either provided by those within the condominium or collectively rented, the purchasing manager goes to the centre of wholesale products, buys what is required and then redistributes the items from house to house with the calculation of the cost for each expense. In this way, we have calculated a savings of up to 50% per family due to the fact that buying in bulk is much cheaper as well as a very significant time saver for residents who receive their bought produce at home. In addition, there are savings made on petrol (only one car for all the condominium going to the shopping centre and back) as well as a reduction in the pollution produced by transport vehicles and in the waste of the packaging of goods.

2- Cozinha Popular da Mouraria: an old garage from Mouraria (neighborhood in Lisbon/Portugal), has since been transformed into a large kitchen, a small room with a dining table and a small covered patio for another set of tables and sofas. All the furniture has been donated to us by numerous people. Lunch is served daily for those who get to cook and / or eat. Meals are varied, generally offering several starters, a main course and some desserts, all accompanied by a drink. The cost of the meal is 5 €, but those who cannot afford this lend a hand in the kitchen, washing dishes, or giving anything in return. If there are leftovers, everyone in the neighborhood knows who needs extra help due to situations of unemployment, sickness, old age, extended family. On school days, the kids of the neighborhood arrive in the afternoon eager to learn how to cook, mix the dough, make pizza and cookies and get to snack. Here there are no charges. The Kitchen receives other proposals as well: parties, group dinners, various events, celebrations, workshops and food catering for trade shows or local events. These group meals are a bit more expensive: 15 euros / per person, all inclusive. Purchases are made in local shops, and many of the vegetables come from a garden of an old palatial house in a state of disrepair.

3- One world everybody eats (http://www.oneworldeverybodyeats.org/about/our-organization/)By encouraging people to enjoy a meal together, Ms. Cerreta is attempting to help people see the value of food as more than a mere consumable but rather, as a glue and a catalyst for healthy people, relationships and communities. Customers are able to seat themselves in a relaxed atmosphere that is conducive to conversation. Because customers choose their own prices, their portions tend to be more mindful and reflect that they will actually want to eat, with the result being little or no food waste.

4- Le Moulin à Café (http://moulin.cafe.free.fr/) - is a non-governmental association of neighborhood residents Pernety in Paris, which was founded in 2006. Le Moulin à Café is a meeting place for the residents of the neighborhood, a kind of community center, where there are educational, cultural and social activities. Association activities are carried out by volunteers, the association having no employees. When cooking food association is provided, the association is helped by a person who is being trained in being a chef, who was commissioned to carry out the practice in the Centre.

Les Jardins de Cocagne or Gardens of Plenty is the name of Geneva cooperative founded in 1978 and is the first initiative of CSA in Switzerland. This cooperative has grown to 400 members , which together support costs culture an agricultural area of several hectares , including the employment of agricultural workers . The distribution is done weekly vegetables 40 different points in the canton of Geneva, over the whole yea , except for five weeks of winter .

Cocagne network in France is a chain of organic collective gardens, which have the role of social integration for disadvantaged people. Cocagne Network is a nonprofit organization that coordinates the development of Cocagne gardens. Jardins de Cocagne operate on the basis of four key principles outlined in their charter :

  • vocation of social and professional integration of persons in distress ;
  • production of vegetables grown according to the principles of organic agriculture ;
  • marketing of these products in a network of members;
  • integration into a local branch of farming

Ifoodshare - www.iffodshare.org, http://www.youtube.com/watch?v=1TeGHTr6s_Y

The idea: to use the web as a contact point between the supplying of food for humanitarian purposes and the collection of food surplus that is produced at all levels, thus eliminating waste and creating new resources available to those who need it.

The web seemed to be an effective tool to organize supply and demand: e.g. it can be used by individual donors, associations, churches, local organizations. The online platform allows free registration through direct categorization of the food offered as well as its location at the regional level. Any donor can offer something by inserting the reference location, and the person who needs it can book and manage the food basket delivery / collection.

Social restaurant: http://latrobada.drupalgardens.com/ (Spania)

In a time of severe crisis in Spain, this restaurant gives the opportunity for people out of the job market to be able to eat out and enjoy a quality meal in exchange of a few hours of work done for the service/cleaning. As the manager says “there has been a raising demand for social meals but not from people in a situation of social exclusion. The people working in the restaurant had recently a job and a normal life, they all have the capacity to work. We have decided to take advantage of this situation and develop a project adapted to the specific context”.

The restaurant provides high-quality meals (local fresh food from regional producers part organic or ethical) to the most. The system is equally balanced by customers who can afford the 6,5€ meal and the “time consumers „who give some time either serving, cleaning or washing up in exchange of a free meal.

The time consumers are long-term unemployed persons and other vulnerable persons who live under the poverty line identified by the local social services and Caritas. In order to reach more people, a rotating system has been developed; every 3 months, new persons can take part in this project. During the project’s first year, Casas estimates that the restaurant will generate more than 15,000 hours of voluntary work reaching more than 300 unemployed people.

Caxias - Mutual-interest organization, actions and partnerships http://asocialdecaxias.blogspot.fr/

The beach café: a public area providing soup, sandwiches, coffee or soft drinks, just like any other beach café. Discount vouchers are made available for distribution by ordinary customers, and are also supplied by Social Welfare Assistants to persons in need. The vouchers are identical and entitle holders to the same types of food, thus preventing stigmatisation and ensuring that anyone in need can have a meal in the open air, in an absolutely normal environment surrounded by holiday-makers. These cafés provide employment for persons with the necessary skills who cannot find jobs by other means. The soups served are made from vegetables produced in the vegetable plots.

Somaro: is a private, self-governing, non-profit, and politically independent Romanian association. SOMARO was founded at the private initiative of several partners in 2010. The organization promotes the idea of social supermarkets and helps to build up a chain of high quality shops in Romania. The project is financed by sponsorship and volunteer work and it is independent of funding from the public sector. It is the project’s goal that all of its social supermarkets become financially self-sufficient.

SOMARO collects products such as food and household essentials as well as clothing, shoes, etc. from various companies and sells them at symbolic, highly discounted prices to low-income customers. The entire product range in the SOMARO markets consists of products, which are 100 % suitable for consumption but cannot be sold in other stores due to damaged or soiled packaging, because the best-before date will soon be reached or for other reasons. SOMARO aims to be financially self-sufficient in its operations through its product sales. Since the products are donated, the beneficiaries are only paying the salaries of the staff and minimal overheads.

Reclaim, Refresh, Rejuce http://rejuce.co.uk/,

Each year over 400,000 tonnes of fresh, nutritious fruit and veg is wasted by the retail industry. Cast aside and left to rot in expensive landfill sites. That’s the equivalent of 2.7 billion Granny Smith apples. Or maybe several whole hotels made of food. At Rejuce, we think it’s wasteful nonsense and we’re doing everything in our power to address it. Rejuce's mission is to dry up these edible food surpluses, in London’s biggest markets and distribution centres, providing affordable healthy products to localist shops, cafés, bars, pubs, clubs and restaurants.

Its constitution is simple: leave no trace and no waste. Rejuce actively seeks to reduce, re-use and recycle other peoples food surpluses. It tries to act as ethical and sustainable as possible, thus setting a new trend in the consumption of second generation/chance products.

Early each morning the Rejuce team set out to London’s biggest food markets and rescue the unsold fruit and vegetables, made locally in Hackney Wick’s Fish Island, from un concentrated, whole fresh fruit that would otherwise be wasted. These food surpluses occur because of logistical limitations of the daily problem of supplying London's fluctuating demand of fruit & vegetables.

The food is then selected, collected & transported from markets, normally by trolley bikes or Rejuce's electric milk float, then transformed into juices & smoothies. After passing through quality control points, the juice fills 100% RPET recycled bottles & eco-friendly labels that complete this ethical/sustainable product. So far the Rejuce team has saved over 30 tonnes of food.

Last Minute Market http://www.lastminutemarket.it/

Last Minute Market originates as a 1998 research project inside the Faculty of Agriculture of the Bologna University; object was to find the reasons why so large an amount of food was daily wasted in Italy.

Remedy to such moral and economic scandal was obviously in turning waste into resource, but it took some more years to elaborate sound proposals that would be fully consistent with regulations and would base on transparency of procedures, monitoring, quantification of results; time spent for transaction with authorities/business and for co-ordination was found to be the more demanding issue. In 2004, LMM became a business reality operating as a spin-off of the University, employing eight alumni.

First exercises were for win-win agreement with large-scale retailers: LMM planned their unsold food products - that no longer had commercial value but were still fit for consumption - are properly and timely collected by people outside the company (that hence derived a benefit) and turned to charitable organizations that would benefit disadvantaged persons; advantage for local authorities was in less waste to be managed . The same line of reasoning was then applied to drugs, ready meals and catering, books, agricultural crops not harvested and other items.

The LMM provides only for logistic and organizational models. Through about 40 project it implemented in 11 regions in Italy, and abroad in Argentina and Brazil, LMM at present each year recovers 890 tons of food for a saving estimated at € two million and 240 000 and saves 90 000 books, valued at € 720 000, from being pulped. Side activities for waste saving regulation or tools are implemented.

Consumers' Schools The consumers’ schools provide a place for exchanges, training and information for inhabitants around challenges of their dailylife (budgeting/food/consumption/health…)

The school workshops cover different practical sectorial issues that are collectively constructed, appropriated and shared: ENERGY: how to analyze an energy bill/ lower down energy expenditure? HOUSING: how to better know insurance/renting rules and systems? FOOD: how to avoid marketing traps and cook at a better price? MONEY: how to deal with banks/ credit system? HEALTH: how to choose the right medicine/doctor?

The consumers schools were born in the late 1980’s in the Nord-Pas-de-Calais Region (North of France) as an answer for local authorties’ will to reconsider the economic responsibility and role of the consumer. The Regional Council for Consumption started specific trainings for local inhabitants and coined them “écoles de consommateurs” as a convivial meeting yet with sectorial professionals so as to better tackle daily household’s related issues. From an experimental trial, the methodology gained ground through growing partnerships with local social services to enlarge the audience and specifically reach the most deprived families. Today, more than 90 groups are active in 50 different northern French towns.

Food not bombs, http://www.foodnotbombs.net/

Food Not Bombs is a loose-knit group of independent collectives, serving free vegan and vegetarian food to others. Food Not Bombs' ideology is that myriad corporate and government priorities are skewed to allow hunger to persist in the midst of abundance. To demonstrate this (and to reduce costs), a large amount of the food served by the group is surplus food from grocery stores, bakeries and markets that would otherwise go to waste.

Food Not Bombs is an all-volunteer global movement that shares free vegan meals as a protest to war and poverty. Each chapter collects surplus food that would otherwise go to waste from grocery stores, bakeries and markets, as well as donations from local farmers, then prepares community meals which are served for free to anyone who is hungry.

Food Not Bombs works to call attention to poverty and homelessness in society by sharing food in public places and facilitating community gatherings of hungry people.

Anyone who wants to cook may cook, and anyone who wants to eat may eat. Food Not Bombs strives to include everyone.

The Heifer (http://www.heifer.ro/):

Heifer Romania is a branch of an international humanitarian organisation, Heifer International, which, for more than 65 years, has been providing assistance to communities in need, in over 120 countries around the world, to end hunger and poverty in order to improve living standards and protect the environment. Heifer’s main objectives are to improve food services for its beneficiaries and help increase their income while protecting the environment.

Heifer implements projects in partnership with well-organised groups and aims to involve all members in project activities and decision-making. It seeks full participation of both men and women in all activities of the group. Each participant in the project must improve both theoretical and practical knowledge. The training activities aim to the acquirement and application of practices in animal breeding, environmental protection, as well as other fields depending on project target. A positive change in attitude and behaviour of all beneficiaries is expected. Heifer supports people in real need of a chance to improve the quality of their life. The families who receive support are selected based on criteria set by community members. Heifer pre-empts marginalized groups in lack of resources, regardless of ethnicity, religion or political orientation. Each family engages to donate the equivalent of what it received as a gift, to another family in need. Aside from cattle, knowledge and skills acquired are to be shared with other beneficiaries of the project. The number, age and quality of the cattle given, as well as the total number of benefiting families, are monitored. To ensure sustainability, beneficiaries are required to consider continuing the project after initial funding ends. A prerequisite for success is proper animal care. Productivity, health and reproduction, all depend on ensuring adequate feeding, housing and care conditions. Selection of species or breeds of animals is made according to local conditions.

Selection of locations to intervene in is made under a letter of intent submitted by an initiative group or nongovernmental organisation. Heifer members together with community members who wish to receive support from the Foundation, establish the selection criteria for potential beneficiaries (knowledge of animal breeding and housing, feeding potential, income, number of children, elderly, unemployed, etc.) After setting the criteria, a list of potential beneficiaries is made, based on applications submitted. If the association serves within the community in question, potential beneficiaries are required to register as members of that particular association. A meeting between Heifer members and the members of the association acting within the community of intervention is held, consisting of discussions with community members and representatives of local authorities, to identify the needs of the target group and analyze livestock markets and means to collect and market animal products. The next step is to identify financiers and write a project to establish objectives, activities, budgets, etc. Heifer projects are usually funded over a period of 3-5 years. Gift passing is monitored over a period of 2 years. Financial and activity reports are submitted every 3 or 6 months, depending on the project.

Reference framework/cadre de référence

  1. In a Territory of Co-responsibility the local multiactors platform (coordination group)a NGOs/informal group of citizens/public institution (City Hall, for example) hasve the initiative to create inside it self or linked to itself a local group, called local food sovereignty group, focused (multi-sectorial group) on the thematic of local food sovereignty and possibility to assure the access to local and healthy food for all citizens of the city: to do so itthe initiators have to identifiesy different kind of stakeholders interested to be involved in this approach (examples: agriculture institutions, small farmers which provide foods in local markets, small shops which commercialize local food, consumers, educational institutions, mass-media, public services);
  2. When created, the local food sovereignty group collects and produces information (realize small research, analyze of different studies) regarding the thematic of alimentation at local level : number of small producers in the region; type of products realized at local/regional level; situation of lands and the phenomenon of land grabbing at local/regional level, situation of local seeds, quality of products commercialized, the balance between local products and imported products, phenomenon of waste in food industry, situation of peoples affected by the lack of access to food, etc;
  3. It collects information about local/regional/national and international good examples in area of local food and select relevant information about the importance of this issue at international level (some suggestions: Food sovereignty movement, Community supported agriculture, Terre de liens, Food bank, Kokopelii seed foundation, Terra Madre, Slow Food, Colibris Mouvement).
  4. It organizes a local meeting/congress/conference in order to present the results of researches about local food and also to organize small workshops to inspire people regarding positive and possible alternatives: this occasion could be also used to launch the invitation to be part of a local group which will have the role to develop a participatory Charter regarding the role of co-responsibility in assuring the access of healthy and local food for all.
  5. It organizes several number of meetings with citizens and experts in order to develop the objectives and main principals of the Charter;
  6. It develops a public campaign to promote the Charter and develop the alliances;
  7. It organizes public meeting in different areas/districts/ neighborhood of the city in order to present and to explain to the citizens the objectives and principals of the Charter (in a second phase, participants could organize themselves other meeting in order to increase the number of informed persons).

