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Banque du temps - Analyse d'impact (ex ante)

Thématique : Gestion du temps et systèmes d’échange Action type : Banque du temps

Cadre général :

Les banques du temps sont des moyens d’échanges où le temps est la monnaie principale, destinées à offrir un système de gestion du temps des personnes et des organisations autour d’un objectif. Pour chaque heure que les participants « versent » à une banque du temps en accordant une aide pratique et un soutien à d'autres, ils sont en mesure de « retirer » un soutien équivalent en temps lorsqu’ils en ont eux-mêmes le besoin. Chacun s'inscrit alors dans un "réseau circulaire de réciprocité indirecte" : il fait un don de temps qui n’implique pas un retour direct de la part de la personne qui l'a reçu. Le retour est assuré par la dynamique d'échange de l'ensemble du réseau. Dans chaque cas, le participant décide ce qu'il peut offrir. Le temps de chacun est égal: une heure de mon temps est égale à une heure de votre temps, indépendamment de ce que nous choisissons d'échanger. La banque du temps est basée sur le fait que chacun d'entre nous possède quelque chose à partager et à développer en soutenant une économie alternative qui connecte les besoins existants avec les ressources disponibles. Comme systèmes d'échange, les banques du temps peuvent être utilisées dans une grande variété de situations.

Objectifs :

• Partage : favoriser les échanges de moyens et de services, de connaissances et de savoir faire • Renforcer et créer des liens entre individus, quartiers, communautés ; faire des connections entre les individus • Renforcer la communauté, le développement local ; renouvellement de quartier, renforcement des capacités de la communauté ; construire des réseaux de soutien et des collectivités fortes • Rétablir un sentiment de confiance • Solidarité : retisser des liens de solidarité, solidarité intergénérationnelle • Mutualité : échange de services, réciprocité • Promouvoir l’égalité : chaque service rendu a la même valeur ; garantir un accès égalitaire à certaines prestations ; accessibilité aux populations pauvres en terme monétaires ; inclusion sociale • Adresser les problèmes sociaux, sociétal, liés à différents domaines de la vie publique ; Service à la personne, services sociaux • Alternative économique : construire une économie parallèle avec le temps comme ressource, comme moyen d’échange ; faire plus avec moins ; d’autres manières de mesurer et donner de la valeur aux choses ; relations basées sur d’autres choses que l’argent, sur un échange et partage égalitaire • Relier les besoins non satisfaits aux ressources disponibles • Valoriser ses compétences au profit de la communauté ; utiliser, mobiliser, encourager la capacité des personnes ; remettre des atouts oubliés au travail, réutiliser des capacités oubliées • Participation : Impliquer les citoyens, les populations • Coproduction : la banque du temps est un outil et un moyen d’échange pour arriver à la coproduction. Les relations familiales et communautaires sont ce que Neva Goodwin a appelé « l'économie de base » (« core economy »). La coproduction montre la façon dont nous pouvons reconstruire et redynamiser l'économie de base et réaliser son potentiel : elle demande à ce que les citoyens soient impliqués et contribuent à la production des services sociaux par exemple. La coproduction signifie que la prestation de services s’inscrit dans une relation d’égalité et de réciprocité. Quand les activités sont coproduites de cette manière, les personnes et quartiers deviennent des agents beaucoup plus efficaces de changement (http://www.neweconomics.org/publications/entry/coproduction).

Impacts possibles sur les dimensions et ingrédients de bien-être (non-exhaustif) :

Territoires de Coresponsabilité : individus, communautés, secteur publique et privé

A- Moyens de vie

A06- Emploi / travail Le travail est conçu différemment dans le cadre des banques du temps : il ne s’agit pas d’être rémunéré en monnaie mais en temps. Dans ce dernier cas, les banques du temps facilitent l’accès au travail. A08- Pouvoir d’achat / accès aux finances Une banque du temps révolutionne le rapport avec l’argent dans une société. Une personne faisant partie d’une banque du temps n’a pas besoin de monnaie pour accéder à un service. Ceci influence le pouvoir d’achat : pour recevoir par exemple un service médical il suffit de rendre un service à quelqu'un d’autre. A09- Aides et services à la personne L’accès aux aides et aux services se voit influencé par ce type d’actions. Pour donner quelques exemples : dans certains pays, il est possible de payer pour des conseils juridiques en crédits de temps ; des garderies se sont développées grâce aux banques du temps ; des échanges se font entre individus pour le baby-sitting, les soins aux personnes âgés, le bricolage, le jardinage, l'aide aux devoirs, la cuisine, le nettoyage, le tutorat, …