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

To go further, some main characteristics of an ideal situation regarding local food:

A multi-actors platform supporting a working group of people which coordinates the issues related with local organic food. The working group is composed by people from different neighbourhoods which have the capacity to communicate and involve citizens; An integrative policy developed by the local authorities in order to sustain the production and commercialization of local food. The local and regional development strategies will prioritize: (1) a balance between urban development policy of the city/region and the preservation of agricultural land in proximity of the conurbations; (2) to encourage the development of organic farming, and the greening of existing intensive agro-agriculture; (3) to create selling opportunities for local farmers and food producers; A high level of cooperation among local small food producers in order to offer better food and to improve quality and standards of their production. It is important to have different forms of associations, including cooperatives – in this way, the producers could share some costs of production, they could exchange and preserve traditional varieties of seeds or food processing recipes, they could build short chain of distribution, create local brands, or they could involve in collective communication actions; A relevant stage of consumers associations development, in order to defend consumers rights, and to advocate the importance of local organic food.

The consumers are involved:

  • in promoting the importance of responsible consumption, avoiding food waste, sustain local economy etc. It would be very important to have youth and parents’ associations association in order to defend the rights to local and healthy food for future generation;
  • in development of selling opportunities for local producers (to create CSA partnerships, local markets, short food supply chains);
  • in financial support for small projects regarding local foods (alternative finance system).

The educational system includes specific curricula for different level of education regarding the importance of responsible consumption and local food. The children and students are encouraged to have direct relations with local producers, to develop skills and knowledge about ecological farming. The young people are encouraged to sustain or stimulated to practice ecological farming;

A set of integrated initiatives to reduce food waste: citizens and representatives are aware about the level of food waste and are determined to reduce it (zero waste objectives). Strong relationship of cooperation, and common projects between economic and social actors, providing an intersectoral foundation for the development of programs regarding the access of food for all;

Citizens have opportunities for active participation in the community projects, they could join a community garden or they could help with different activities in a social farm.

How to develop it ?

By developping a Charter of shared responsibilities regarding the possibility to assure the access to local and healthy food for all:

-(1). In a Territory of Co-responsibility the local multiactors platform (coordination group) has the initiative to create inside it self or linked to itself a local group, called local food sovereignty group, focused on the thematic of local food sovereignty and access to local and healthy food for all: to do so it identifies different kind of stakeholders interested to be involved in this approach (examples: agriculture institutions, small farmers which provide foods in local markets, small shops which commercialize local food, consumers, educational institutions, mass-media, public services); -(2) when created, the local food sovereignty group collects and produces information (realize small research, analyze of different studies) regarding the thematic of alimentation at local level : number of small producers in the region; type of products realized at local/regional level; situation of lands and the phenomenon of land grabbing at local/regional level, situation of local seeds, quality of products commercialized, the balance between local products and imported products, phenomenon of waste in food industry, situation of peoples affected by the lack of access to food, etc; -(3) it collects information about local/regional/national and international good examples in area of local food and select relevant information about the importance of this issue at international level (some suggestions: Food sovereignty movement, Community supported agriculture, Terre de liens, Food bank, Kokopelii seed foundation, Terra Madre, Slow Food, Colibris Mouvement). -(4) it organizes a local meeting/congress/conference in order to present the results of researches about local food and also to organize small workshops to inspire people regarding positive and possible alternatives: this occasion could be also used to launch the invitation to be part of a local group which will have the role to develop a participatory Charter regarding the role of co-responsibility in assuring the access of healthy and local food for all. -(5) it organizes several number of meetings with citizens and experts in order to develop the objectives and main principals of the Charter; -(6) it develops a public campaign to promote the Charter and develop the alliances; -(7) it organizes public meetings in different areas/districts/ neighborhood of the city in order to present and to explain to the citizens the objectives and principals of the Charter (in a second phase, participants could organize themselves other meeting in order to increase the number of informed persons).

For example : some main steps to start a Food Not Bombs group in your city:

Step 1: Start by getting a phone number, email or postal address. By using a voice mailbox you can have an outgoing message with information about the next meeting time and place, and receive messages so that you never miss a call. You can also post a MySpace, Facebook, Twitter or other website for your group. Many chapters also create listserves on sites like Riseup, Google or Yahoo. Some groups use a commercial mailbox or post office box for their physical address. When you set up your contact information you can ask to have it posted on the contact pages of www.foodnotbombs.net so people can find out how to reach your chapter. The website also provides a wiki, alliance, and other self-posting sites for contact information.

Step 2: Make flyers announcing the existence of your new local Food Not Bombs chapter with your contact information and time, date and location of your planning meetings. By handing out these flyers at events, posting them around town, emailing the announcement of your next meeting to friends, classmates and other local organizations, you will get additional volunteers and donations of food and supplies. It is helpful to have regularly scheduled weekly or monthly meetings and always know the date of the next one to share at the end of each meeting. Encourage people who may rely on the food to participate in the meetings. Post the time, date and location of your meetings on your websites. Ressources material could be find and down load on www.foodnotbombs.net.

The agenda for your first meetings can include a.) food collection b.) location for cooking c.) locations to deliver your food. d.) consider a location to share your meals in the future e.) outreach to people who may want to volunteer and join the meal.

Step 3: Arrange for the use of a vehicle. Among the members of your group, there might be enough vehicles of the right size for your needs, but if not, you might be able to borrow a van or truck from a sympathetic church group or similar organization. If none of the above succeeds, you can always hold fund-raising events specifically for the purchase of a van or truck. Some groups use bicycles and bike carts to pickup the food and take the meals and literature out to share. Other groups use shopping carts and travel on public transportation.

Step 4:With flyers in hand, begin looking for sources of food. The first places to approach are the local food co-ops, produce warehouses, farmers markets, organic food stores and bakeries. These types of stores tend to be supportive and are a good place to practice your approach. Tell them you plan to share the food with the hungry, delivering food to shelters and soup kitchens as well as providing a regular meal once the chapter is established, and if they are interested and willing, arrange for a regular time to pick up the food each week or as often as is practical. Where it is appropriate, leave literature which explains the mission of Food Not Bombs.

Step 5: Start by delivering your collected food to housing projects, shelters and local meal programs. It is important to get to know the food pantries and soup kitchens in your area. Learn where they are located, whom they serve, and how many they serve. This information will help you plan your delivery route and distribute the appropriate types and amounts of food to each program. This will also give you an idea of when and where your chapter should start to share your regularly prepared meals. It is usually desirable to arrange a regular delivery schedule with each location. Building relationships with the other food programs is valuable.

Step 6: Once this network becomes established, start to skim some food out of the flow without disrupting the program. With this food, prepare meals to serve on the streets with literature about Food Not Bombs as well as current issues and related events. It can be very helpful to share meals at rallies and demonstrations first; there your group can recruit more volunteers, collect donations, as well as lift the spirits of those participating in the action. Giving out meals at a protest can build community and supports the cause in a very direct way.

Step 7:Once enough people are involved, consider sharing meals in a visible way one day a week to the hungry on the streets. Cooking and serving food there builds community within the group and is hard work, but this is also great fun. Choose a time, day and location where you will reach the most people. Always be on time. Pick highly visible locations where a diverse population is likely to walk past your food and literature. One aspect of our mission is to help make the "invisible poverty" more visible. Your meal is not a Food Not Bombs meal if you don't provide literature and display a banner. Otherwise the public will think you are a church and have the impression your group believes that our political and economic system is fine and that all we need to do is care for those who are not able to make it.

8) Co-responsibility to ensure health to all

Inventary

Social Pharmacy-Social Medical office in Kavala The social pharmacy –social medical office of Kavala, is a result a common effort of the Municipality of Kavala along with the city’s Pharmacists Union and the Doctors Union. The project URBACTII-TOGETHER was the trigger that initiated the attempt to establish this structure and it’s the one supporting since the campaigning of its operation. The social pharmacy-Social medical office is housed at the 2nd floor of the Municipal Market Hall and has already opened up to the public. The social pharmacy-Social medical office was founded to provide health services to underprivileged citizens of Kavala. The medicines’ kept at home- in no use- collection and management under the supervision of the local pharmacy warehouse in cooperation with local NGO’s working on social welfare provision. The social pharmacy-Social medical office comes to overcome the gap that exists in state social provision and support our co-citizens lacking health insurance and are in need of medical and pharmaceutical support. It is specifically addressed to: • Underprivileged • Unemployed • Uninsuranced • Immigrants without official permission • To all that comply with the operation legislation of the social pharmacy-Social medical office The ones that receive the official social pharmacy-Social medical office card will allow them to make use of the above listed services. How can I help? The social pharmacy-Social medical office is based on you, all of you that support this attempt. Besides the voluntarism of the doctors, pharmacists, social services municipal staff and volunteers from local NGO this structure is in need of also your voluntarism. This volunteering act is translated into medicines offer and also time offer in servicing the operation of the social pharmacy-social medical office. How you can offer your support in social pharmacy-social medical office: 1. If you know people close to you that are in need of medical and pharmaceutical support and belong to the above mentioned categories (unemployed, underprivileged, without insurance, immigrants etc.) please inform them on the operation of the social pharmacy-social medical office or let us know about them and let us approach them. 2. Offer medicines that you have at home and not use due to the conclusion of your therapy or are in excess. The medicines that you have at home and are expired you may recycle them in any pharmacy of our city or at the social pharmacy. 3. The ones that can, may also support us financially or may provide us some of their free time; volunteering at the operation of the social pharmacy-social medical office servicing bureacratical procedures of the structure necessary for its prompt operation. OPENING HOURS OF THE SOCIAL PHARMACY-SOCIAL MEDICAL OFFICE MONDAY-TUESDAY-THURSDAY 10.00-13.00 TUESDAY AND THURSDAY 17.30-19.30 CONTACT DETAILS Τηλ: 2510 2513 500 030 PUBLIC BENEFIT ORGNAZATION OF THE CITY OF KAVALA-“DEMOFELIA” Address: 117, Omonia str., P.C.: 65403, Kavala. Τel: (+30) 2510 831388,(+30) 2510 831358, Fax: (+30) 2510831378 Email: kavalagreece à kavalagreece.gr MUNICIPALITY OF KAVALA 10, Kyprou str PC 65403 Kavala Tel: +30.2513500100 Email: program à dkavalas.gr PHARMACEUTICAL ASSOCIATION OF KAVALA 2, Dagkli & Anagenniseos PC 65403 Kavala Tel: +30 2510 834200 E-mail: sfarmak à otenet.gr DOCTORS ‘ UNION OF KAVALA 9, Filikis etaireias str Tel: +30 2510 223172 Email: info à iskavalas.gr

Social Pharmacy-medical office in Katerini “Alekos Ftikas”

The Social Pharmacy- medical office is a voluntary action of social solidarity. It is addressed to all un insuranced, unemployed people the ones without access to the heath provision system In order for someone to be benefited from it has to acquire a “family card”. To obtain a “family card” you need to submit a request to the secretary of the Social pharmacy-medical office of Katerini. The secretary will book you an appointement with the social workers of the structure in order to get your profile and evaluate your needs in health provision. The social workers will assess all the requests and provide the respective family cards. The secretary operates every Monday, Wednesday, Friday from 18.00-21.00 from Monday 14th of October 2013 Location The Social pharmacy-medical office of Katerini is located at the Tobacco Station of Katerini, 8 Fleming str, next to the Court of Justice’s parking space. It operates since the 2nd of December 2013. Medicines are prescribed only after the examination of the patient by the network’s doctor. Necessary for that is that the patient has a “family card” Conditions Each family-beneficiary of the structure has to offer one hour of voluntary work per month for every member of the family. Excepted from the conditions are the elderly and the incompetent people. Doctors are offering their services either at the Social medical office or at their private offices. The shift starts at 18.00-21.00 supported by a 4 people supporting team: a nurse, a pharmacist, a secretary and a volunteer. Contact details Tel: +0030.2351039000, 6981665158 info à otoposmou.gr http://www.otoposmou.gr

Municipal medical office of Pefkakia- Athens Contact details 88, Panagouli & Kretes str, St. Paraskevi Tel: +0030.210 6011955 info à iatreia-ap.gr http://www.agiaparaskevi.gr/Default.aspx?tabid=276

Solidarity medical office Piraeus The Solidarity medical office of Pireus is providing to un-insuranced citizens for free: medical and dental health provision, medicines, occupational therapy, speech therapy, physiotherapy as well as social and psychological support. We operate everyday from 9.30-20.30, at 5, Xenofontos & Pelopida str, on the 3rd Floor, Memou sq. Koridalos, Athens. Contact details 5, Xenofontos & Pelopida sq. Koridalos Pireaus Τel: +0030.2104960790 Email: gramateia2013 à gmail.com http://a-iatreio.blogspot.gr/

Open Solidarity Committee Tinos Island The aim of the Social Pharmacy of the Solidarity Committee of Tinos Island is providing free medicines to un-insurances citizens as well as people excluded form public health in general. Contact details Organizing Committee V. GAVRIELATOU +0030.6980446759 M.DEDEMPILI +0030. 6972223412 P. KOUSOUNADIS +0030.6932463222 G.MARTOULAS +0030.6955778797 B.MPAKTIS +0030.6948063690 anoikthepitrophallhlengyhs à gmail.com http://all-tinos.blogspot.gr/

Citizen’s Open dialogue of Sch. Tiflon, Evzonos areas and Faliro Contact details 4, kolokotroni str , basement Thessaloniki Tel: 0030.2310888048 syneleysi_stef à yahoo.gr http://syneleysistef.files.wordpress.com

Municipal Medical Offices at Aigaleo Athens The Municipal medical offices are operating since 1998 without state contribution at a renovated space of 250cm² at the Municipal Stadium and is addressed to poor people, un- insuranced and insuranced at the farmers fund. Contact details Aigaleo stadium Αιγάλεω Τηλ: 210 5319 741 http://www.aigaleo.gr

Doctor’s Solidarity network of Kifisia-Athens Contact details Tel: +0030.210 8078353 chchra à otenet.gr

Social Solidarity network-Herakleion Crete The NGO: Social Solidarity Network of Herakleion” has established a social medical office to provide basic health care provision to un- insuranced- poor citizens of Herakleion. περίθαλψης, μόνο σε ανασφάλιστους-άπορους κατοίκους του Δήμου. The structure operates on fixed appointments with the beneficiaries and is located at the former University building, Knosou Boulevard It operates on appointment every day form 10.00 – 12.00 in the morning. Contact details Knosou boulevard, (University building, M Sector) P.O.BOX 71409 Herakleion Crete Island Tel : +0030.2813-008525 Email: info à koinoniaher.gr http://www.koinoniaher.gr

Social Solidarity volunteers medical office The structure offers free medical examinations, medicines and vaccination for the children. Eligible beneficiaries are all uninsuranced and poor citizens of Rethymno. Contact details 12, Kolokotroni str Old Town Rethymno Crete Tel:+0030.2831042120 ethiatreio à gmail.com http://www.ethiatreio.com/

Volunteers ‘ Social medical office –social pharmacy in Rhodes Island 85, Konstantinou Paleologou str Rhodes Island Tel: +0030.2241036110 ekif.rodos à gmail.com http://ekif.blogspot.gr/

Social Solidarity Medical Office-Pharmacy of Preveza It is a structure providing free medical examination and medicines prescription to un insurances citizens and poor people and is supported on a volunteering base by a group of doctors offering their services for free. Contact details Th. Parla str Preveza Tel:+0030.26820 89805 http://koinonikoiatreioprevezas.wordpress.com/

Social medical office of Magnisia It is supported by the Doctor’s union of Magnisia. It offers free examinations. It operates every Monday-Wednesday-Friday from 3 to 6 in the afternoon. Every Wednesday from 3 to 6 the structure is operating with a Psychiatrist and a cardiologist. Contact details It is located at the Diavlos 54, Topali str, basement of Skendrani str. Volos

Kozani’s Social Medical Office Contact details 11, Plakopiti str. (KIFI Kozanis, building 40 Martires 50100 Kozani Tel: +0030.2461 042257 koinwniakoz à gmail.com

Social Solidarity Medical office of Peristeri Athens Contact details 1, Chrysoclora str Peristeri iatreioallperisteriou à gmail.com http://iatreioallperisteriou.wordpress.com/

Solidarity Pharmacy in Peristreri It operates on Monday & Wednesday 17.00-19.30, Thursday from 10.00-12.00 Contact details 60, Taegetos str (at the entrance of the Grava Cultural Centre), Tel: +0030.6978539803 e-mail: k.farmakeio5 à gmail.com,

Social Medical Office in Agrinio “Georgios N. Papaioannou” Contact details 20, Palama str Agrinio Tel: +0030.2641025392 Social network of Doctors and Pharmacists of Ilion It provides free examinations and free medicines prescription to people that lack access to hearth care provision. It also collects medicines that are offered by the Contact details 32, Idomeneos str – 3rd floor (besides the OTE building) Ilion Τel: +0030.217 - 7024011 koinonikoilioy à gmail.com

Social Pharmacy of Kilkis It is addressed to the poor, uninsured, immigrants without permission to stay It is a structure based on the voluntarism of the local doctors and pharmacists as well as the members of the social service of the Municipality. Contact details 13, Spartis str Kilkis Tel: +0030.23410-22114 / 23410- 23285 / 23410-25817 info à fskilkis.gr

Solidarity Social Pharmacy Social Medical Office in Athens http://www.anoihtipoli.gr/ 33, Kaniggos Str & Stournara str (1st floor) Tel : +0030.210 3802037 kifa.athina à gmail.com http://www.anoihtipoli.gr/

Solidarity Social Pharmacy Social Medical Office in Drama Contact details Drama Labour Centre 2, Ipirou str Drama Tel :+0030.2521.777.038 politesdramas à gmail.com http://www.politesdramas.gr/

Solidarity Social Pharmacy Social Medical Office in Chania Contact details 10, Kolokotroni sq. Chania Crete Island Tel: +0030.28215-02755

Social Medical office-Pharmacy in Larisa Contact details 117, Papanastasiou str Larisa Tel: +0030.2410619073 koinwnikoiatreiolarisas à gmail.com http://koinwnikoiatreiolarisas.blogspot.gr/

Solidarity Social Medical office for people with special needs Contact details 8, Kazantzaki & Andronikou str Ag. Anargyroi Attiki 135 61 Tel:+0030.210 2691834 Fax: +0030.210 2691834 http://www.anixtiagkalia.gr

Thesprotia’s Solidarity Medical Office Contact details The structure is located at the basement of the former students dormitory (besides the Health Centre of Igoumenitsa) Igoumenitsa Tel:+0030.6940403400 koiafigoumenitsa à gmail.com http://www.kiathesp.blogspot.com

Social Medical Office Thessaloniki Contact Details 24, Aisopou str Vardaris Thessaloniki Tel:+0030.2310 520386 koinwniko.iatreio à gmail.com http://www.kiathess.gr/

Solidarity medical office of Korinthos Contact Details 83, Adeiamantou str Korinthos Tel:+0030.2741 112 112 kiakorinthou à gmail.com http://www.kiakorinthou.blogspot.gr/

Social medical office in Bironas Contact Details 12, Ellispontou str Bironas Athens Tel: +0030.210 76 28 209 souldim1937 à gmail.com http://k-iatreio.blogspot.gr/

Reference framework/cadre de référence

1- In a territory of co-responsibility the multiactors platform (coordination group) and citizens are interested in developing co-responsibility for the health of all (the idea can come from the multiactors platform itself in the 1st cycle of SPIRAL or from the homogeneous groups of citizens in the 2nd cycle of SPIRAL). 2- Their first objective (in a first step) is to ensure access to health care and medicines to people who are excluded from the insurance system. To achieve this objective they organize a Social Pharmacy and Social Medical Office (SPSMO) (inspired from Greek experiences). The second objective (in a second step) is to foster co-responsibility between all actors and citizens for a healthy long life to all. To achieve this second objective they organize a Medical House (inspired from Belgium experience).

Fist stage: the Social Pharmacy and Social Medical Office (SPSMO) 3- In order to launch the SPSMO, a small research is done first to identify the needs. Applying SPIRAL methodology helps to do it. 4- If the need of a SPSMO is confirmed the multiactors platform (coordination group) invite all of the local stakeholders that are considered as dynamic in health provision or close to the grassroots level-meaning having a good feedback of the citizens opinion. In most cases listed in our inventory the institutions leading the effort in either local authorities or the church ie:institutions/ decision makers with power in actually implementing the proposed policies. This work is undertaken by the stakeholders that engaged themselves to be members of the multiactors platform and therefore are binded with this task until the project fully operates. 5- This small team of people enlarge by inviting people more relevant to the subject- if they are not already represented in this team- and make them co- responsible to the task, i.e. the pharmacists and doctors unions of the city as well as NGO’s with experience in health services provision to all such as the medicines du monde or some local NGO collecting medicines and vaccinate for free children etc. 6- Once all of these stakeholders come together and feel co-responsible in safeguarding public health they have to agree on the rules and conditions that will apply on the establishment and operation of the SPSMO (see in attached file the constitution of SPSMO translated as a prototype for use of interested parties) 7- The SPSMO in its constitution includes the creation of an organizing committee one that is responsible to set the criteria according with which someone could be eligible in having such a service as well as to take important decisions in changing these criteria if necessary as well as find ways in promoting the structure and finding the necessary resources to run it. 8- The citizens participate in the co-responsibility in 2 ways: One is identifying the people who need SPSMO and helping/encouraging them to go there. The second is collecting medicines in houses which are not used any more.

Second stage: The Medical House for a healthy long life of all 9- The SPSMO is a good way to launch co-responsibility for the health of all and to prepare its enlargement to all population through “Medical House”. Medical House is an institution where all professionals of health sector work together, in co-responsibility with the citizens to ensure a healthy long life to all. To do so they include not only doctors and pharmaceutics but also alternative medicine as naturopaths and educators for prevention and healthy life. 10- The main particularity of Medical House is that the professionals are not paid according with the number of treatment services they provide but they receive a global salary (paid by the insurance social system). If the inhabitants are healthy they work less and have the same salary. So they are encouraged to ensure a healthy life to all. 11- This work well if the citizens share this co-responsibility and are aware about how to maintain themselves in good health, that’s why education for prevention and healthy life is a main dimension of this system. 12- The co-responsibility between health professional and citizens is also about the health cost. Together they try to reduce the health costs in order that the insurance system is able to cover all expenses. This include for instance reducing medicine use, collecting medicine not used (as they to for the SPSMO)

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

Social Farmacy and Social Medical Organization (SFSMO)

In order to establish a SFSMO it is necessary that you create a core of stakeholders (local support group as we usually name it) that prior to that have diagnosed the need of the community on such a service. You cannot invent services to the citizens that do not respond to their idea of well being in health! (this has to be further analysed under the fourth task, right?)

How you structure your local support group. You have to be honest and invite all of the local stakeholders that you consider as dynamic in health provision or close to the grassroots level-meaning having a good feedback of the citizens opinion. In most cases listed in our inventory the institutions leading the effort in either local authorities or the church ie:institutions/ decision makers with power in actually implementing the proposed policies . Once you openly invite those stakeholders and introduce them to what you have in mind on doing you have to let them express their availability and will to be part of it. After this first introduction and providing them the informative material that we provide on how to built a SFSMO you give some time to conduct a small research and cross check what the local community this as important in safeguarding heath to all. How you confirm the need for a SFSMO The small research can be even more profound and well rooted if you use the SPIRAL methodology.

Where you start from The results are there, the community needs a SFSMO and the preparation has to start. This work is undertaken by the stakeholders that engaged themselves to be members of the LOCAL SUPPORT GROUP and therefore are binded with this task until the project fully operates. This small team of people will have to enlarge the team by inviting people more relevant to the subject- if they are not already represented in this team- and make them co- responsible to the task. By this I mean the pharmacists and doctors unions of the city as well as NGO’s with experience in health services provision to all such as the medicines du monde or some local NGO collecting medicines and vaccinate for free children etc. Once all of these stakeholders come together and feel co-responsible in safeguarding public health they have to agree on the rules and conditions that will apply on the establishment and operation of the SFSMO. (here I can provide the constitution of SFSMO translated as a prototype for use of interested parties) The SFSMO in its constitution has to include the creation of an organizing committee one that will be responsible to set the criteria according ot which someone could be eligible in having such a service as well as to take important decisions in changing these criteria if necessary as well as find ways in promoting the structure and finding the necessary resources to run it.

To whom this structure is addressed The SFSMO usually are established to proved access to health for people excluded from it due to conditions. Those conditions are different in every country (it depends on the legal framework that each country has applied for their health provision) and sometimes differ even within the same country (eg. the primary health provision needs are vaster and broader in Athens than at the cities of the Greek periphery and include also other groups of populations such as immigrant children illegally in the city without their family here). In general those all the SFSMO share the below mentioned beneficiaries • Poor • People in lack of health insurance • Single mothers • Immigrants • Orphans • Special needs people The criteria are always subjected to changes since such a structure must be dynamic and there to immediate respond to the local health needs. However, the changes of the criteria must be a result of the citizens response and feedback to the structure. The body able to differentiate those criteria is definitely the organizing committee of the SFSMO.

What a SFSMO needs to be established: • A space-even a small room- that should be provided for free in order for the SFSMO to be viable the first few months of its operation • A set of shelves –those can be offered by citizens or the municipality or the stakeholders participating at the local support group • A small fridge –again this has to be offered- • A computer and with the support of the local pharmacists union the software that can assist them in following the medicines supplies. • A first small supply of medicnes necessary for the start-up of the structure-these can be provided from the citizens though a public invitation and can also be assisted by the volunteers pharmacists. Fortunately the medical office needs less things a volunteer secretary to keep the appointments and a small bed for the examination to take place. The roles of the stakeholders involved The whole operation of the structure is base on the specialists ie: the pharmacists and the doctors. Those are responsible for providing the examinations and the medicines. All the other members are there to support the operation the SFSO: • The Municipality provides the space and facilities (shelves, pd, telephone and internet connection etc) • The NGOS provide their volunteers to run the operation • The local media promote the service and invite people to offer the resources and their free time and experience if they have

9) Co-responsibility to ensure mobility to all

Inventary/Inventaire

La coresponsabilité pour assurer la mobilité de tous se retrouve dans quatre modes de transport :

  1. Le covoiturage (sous diverses formes avec des publics différents) et le partage de voiture (carsharing, location de voiture, de cyclomoteur, de moto…)
  2. L’utilisation du vélo (surtout dans et autour des villes)
  3. Le transport en commun (à favoriser, notamment par la gratuité)
  4. La marche à pied (pour aller à l’école)

La coresponsabilité passe aussi par la formation à la mobilité (connaître les différents moyens de transports pour arriver quelque part, le multimodal)

a) Covoiturage/ Sharing cars

Taxistop est depuis 1975 actif en Belgique sous la devise: "faire plus avec moins". Le but de Taxistop consiste à réaliser des projets améliorant l'utilisation des biens immobiliers, moyens de transport, etc. Au cours des années, pas mal de services ont été mis sur pied (co-voiturage, eurostop, échange de maisons, bed & breakfast, ...). En 1988, création d'Airstop. Airstop est spécialisé dans la vente des billets de dernière minute et autres tickets pas chers.

1-Le service de Covoiturage de Taxistop essaie de vous aider à trouver un partenaire de covoiturage pour les déplacements de et vers le travail, c'est à dire pour des déplacements qui sont de préférence fréquents. Particuliers Vous pouvez, via le service Carpool de Taxistop, chercher un ou plusieurs passagers pour vous accompagner au travail et diviser les frais de route. Vous pouvez, via la banque de données de Taxistop, introduire les coordonnées de votre trajet domicile-travail. Nous cherchons alors des personnes qui pourraient correspondre à votre demande et que vous pouvez contacter pour un arrangement éventuel. Sociétés et autres organisations Via le software de Taxistop vous pouvez offrir en tant qu'entreprise un support de covoiturage à vos employés. L'encodage des inscriptions peut se centraliser par le service du personnel ou bien par les employés eux-mêmes. Contre payement d'un abonnement annuel vous avez accès au système, vous avez un aperçu des inscriptions dans votre entreprise et vous bénéficiez d'un support lors du démarrage de votre service de covoiturage (fascicules, affiches, mode d'emploi, ...). Même avec peu de personnes ou de moyens vous pouvez démarrer en 2 temps, 3 mouvements. En vous affiliant à la banque de données de Taxistop vous augmentez vos chances d'offrir un service de covoiturage adéquat car les données seront (si vous le voulez) reprises dans toute la base de données qui reprend également les données des autres sociétés et des particuliers (ce qui augmente fortement les chances de trouver un partenaire).

2-Le schoolpool sollicite les étudiants et parents d'écoliers qui viennent seuls en voiture, à partager celle-ci pour se rendre à l'école. Autrement dit, faire du covoiturage vers l'école. Un site web est disponible. Celui-ci offre, en adéquation avec le public des écoles, des parents et des enfants, une meilleure ergonomie et une plus grande facilité d’utilisation. Le système propose des fonctionnalités importantes au niveau de la visualisation des « schoolpooleurs » à destination de l’école, de la sécurité des données ou encore de la prise de contact entre utilisateurs.

3-Eventpool vous permet de vous inscrire en tant que chauffeur ou demandeur afin de partager la route et les frais pour vous rendre aux festivals. Si les transports publics n'offrent pas d'alternative et que vous devez prendre votre voiture, vous pouvez rechercher des partenaires pour vous accompagner. Si vous accompagnez quelqu'un, vous pouvez laisser votre voiture dans votre garage (un souci en moins) et vous avez l'occasion de rencontrer des personnes avec qui vous avez des affinités.

4-Le partage de voitures consiste en un système où plusieurs voitures à différents endroits (ou dans différentes villes) sont à la disposition des personnes affiliées au système de partage de voitures (membres). Un bon concept de partage de voitures peut intéresser un large public. Les inconvénients (contrôle technique, entretien) d'une voiture sont plus astreignants pour les personnes qui n'emploient pas très souvent leur voiture. Il faut entretenir une voiture et quand vous l'utilisez, vous risquez de ne plus trouver de place de parking à votre retour. Le partage de voitures offre alors une bonne solution. Finis les tracas administratifs, l'entretien technique…. En tant que membre d'une organisation de partage de voitures vous ne devez pas non plus vous occuper des places de parking qui d'office sont réservées. Vous payez une mise en service et suivant votre consommation, une facture vous est envoyée mensuellement. L'organisation de partage de voitures s'occupe du reste.