B- Cadre de vie

B03- Infrastructures et équipements de services Les banques du temps peuvent constituer un service additionnel auquel la population peut faire appel. Les banques du temps peuvent être adaptées à la lutte contre toute une gamme de problèmes différents et offrir des services dans les zones rurales autant que les zones urbaines. B07- Cadre de production et de travail Le cadre de production est radicalement transformé à travers cette nouvelle conception : i) le travail est rémunéré non en monnaie mais en temps ; ii) le travail que l’on fait est valorisé à pied d’égalité avec d’autres occupations ; iii) le travail principal est fait dans les familles, les quartiers, les communautés. C’est une redéfinition du travail et du cadre de travail : en organisant le travail à pied d’égalité (1 heure = 1 heure) et en incluant certains services de soins pas forcément reconnus ou rémunérés dans le système monétaire, on valorise les efforts et les capacités de chacun. En récompensant le service rendu à la personne et à la communauté non pas sous la forme d’argent mais par un service reçu, la relation entre les personnes est transformée. Le travail n’est plus associé à la possession mais au partage, au bien-être. C’est ici que le concept de coproduction est mis en avant, partant du local et des échanges qui se font entre voisins. «Le centre de la pratique des banques du temps et du nouveau mutualisme n’est pas la propriété mais la participation et une nouvelle définition du travail » (http://www.i-r-e.org/bdf/docs/a001_time-banking.pdf).

C- Relations avec et entre les organisations

C07- Politiques publiques Concernant le dialogue entre institutions publiques et citoyens, les banques du temps se basent sur un système de coproduction. Un article de la New Economics Foundation (NEF) explique pourquoi de telles institutions se révèlent non seulement bénéfiques à la société, mais sans doute nécessaires : elles mettent au cœur de la logique économique une donnée souvent oubliée, à savoir la participation des gens individus (Centre for Participation, Time Banking: A briefing. What are time banks and why do we need them?, 2001). Les banques du temps créent des nouveaux rapports avec les institutions publiques : "les banques du temps revitalisent leurs institutions - par leurs écoles, leurs tribunaux et leurs centres de santé - en impliquant les clients comme des partenaires égaux dans cette affaire de régénération". Les banques du temps se basent sur un principe de coproduction et mutualité, où les citoyens sont activement impliqués dans le fonctionnement et la prise de décisions. Edgar Cahn, un des fondateurs de la banque du temps, affirme à se propos : « La démocratie elle-même exige la coproduction afin de fonctionner si la population veut exercer sa souveraineté théorique" (http://b.3cdn.net/nefoundation/5abec531b2a775dc8d_qjm6bqzpt.pdf). Les banques du temps insistent sur l’importance de considérer les bénéficiaires des politiques publiques comme partenaires : « la vérité est qu'aucune institution ne peut réussir sans la collaboration active, égale et enthousiaste de leurs clients et des bénéficiaires ». Elles pallient le manque d’efforts du gouvernement de responsabiliser les individus pour qui le marché n’a pas d'utilisation, en affirmant que "ce n’est pas le fait de posséder, c’est le fait de participer. Parce que seulement en prenant part en tant que partenaires égaux dans nos institutions nous obtenons un contrôle significatif sur elles. L'avenir de nos services publics va être réciproque, car c’est la seule façon dont nous pouvons les rendre efficaces". De plus, les programmes des banques du temps peuvent créer ces véhicules car ils impliquent la communauté - en s’appuyant sur la connaissance que la communauté a au sujet de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. De cette manière, elles peuvent aider les services publics locaux à devenir plus efficaces en augmentant l’importance et la qualité de la participation des populations ; en mesurant l’impact que la participation peut avoir sur les services publics et les changements que cela peut permettre face à certains problèmes (citations : http://www.neweconomics.org/page/-/files/Time_Banks_Manifesto.pdf).

D- Relations personnelles

Le lien entre les membres d’une banque du temps se construit à partir du contre-don et leur redonne le goût d'échanger en toute confiance sans avoir peur d'affirmer leurs besoins. Les gens réapprennent la légitimité de l'expression de leurs besoins. Il ne s'agit pas seulement d'affirmer ses besoins mais aussi ses capacités. Cette valorisation de l'individu participe directement, et à long terme, à la reconstitution des liens sociaux (http://www.globenet.org/transversales/generique/58/banq.html). D04- Relations de voisinage Les relations de voisinage peuvent se voir transformées par ce type d’actions. Puisque les échanges de services sont souvent ancrées dans la localité, ils se feront probablement entre voisins, ce qui peut conduire à un renforcement des liens de voisinages. Les banques du temps sont consciemment mises en place pour « le renouvellement des quartiers et renforcement des capacités communautaires ». Un des objectifs est d’arriver à « des communautés où les uns se soucie pour les autres » (http://www.neweconomics.org/page/-/files/Time_Banks_Manifesto.pdf). D05- Relations dans les lieux d’activité (travail, école...) Les banques du temps se font par exemple aussi dans les écoles : dans plusieurs écoles des banques du temps ont été mises en place. Les écoles paient les élèves en crédits de temps pour leurs efforts en tant que tuteurs d’autres élèves plus jeunes, et leurs laissent échanger les crédits pour un ordinateur recyclé. 55 écoles en difficulté à Chicago ont été pionniers de cette action, observant que les résultats scolaires croissent et l’intimidation diminue (http://www.i-r-e.org/bdf/docs/a001_time-banking.pdf).

E- Equilibres sociétaux

E01- Identités et valeurs Les banques du temps sont basées sur les valeurs suivantes: i) capacité : chacun possèdes des capacités, chacun a quelque chose de valeur à offrir et voit sa contribution nécessaire, chaque être humain est une ressource, chaque être humain est important; ii) égalité : le temps de chacun est de la même valeur, certaines activités n’ont pas de prix et doivent être reconnues et récompensées de manière non-monétaire ; iii) réciprocité : tout le monde est un donneur et un récepteur, l’aide est plus efficace quand elle se fait dans les deux sens ; iv) Communauté : nous sommes plus forts ensemble que chacun isolément (http://www.i-r-e.org/bdf/docs/a001_time-banking.pdf). Edgar Cahn nous dit par rapport aux capacités et la réciprocité: “un spectre hante le monde occidental, le spectre de la futilité et de l'impuissance (...) Même le bénévolat classique n'a pas réussi à aborder cette question centrale. Il y a un autre type de bénévolat mutuel; qui est souvent oubliée au milieu de la vague de mentors semi-professionnelles favorisées par les décideurs politiques. Ces derniers oublient que les relations réciproques entre les peuples sont plus viables que la séparation entre donneurs et récepteurs. Ils oublient que les gens qui sont été désignés comme des «problèmes» par les professionnels ont aussi beaucoup à apporter et que leurs vies peuvent être transformées. Ils oublient également que certaines choses, comme un visage amical, ne peuvent être fournies par aucun montant de dépenses publiques ou professionnalisme » (http://www.neweconomics.org/page/-/files/Time_Banks_Manifesto.pdf). Par rapport à l’utilisation du temps au lieu de la monnaie il affirme: “timebanking rejects price, valuing all hours equally, because price equates value with scarcity relative to demand. Timebanking values what it means to be truly human and to contribute to each other as humans – as members of the human family” (http://b.3cdn.net/nefoundation/5abec531b2a775dc8d_qjm6bqzpt.pdf). E03- Equité et mobilité sociale Les banques du temps peuvent avoir un effet sur l’égalité des chances et l’ascension sociale, un introduisant une autre forme de rémunération et d’échange de services non-monétaire. C’est une approche de partage de richesses vues comme des capacités et qui peut bénéficier à des personnes vivant dans la pauvreté. E06- Equilibres économiques Le concept de banque du temps pourrait avoir une influence sur l’équilibre économique d’une société dans le sens qu’il recèle un énorme potentiel qui pourrait être développé. Il est présenté comme alternative économique, avec une reformulation du travail, des biens, de l’échange, de la place de l’homme dans l’économie (ou plutôt de l’économie dans la vie de l’homme). Une grande attention est placée sur l’économie de base (« core economy ») et la coproduction. Dans « Co-production: a manifesto for growing the core economy » du think-and-do-tank New Economics Foundation, est décrit comment les banques du temps font partie d’ un mouvement pour « récupérer le territoire pour l’économie de base, territoire perdu par la marchandisation de la vie par tous les secteurs de l'économie monétaire, public, privé et à but non lucratif" (http://b.3cdn.net/nefoundation/5abec531b2a775dc8d_qjm6bqzpt.pdf). Les banques du temps font également partie d’un mouvement plus large de monnaies alternatives ou monnaies communautaires (SEL). L’idée est de mettre en place une économie où l’on peut faire plus avec moins, où l’abondance est « disposer de plus avec moins ». En outre, il s’agit d’une économie durable (le temps est une valeur inépuisable). En échangeant et en partageant autour de nous, la monnaie-temps permet de démultiplier les ressources dont nous disposons, sans que cela nous coûte plus.