5-Le Carsharing: les voitures en commun! Vous avez besoin d’une voiture mais vous vous passeriez bien des soucis qui vont avec ? Déplacez-vous autrement et découvrez le carsharing ! Le carsharing, c’est un parc de voitures mis à la disposition d’un grand nombre de personnes. Vous utilisez une voiture quand vous en avez besoin et lorsqu’elle est libre, une autre personne peut l’utiliser. Des avantages multiples: vous avez accès à une voiture quand vous le voulez, sans devoir en être propriétaire. De plus, comme vous ne payez presque rien si vous n’utilisez pas de voiture, vous pouvez toujours opter pour les transports publics pour une partie de vos déplacements. Enfin, plus besoin de trouver une place de parking et tous les tracas liés aux assurances, au contrôle technique, etc. disparaissent ou sont réduits au minimum ! Mettez votre argent de côté, pas votre mobilité ! Avec le carsharing, vous ne payez que pour ce que vous utilisez. Et si vous utilisez les transports en commun pour une partie de vos déplacements, ce sera encore plus le cas . Rendez l’espace public au public: savez-vous qu’une voiture de carsharing remplace plus de 7 voitures sur la route ? Suivez donc l’exemple des autres autopartageurs et essayez le carsharing ! Vous utiliserez moins de carburant, ce qui est bon pour l’environnement et vous contribuez à libérer l’espace public de votre ville pour le rendre plus convivial et plus vert. Un système adapté aux entreprises: le carsharing est aussi adapté aux entreprises, avec à la clé des économies substantielles et une empreinte écologique réduite. Même avec votre propre voiture: vous pouvez aussi faire du carsharing avec vos voisins, votre famille et vos amis tout en gardant votre propre voiture. Lorsque vous ne l’utilisez pas, elle est mise à disposition d’autres utilisateurs, qui contribuent ainsi à vos frais et aux autres charges associées à la possession d’une voiture. Visitez notre site web pour plus d’informations.

6-La Centrale des Moins Mobiles a été fondée pour offrir des possibilités de transport aux personnes qui ont des problèmes de déplacement et un petit revenu.. Généralement, ce sont des personnes handicapées, des personnes âgées, ou des personnes socialement défavorisées qui veulent rendre visite à leur famille, aller chez le docteur ou faire des courses. Le transport est pris en charge par des bénévoles qui sont libres quelques heures par jours. Les demandes sont coordonnées par un service permanent accessible par téléphone. L'usage de la C.M.M. est réservé aux personnes avec un revenu maximal de 2 fois le revenu minimum de moyen d'existence. De plus, il ne doit pas y avoir de transport en commun disponible sur le trajet demandé, à moins que celui-ci ne soit pas facile d'accès. Les personnes payent 10 Euro d'affiliation annuelle (ou 15 euro par couple/famille). Dans ce prix, une assurance en responsabilité civile est comprise. Les chauffeurs bénévoles doivent disposer d'un permis de conduire valable ainsi que d'une assurance automobile. Taxistop souscrit pour tous les chauffeurs une assurance omnium. Elle couvre les dommages du véhicule du chauffeur même lors d'un accident causé par lui-même. Le chauffeur reçoit du passager 0,30 euro par km (au maximum) dont 0,038 euro est destiné à l'assurance omnium. Contact : 0032/70/222.292 Fax : 0032/9/242.32.19 E-mail : info à taxistop.be

Les taxis sociaux :Dépendent d’un décret wallon de 2007.Ils sont définis comme un service de transport d’intérêt général qui assure, avec chauffeur, le transport rémunéré de personnes par véhicules motorisés, qui sont effectués par des organismes agréés par le Gouvernement. Le prix du service est au maximum égal à 0,3 €/km ou à un forfait de 2,4 €. Ce type de transport est réservé aux personnes fragilisées.

Le VAP: Les associations "Voiture à plusieurs" (VAP) et Covoitstop offrent des outils qui permettent d’organiser un "auto-stop de proximité" entre les habitants d’un même quartier ou d’une même commune. Actives dans le Brabant wallon et la région de Sprimont (en province de Liège), les deux initiatives recensent ensemble plus de 3000 inscrits. Elles travaillent en collaboration avec des administrations communales qui mettent en place des points d’embarquement entre auto-stoppeurs et automobilistes préalablement inscrits sur le réseau et identifiés à l’aide d’une vignette apposée sur leur véhicule. La formule a assurément sa place dans le "porte-clefs de la mobilité", mais son efficacité repose sur l’étendue du réseau qui va se tisser. Le chemin est entamé, mais la route encore longue. Contact : 00/32/2/675.05.88 ou 0032/474/97.04.27. E-mail : info à vap-vap.be Covoit’Stop

CITY: SPRIMONT (BELGIUM) Coivoit’stop is a secured proximity hitchhiking plan that was initiated by the Youth Council of Sprimont within the PCS and finally broaden to a dozen of villages of the area.

Key facts • Holding organisation: GREOA, the economic regional group of Ourth and Ambleve’s Valleys. • Financing: Start input from the city of Sprimont (8000€)/ Ministry of Environment and mobility (30,000€) • People involved in the project: any local citizen from the participating cities • Public partners: Walloon Region/ Liege Province/ Local cities in the Liege Area • Private partners: Ethias (ltombola organized for new registered users) • Creation date: September 2011 (Sprimont) • Contact Person: info à covoitstop.be • Main project links: http://www.covoitstop.be/ The idea Covoit’Stop is a Secured proximity hitchhiking system enabling citizens to go from one hamlet/ village to another with a visual mutual recognition badge for both registered drivers and passengers.

The local context Sprimont is a small city of 14,000 inhabitants located on the Condroz Plateau in the Liege Province. This widespread semi-rural city is composed of 29 hamlets and villages .The city belongs to the economic regional group of Ourth and Ambleve’s Valleys (GREOA) which is the coordinating structure for the project.

The starting point Teenagers taking part in the Youth Council of Sprimont expressed their mobility problems within this semi-rural area. They underlined the difficulty for them to visit a friend living in a close hamlet (5km) with the lack of public buses connecting these hamlets and the refusal of some parents to drive them or let them go. They came to the idea of a specific hitchhiking system where they could get a ride from local drivers. The project was first run by the City itself but they contacted the regional economic umbrella association (GREOA) to promote, manage and replicate the system elsewhere. Sprimont was the “test city” for the system.

How it works • Registration: Passengers and drivers must register on Covoit’stop.be (FREE) and sign the Charter (formulars are also available in the participating cities’ mobility services). The cities then send a kit to the registered persons: a member badge with a personal ID, a fluorescent armband, a direction card and a sticker for the drivers. • Ride system: the hitchhiker goes to one of the Covoit’Stop road sign and waits until a Covoit’Stop car stops and gets him to the desired spot. Both of the persons have to show their badge and people under 18 can check the driver by sending a SMS to a dedicated phone line; • 70 road signs have been installed in the City of Sprimont. There are almost 300 other road signs installed in the 17 neighbourhood participating cities. • The system takes its inspiration from the association VAP (Voiture à plusieurs/ Vehicule and partners) that already operates in more than twenty cities in Wallonia and Brussels. Participation and effective results Target people: registered inhabitants in the area. Open to anyone but not recommended for people under 15; Youth people under 18 must provide a parental signed permission. The city of Sprimont was the test-city; the regional mobility Minister accepted to support and enlarged the system if 10% of the inhabitants would register to the system. In a 6 months period, the number of participants was reached. In March 2013, there ware 1900 registered persons. According to the first statistics: 52% are drivers/ 21% are pedestrians/ 27% are both. People between 7 and 24 years old represent the majority of pedestrians (53%) People over 45 represent the majority of drivers (52%).

Roles distribution: • Project coordinator: The GREOA: o platform management o information for the towns willing to join the project o collective kits purchasing o project promotion: flyers/posters/ events • Logistics and financing support Partners: o The Wallon Ministry of Environment and Mobility o VAP (Voitures à Plusieurs) o GAL Pays des Condruses o TEC (Walloon Public Transportation system) o SPW DGO Routes et Bâtiments (Road Federal Service) • Local implantation: the participating cities: o Covoit’stop road signs financing and positioning o members inscription and kits sending o local promotion during events Added value of the project • safety: registered members can send a Sms to a dedicated number to signal the ID of the driver/passenger with whom they travel. • flexibility: covoit’stop can be a complementarity tool to public transportation by linking not well reached areas. • conviviality: meet your neighbours and strengthen local life • environment preservation: sharing a car to lower down carbon footprint. • accessibility: the service is free of charge and easy to use

Taxi Stop

CITY: BELGIUM Organisation enabling sharing since 1975: ride-sharing: Carpoolplaza, Eurostop, Eventpool. Car-Sharing: Cambio-car-sharing, Autopia P2P. Homelink, home-sitting. Social transport service for less mobile people, done by volunteers... KEY FACTS

Holding Organisation: Taxistop Date of creation: 1975 Status: Movement Financing: Non-profit People involved in the project: 15 Public Partners: Public transport Private Partners: Contact person: Angelo Meuleman Main projects Links: www.taxistop.be www.eventpool.be www.eurostop.be* www.autodelen.be www.cambio.be www.mindermobielencentrale.be www.woningoppas.be

The idea to start was philosophically inspired: Can we do more with less. We started organizing hitchhiking (taxi-stop). During our history we filled empty seats in airplanes (we invented the last-minute concept), boats, buses, and cars. We are also focused on houses: Using private houses for tourism accommodation. We have brought car-sharing into Belgium, and created a shareholdership between every public transport operator in Belgium.

The local context We are living in a small country, with different languages: That makes it difficult to reach critical mass, and to regain investments. A small country gives us the opportunity to be in close contact with our different governments, and find support for realizing our ideas.

The starting point It was just the observation that so many cars where driving with so many empty seats: Couldn't we organize hitch-hiking for a broader public? Our philosophy started: 'we will enable 'doing more with less'

How does it work? Spotting needs, enabling technology, and create a good marketing plan.

Participation and Governance Some projects are directly supported by regional governments, others are managed totally indepent. For car-sharing we have created a unique shareholdership with public transport operators, who are supporting the idea of having impact on urban space consumption, and congestion reduction.

Contribution to the community Carpooling: Contribution to more efficient transport, less emissions. Enabling mobility solution for workers, in close cooperation with companies. Car-sharing: Less urban space consumption, reducing local traffic. Social Transport for Less Mobile people, by volunteers: Giving social chances to especially elderly people. Housing services: Promoting close-by tourism, with less environmental impact.

Challenges/Risks/Inertias Economically challenging to maintain software and having ressources for marketing to reach critical mass.

Since the new age of collaborative consumption: competition which lead to fragmentation.

Future perspectives

Focus on local partnerships

Proposals for change

Broader public awareness campaigns on the benefits of sharing.

Carpooling Territorial Schemes

COUNTRY: FRANCE Different french local authorities are developing Carpooling schemes especially in rural or semi-rural areas by giving more visibility to this mobility tool and promoting its benefits: carpooling platforms, dedicated parking spots, general and tailored information.

Context: The latest study on collaborative practices in France (by ADEME/ National Agency for Environment and Energy Management)reveals that 8% of the French (between 15 and75) are using carpooling every month. In terms of sociological figures this practice is more popular among young people (30% of the 15-24 and 20% of the 24-44) and in local cities (47% of the carpooling users live in cities below 20,000 inhabitants). Carpooling is booming (135% registration rise for the main French platform . However 8 out of 10 French people use their car in their daily journeys but for 80% of them being alone and not sharing it. (Source: Ministry of Environment )

The Idea Different French local authorities are developing action plans to push forward Carpooling in their territories. There are today more than 200 Internet platforms dedicated to carpooling in France. Most of them are local platforms 5 Key points to locally develop carpooling • Bringing together supply and demand: fostering the relation between people with a car and people looking for a ride. Tools: from a paper form/ mail/SMS/ phone up to classified ads and secured web platforms (local or national). Combination is key to address different types of public. • Animating, communicating and informing: the relation tool between users only works if it is known and accessible to the most. A communication plan is required to reach a larger audience: meetings in markets, at companies’, flyers or posters, social networks. Partnership with all local stakeholders is key: local authorities/ associations/ social workers/ companies/ inhabitants/ schools. • Developing dedicated parking areas and parking spaces: Areas with visible logos dedicated to carpooling. Access to public transportation could be helpful. • Clarifying juridical and functioning rules: unlike common beliefs, carpooling is not legally risky. The organizing relation platform can’t be made responsible in case of an accident. The rules are similar to the ones for classical rides. Functioning rules are made upon a code of conduct, an identification of the car-poolers (avoiding anonymity that scares), a description on the share-cost system… • Multiplying local incentives: free access to underground parking-lots, reduction rates or free access to public transportation for carpoolers…

Examples Many local authorities in France have set up platforms and dedicated parking zones. Here are some examples.

DROME AND ARDECHE The local authorities of Drome and Ardèche (France) alongside with a Transportation syndicate committed themselves in an innovative process to promote an interdepertmental carpooling plan. This plan is framed around 3 ideas:

• Labelling of 160 carpooling areas • Setting of an Internet platform for relation between people in need for carpooling and people who have a car: http://www.ecovoiturage0726.fr/index.php • Proximity animation Benefits of Private-Public partnerships:

• For local authorities: concrete commitment for sustainable mobility, Parking offer integrated in departmental projects • For the private parking suppliers: answer to “wild parking”, contribution to promote new behaviours, secure and long-lasting solutions • For the community: a new service, a possibility to stop and meet in larger transit nodes in secured areas (highways entrances), incitation to eco-behaviour, conviviality • MORE INFO: http://www.ladrome.fr/fr/les-services/covoiturage/index.html

FINISTERE Creation of a local user Platform: http://www.covoiturage-finistere.fr/ Map of the carpooling dedicated areas: http://www.viaoo29.fr/presentation/?rub_code=73&thm_id=17

BAS-RHIN Departmental policy on carpooling www.bas-rhin.fr/covoiturage Other Resources: Network and tools to develop carpooling in your territory (in French): http://www.reseaurural.fr/files/contenus/2837/actes-journee-covoiturageterritoire.pdf Map of all carpooling parking areas in France: http://www.easycovoiturage.com/aires-de-covoiturage.php 2Carshare.com COUNTRY: UK Bristol City Council have combined with Bath & North East Somerset, North Somerset and South Gloucestershire Councils to form a larger, area-wide free car share scheme 2carshare.com - a free web-based matching service. Description 2carshare.com The 2carshare site is a joint initiative by the four councils in the former Avon area which aims to get fewer cars on the roads. 2carshare.com allows members to search a huge database and find out if there is a potential lift-share on their route. The site is operated by liftshare.com and all members sit within this family. Bristol, B&NES, North Somerset and South Gloucestershire all suffer from heavy commuter congestion, which affects air quality and the financial performance of the city. Its aim thus is to promote all forms of transport and integrate both public and private transport modes. It's about giving people alternatives to the more traditional forms of getting from A to B while promoting the environment at the same time. It is absolutely free and has been built and designed for every possible user. Whether you are a driver/passenger or if you would simply be interested in finding an alternative to getting about this particular region then this is the site for you. Why car share? There are numerous benefits to car sharing: • Beat the credit crunch; cut down on car costs; • The average person can save up to £1000 (approx. €1175) a year; • Make new friends; • There are over 38 million empty seats on our roads every year; • If all motorists car shared one day a week congestion would be reduced by 20%; • Use the 2+ lanes and save time on your journey; • This would mean less congestion, less pollution and fewer parking problems; and • Many companies are introducing priority parking bays and other benefits for car sharers. (All figures from Car Plus/liftshare) One of the councils involved in this project, South Gloucestershire, has also introduced dedicated lanes on some roads for the use of cars (or other vehicles) with more than one person travelling in the car. ‘2+ Lanes’ are otherwise available only to buses, coaches and other vehicles carrying two or more people, motorcycles and pedal cycles. Dr. Keith Tovey, Energy Science Director for CRed and Reader of Environmental Sciences at the University of East Anglia has calculated that if the average car occupancy could be increased from where it currently stands at 1.7 occupants per car to 2 people per car then the UK could save over 9.9 million tonnes of CO2 each year. (Source: http://www.liftshare.org/news.asp?ns=17&tb=g) Links and other sources • For further information, visit: www.2carshare.com; www.liftshare.com; & www.carplus.org.uk. • Leaflet containing a Five step guide to starting car sharing on 2carshare.com, and more.