F- Equilibres personnels

F03- Emploi du temps et équilibre entre activités Les membres d’une banque du temps peuvent, à travers l’accessibilité et la diversité des services offerts et reçus, organiser leurs activités différemment. F04- Equilibre mental / émotionnel L’opération des banques du temps a prouvé avoir un effet bénéfique sur la santé mentale : dans un cas, une équipe de médecins ont décidé d'expérimenter l'approche de la banque du temps, parce qu'ils voulaient arrêter la prescription de médicaments pour des problèmes qu'ils savaient être sociaux plutôt que d'origine physique. Ils savaient qu'une grande partie de la mauvaise santé et de l'anxiété de leurs patients est issue d'un sentiment d'isolement social. La banque du temps permettrait aux patients d'apporter du soutien et de l’assistance l’un à l'autre. Actuellement les médecins dirigent certains de leurs patients vers les banques du temps, en particulier dans les cas de dépression à long terme - parce qu'ils trouvent que prendre part à la banque du temps peut entrainer des améliorations réelles (http://www.neweconomics.org/page/-/files/Time_Banks_Manifesto.pdf). F06- Equilibre dans les relations à la société Le statut social d’une personne peut se voir affecté suivant le fait que cette personne ait une occupation, ou un rôle dans la société ou non. Une personne adhérant à la banque du temps a la possibilité de se rendre et de se sentir utile. Les principes de coproduction et d’égalité (1 heure = 1 heure) permettent à chacun de trouver sa place dans l’échange. Les personnes les plus marginalisées se voient reconnaître un pouvoir d’agir qui va les rendre acteurs du service qu’t elles recevaient auparavant passivement.

G- Sentiments de bien / mal être

G01- Estime de soi / honte Les banques du temps peuvent apporter une amélioration de l’estime de soi. La personne s’engage dans la société, pour les autres, et peut retenir de ceci un sentiment de valeur propre. Par cet échange, la confiance en l’autre et en soi devient de nouveau possible. Partout où une banque du temps est développée et adoptée par les habitants d’une commune, les banques du temps reconstruisent les liens de communauté, la confiance locale et le sens de l'estime de soi parmi les participants (http://www.neweconomics.org/page/-/files/Time_Banks_Manifesto.pdf). G02- Satisfaction / frustration Rendre un service, aider quelqu’un peut apporter une satisfaction G03- Sérénité / peur Moins de peur de l’autre, plus de confiance, une société plus tolérante et ouverte G04- Stress / soucis Moins de soucis puisque plus de possibilité d’aide

H- Attitudes et initiatives

H01- Travail sur soi / respect de soi La personne peut apprendre à plus se respecter à travers l’engagement qu’il/elle montre dans la société et pour l’autre, à travers la reconnaissance qu’il/elle reçoit pour des services rendus H02- Activités et initiatives privées Rendre un service constitue une initiative/activité individuelle, s’investir/s’engager dans une banque du temps également H03- Attitude / être sociable En rendant service à l’autre on se montre nécessairement sociable, l’échange de service encourage une attitude sociable envers les autres H04- Rencontrer / écouter, être solidaire Le principe des banques du temps est « aider un voisin et, quand vous en avez besoin, un voisin - probablement un autre- va vous aider ». Les banques du temps sont un système d’échange et un système de solidarité. Beaucoup de participants s’engagent également en rendant des services sans en demander un en retour. H05- Responsabilité envers les biens communs Les participants de la banque du temps se responsabilisent envers la société et dans un fonctionnement meilleur des services sociaux, pour limiter les problèmes sociaux et les inégalités H06- S’engagé dans la société Les adhérents des banques du temps s’engagent dans la société, premièrement à travers leurs participations aux banques du temps et deuxièmement à travers les services rendus aux autres. Cela demande une implication des citoyens dans la coproduction des services sociaux. H07- Dynamique, volonté collective Derrière cette initiative se trouve une volonté collective pour trouver des alternatives au système économique dominant et gouvernemental jugé déficient. « À partir des quartiers, ces liens (relations de bon voisinage) s'étendent à la ville en créant des bassins de conscience civique ; conscience qui permet une réappropriation du territoire et du pouvoir de revendication face au politique » (http://www.neweconomics.org/page/files/Time_Banks_Manifesto.pdf).

I- Relations dans la société

I02- Relations entre générations Les relations entre générations peuvent se voir transformées par une banque du temps. Dans beaucoup de banques du temps il existe des échanges entre générations, par exemple des jeunes qui se chargent de rendre différents services aux plus âgés (leur tenir compagnie,...). Il s’agit toujours d’un échange. Par exemple, les personnes atteintes de dépression gagnent des crédits de temps en soignant les personnes âgées locales. Certaines banques du temps ont également mis en place des actions spécifiques visant les relations intergénérationnelles. I05- Relations de proximité Les relations de proximité se voient bénéficier de ce genre d’action. Les voisins apprennent à mieux se connaître : il y a plus d’échanges, plus de connaissances qui se font dans un quartier ou un village (ceci peut également affecter les relations entre cultures ou classes sociales). I06- Politesse, respect et tolérance Cette action à une influence positive sur le respect mutuel et la tolérance dans une société. En promouvant l’égalité des services (quelque soit la nature du service rendu, 1 heure = 1 heure), et de même la valeur de chacun, les relations entre personnes peuvent également devenir plus égales. I07- Solidarité, partage et transmission des savoirs et ressources Les valeurs « réciprocité et communauté » de la banque du temps peuvent influencer les relations dans la société. I08- Inclusion / exclusion Personne n’est exclu de l’adhésion à une banque du temps : elle est ouverte à tous. Par ailleurs, elle n’exclut pas les personnes pauvres en argent : en ciblant les compétences des personnes au lieu des moyens matériels, une partie importante de la population est inclue. Un rapport écrit par Gill Seyfang et Karen Smith qui est le résultat de deux ans de recherche sur les banques du temps britanniques démontre que les banques du temps réussissent à rétablir la confiance entre les membres d’une communauté, et surtout à tirer de l’exclusion sociale ceux qui en souffrent le plus : handicapés, malades, étrangers et immigrés, etc. (Seyfang, Gill, and Karen Smith, The Time Of Our Lives: Using time banking for neighbourhood renewal and community capacity building, London: New Economics Foundation, 2002.). Un autre rapport de la New Economics Foundation (NEF) sur la banque du temps à Londres nous explique comment celle-ci peut avoir un impact sur des groupes ou personnes marginalisés. Le rapport tente de montrer que les groupes les plus défavorisés sont justement ceux qui peuvent apporter l’ingrédient vital au bon développement de la communauté (New Economics Foundation and London Time Bank, London Time Bank: Building London’s social capital, 2003.).


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