b) Bicycle/vélo

Le GRACQ Missions et objectifs Le GRACQ - Les Cyclistes Quotidiens est une association sans but lucratif et sans appartenance politique qui a pour objectif principal la promotion du vélo comme moyen de déplacement. Vise à créer les conditions pour que toute personne souhaitant se déplacer à vélo puisse le faire dans les meilleures conditions (intermodalité, accessibilité, sécurité, simplicité). Nos stratégies s’appuient sur la promotion d’une image positive et sympathique du vélo, sur des activités militantes, constructives et rassembleuses, sur le partenariat et sur la mise en avant du plaisir et du bien-être qu’apportent ce moyen de déplacement. Le travail du GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens consiste donc à faire en sorte d’augmenter la part modale du vélo, en promouvant ce dernier auprès du grand public et des autorités politiques d’une part, en défendant les intérêts des cyclistes d’autre part. Le travail du GRACQ s’inscrit dans une démarche d’éducation permanente. Représenter et interpeller Obtenir de meilleurs aménagements, revendiquer une législation fiscale favorable aux cyclistes, améliorer le Code de la Route, voilà quelques exemples des activités de lobbying que mène le GRACQ. Que ce soit au sein des instances de concertation (commissions Vélo communales ou régionales, Commission fédérale pour la sécurité routière…) ou à travers des interpellations, le GRACQ porte la voix des cyclistes auprès des décideurs politiques et administratifs. Informer et sensibiliser Faire connaître les avantages du vélo auprès du grand public, informer les cyclistes et les autres usagers de la route de leurs droits et devoirs, offrir notre expertise aux pouvoirs locaux, régionaux et fédéraux, nos activités de promotion du vélo se font à travers une revue papier, un site internet, une lettre électronique, divers dépliants… mais aussi des campagnes comme « J’achète à vélo » ou des actions ludiques sur le terrain (« Saint Nicolas », « éclairage », « J’en ai pour deux minutes », etc.). Former Circuler à vélo, cela s’apprend ! Il ne suffit pas de savoir pédaler pour se déplacer en toute sécurité. C’est pourquoi le GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens organise, à Bruxelles et en Wallonie, des formations Vélo-Trafic. En une demi-journée, les stagiaires apprennent à maîtriser leur équilibre, à vérifier l’état de leur vélo, et à faire face à diverses situations telles que traverser un rond-point, tourner à gauche ou circuler dans un Sens unique limité (SUL). Par ailleurs, l’association offre à ses membres et militants un panel de formations internes destinées à faire avancer la cause du vélo. Contact : 0032/2/502.61.30 E-mail : info à gracq.org

CICLOFICINA OF ANGOSCITY: LISBON, PORTUGAL Provide autonomy to people who use bicycle, so that it becomes a eco-sustainable form of mobility accessible to a growing community of citizens. THE IDEA:Provide autonomy to people who use bicycle, so that it becomes a eco-sustainable form of mobility accessible to a growing community of citizens. CONTEXT:A new society emerges. The cities host many people who lose their every day life quality in vehicles, stoped in traffic jams, in the polluted air we breathe, with spare physical exercise and lack of use of green and common spaces. The economic crisis reinforces the idea of a more orderly, simpler and makes it, for many, a necessity. But it is also a waken up and small communities start organizing themselves for the common good: the quality of life and respect for the planet. OBJECTIVE:Increase the number of subscribers that move around the city in a non-polluting way, making use of their bicycle, thus respecting the space where they live and the environment. Improve the quality of life in the city, bring people together. PROJECT:Like other European and American projects that emerged since 2000 in Portugal Cicloficina was born in Lisbon in 2007, initially as a gathering of people who make minor repairs on bicycles, once a month, on weekends. At the beginning, the tools needed and some bicycle parts were stored in a small place of a cultural association. Later, the need of more frequent and constant permanences, and of fixed and covered space, which was not constrained by weather conditions, became essential. The project could not, nor intended, to count on the existence of a space used exclusively for this purpose, but it was important to be able to have a place where to keep all the material. This space appeared in March 2011 in the RDA 69 a recreation association with unusual features, which became a collective of several associations of residents. The Cicloficina of Angos appeared as an informal association, and started providing its activities within the RDA 69, which is not more than the intelligent use of address: Regueirão dos Anjos, 69. Lisbon. All Wednesdays from 19 hours. In a specific compartment of the common garage, where a small workshop on rudimentary repair of old furniture is being provided, bicycles are arranged. The site is where are stocked the tools and machinery needed and several donated bikes and parts of them. ORGANIZATION: A range of monthly tasks are made out of the list of 29 volunteers. At 19 hours all Wednesdays, a small group of volunteers gather to welcome people who are arriving. At the door there is a screening sheet of paper, which includes the arrival time, the diagnosis of the problem and the mechanic to be allocated according to specialty: tuning brakes, wheel breakdown, etc. The repair is always done by the owner of the bike, under the guidance and technical supervision of the volunteer. It is intended that each person becomes autonomous. Apprentices and also volunteers observe and then acquire the necessary expertise. Later, they might be able to arrange their own bikes, or to help others to open their workshop spaces. They attend and perform repair to acquire the skills needed. If volunteers are available, repairs continue sometimes until after eleven o'clock. Bikes that can not be arranged on one day, can not stay in space. The person has to come back another time. SUSTAINABILITY: The mechanic is guaranteed by a group of volunteers concerned, that for free, guide the owners of bicycles to do their own repairs. The Cicloficina of Angos uses a space provided by a community association that combines the coexistence of several local collectives. It has the support from the Juntas de freguesia of Angos, for all the activities that ot promotes, from and the Portuguese Federation of cyclo-tourism and users of bicycles. It accepts donations from the community and users: bicycles, tools, machinery, parts, etc. The bikes donated, respect the goal of reducing and reusing existing resources and promote the use of bicycles by a growing community of citizens. They are repaired and sold at a simbolic price and sometimes they are given, or they are removed so that the pieces that compose it are suitable for repairing other bicycles. With the support of the Community Cantina RDA 69, participants to the project organizes events like dinners, concerts and dances, which raise funds for the payment of expenses and where they raise more supporters of a new lifestyle. Every 15 days, on Monday, the space of the RDA 69, is assigned to each of the various existing collective, who can meet to discuss internal functioning. ACTIVITIES: The Cicloficina of Angos integrates diverse activities: 1. Free technical guidance of volunteers to repair bicycles. 2. Training of volunteers. 3. Promoting and organizing workshops for the correct use of bicycles in the city. 4. Organizing events for fund raising and in order to gather more supporters and encourage mobility that is not polluting in the big cities, a community living, mutual and sustainable support. 5. Participation in national and international events to promote the project. FUTURE PLANS: The project would like to find a covered space wider, so to have the possibility of openning daily to the public and to be able to promote other actions: teach cycling (for all ages); conduct bike tours through the city with groups, organizing workshops and more social events that promote bicycle use and a higher quality of life for cities more human. CONTACTS: http://cicloficina.blogspot.com/ cicloficina.anjos à gmail.com Regueirão Rua dos Anjos, 69, Lisbon, Portugal   BikeSurfBerlin CITY: BERLIN, GERMANY Project to promote cycling among all those visiting Berlin without the rental fees. "Two wheels good, free wheels better!" Description: BikeSurfBerlin was launched to provide budget travellers with the best means of transport: bikes. Bikes are fun, healthy, environmentally friendly and cost next to nothing to keep in working order. From starting with just three bikes, the not-for-profit service now has 19 bikes on offer for free rental. The BikeSurfBerlin team is building a bike fleet from donated bikes and sharing them with everybody for up to 7 days (having an established BeWelcomer or Couchsurf account makes things easier). How it works 1. Check availability of bikes @ Bike calendars and photos ; then 2. Fill out the BikeSurf request form (available on the website ) Note: As all the bikes are usually booked a week in advance (see calendars), it is best to fill in this form at least 7 days prior to your bikesurf. Do not fill in form if none of the bikes are available for your required dates. What "bikesurfers" can do in return: Not to wreck/steal/maim others with the bikes; • A positive review for the profile, if happy; • Any advice you may have to help BikeSurfBerlin on its mission; new locations, etc; • Any donation you can afford (money or otherwise); • Any bike donation to expand the service; or • Any help in maintaining the bikes in roadworthy condition. Added value: Why dedicate so much time/ cash to this project? • Nice contribution to the CouchSurfing/ BeWelcome community and Berlin; • Promote a greener, healthier way to travel in a city; • Prove that such a trust-based system works and is sustainable; and • Inspire and facilitate other people to create their own similar project elsewhere. Getting Involved/ Contributing How can I get involved or contribute to the project to help it improve? • Donate online via the website donate button or at www.betterplace.org ; or • Simply contact the team by email: bikesurfberlin à gmail.com to donate parts and/ or time. Objectives & Challenges Main aims of project: • Show people the wonders of riding a bike in a city with good bike infrastructure; • Develop a network/ team to help maintain/upgrade the current system; • Inform people how the system works and thereby allow similar projects to start/ grow in other cities; • Allow people to rediscover cycling and bring the spirit of cycling back to their hometowns; • Demonstrate that such a "trust system" is viable for bicycle lending; and • Reduce CO2 footprint, dependence on oil and pollution. The difficulties to achieve these aims: • Over-demand of available bikes; • Bike theft - Berlin has a reputation that is deserved; • Logistical concerns when fleet of bikes exceed 10 - maintenance of bikes, replying to requests. etc.; • Financial viability - reliant on unpredictable donations from those who use the project; and • Sustainability - holidays, winter, etc. Links and other sources • Check out the homepage and contact details of BikeSurfBerlin; • A list of things to do (events, tours, sites, etc.) in Berlin and its surroundings; • Want to Donate/Help/Volunteer ? Without your input it would not be possible to sustain the bikesurf system.   Bretz'selle CITY: STRASBOURG, FRANCE Bretz'Selle was born around a simple idea: to promote the use of bicycles by learning how to repair bicycle in self-repair workshops. Date de début du projet : 2010 Mode de financement et partenaire du projet : Ce projet existe grâce au soutien de: La Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg, La Région Alsace, La DIRECCTE, Le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, le Programme Européen Jeunesse en Action, le Fond Social Européen, La Fondation de France, La Fondation Passions Alsace, La Fond pour le Développement de la Vie Associative … et grâce aux bénévoles qui investissent tant de temps et d’énergie dans l’aventure Bretz’Selle ! Réseau : Bretz’Selle fait partie du réseau national des ateliers vélos: l’Heureux Cyclage. Personne à contacter : Céline Callot Site internet/blog du projet : http://www.bretzselle.org • L'idée: Autoréparation : øtørĕparaβion n.f. : mise à disposition d’outils et de pièces, échange de conseils et transmission de savoirs faire afin de permettre à chacun de réparer son vélo soi-même. • Le point de départ: Bretz’Selle est née en avril 2010 autour d’une idée simple : faire la promotion de l’usage du vélo par l’apprentissage de la mécanique cycle au sein d’ateliers d’autoréparation. Les membres fondateurs sont issus de Campus Vert Strasbourg, association écolo-étudiante et de la Vélostation, premier atelier d’auto-réparation strasbourgeois. Prenant conscience du potentiel de développement de ces activités à Strasbourg, nous avons décidé de créer notre propre association, en complémentarité avec les structures existantes. Deux axes nous semblaient tout particulièrement importants et sous-tendent aujourd’hui le développement de l’association : - La création d’emplois innovants, « verts » et épanouissants - L’essaimage du concept sur les territoires aujourd’hui moins cyclables que le centre-ville Comment ça marche • Notre activité se décline en trois axes principaux: - Des permanences au sein de l’atelier Débouché, situé au 10 rue des Bouchers. Il s’agit d’un atelier de réparation de vélo où ce sont les adhérents qui réparent leurs vélos eux-mêmes grâce aux outils, pièces détachées et conseils disponibles sur place. - Des ateliers délocalisés à l’aide de notre atelier mobile, pour des interventions en milieu scolaire ou professionnel ou encore lors d’événements - L’organisation d’évènements festifs, culturels autour du vélo et d’un mode de vie urbain plus sain. • Participation et gouvernance: L’Assemblée générale ordinaire se réunit une fois par an au moins, l’ensemble des adhérents est convoqué. Elle valide les bilans (financier, moral et d’activité), élit le comité directeur et tranche sur les grandes orientations de l’association. Le Comité directeur se réunit tous les 1ers jeudis du mois. Il tranche de manière plus concrète sur les différentes problématiques de fonctionnement, notamment les partenariats à mettre en place et la gestion du personnel.Mais cette association ne serait rien sans toute la bande Grains d’Sel qui s’activent toute l’année pour faire vivre avec toujours plus de dynamisme et de folie ce magnifique projet ! Pour tenter d’optimiser ce débordement d’énergie, des groupes de travail se structurent peu à peu. Cela permet de se réunir entre personnes motivées par un sujet et d’avancer concrètement. • Le groupe « comm » : s’occupe de l’élaboration de tous les outils de communication de l’association : flyers, affiches, T-shirts, site internet, Newsletter, etc. • Le groupe « festivités » : organise régulièrement des évènements voués à promouvoir le vélo, l’association, mais surtout sa colonne vertébrale : la convivialité ! Apéro participatif de présentation de l’association, ateliers « Pit-stop », évènement de rentrée, etc. • Le groupe « aménagement » : se réunit plusieurs fois par ans pour voir comment optimiser l’espace dans cet atelier toujours plus occupé et plus plein ! • Défis • Les défis internes concernent d’abord le fait d’avoir un modèle économique viable, après lesaides à l’emploi. L’idée est de pouvoir s’autofinancer, en couvrant les frais des salariés et en répondant à une demande croissante. En ce moment, on développe les prestations, notamment auprès des entreprises, pour avancer dans ce sens. En externe, le principal défi concerne la valorisation des pneus. Ces derniers ne rentrent pas dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs, c’est donc à nous de payer pour qu’ils soient brûlés et il n’existe pas de filière pour les recycler ou les récupérer. • Propositions • 1. Mettre en place une filière de recyclage des pneus, comme cela existe déjà pour les pneus de voiture (ils sont coupés en petits morceaux et utilisés pour recouvrir les routes). 2. Apaiser d’avantage les centres-villes, avec une vitesse limitée à 30 km par heure. • Les perspectives du projet • La réponse à ce point est liée au défi de savoir comment répondre à la demande croissante, encourager les personnes à développer l’autoréparation et essaimer le concept. L’idée serait à terme d'accompagner le développement des ateliers un peu partout dans la ville, comme un service de proximité dans les quartiers.   Ciclofficina La GranataCITY: PADUA, ITALY Since 2008, in Padua, a collective of students, housed in a building owned by the municipality which had been unused for a long time, started a bike repair workshop, which also has a coffee service, a bar, a small kitchen and a public internet point with a free wi-fi hotspot Holding Organisation: “La Granata” Status: Sports association Financing: income from activities related to the accommodation of bicycles and catering; social events such as parties; selling of gadjets (t-shirts etc.) People involved in the project: 4 people permanently employed with a wage; 20 volunteers; all citizens and students who benefit from the activities Public Partners: No Private Partners: No Sources & Links:https://www.facebook.com/pages/CICLOFFICINALaGranata/196883247085348 The idea: The original idea was to open a public space within the quarter of Portello, in Padua, to redevelop the community life, especially in the evening hours, through the social aggregation and the promotion of a service dedicated to bicycles, which are widely used by students . The population of this quarter is predominantly composed of students, but while during the day you can find many services and activities related to university life (photocopy shops, libraries, study rooms, canteen, bars), in the evening and at night time the area offers nothing but shops dedicated to the sale of alcohol. This situation has caused a sharp decline in community and difficulties in the relationship between permanent and temporary residents, as well as problematic issues directly related to goings on in the district at night. The idea was thus to reshape evening activities by thinking up a space able to offer new services, as well as a means to promote sustainable transport and urban-based ecological innovative practices. This led to the occupation, the self-recovery and the reuse of an abandoned space owned by the local administration. The local context: Padua is one of the most important university cities in Italy and among the oldest in the world. Out of a population of about 210,000, one third is represented by students who on average remain in the city for at least five years. This context of a university city also produces imbalances: rents for housing, for example, are high and are focussed on groups of students, who pay the bed as opposed to the room or apartment. Commercial activities in terms of entertainment flourish, but this is mostly owing to the sale of alcohol rather than to the quality of the socio-cultural plans. The student population has introduced positive attitudes on urban mobility, such as the use of bicycles - the most economical and environmentally friendly means of transportation. This has not seen much support on the part of local institutions however, which are more intent on promoting collective public transport instead of encouraging responsible behaviour. What is more, even though the use of public trams is less polluting than cars, they are not cheap. The Portello district is the heart of the university town and is also historically the most popular district of the city. Large public housing complexes exist on a portion of land surrounded by university spaces and services. It is therefore a neighborhood where students tend to settle. The starting point: In the early months of 2008 a collective of university students engaged in social activities, along with some activists of the social centre Pedro, decided to start a discussion on the redevelopment of the quarter and on the ways in which it were possible to (re)imagine it. The group, consisting of about twenty students, proposed to a committee of citizens, present in the district and actively defending a green space threatened by the construction of a parking lot, to form a shareholders' meeting to discuss joint initiatives for redevelopment. It thus started a cycle of several meetings in which citizens and students debated on issues and objectives, as well as on the joint initiatives to be undertaken. Within the shareholders' meetings, citizens reported the presence of an unused space which they had repeatedly requested use of to the local administration but had never been allowed. The decision to occupy was taken by a majority and the day in which to do it was chosen through internal lines, to avoid the preventive intervention of the police, and to maintain the peaceful nature of the initiative.Once the space was occupied, the action at that point was made public by summoning local journalists, through social networks and websites, and with a big party organised by local residents and open to all citizens. It was decided that the space should be recovered by anyone who could offer their time and skills to perform work in exhange of accommodation. In addition, the space should have had utility features targeted to different generations and types of residents, from the elderly to young people. Steps and development of the action:2008: After the assemblies and the occupation of the space, from April to December: activities in the morning, with bar open, social space for classroom study and for the elders of the district. Installation of two computer stations to use and free wi-fi hotspot for neighborhood public access. Self-financing activities with sundowners and presentation of books. Sunday lunch with kitchen area owned by the families of the residents. Children's parties. 2009: Opening of a buying group solidarity. Opening of the restaurant at popular price, open for lunch and dinner. Opening the space ciclofficina. 2009 - 2011: Development of the ciclofficina and transformation of the collective in amateur sports association. 2011-2013: Continuation of all activities. How does it work today? The ciclofficina "La Granata" is currently open from Monday to Friday 9.00 to 16.00. Two types of bicycle repair are developed inside: on the one hand you have the possibility to ask for professional mechanics and, on the other, you have the opportunity to take advantage of a workbench and of a toolkit for self-managed reparations. The Ciclofficina also collects unusable bicycles or bike parts and reassembles them, recycling and reusing pieces, and putting on sale the new ones assembled at fair prices. Once a month, within the space, training courses on bike repair and maintenance are organised. The "ciclo break" is the bar and restaurant attached to the Ciclofficina that is also open in the evening: it offers sandwiches as well as lunches and dinners at low cost prices with organic products supplied by the purchasing solidarity group born inside the space. Presentations of books and initiatives to promote the use of bicycles are regularly organised. Participation and Governance:The business is currently run by 4 people, who each earn an income, and a score of volunteers who divide amongst themselves the management of the bar. Challenges faced:The local administration has never wanted to recognise the social value of this action. Added value of the project and making resources available: - Presence in the neighborhood as residents. - Dialogue with the citizens' committee and shared paths. - Choice of the type of activity. - Support of volunteers. - Redevelopment of the neighborhood through ecological and social activities. - Promotion of sport and sustainable mobility. - Creation of job opportunities. - Shared Spaces between young and old. - Access to food and services at very low prices. Future perspectives:To implement the existing actions; To organise a public dispute on sustainable mobility and cycling routes.   Cycle to Work SchemeCOUNTRY: UK Cycle to Work is a tax incentive aimed at encouraging employees to cycle to work, thereby reducing air pollution and improving their health. Description: Cycle to Work scheme is a UK Government tax exemption initiative introduced in the Finance Act 1999 to promote healthier journeys to work and to reduce environmental pollution. The scheme, which can save you between 16 and 40 percent off the cost of a bike, allows employees to benefit from a longterm loan of bikes and commuting equipment such as lights, locks and panniers completely tax-free. How it works According to the official Department for Transport info , the Cycle to Work scheme works thus:

  • Your employer signs up for the scheme * You then choose a bike from an approved supplier * The bike is then bought by your employer who reclaims the VAT * You then take delivery of the bike for your exclusive use – provided you use it for qualifying journeys, i.e. commuting to work * The VAT free price is then deducted from your salary by equal instalments over a period of time (typically 18 months), but as you don’t pay tax or NI on the income you forego, this will give you further savings. * After the period of salary sacrifice, the employer may give you the option to purchase the bike at a ‘fair market valuation’, though this depends on the period you have had the cycle loaned to you.

In short, employers benefit from fitter, more punctual, more wide-awake staff. Employees benefit from better health and better bikes because their money goes further. With a budget of, say £400, an employee in the high tax-band can, in theory, afford a bike, plus accessories, worth nearly £800. Article source: http://www.bikehub.co.uk/featured-articles/cycle-to-work-scheme/ Links and other sources • In order to get involved in the scheme, sign up to Businesscycle.org.uk • UK Government webpage, 'Improving local transport' • For further info: 'Guide to the UK's Cycle to Work scheme'

d) Transports en commus/¨Public transports

Gratuité des transports publics

  • L’agglomération d’Aubagne (France) a instauré depuis 4 ans la gratuité de son réseau de bus, suivant l’exemple de Compiègne et Châteauroux. Le premier bilan de l’opération montre une hausse de 175% de la fréquentation des vus. Un peu plus ‘un tiers des usagers sont d’anciens automobilistes, qui désormais préfèrent le bus. Quand on sait que l’automobile en milieu urbain mobilise 80 à 90% des budgets publics consacrés au déplacement, ce changement de comportement devrait permettre à la collectivité de réduire ses coûts (Source: l'Age de Fer - Septembre 2013). Voirhttp://www.innovcity.fr/2010/07/26/la-gratuite-des-transports-a-aubagne-pourquoi-ca-marche/
  • Lugoj became the first city in Romania which adopted a "free of charge" policy to the citizens using public transportation. The measure comes to encourage people to ride in buses, as well as to decrease the number of cars circulating in the city.Lugoj local councilors have unanimously voted that citizens can commute within the city by public transport for free. The decision will come into force as of July 1st, 2013 and will be valid for 18 months. If the initiative is successful among the residents of Lugoj, it will be further extended. At present, in Lugoj, the price of a bus ticket costs 60 bani (approx. 13 Euro cents) journey, as public transport expenditures were subsidized in a proportion of 75% by the municipality. Full subsidy will cost the municipality 45.000 RON (approx 10.000 EUR) per month. Regardless of their social status, age, gender or income, the residents of Lugoj will no longer have to purchase subscriptions, passes or tickets.The service will be assured by the Meridian 22 SA travel company by three large buses (with 50 seats) and two vans. Also, the city administration has purchased and installed ten stations (with a cost of 40.000 RON), while the number of routes that run will run buses will run on will be further increased. There is still work to be done in illuminating the bus stations and finalize the schedule of bus circulation..
  • The news about the initiative from Lugoj has reached other local administrations in Romania. The public officials of the city of Baia Mare have already requested a copy of the draft decision for analysis, and possible implementation.

e) Déplacements à pied/Transport by foot

Pedibus is a form of walking transportation for students. It enable children to go to school by foot being accompanied by adults. Like a regular bus, it has specific timetables and stops. Links Piedibus in Itlay: http://www.piedibus.it/

Reference framework/cadre de référence

Eléments complémentaires : 1- Incitants fiscaux 2- Outils de connaissance (publication, logiciel…) 3- Incitants visant la priorité des véhicules contenant plus de deux personnes

Raisons évoquées, motivations : 1- Le coût 2- L’importance du trafic (la lenteur, la perte de temps, congestion) 3- Les facteurs écologiques (la pollution, le CO2…) 4- La mobilisation autour d’un projet 5- Pas de moyen de transport public (rural) 6- Le parking 7- Amélioration de la qualité de vie 8- Amélioration du bien commun 9- Le recyclage et la réparation (diminution du gaspillage) 10- La réinsertion professionnelle et sociale

Cadre de référence sur le thème « La mobilité par la coresponsabilité » intégrant les 4 modes de déplacement (covoiturage, vélo, transports en commun/multimodal, déplacement à piedl)

  1. Une association d’habitants d’un quartier, d’une commune ou d’une association déjà constitués( exemple : conseil des jeunes de la ville de Sprimont, Bretz’Selle , est créée dans un esprit de coresponsabilité entre tous les habitants pour le bien-être de tous.
  2. Face à leurs problèmes de mobilité, aux motivations et aux problèmes rencontrés ils décrivent ensemble leurs (de tous) situations et définissent les problématiques. Ils valident ensemble ce travail. (Point présent dans toutes les actions)
  3. Ensemble ils étudient les actions existantes sur leur territoire et ailleurs. Ils regardent en quoi ces actions sont insatisfaisantes ou inexistantes.
  4. Par consensus, ils décident de solutions appropriées aux besoins de tous et mettent en place des actions pilotes.
  5. A ce stade, les diverses expériences dans l’inventaire nous permettent de déterminer quatre grands chemins de travail (non exhaustif) : a) Le covoiturage (milieu rural et déplacement inter villes et pays) ; b) L’utilisation du vélo (dans la ville et ses alentours) ; c) Les transports en commun (intermodalité et gratuité) ; d) La marche à pied (encadrée ou non).

a) Covoiturage :

  1. L’association met en place en système informatique (planification) permettant de collecter les offres et les demandes de transport. Ce logiciel doit permettre de déterminer rapidement pour chacun qu’elles sont les offres ou les demandes qui lui correspondent le mieux.
  2. L’association doit via des canaux très larges, communiquer sur l’existence et le fonctionnement du système mis en place. (ses avantages). La communication doit être ciblée en fonction du type de besoin auquel on veut répondre (voitures partagées, location, auto-stop encadré, pour aller à l’école, participer à des soirées nocturnes, pour les vacances…)
  3. Les moyens seront recueillis via une participation de chacun (ex : cotisation mensuelle) permettant la maintenance et le coût de la publicité. Une participation des pouvoirs publics et des entreprises privées sont souvent envisagées. (Mise en avant des avantages pour chacun)
  4. Planification d’un soutien aux personnes fragilisées (moins valides, accidentées…) afin de n’exclure personne en organisant des services adaptés et accessibles financièrement mais aussi soutenir les personnes en réinsertion (voiture pour trouver un emploi, microcrédit pour acheter un véhicule pour créer son propre emploi…).
  5. Il est pertinent, également, d’envisagé la problématique de la fiscalité et du droit, et proposer aux pouvoirs publics d’adapter la législation en vue d’inciter le citoyen à opter pour ce système de transport. (voiture à plus de deux personnes, déduction des frais de transport pour se rendre au travail, l’accès au transport public gratuit pour les covoitureurs…)
  6. Il est également nécessaire que les pouvoirs publics offre des incitants physiques (place de parking réservé, parking protégés proche des lieux de destination, bande de circulation réservé aux voitures contenant plus de deux personnes…)

b) Vélo

c) Transports publics

A compléter

d) Déplacements à pied

A completer

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

10) Co-responsibility in the well-being of children

Inventary/Inventaire

Reference models/modèles de référence

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

11) Co-responsibility in the well-being of Ederly people

The district of Viana do Castelo is composed of 10 municipalities. In every county there is a Social Network that integrates a Local Council for Social Action (CLAS). From January/2013 we designed a working plan which involved 11 groups of coordination (GC), integrated in each Social Network to implement SPIRAL methodology. Now, are involved in the implementation of the SPIRAL methodology 11 entities (2 parishes, 2 schools and 7 Private institutions of social solidarity), 10 professionals from Social Action/ Social Security, 10 professionals from Social Networks and Inter-Parishes Social Commissions and 170 individuals from several communities.

Inventary/Inventaire

The implementation process of the SPIRAL, begun in the district of Viana do Castelo through participatory meetings. The diagnosis that carried out from these meetings challenged the implementation of community development strategies as an answer to the expressed needs such as:

1- Elderly people in a situation of geographical isolation.

Project: Creating new neighborhood relationships. In two areas of the district (geographically isolated and very aged) is being composed a communication network between neighbors and families. The purpose is to create closeness between relatives (even with those who are emigrants). This network is based on the new communication technologies. Parish Councils are supporting the elderly involvement in the interaction with new technologies. And is being designed a project to implement the virtual network. The goal is to design new elderly political strategies.

2- Elderly caregivers (formal and informal).

Project: Establishment of self-help groups to help elderly caregivers Establishment of self-help groups to help elderly caregivers. The goal is to overcome the insecurity experienced by the fact that elderly caregiver loneliness and insecurity in their daily. The new information technologies are being to create this self-help group, so that each caregiver may ask for support at any time of day or night. It is also expected that they can talk to each other easily to share experiences.

3- Sustainability of institutions and services for the elderly

Project: Self financing elderly institutions Creative services repair and reusability of goods (and other service models), made by institutionalized elderly. The income earned by service will finance activities. The project is being developed in a social solidarity institution, which aims to establish an association of users. The purpose of the association is to connect with other similar associations.

4- Right to participation of elderly people

The project self financing elderly institutions created a new institutional culture to everyday life organization. The association will be also responsible for the definition of services and initiatives to develop. The network between similar associations strengthens this new culture.

Reference framework/cadre de référence

In Viana do Castelo we have 11 Territory of Co-responsibility. Now we are strengthening connections, links and joints between the multiactors (coordination groups) experts and citizens interested in developing co-responsibility for the well-being of elderly people. Then we plan to build connections, links and joints between external co-responsibility territories.

Steps and developments:

First step (February):

  • Local meetings with Social Networks in order to share initiatives;
  • Meetings with professionals and experts in order to develop the objectives and main principals proposed;
  • To inspire more Associations to act with open collective procedures to well-being of elderly people.
  • Strengthen networking among the members of the Local Council for Social Action for better efficiency in access to legal and social services;

Second Step (March and April):

  • To promote a Charter to well-being of elderly people;
  • Monitoring local and international initiatives;
  • To organize public meetings in order to present and to explain to the citizens the objectives and principals of the Charter (to increase the number of informed persons);
  • To provide better information to the members of the Municipal Local Council for Social Action. Avoid waste of information resources and sharing the surplus with other corresponding social actors and NGOs.

Third Step:

  • To share the Charter to well-being of elderly people with all members of the international thematic group;
  • To build robust connections, links and joints between external co-responsibility territories to share experiences.

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

Now, we are designing new actions:

  • To implement new neighborhood initiatives to the elderly population living in geographical isolation. Using new technologies of information and communication we are proposing systems which ensure the elderly to live more autonomous and as long as possible at home with the necessary level of security and quality of life;
  • To set up self-help groups to help caregivers of elderly and dependent adults to overcome the insecurity experienced by the fact that they are by themselves in taking responsibility of care.

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

  • To structure a local support group to strengthen and root the SPIRAL Methodology;
  • To disseminate information through SPIRAL websites;
  • To provide meetings between NGO volunteers and citizens;
  • To disseminate information through the media.

12) Co-responsibility in Inter-local solidarity-(jumelages entre Territoires de Coresponsabilité)

Inventary/Inventaire

a) L'implication des émigrés dans les jumelages entre territoires

1- Migrations & Développement (Association franco-marocaine) Migrations & Développement) est une association franco-marocaine de droit français, créée en 1986 par des migrants pour mener des actions de développement dans les villages de leur région d’origine, l’Atlas et l’Anti Atlas marocains, frappée par une sécheresse sévère depuis le milieu des années 70. Progressivement, un programme de développement rural intégré a été élaboré en participation avec les populations locales, les migrants ; celui-ci a été soutenu par des chercheurs, des bailleurs de fonds du Nord et les autorités locales et nationales marocaines.

En 2000, au terme d’une large consultation régionale, des actions de soutien aux activités économiques sont entreprises : aide aux agriculteurs (producteurs de safran, d’huile d’olive, d’argane…) et aide à un programme de tourisme rural solidaire, basé sur l’investissement de migrants dans des auberges rurales, construites dans leur village d’origine.

L’action de M&D est basée sur trois principes : 1. participation des populations aux décisions et au financement des projets ; 2. solidarités villageoises ; 3. partenariat avec les autorités locales. La formation des acteurs (élus, cadres des associations villageoises, des administrations locales, coopérateurs) est un axe majeur des interventions de l’ONG, et dans ce cadre l’ONG a lancée Le projet ECOPTER (École Opérationnelle des Produits de Terroir), en coopération avec l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier, vise à valoriser et commercialiser des produits du terroir, en France et au Maroc. Cette formation touche des jeunes français issus de la migration et des jeunes marocains issus des villages. L’implication des migrants dans le développement est un enjeu fondamental de l’association, c’est dans ce cadre que le projet « Enracinement sans Déracinement » s’inscrit depuis juin 2010 dans une démarche globale de renforcement des capacités des associations issues de la migration, à la fois en France et au Maroc, en partenariat avec le Ministère chargé des marocains résidents à l’étranger.

Les projets en cours portent sur les actions suivantes : • Valorisation des plantes aromatiques et Promotion de l’implication des femmes rurales dans le développement économique local • Installation d’un éclairage public dans le village d’Imnach (Commune Rurale Tinzert) (commune impliqué au réseau TOGETHER) • Accompagnement des producteurs du safran dans l’amélioration qualitative de leur production • Appui aux investissements productifs / solidaires des migrants sur les communes rurales du sud Maroc • Renforcement des capacités des associations des marocains résidant dans le sud de la France (PACA, Languedoc Roussillon, Rhône Alpes, Aquitaine et Midi Pyrénées) • Partenariat avec l’ACIM au bénéfice des porteurs de projets au Maroc et des investisseurs issus de la diaspora marocaine

Le blog de la capitalisation de M&D sur le rôle des migrants dans le développement de leur territoire est lancé. L’intérêt de ce blog durant la phase de collecte de données est que tous contribuent à son alimentation, mais aussi que vous réagissiez, commentiez les documents, photos, histoires … postés par d’autres.

b) Les PILS (Partenariats Inter-Locaux Solidaires)

1 Défintion : des PLS aux PILS

Le terme Partenariat inter-local et solidaire (PILS) fait implicitement référence aux Partenariats locaux et solidaires producteurs-consommateurs (PLSPC). C’est donc par rapport à ces derniers que les PILS sont définis en première instance. Le terme PLSPC a été forgé par les acteurs de différents mouvements de vente directe contractualisée, dont les AMAP, Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, en France, les CSA, Community Supported Agriculture dans les pays anglo-saxons, ou encore les Teikei au Japon, afin de rendre compte des 4 principes qui constituent leur socle éthique commun :

  • Partenariat : ce partenariat se manifeste par un engagement mutuel de fourniture (par les producteurs) et d'écoulement (par les consommateurs) des aliments produits à chaque campagne agricole.
  • Local : il s’agit ici de promouvoir les échanges de proximité. Les PLSPC s’inscrivent dans une démarche active de relocalisation de l’économie.
  • Solidaire : le partenariat est basé sur une solidarité entre les acteurs qui se manifeste par:
    • Le partage des risques et des avantages d'une production saine, adaptée au rythme des saisons et respectueuse de l'environnement, du patrimoine naturel et culturel et de la santé.
    • Une rémunération juste et équitable payée à l'avance et suffisante pour assurer une vie digne des paysans et de leurs familles.
  • Le binôme Producteur/Consommateur: c’est une relation directe basée sur les rapports humains et la confiance, sans intermédiaire, sans hiérarchie, sans relation de subordination.

C’est l’addition sans exception et l’application sur le terrain de ces 4 fondamentaux qui font le socle commun des membres de URGENCI sur lequel se développent des valeurs plus générales. » (Extrait du site d’Urgenci, www.urgenci.net)

PILS (Partenariat inter local et solidaire) sert à désigner tout un foisonnement d’initiatives qui se vivent comme un prolongement de l’action militante, son extension à des produits indisponibles localement, en faisant le pari que la proximité entre producteurs et consommateurs peut être maintenue malgré la distance. Les PILS se revendiquent donc de l’éthique des PLS, et sont souvent portés par les mêmes acteurs.

Dès lors, une question essentielle émerge : les PLS sont souvent présentés comme du « commerce équitable local ». A partir du moment où l’on parle de Partenariat inter-local et solidaire, ne parle-t-on pas tout simplement de « commerce équitable » ? La réponse est : pas tout à fait. Pour deux raisons principales.

  1. D’abord, les acteurs eux-mêmes cherchent à se distinguer du commerce équitable tel qu’ils le perçoivent : une initiative intéressante à ses origines, mais récupérée par quelques enseignes depuis son entrée dans les rayons des grandes surfaces, et qui force trop souvent à la massification de certaines cultures, comme la quinoa par exemple, à des fins d’exportation pour répondre à la demande.
  2. La deuxième raison pour créer une catégorie PILS distincte du reste du commerce équitable, c’est la dimension de vente directe contractualisée. Il s’agit bien, à travers le terme PILS, de désigner les initiatives qui cherchent à s’affranchir des intermédiaires, et à construire une relation directe avec par exemple des visites espacées mais régulières –annuelles- malgré la distance.

Pour illustrer cette différence, restons concrets : il arrive que les consommateurs choisissent de formaliser leur groupe en « coopérative de consommateurs ». Il nous semble qu’à partir du moment où cette coopérative se voit déléguer un certain nombre de tâches telles que la fixation du prix, le maintien de la relation avec les producteurs, on bascule dans un régime différent, celui de la distribution, petite ou grande. On se situe dès lors dans le champ du commerce équitable. D’ailleurs, les acteurs des PILS, comme les PLS à ce jour, ne jugent pas nécessaires de se doter d’un label, alors qu’il existe un label commerce équitable. Pourquoi ? Tout simplement parce que la relation producteurs-consommateurs, très forte dans les PILS comme dans les PLS, porte garantie.

2 Les initiatives directement inspirées des partenariats locaux et solidaires du type AMAP

2.1 Le Réseau floréal en Midi-Pyrénées Ce réseau est né à peu près en même temps que les AMAP dans le Sud-Ouest de la France. Il s’agit d’un partenariat de vente directe, formalisé depuis 2008 par une charte, entre des producteurs d’Andalousie, d’une part, et des groupes de « mangeurs » (comme ils se définissent eux-mêmes) de la région de Toulouse.

Il y a quatre points communs principaux avec les Partenariats locaux et solidaires, en particulier avec les AMAP.

  1. Le premier, c’est la charte : celle des AMAP a servi de modèle à la charte du réseau Floréal adopté en 2008. Les principes du partage des risques, de respect des saisons, de la biodiversité, entre autres, figurent indistinctement dans les deux chartes.
  2. Le deuxième, c’est que le socle de l’engagement est la confiance dont les consommateurs investissent Floréal, qui est un des producteurs du groupe andalou, mais aussi le pivot de l'organisation : c'est lui qui achète la production de ses collègues pour la revendre aux membres du réseau, faute d'organisation commune des producteurs.
  3. Le troisième point commun : les producteurs correspondent à l'agriculture écologique et artisanale qui est celle des AMAP.
  4. L quatrième point qui rapproche le réseau des AMAP, c'est que le réseau fait son possible pour favoriser l'interconnaissance directe entre les producteurs et les consommateurs : voyages des toulousains en Andalousie, réception chaque année de quelques uns des producteurs par les groupes toulousains, sur 3 ou 4 jours. Il peut arriver également que les consommateurs fassent un crédit gratuit à l'un ou l'autre des producteurs, sur de petites sommes correspondant à des investissements que doivent faire les producteurs, ce crédit étant remboursé au cours de la saison suivante, en produits. Il y a là une prise de risque importante de la part des « mangeurs ».

Au-delà de cette proximité pour ce qui est des principes, il faut noter que le fonctionnement de ce réseau est quand même très différent des AMAP, ne serait-ce qu’à cause de la distance : il n'y a pas d'engagement des consommateurs à commander, ni en fréquence ni en quantité. On compte 5 ou 6 livraisons par saison. A chaque fois, le volume de la commande est à l’absolue discrétion du mangeur. Il n’y a pas non plus de prépaiement : le règlement se fait après réception.

Il est probable que le réseau Floréal serait né sans les AMAP. Mais les AMAP lui ont permis de trouver plus facilement une identité, et elles lui ont permis de grossir très vite parce qu'elles ont servi de "vivier" d'adhérents, de structure aussi parce que la réception et le partage des produits livrés sont organisés en sous-groupes qui correspondent en général plus ou moins à des AMAP. Ces sous-groupes se connaissaient donc déjà, l'info a pu circuler beaucoup plus vite et les habitudes d'auto-organisation étaient déjà prises.

2.2 Le réseau d’Aliméa L’exemple du réseau Floréal montre donc parfaitement la logique qui pousse de nombreux acteurs des Partenariats locaux et solidaires à étendre leur action militante (car il s’agit souvent de revendiquer sa consommation quotidienne comme un acte citoyen). Ils sont à la recherche de produits qui ne peuvent être cultivés localement.

La même logique est à l’œuvre dans le partenariat qui, en France, lie depuis février octobre 2009 plusieurs AMAP du Maine-et-Loire et d’autres régions à la coopérative de production d’agrumes corse Aliméa.

Il faut noter que l’initiative est venue du côté des producteurs du continent, qui souhaitaient à la fois enrichir l’offre de produits présents dans le panier et venir en aide à une coopérative en difficulté. Ils ont donc travaillé sur la possibilité d’un partenariat lors d’une visite sur place à laquelle participèrent des paysans et des consommateurs de différentes régions. Cette visite a abouti à la mise en place de livraisons régulières à destination des groupes, selon un système de commandes en vente directe, le prix payé par le consommateur incluant des frais de logistique destinés à défrayer le transporteur privé. Cette caractéristique fait d’ailleurs glisser cette initiative vers le modèle des GAS, qui ont de plus en plus recours à un « animateur logistique », souvent un seul pour plusieurs GAS réunis dans un District d’économie solidaire.

3- Les initiatives du type Groupe d’achat solidaire (GAS)

Certains mouvements de l’alimentation locale sont intimement liés depuis leurs origines à des achats longue distance.

3.1 Les GAS italiens

Ainsi, en Italie, les GAS, Gruppi di acquisto solidale, groupes d’achat solidaire, sont engagés collectivement auprès de plusieurs producteurs, locaux ou non, et sont tenus par un contrat écrit ou oral d’honorer un certain volume de commandes à l’année. Les GAS reposent donc eux aussi sur un système de commandes : les consommateurs achètent du crédit, un seuil minimal étant fixé. Puis ils passent commande d’une fois à l’autre.

Le rythme des commandes est souvent d’une semaine à l’autre, mais il peut être parfois mensuel, ou encore avec un délai de 3 à 6 mois d’anticipation pour les produits du commerce équitable comme le café. La différence principale avec, par exemple, les AMAP françaises, est que tous les produits, sans distinction, font l’objet de commandes de groupes. Il n’y pas de contrats individuels ni de séparation entre producteurs locaux et non-locaux. Par exemple, pour le GAS de Calci, dans le nord de l’Italie :

  • légumes, pain, poisson (en saison : huile d’olive, miel, conserves, fruits) : chaque semaine.
  • céréales, produits laitiers, pâtes, pommes (en saison), confiseries et gâteaux : tous les 15 jours.
  • agrumes (en saison) seitan (glutène), tofu, viandes, vin, savons, produits cosmétiques, produits de santé : tous les mois.
  • produits du commerce équitable, parmesan, couches, serviettes hygiéniques : tous les deux mois.
  • riz, semoule de maïs, pignons : tous les 4 mois.
  • chaussures, café, châtaignes : tous les 6 mois.

3.2 Le cas du Cerle alimentaire de Herttoniemi, à Helsinki en Finlande Un cas, observé en Finlande, est emblématique d’un certain nombre d’initiatives qui font le chemin inverse, du PILS au PLS.

La dénomination qui s’est développée en Finlande pour parler d’une activité semblable aux PLS est le terme lähiruokapiirit, cercles alimentaires locaux, sans référence particulière au soutien à une forme particulière d’agriculture, ni même systématiquement à une agriculture locale, puisque le terme ruokapiiri, cercle alimentaire, semble même être plus souvent utilisé. Il n’y a donc ni référence à une agriculture paysanne comme en France, ni à la notion de solidarité avec les producteurs comme en Italie (Gruppo di acquisto solidale), ni même au simple soutien exprimé de manière assez neutre par Community –supported agriculture (aux Etats-Unis) ou Agriculture soutenue par la communauté (au Québec). D’ailleurs, lorsqu’Olli, 38 ans, initiateur et leader d’un groupe devenu depuis coopérative, nous raconte l’histoire de son cercle alimentaire, il souligne que « tout a commencé il y a deux ans avec la recherche de café de bonne qualité venu d’Italie ». La dimension locale n’était pas centrale à l’origine. « Puis l’idée s’est développée que pour avoir une alimentation de bonne qualité il fallait aussi remettre en cause le système actuel, dominé par les intermédiaires, et donner l’argent directement aux producteurs. A partir de là s’est renforcée notre volonté de trouver des producteurs à qui acheter en direct et d’appuyer l’alimentation locale ».

En 2011, Olli et son cercle alimentaire, qui comptait déjà plus de 200 membres, ont choisi de se constituer en coopérative, un statut particulièrement flexible en Finlande. C’est donc désormais la coopérative, gérée jusqu’à présent sur une base bénévole qui passe les commandes et effectue les paiements collectifs auprès des producteurs.

Il faut noter que d’un achat groupé sur le café, le groupe a cheminé jusqu’à l’agriculture urbaine dans leur propre ville : les membres de la coopérative de consommateurs Herttoniemen ruokapiiri ont choisi d’aller encore plus loin dans leur engagement collectif en achetant des jardins en ville sur lesquels ils cultivent pour eux-mêmes et accueillent et des stagiaires venus se former au jardinage.

4- La question du transport des produits

Recours à des transports doux: l'exemple des péniches à Paris, il y a une livraison annuelle de produits de longue conservation (savons, détergents, huiles, fromages…) réalisée par une péniche. La commande est passée par un collectif d’AMAP, coordonné de manière bénévole, et la livraison est elle aussi assurée par les groupes d’achat eux-mêmes. La structure des AMAP est donc très utile, car elle fournit des coordinateurs : une personne-référente pour le projet est choisie au sein de chaque groupe, avec la charge de faire remonter les commandes auprès d’un coordinateur central, lui aussi bénévole issu du mouvement des AMAP. Le règlement des commandes se fait par avance. L’expérience de la péniche peut inspirer d’autres groupes dans des centres urbains permettant la navigation (fluviale ou maritime). La fréquence espacée des livraisons (tous les ans) permet des commandes très volumineuses de la part de chaque ménage : par exemple 15 litres d’huile, 20 litres de produits nettoyants écologiques, plusieurs savons.

c) Le tourisme solidaire

1- LE SITE TOURISME ATLAS (un projet de promotion de tourisme solidaire) Tourisme Atlas est un site d’information et de promotion sur le Pays du safran, de l’argan et de la rose (histoire, culture, sites à visiter) créé par Migrations & Développement. Il propose : Un réseau de 21 auberges rurales créées par des migrants dans leur village d’origine et des chambres d’hôtes chez l’habitant. Maroc Inédit gère les réservations. Des excursions, randonnées, circuits de découverte à pied ou en vélo mais également en voiture organisées par le réceptif local Maroc Inédit dans les trois pays/zone ; pays de Safran, payse de la rose et pays de l’Argan. Le programme Tourisme Rural est le résultat d’un partenariat entre l’Agence Française de Développement, l’Agence de Développement Social (agence marocaine) et Migrations § Développement. Son objectif est de favoriser le développement économique des territoires à travers la pluriactivité : tourisme, agriculture et pastoralisme, valorisation des produits du terroir et de l’artisanat. http://www.tourisme-atlas.com/spip.php?page=tourisme-atlas&id_article=300

2- Le Réseau Marocain d'Écotourisme Solidaire (RMES) Le Réseau Marocain d'Écotourisme Solidaire (RMES) est crée par un ensemble de gîteurs, aubergistes, guides, organisateurs de voyage, responsables associatifs, vivant et travaillant au Maroc, engagés dans une démarche d’écotourisme solidaire.

Le réseau propose un accompagnement pour la découverte du Maroc et ses cultures, a travers ses habitants. Séjour chez l'habitant, randonnée, découverte à pied ou en vélo, initiation ou stage pour découvrir un savoir-faire (tissage, poterie, fabrication du pain, cuisine du terroir….), festivals, séjour scolaire ou chantier de solidarité.

Objectifs du réseau : - Meilleure visibilité pour l’Ecotourisme Solidaire au Maroc - Promotion des activités des membres tant vers le public international que vers le public marocain - Solidarité et échange d’informations et de compétences entre les membres - Formation et renforcement de capacités - Force de proposition au niveau institutionnel pour contribuer au développement de ce type de tourisme.

Reference framework/cadre de référence

1- Deux territoires de coresponsabilité A et B assez éloignés l’un de l’autre décident de se jumeler (décision prise par les deux plateformes multiacteurs en accord avec les autorités locales, voire comme approfondissement d’un jumelage déjà existant). La présence dans un territoire d'émigrés d'origine de l'autre territoire joue un rôle déterminant dans cette décision et dans le déroulement du processus.

2- Sur la base de ce jumelage un certain nombre de Partenariats Inter-locaux solidaires se mettent en place, entre diverses identités (écoles, entreprises, etc.) ainsi que des parrainages (d’enfants ou autres), permettant de renforcer le lien entre les deux territoires et de développer des synergies.

3- Dans chacun des deux territoires existent des partenariats locaux et solidaires entre producteurs et consommateurs développés dans le secteur alimentaire (type AMAP, CSA, etc.) voire dans d’autres secteurs.

4- Les consommateurs du territoire A souhaitent avoir accès à des produits du territoire B qui ne sont pas disponibles sur le territoire A et qui leur sont essentiels. Ces produits existent en surplus dans le territoire B (surplus dans le sens où leur production dépasse les besoins des populations locales). Ils décident alors, avec l’appui des deux plateformes multiacteurs, d’établir un Partenariat Inter-Local Solidaire entre Producteurs du territoire B et Consommateurs du territoire A.

5- Les principes de ce PILS-PC sont les mêmes que ceux des partenariats locaux et solidaires (voire notre introduction). Le concept « d’inter-local » cherche à retranscrire cette idée du prolongement du local comme relation de proximité au-delà du local en s’affranchissant virtuellement, autant que possible, de la contrainte de la distance. Ceci grâce à une relation de territoire à territoire (par exemple dans un jumelage) suffisamment développée pour qu’elle se traduise par des liens sociaux presque aussi forts que s’il s’agissait du même territoire ou de territoires voisins.

6- Le PILS-PC (Partenariat Inter-Local Solidaire – entre Producteurs et Consommateurs) est un type de PILS parmi d’autres. D’autres PILS, complémentaires, peuvent être mis en place entre les territoires A et B: par exemple deux territoires jumelés peuvent développer des formes de jumelage/partenariat entre écoles, entreprises, de parrainage des enfants, ou encore de groupes de jeunes à distance à travers la Toile. L’avantage de cette diversification des PILS est qu’il y a des effets de synergies dans la construction de liens entre les deux territoires. En d’autres termes un PILS ne peut véritablement se construire et se consolider dans le temps isolément. Par exemple les visites sur place pourront se développer et se maintenir s’il y a diversité des liens entre les habitants des deux territoires.

7- Une différence majeure existe entre les PILS et les PLS, en particulier sur la question du contrat solidaire : contrairement aux partenariats locaux PLS-PC (type AMAP/CSA/ASAT) il n’y a pas, dans l’immense majorité des cas, dans les PILS-PC de contrat individuel entre le ou les producteurs et les consommateurs. Il ne peut en effet y avoir un contact individuel régulier, base du contrat. En revanche un contrat d’engagement collectif fait tout son sens, les consommateurs et les producteurs s’engageant sur un volume global par distribution, défini de manière concertée en fonction des besoins des deux côtés (consommation et écoulement de la production).

8- Une autre différence importante, et liée, est celle de la logistique de transport. Contrairement aux PLS, où la livraison est souvent assurée par les producteurs locaux de manière individuelle, il faut dans le cas des PILS assurer un volume optimal de transport (en remplissant totalement un camion par exemple). Le contrat d’engagement collectif implique que tant les producteurs que les consommateurs se coordonnent sur leurs territoires respectifs pour assurer le volume (producteurs) et se le partager (consommateurs).

9- Le respect de principes communs par les PILS et les PLS, tels que la sécurité et la souveraineté alimentaires, implique que la priorité doit être donnée chaque fois que c’est possible aux PLS sur les PILS. Finalement, pour respecter la démarche solidaire du modèle, un PILS-PC fait sens dans deux cas de figure principaux :

  • lorsque, du côté du territoire des consommateurs, il s’agit d’un produit essentiel qui ne peut pas être produit sur place ; simultanément, il faut, du côté du territoire des producteurs, qu’il s’agisse d’un produit qu’ils doivent commercialiser pour leur propre survie, dont la vente en PILS ne déséquilibre pas le régime alimentaire des populations locales, et qui vienne en complément de PLS;
  • lorsqu’il s’agit d’un produit déjà existant car lié à une culture pérenne (fruits, huile d’olive) et qui est produit en surplus par rapport aux besoins locaux. Il faut donc prévoir d’aider le cas échéant les producteurs et consommateurs locaux à construire leur propre PLS avant de se lancer dans un PILS. Ceci rejoint la question de la diversité des liens à développer entre les deux territoires concernés.

10- Les PILS impliquent la réciprocité entre territoires. Ainsi, les consommateurs ne sont pas toujours du même côté : il peut y avoir un PILS-PC entre deux territoires A et B où les producteurs sont dans A et les consommateurs dans B et un autre PILS-PC où la configuration est contraire. Cela peut présenter aussi un côté pratique : s’il y a un camion qui fait la navette entre les eux, il ne revient pas à vide.

10- Des voyages/visites se réalisent entre les consommateurs et les producteurs et, plus généralement, entre les parties prenantes des PILS. Elles sont l'occasion de développer des formes de tourisme solidaire entre les deux territoires. A COMPLETER

New experimentations to be developed/ Nouvelles expérimentations à réaliser

L'expérimentation à conduire serait la mise en place de jumelages entre territoires de coresponsablité, notamment entre ceux du Maroc et de la Tunisie et ceux d'Europe, par exemple de la Wallonie où les Territoires de Coresponsabilité sont nombreux dans le cadre des Plans d'Action pour la Cohésion Sociale et où il y a beaucoup d'émigrés d'origine magrhébine. Les PILS pourraient alors porter sur quelques exemples concrets de produits de ces régions : plantes médicinales, olive et huile d’olive, huiile d’argan, cactus et leurs dérivés, etc.

Supports for exchanges/transfers/ Appuis aux échanges et transferts

Le soutien aux acteurs pourrait comprendre des visites auprès de groupes en PILS depuis plusieurs années, ainsi que la mise à disposition d’un kit de construction d’un PILS.

a) Les émigrés comme ambassadeurs

b) Comment construire un PILS en 9 étapes.

  1. Dans le souci de diversifier l’offre de produits disponibles en vente directe contractualisée tout en conservant l’éthique à l’origine de leur initiative, des groupes en partenariat local et solidaire (PLS) décident d’établir un partenariat avec un producteur non-local. Les producteurs partenaires, s’ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine de cette démarche, doivent y être associés.
  2. Un groupe de travail s’établit, réunissant 5-15 personnes issues des différents PLS existants et comprenant des producteurs. Dans un premier temps, ce groupe recense l’intérêt des familles adhérentes de leurs groupes pour différents types de produits non-disponibles localement (café, agrumes, vins…).
  3. Des producteurs en capacité de fournir ces produits en quantités suffisantes sont identifiés. Il arrive souvent que le lien soit établi à l’initiative de producteurs locaux de PLS existants, et qui peuvent ainsi se porter garants du respect des principes éthiques et en termes de pratiques agricoles : agriculture biologique, conditions sociales satisfaisantes, démarche respectueuse de l’environnement et de la région de production.
  4. Etablir une relation forte avec les producteurs. Comme dans tout engagement en vente directe de longue durée, une ou plusieurs visites sont nécessaires pour s’assurer que le paysan bénéficiera vraiment du partenariat et qu’il pourra en remplir les conditions. De plus, les consommateurs doivent commencer à commander des produits aussi vite que possible : c’est là l’activité fondamentale, l’infrastructure, des PILS. Tout le reste procède de ces commandes groupées. Certains groupes commencent les achats avant même les réunions publiques afin de pouvoir y présenter certains produits.
  5. Une campagne d’information peut s’avérer cruciale pour l’avenir du partenariat. Plutôt que d’information stricto sensu, il s’agit à vrai dire de recruter un nombre consommateurs suffisamment important, en soulignant également, avec témoignage de producteurs et consommateurs expérimentés à l’appui, les difficultés qui peuvent survenir et les moyens d’y faire face. Il faut noter que dans les exemples français, les AMAP constituant déjà un maillage suffisamment dense de groupes motivés, expérimentés et nombreux, cette étape n’apparaît pas systématiquement nécessaire. Les groupes en formation s’appuient souvent sur les initiatives pré-existantes et leur rendent visite si cela est possible.
  6. Le groupe sélectionne ses référents, qui seront responsables du maintien d’une relation étroite, fondée sur la confiance, avec chaque producteur. Dans l’idéal, le mandat de chaque référent est automatiquement limité (à 1 an par exemple), de façon à ce que les référents les plus anciens soient facilement remplacés. Mais certains partenariats considèrent au contraire que le maintien de la même personne référente participe de l’approfondissement de la relation entre le producteur et le groupe.
  7. Un Noyau (Core Groupe) est établi : les consommateurs décident d’un modèle de fonctionnement adapté aux besoins du groupe. Au sein de ce noyau, on retrouve les différentes responsabilités existant dans les Partenariats locaux telles que : les responsables de distribution, le trésorier ou encore le groupe de communication chargé des mises à jour concernant la situation sur les sites de production.
  8. Un contrat, moral ou écrit, est ensuite élaboré entre le producteur et le groupe, comme dans les GAS italiens, ou chaque consommateur séparément comme dans une AMAP française. Les aspects pratiques présentés dans le contrat sont la durée de la saison, les jours et horaires de livraison, le prix du panier –souvent laissé à la décision du producteur-, et l’organisation pratique.
  9. Tout au cours de la saison, voici les aspects-clefs du PILS modèle : une bonne liste de diffusion, avec modération et animation bénévole, un « comité d’accueil » pour les nouveaux membres, des événements festifs réguliers, des visites chez les producteurs (au moins une fois par an), beaucoup de spontanéité. Pour bien fonctionner, un PILS nécessite l’engagement d’un noyau large de personnes participant à des activités annexes. Afin d’assurer un niveau d’engagement satisfaisant, chaque groupe doit demeurer relativement modeste (moins de 100 familles).

c) Comment développer le tourisme solidaire